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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 17:51

Après Orto (voir "Orto fait bloc") et Poggiolo (voir "Unis pour quel programme?"), Pascale CHAUVEAU a présenté les candidats à la mairie de Guagno. Ici, deux listes sont en présence.

Dans l'article paru dans "Corse-Matin" mardi 10 mars, le maire sortant Paul COLONNA donne son bilan et ses projets. Tout n'a pas été réalisé mais les retards (salle des fêtes) seront comblés et la construction de la micro-centrale électrique donne de grands espoirs. On pourra remarquer la place des vieux dans ses préoccupations. 

Vous lirez ensuite l'entretien avec Marlène CIPRIANI, paru aujourd'hui jeudi 12 mars. Les Poggiolais noteront qu'elle fait allusion à la source de la Soccia qui, bien que se trouvant au-dessus de Guagno-les-Bains, appartient à la commune de Guagno.

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Paul Colonna et ses co-listiers

Paul Colonna et ses co-listiers

Samedi après-midi, Paul Colonna présentait en réunion publique sa nouvelle équipe. L’occasion de dresser le bilan des travaux réalisés et présenter son programme à venir. « Je ne dis pas qu’on a été excellent, mais on a fait », annonçait-il d’emblée, reconnaissant plus tard avoir failli au sujet de la salle des fêtes promise, mais qui sera réalisée d’ici deux ans.

 

Sa grande fierté : l’aménagement de six logements sociaux dans l’ancienne gendarmerie, appartenant à la famille Antonini ; la mairie s’étant porté garante de l’emprunt auprès de l’office de l’habitat. Mais aussi l’église du village, construite en trois siècles par les anciens, dont huit vitraux ont été remplacés en 2018.

 

Future centrale micro-électrique

« Mais nous avons essuyé aussi quelques tempêtes, qui ont cruellement impacté la forêt de Guagno », glisse le maire sortant. Paul Colonna rappelle alors le soutien de la Collectivité de Corse pour stocker et évacuer les grumes à terre. Un travail facilité par les pistes forestières et agricoles, créées et entretenues pour désenclaver 11 hectares de forêts à ce jour, et y faciliter l’installation d’exploitants forestiers et d’agriculteurs.

 

Son projet phare : les anciens. « Les fêtes c’est bien, mais les anciens restent au village toute l’année, et même si on ne le claironne pas, on respecte leur dignité et on est là pour eux au quotidien, pour déneiger si besoin, et plutôt que de distribuer des chocolats, couper et livrer du bois gratuitement à ceux qui en ont besoin. » Une déclaration qui provoquera une réaction virulente dans l’assistance : « Vivre au village est un rêve, mais il faut pouvoir y gagner sa vie ! C’est bien de respecter les anciens, mais sans jeunes qui partent faute de travail, il n’y aura plus de village ! »

 

En réponse, Paul Colonna se félicite d’avoir permis l’installation de cinq jeunes agriculteurs, créé un emploi municipal et un emploi de secrétaire, les deux à mi-temps, ainsi que deux emplois saisonniers pour tendre la main à tous ceux qui en avaient besoin.

 

« Deux gros dossiers seront traités lors de la prochaine mandature, si je suis élu », a par ailleurs souligné le candidat. A savoir, la centrale micro-électrique, initiée il y a dix ans, dont les travaux débuteront au printemps 2021 pour une mise en fonction à l’horizon 2024. Un projet générateur d’emplois et de retombées financières pour la commune.

 

La mairie a également acquis la maison du capitaine Manudritta (dite maison Masclet), ainsi que tous les terrains attenants. Les terrains seront loués à des agriculteurs sous forme de baux commerciaux. Quant à la maison en elle-même, l’idée d’y aménager des logements sociaux est abandonnée, car la compétence en incombe à la communauté de communes.

 

Les projets tournent autour de la création de chambres d’accueil pour personnes âgées non dépendantes, ou d’un centre d’immersion pour des élèves, voire d’un petit musée du village. « Mais, si un privé arrive avec une idée concrète et des financements, nous sommes ouverts à toute proposition », a suggéré Paul Colonna.

