L'installation de Russes blancs en Corse en 1921a déjà fait l'objet de deux articles sur ce blog. Ce thème vient d'être repris le 24 novembre par "Settimana", supplément hebdomadaire de "Corse-Matin".
Le dossier de trois pages présenté par Caroline MARCELIN décrit l'arrivée du paquebot "Rion" à Ajaccio le 15 mai 1921 avec près de 3.800 Russes fuyant le régime bolchévique, et leurs difficultés à trouver du travail et à s'installer, pour ceux qui ne sont pas repartis.
Ce dossier permet de préciser certains éléments. Ainsi, dans l'article paru sur ce blog le 20 novembre 2015, on pouvait lire:
"Un exemple d’enracinement existe dans la brochure consacrée à Muna par l’association A Mimoria (aimablement prêtée par Jean-Baptiste PAOLI, de Soccia). Faisant la liste des familles autrefois présentes dans ce village, il est écrit :
«BIKODOROFF, nom apparu vers 1939 à la suite du mariage d’une jeune fille NIVAGGIOLI avec un homme d’origine russe».
Des personnes ayant ce patronyme se trouvent maintenant à Murzo, Letia et Appietto."
"Settimana" donne plus de détails avec le témoignage de Marie-Line BIKODOROFF, infirmière à l'hôpital d'Ajaccio, qui n'a pas connu son grand-père.
"Un Cosaque de la province du Don, enrôlé dans l'armée blanche. Il est mort quand mon père avait deux ans et mes oncles et tantes n'en parlaient pas. Ils ont souffert car ils sont nés hors mariage. Ma grand-mère, une NIVAGGIOLI de Muna, l'a rencontré à Vico. Il travaillait alors au garage qu'avait monté un autre réfugié, BARANOWSKI. Aujourd'hui, on dit que les Russes se sont très bien intégrés. Mais leurs conditions de vie étaient quand même très difficiles. Et pour leur famille aussi: ma grand-mère était partie avec un étranger, vous imaginez un peu cette histoire, ici, dans les années 20?".
Ce dossier est à lire. Vous y trouverez aussi la vie du célèbre TAO dont le cabaret de Calvi est célèbre et celle du peintre MESTCHERSKY.
Des Russes dans les Deux Sorru - Le blog des Poggiolais
La tradition corse d'hospitalité a souvent été évoquée à l'occasion de l'afflux récent en Europe d'immigrants venant du Proche-Orient et d'Afrique. La Corse n'est actuellement pas vraiment t...
http://poggiolo.over-blog.fr/2015/11/des-russes-dans-les-deux-sorru.html
Où sont les traces des Russes ? - Le blog des Poggiolais
Les Russes blancs réfugiés en 1921 en Corse après la victoire communiste n'ont pas laissé beaucoup de traces. Peu d'entre eux ont fait souche dans l'île. Il ne reste plus de vestiges de leur v...
http://poggiolo.over-blog.fr/2015/11/ou-sont-les-traces-des-russes.html
Les représentants de la liste Pè a Corsica font leur tournée électorale vendredi 24 novembre dans nos villages des Deux Sorru.
- 10 h 30: LETIA (merria)
- 12 h: ORTU (sala di e feste)
- 14 h 30: U PIGHJOLU (merria)
- 15 h 30: GUAGNU (merria)
- 17 h: ARBURI-BALOGNA (merria)
-18 h 30: réunion publique à VICU
Le même jour, tournée dans les Dui Sevi:
- 19 h 30: MARIGNANA (merria)
- 12h : OTA (merria)
- 13 h 30: osteria "le Romulus"
- 15 h 30: PIANA (merria)
- 16 h 30: CARGHJESE (merria)
La station thermale de Guagno-les-Bains est abandonnée depuis longtemps mais l'installation existe toujours. Sophie Romano, artiste designer, et François-Xavier Bartoli, architecte, tous deux animateurs du blog architecture-design-corse.com ont pu s'en rendre compte en 2013. Ils ont posté un article intitulé "Guagno-les-bains" le 2 décembre 2013. Ils y décrivent une visite clandestine de l'intérieur de l'établissement thermal.