 

 

La liste:

Laurent Angelini; Jeanne Antonini, épouse Poli; Angela Charmillon-Rubini; Paul-Joseph Colonna; Jean-Claude Leca; Rose Leca; Marie-Françoise Pietri; Paul Poli; Marie-Jeanne Quiriconi; Jean-Jacques Royneau; Marie-Madeleine Sichi, née Poli.

 

 

Marlène Cipriani

Marlène Cipriani

 

Pourquoi monter une liste pour ces municipales ?

Que ce soit clair, nous ne montons pas une liste contre Paul Colonna, mais pour Guagno. Notre démarche est de créer une nouvelle dynamique dans un village qui s’endort de plus en plus. Ce n’est pas parce qu’on vit au village qu’on le fait vivre! Bien sûr, il faut des projets structurants, comme refaire le réseau d’eau, enfouir les lignes, entretenir les rues et fontaines… Cela apporte du confort.

Mais à Guagno, les habitants restent chez eux, et ceux qui n’y habitent pas n’ont pas envie de retourner au village car ce qui les attirait avant n’existe plus. L’association Circinella a organisé quelques manifestations, mais c’est aussi le rôle de la municipalité de s’impliquer dans la vie sociale du village.

Notre priorité sera de développer le lien social, pour casser l’isolement, en provoquant toutes les occasions de rencontres intergénérationnelles. Par le biais d’animations régulières dans une salle des fêtes refaite mais aussi par l’aménagement d’un lieu d’accueil communal, avec une bibliothèque, la création d’un terrain de jeux pour les enfants, l’ouverture d’une épicerie communale, la réhabilitation du stade, des journées d’aiutu.

Créer du lien social, c’est aussi faire livrer aux personnes âgées, par les entreprises locales, un camion de bois en début d’hiver ; mettre en place un service d’accompagnement pour leurs déplacements ; désigner chaque semaine un « aidant » pour les courses ou réagir immédiatement s’il y a besoin de déneiger.

 

Vous prônez davantage de démocratie participative. Comment ?

Pour commencer, je ne me définis pas comme une tête de liste mais comme la porte-parole d’une équipe où toutes les décisions seront prises collectivement. Les maîtres-mots seront : information et dialogue.

Il est important que chaque Guagnais puisse s’impliquer dans la commune. Pour cela, nous voulons des conseils municipaux publics pour une plus grande transparence, des commissions mixtes composées d’élus et d’habitants, des affichages réguliers de ce qui se passe et une boîte à idées. D’autre part, la transparence budgétaire est essentielle pour renforcer la notion de confiance entre l’équipe municipale et les habitants.

 

Et en matière de vie économique, d’environnement et de patrimoine ?

Nous aiderons bien entendu à l’installation de jeunes agriculteurs. La gestion de la forêt communale est aussi à privilégier. Nous n’avons pas d’éléments précis sur les projets en cours de centrale micro-électrique ou de la maison Masclet. Mais la modernisation du gîte communal et la remise en état de la source A Goccia sont dans nos projets.

 

L’existence de deux listes crée des tensions… Une réaction ?

Une élection, c’est la démocratie, pas la guerre. Nous avons voulu rester sereins et pas agressifs. Nous avons mis de l’énergie, mais pas de violence. J’espère qu’il n’y aura pas de séquelles. Quel que soit le vainqueur du scrutin, j’espère qu’il y aura un panachage des conseillers des deux listes. L’opposition est toujours bénéfique.

 

La liste:

Maria-Francesca Andreotti, Maria-Anghjulella Caviglioli, Marie-Paule Caviglioli, Marlène Cipriani Fleury, Patrick Gaffory, Pierre-Jean Leca, Sylviane Mariani, Noëlle Medurio, Patricia Pieragi, Ange Poli, Jacqueline Schaekis Pozzo di Borgo.

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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 18:00

 

Même dans de petites communes et même quand la pratique d'internet se répand, les moyens classiques de propagande électorale sont utilisées.

Les tracts (n'employons pas l'affreux mot de flyers qui est à la mode) sont toujours imprimés et diffusés. Ils permettent de lire les promesses des candidats. Ils présentent aussi, et peut-être surtout, leurs visages.

Mais les moyens techniques ont changé. Pour preuve, comparons les images de la liste qui se présente cette année à Poggiolo et celle dite "Poggiolo-Avenir" qui sollicitait les suffrages en 1989.

 

Deux époques pour la propagande électorale poggiolaise

 

Il y a trente et un ans, les neuf candidats étaient montrés sous forme de photos individuelles, souvent de simples photos d'identité. Et elles étaient en noir et blanc.

 

Deux époques pour la propagande électorale poggiolaise

 

En 2020, les onze membres de la liste se sont rassemblés pour un seul cliché en couleur pratiquement en face du bar "Le Belvédère", avec le Tretorre dans leur dos.

 

Autres temps, autres façon de se présenter. 

 

Le principal est de fournir un travail de qualité pour le bien de la commune.

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 18:36

 

À lire sur le site de France 3 Corse ViaStella :  "Coronavirus : fermeture des écoles et rassemblements de plus de 50 personnes interdits à Ajaccio"

Le préfet, Franck Robine, la directrice de l'Agence régionale de santé Marie-Hélène Lecenne et la rectrice de l'académie de Corse Julie Benetti, se sont réunis en préfecture d'Ajaccio, ce dimanche 8 mars. Un rendez-vous qui s'est tenu alors que le Covid-19 continue de progresser sur l'île.

 

 

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 18:00

Dans une semaine, Poggiolo aura un nouveau conseil municipal. Tête de liste des candidats et futur maire, Jean-Laurent PINELLI a été questionné par Pascale CHAUVEAU, la correspondante de "Corse-Matin". L'entretien, publié vendredi 6 mars, permet de préciser certains points du programme (déjà publié sur ce blog sous le titre "unis pour quel programme?") et l'esprit dans lequel il compte administrer la commune.

 

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Fédérer et créer du lien social

 

 

Oubliée l’ambiance tendue des dernières municipales, qui avaient vu le village se diviser de façon douloureuse. La volonté de fédérer de Jean-Laurent Pinelli est annoncée dans son slogan : « Uniti pa l’avvene ».

 

Quels ont été les critères pour choisir les membres de votre liste ?

Il était important de choisir des gens qui restent au village et/ou qui soient disponibles. Parmi eux, deux étaient déjà dans l’ancienne équipe, deux étaient dans l’opposition, et avec les nouveaux venus il y a une moyenne d’âge plus jeune. Je suis très content de mon équipe, car nous sommes de toutes sensibilités, mais malgré tout unis et motivés par la volonté d’agir pour le bien commun, avec humilité et tolérance. Nous avons travaillé notre programme ensemble et étions d’accord sur tout, avec une priorité : recréer le lien social.

 

Vous semblez pressé d’agir pour le village, en ayant déjà organisé un aiutu pour refaire la cabane-bar sur le terrain de la salle des fêtes...

Longtemps, Poggiolo a été précurseur dans l’organisation d’activités festives : nous avons été les premiers dans le canton à organiser un marché de Noël, une pulenda, un arbre de Noël. Et des bals avec élection de miss. Et puis ça s’est essoufflé. Refaire la baraque est symbolique de notre volonté de redonner de la vie au village.

 

 

Jean-Laurent Pinelli (DOC. CM)

Jean-Laurent Pinelli (DOC. CM)

Votre commune a la particularité de n’avoir aucun terrain communal. À Poggiolo, tout appartient à des particuliers. Aux Bains, vous n’avez que le stade, le reste étant partagé entre des particuliers, la commune de Guagno et la Collectivité de Corse. Êtes-vous condamné à subir ?

L’installation du foyer pour adultes médicalisés à Guagno-les-Bains a été une très bonne chose pour les jeunes du canton, qui ont pu se fixer grâce à un emploi au village. Cela a créé une économie et ramené de la vie en rajeunissant la population locale. Si le FAM devait déménager à Vico, il nous faudra trouver d’autres solutions. Reste l’établissement thermal, fermé depuis de nombreuses années. Nous allons proposer un plan de développement pour relancer les thermes, quitte à travailler sur un projet pour en faire un établissement de soins, même sans cure thermale. Par ailleurs, nous allons renouveler, auprès de la CdC, la demande d’acquisition de la chapelle Saint-Antoine, aux Bains, en vue de son aménagement. Et finaliser les dossiers d’acquisition et de rénovation des ruines dites « Marione », au village, pour y construire des locaux communaux, et des ruines « Casta » aux Bains.