Malgré l'habituelle erreur sur la prétendue cure de Napoléon III et de son épouse, le petit texte rend une atmosphère très étrange accentuée par des photos des pièces désertées.
Depuis quatre ans, que sont devenues ces installations?
Les prochains élus à la nouvelle collectivité territoriale vont-ils agir pour éviter leur dégradation totale?

Ce dimanche, ayant renoncé sous l’effet des fortes rafales à faire une balade jusqu’au lac de Creno (mais ce n’est que partie remise), nous sommes descendus jusqu’à Guagno-les-bains. Les bains, aujourd’hui fermés bien qu’ouverts au quatre vents, sont cités depuis les XVIème siècle. Mais c’est à Napoléon III que l’on doit l’exploitation commerciale de ces sources et la création des thermes.
Dans son écrin minéral, le bâtiment aux appareillages de pierre traditionnels, se fond dans son décor naturel. C’est une belle construction sur trois niveaux, en forme du U autour d’une cour centrale, aux fenêtres en arc, la grande loggia à l’étage supérieur appartient aux appartements, seulement accessibles par ascenseur. A l’entrée une plaque nous rappelle l’année de construction, et la baignoire où Napoléon III et l’Impératrice Eugénie se sont baignés est fièrement installée là.
Hésitants, nous avons poussé les portes des lieux, et avons pénétré ces murs. Le temps semble s’être cristallisé à l’intérieur des thermes dans un instantané étrange… Les chaufferies fonctionnent encore dans les couloirs déserts, on entend l’eau couler dans les machineries. La poussière a lentement recouvert les installations, les murs se sont décrépis.
On se sent cependant happé par l’esprit du lieu, des voutes en briques, des couloirs ou les portes des cellules de soin se succèdent, des lumières douces qui traversent le bâtiment.
Quelques frissons et un plein d’adrénaline plus tard, nous refermons doucement la porte de ce décor de cinéma.
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Le 22 novembre 2016, le blog des Poggiolais avait publié un article sur "la maison oubliée" de la Pisciata (voir ici).
Elisabeth MARTINI, la fille du dernier occupant de la maison, vient de nous en remercier en ajoutant une précision sur sa famille.
Par la même occasion, elle nous donne un renseignement peu connu sur le terrain où a été construite l'église Saint Siméon.
Nous la remercions beaucoup.
Voici son message:
Cher ami,
je suis la petite-fille de Toussaint MARTINI, la fille d’Ignace dit Jean MARTINI, je suis très émue de voir ici ecrite l'histoire de la Pisciata où mon père a été élevé par sa grand-mère ... Seul Toussaint est parti en Algérie... ses frères dont un est Prêtre sont tous restés en Corse...
Je vous remercie de corriger l'article, excellent par ailleurs
J'ajouterai que l’Église est construite sur une terre donnée par mon arrière-grand-père Jean-Francois MARTINI, il avait conservé le produit des arbres fruitiers... et il allait à la messe avec son petit-fils, mon père, à pied depuis la Pisciata en passant par le haut, via le chemin qui reliait sa ferme à l’Église ...
....Tres cordialement
Elisabeth MARTINI
Le gouvernement ayant décidé de fixer aux 3 et 10 décembre les élections territoriales corses, les listes ont été déposées et les promesses commencent à être publiées. Mais, dans cette campagne électorale qui débute, un thème sera certainement absent: le thermalisme corse.
Jusqu'à présent, la gestion des stations thermales est assurée par les départements, quand ils veulent bien s'en occuper. Ainsi, l'établissement de Guagno-les-Bains est abandonné depuis longtemps car les projets de relance évoqués plusieurs fois à l'assemblée départementale n'ont jamais abouti.
Pourtant, les cures thermales peuvent bien fonctionner en Corse.