 

Les principaux points de votre programme ?

Outre la rénovation du réseau d’éclairage public, qui sera doté de 65 points lumineux de type Led, notre principal souci concerne l’eau. À Guagno-les-Bains, on va pouvoir abandonner les prises d’eau dans la rivière Fiume Grossu. Des forages ont été réalisés avec la crainte d’obtenir de l’eau chaude. Mais deux d’entre eux sont concluants, et l’eau va être acheminée aux bassins pour équiper Guagno-les-Bains. Par ailleurs, nous allons voir s’il y a moyen de récupérer le surplus d’eau de Soccia pour irriguer les jardins du village.

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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 23:36
Se protéger de l'épidémie. 2/2: la méthode surnaturelle

Curieusement, alors que, dans tous les siècles passés, au moment des épidémies, on ouvrait les églises pour prier et on sortait les reliques, l'arrivée du coronavirus a eu l'effet inverse: des églises ont été fermées, des prêtres ont asséché les bénitiers et des évêques ont dit de prendre des précautions pour distribuer la communion.

On pourrait se demander si le clergé d'aujourd'hui croit encore à l'utilité de la prière et en l'existence du surnaturel !!!!

A Poggiolo, nous avons un moyen spirituel pour contrer la maladie:

 

saint Roch. 

 

Se protéger de l'épidémie. 2/2: la méthode surnaturelle

 

Le village a deux saints patrons: saint Siméon et saint Roch.

 

Une chapelle est consacrée au saint originaire de Montpellier au centre de Poggiolo. Au XIVe siècle, il s'était rendu en pèlerinage à Rome, avait soigné des malades de la peste, en avait lui-même était victime et en avait été guéri. Depuis, il est invoqué pour se protéger des épidémies. 

 

Chaque 16 août, la statue de Saint Roch est promenée en procession tout autour de Poggiolo au son du fameux 

 

"Saint Roch! Ô notre bon père,

de ton bras nous venons implorer le secours.

Garde-nous de la peste, entends notre prière

et soutiens tes enfants toujours".

 

 

Peut-être faudrait-il, cette année, sortir la statue beaucoup plus tôt qu'à la date habituelle? 

On ne risque rien à essayer.

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 18:10
Se protéger de l'épidémie. 1/2: la méthode naturelle

L'épidémie de coronavirus se répand peu à peu. La Corse vient d'être atteinte. L'inquiétude grandit, souvent de façon exagérée, mais des habitudes changent.

 

Il est conseillé d'éviter les contacts avec les personnes. Du coup, poignées de mains et embrassades sont proscrites, alors qu'elles font partie depuis longtemps de la vie quotidienne et sociale.

 

Dans les insouciantes années 60, ces frayeurs n'existaient pas. Quand ils arrivaient pour les vacances, les Poggiolais du continent devaient accomplir des corvées de bises auprès de tous les vieux du village avec lesquels ils avaient plus ou moins des liens de parenté. Garçons et filles, les jeunes Poggiolais s'embrassaient entre eux mais pas tous les jours; le plus souvent au moment d'un grand départ ou de retrouvailles.

 

Ce film est un montage de trois séances d'embrassades: à Poggiolo en 1965, à Ajaccio en 1968 et à Marseille en 1967.

 

Il est aussi l'occasion de revoir certains disparus.

 

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 12:00
Une triste nouvelle

Nous avons appris le décès de Guy CERVERA.

Toutes nos condoléances à son épouse Suzanne et à toute sa famille. 

Il était le père de Bertrand, le fondateur et animateur du Festival Sorru in Musica.

Une triste nouvelle

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Photo: village de Rennu, site rando-patrimoine.corsica

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 09:25
Deuil dans la famille Demartini
Deuil dans la famille Demartini

 

Toutes nos condoléances.

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 18:00

 

La Corse n'est pas loin de l'Italie, à tel point que, depuis l'île, il est possible de photographier la tour de Pise.

Cet exploit n'est pas à la portée de tout le monde. Il faut un très bon matériel, se trouver au bon moment et avoir un bon emplacement. Ces conditions ont été réunies voici deux ans par Antoine MANGIAVACCA dont la photo de la ville italienne depuis le Monte Cinto a été récemment publiée dans le "Corriere della Sera". Cette image a, comme on dit, "fait le buzz" en Italie et en France et a valu à son auteur d'être interviewé par Pascale CHAUVEAU dans "Corse-Matin" du dimanche 1er mars.

 

La ville de Pise photographiée depuis la Corse © Antoine Mangiavacca

La ville de Pise photographiée depuis la Corse © Antoine Mangiavacca

Ce talentueux photographe, qui vit à Marseille et vient souvent à Soccia, est connu par les lecteurs de ce blog qui a publié plusieurs de ses productions. Par exemple, en mai 2017, il nous avait envoyé la photo d'un large panorama de la Corse depuis un sommet du Var. On pouvait bien y reconnaître le Tretorre et le Cervellu. 

Voici l'entretien paru dans "Corse-Matin":

Il y a deux mois, sa photo de Pise, prise du Monte Cinto, avait fait le buzz. À 23 ans, Antoine Mangiavacca, sous le pseudo de Klape, consacre son temps à sa passion pour l’image, avec professionnalisme et sensibilité. Chacune de ses photos interpelle, trouble, déclenche ce "je-ne-sais-quoi" qui fait la différence. Et si c’était tout simplement un talent fou.

 

La photo est-elle pour toi un simple passe-temps?

J’habite Marseille mais j’ai toujours passé toutes mes vacances à Soccia d’où ma famille est originaire. Et c’est ici en Corse qu’est née ma passion pour la photo. En faire mon métier était une évidence. Après le bac, j’ai passé un BTS audiovisuel option image, doublé d’une formation approfondie d’un an sur la photographie. Cela m’a permis de faire des stages intéressants, notamment chez Panavision, une référence mondiale dans ce milieu.

Après mon diplôme en juin dernier, j’ai envoyé des CV à des boîtes de production, des offices du tourisme… Mais il s’agit d’un milieu très fermé, et il est compliqué d’y rentrer. J’ai fini par créer mon entreprise en septembre dernier, en tant qu’auto-entrepreneur. Mes revenus sont encore bien trop insuffisants pour pouvoir en vivre, mais mes parents me soutiennent et m’encouragent. Cela me permet de consacrer tout mon temps à la photo.

 


 

Suivez les photos d'Antoine

 

Que signifie "consacrer tout son temps à la photo", quand un clic ne prend qu’une fraction de seconde ?

Je ne fais jamais de photo "au pif", chacune demande beaucoup de préparation. Par exemple, je sais que le 16 mars, il y aura un alignement parfait du couvent de Vico et de la Sposata avec le soleil qui va arriver par-derrière.

Il faudra que je prenne la photo juste avant que le soleil vienne sur la montagne. Il y a des éphémérides à ne pas rater pour obtenir l’alignement parfait et capturer de belles lumières. Je peux passer 30 à 40 heures sur Google Earth pour étudier les reliefs, je tiens aussi compte de la météo sur des sites pointus qui donnent le sens du vent, le taux d’humidité, la hauteur du plafond nuageux… Tout cela me renseigne sur l’objectif à choisir. Sans toutes ces données, on peut rater à un jour près un coucher de soleil intéressant.

 

Dernièrement, le journal italien Corriere della Sera a publié ta photo de Pise, prise du Monte Cinto. Quelle est la genèse de cette photo ?

En réalité, j’étais sur le Monte Cinto pour photographier la côte provençale, de Toulon à Monaco. En me tournant un peu, j’ai vu que Pise était faisable. Cette photo a été faite il y a deux ans, et je l’ai mise sur Facebook quand j’ai créé mon compte professionnel. Beaucoup d’Italiens photographient la Corse depuis l’Italie. Ils ont vu cette photo sur mon site, et l’ont partagée. Environ 2 000 personnes suivaient ma page depuis juin 2016, et en une semaine, les vues ont été multipliées par deux, et la photo a été publiée dans la presse. Je n’en revenais pas !

 

Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019
Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019

Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019

 

Est-ce que cette photo a lancé ta carrière ?

Pas encore tout à fait, mais de plus en plus de gens me découvrent à travers mon site, et cela m’a valu de nombreux messages qui m’ont fait chaud au cœur. Ils me remercient de photographier leur village ou leur belle région. Par ailleurs, un monsieur qui gère le musée d’astrophysique de Pise m’a appelé pour participer à une exposition sur les paysages lointains, pris en infrarouge. C’est une technique qui permet de voir plus facilement à travers les brumes.

L’été dernier, j’ai exposé mes photos dans mon village de Soccia, et, en août prochain, elles seront exposées au couvent Saint-François de Vico. Surtout des paysages et des ciels.

J’adorerais faire des portraits, ou des plaquettes pour les campings, hôtels ou Airbnb, mais personne ne m’en a encore demandé. En réalité, j’aimerais être un couteau suisse capable de tout faire.

 

En cadeau, une toute récente photo (elle a été publiée le 29 février sur la page Facebook de Klape, le pseudonyme d'Antoine).

"Le village de Soccia sous la brume matinale, avec les aiguilles d'Ortu et les crêtes de Rinella en fond éclairées par le Soleil. Les oiseaux étaient la cerise sur le gâteau pour cette image !"

Suivez les photos d'Antoine
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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 19:50
Réponse à la devinette du mois: les chaussures perdues des Grecs

 

En 1967, après la guerre des six jours, durant laquelle l'armée égyptienne fut écrasée par l'armée israélienne, les soldats égyptiens furent abondamment moqués pour avoir abandonné leurs chaussures afin de s'enfuir plus vite dans le désert. Il en avait été de même lors des combats d'octobre 1956 dans le Sinaï.

 

Des militaires peuvent également être obligés de partir sans avoir eu le temps d'enfiler leurs souliers quand ils ont été surpris par une attaque pendant la nuit. C'est ce qui arriva aux Grecs en 1734 pas loin de nos villages, à Camputile.

 

Quand l'insurrection générale corse contre l'occupation génoise se produisit en 1730, les Grecs de Paomia restèrent fidèles à Gênes. Encerclés dans la tour d'Omigna fin avril 1731, ils réussirent à se réfugier à Ajaccio, tandis que leur village était dévasté.

 

tour d'Omigna (site paradisu.info)

tour d'Omigna (site paradisu.info)

 

En 1734, trois cents Grecs formèrent une milice de volontaires pour combattre les Corses. Le lieutenant Ghjacumu Santu PETRICONI, envoyé par Gênes, devait aller secourir la garnison de Corte assiégée par les Naziunali. Pour aller vite, PETRICONI mit ses troupes dans des navires pour débarquer à Sagone. De là, il comptait grimper par le Niolo.  

Mais le chef des Corses, Ghjuvan Ghjacumu AMBROSI, dit CASTINETA, comprit la manœuvre et s'avança dans la même zone.

 

La suite est racontée par Jean-Laurent ARRIGHI à la page 76 du livre "Vico Sagone Regards sur une terre et des hommes" (ed. Alain Piazzola):

"Là, il [CASTINETA] apprend que les Grecs, exténués par leur marche forcée en montagne, sont en train de bivouaquer sur le plateau de Camputile. C'est à cet endroit que, dans la nuit du 29 au 30 mars [1734], le campement sera attaqué par surprise. Un grand nombre de Grecs est alors tué et les autres, dans l'affolement, s'enfuient dans les montagnes en abandonnant armes et chaussures".

 

Les survivants parvinrent, non sans mal, à se regrouper à Vico.

 

 

Si vous passez par Camputile, vous ne trouverez plus de chaussures abandonnées mais ayez une pensée pour ceux dont le sang coula sur ce plateau.

 

Camputile, août 2001, photo Michel Franceschetti

Camputile, août 2001, photo Michel Franceschetti

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Vacances de la Toussaint:

du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026

 

Dimanche 1er novembre, célébration suivie la bénédiction du cimetière:

- Orto 9h30

- Soccia 11h15

- Poggiolo (église St Siméon): 15 h

- Guagno-les-Bains (bénédiction du cimetière seulement): 16h30

 

Vacances de Noël:

du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027

Début janvier 2027:

Assemblée générale du Comité des Fêtes.

Vacances d'hiver:

du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027

Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

à partir du samedi 3 juillet

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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