L'exemple en est donné par les Bains de Pietrapola. Le "Corse-Matin" du 6 octobre dernier nous apprend dans l'article reproduit ci-dessous que cette station est ouverte sans interruption depuis 1978 et qu'elle a reçu cette année près de 400 curistes, alors qu'il n'y est proposé "ni hébergement, ni service de restauration et qu'il n'existe pas de transport public pour y accéder."
Une incertitude existe sur le sort des employés du site quand le transfert de compétences aura eu lieu. Mais, le problème réglé, Pietrapola poursuivra son activité.
Que deviendra Guagno-les-Bains?
Il faudrait en parler avant l'élection. Des élus et des simples citoyens de notre micro-région pourraient poser la question aux différents candidats.
Guagno-les-Bains ne doit pas être oublié des futurs dirigeants corses.
Les élections territoriales qui ont été fixées aux 3 et 10 décembre verront s'opposer huit listes. La collectivité unique qui en sortira remplacera à la fois la CTC et les deux départements corses.
Même si les électeurs devront se décider pour les candidats défendant le mieux les intérêts de toute la Corse, ce blog ne peut s'empêcher de voir ce scrutin selon les intérêts des Deux Sorru. Ainsi, en regardant les listes de candidats, on ne voit guère de candidats venant de notre micro-région.
La liste la moins sorrinese est "Pè a Corsica", celle de Gilles SIMEONI, où il faut attendre d'arriver au 46ème nom (sur 63) pour voir mentionner Véronique ARRIGHI avec les mentions "Vico, Rispunsevule ADMR".
La liste de droite "Voir plus grand pour elle", emmenée par Valérie BOZZI, a accordé la place 34 à "Nicolas BATTESTI, Vico, agent territorial".
Notre canton est mieux placé avec la liste Core in Fronte conduite par Paul-Félix BENEDETTI.
Juste derrière lui, on peut voir: "ARTILY Brigitte, chef d'entreprise, Ajaccio-MURZU".
Vers le milieu, numéro 26, se trouve "DEMARTINI Dominique, assistante de direction, Vicu-u Pighjolu".
Enfin, la place 59 est celle de "PAOLI Clément, agriculteur, Vico".
Peut-être que des candidats issus des Deux Sorru se trouvent-ils sur les cinq autres listes. Mais leurs actes de candidatures ne mentionnent pas la zone d'origine.
Si des lecteurs ont des renseignements sur les autres listes, qu'ils n'hésitent pas à les signaler à l'adresse larouman@gmail.com
L'article sur les obsèques de Jean Noël CECCALDI en 1925 (voir ici) s'étonnait de la photo montrant le cercueil ouvert.
Jacques-Antoine MARTINI a répondu en publiant sur la page Facebook du blog des Poggiolais les précisions suivantes:
"Attention! Les règles en vigueur en 1925 n'étaient pas aussi rigoureuses que celles du Code Général des Collectivités Territoriales d'aujourd'hui. Et même aujourd'hui l'affaire "se plaide": rien n'empêche, à condition de ne pas sortir de la commune, de ne fermer le cercueil qu'au dernier moment, à condition que soit présente une autorité municipale, ce qui était le cas en l'espèce, puisque le propre fils du défunt, "Ceccu Merri", était là."
En tout cas, les règles sur le transfert d'un corps font qu'un cercueil, ouvert ou fermé, ne peut circuler sans autorisation et pas dans n'importe quel véhicule.
Cette question est abordée humoristiquement dans le tome 1 de "L'histoire dessinée de la France" (coéditée par La Revue dessinée et La Découverte) qui comprendra vingt volumes . Dans cette bande dessinée, parue le 18 octobre et intitulée "La balade nationale. Les origines", l'historien Sylvain VENAYRE et le dessinateur Etienne DAVODEAU imaginent que Marie CURIE, Jeanne d'ARC, le général DUMAS (le père de l'écrivain), Jules MICHELET et MOLIÈRE reviennent en France à notre époque.
MICHELET explique ce retour (page 16) par le fait que "l'on instrumentalise dangereusement" l'histoire de France. «Nous sommes sortis du néant parce qu’il nous a semblé que beaucoup de Français avaient un rapport confus à l’histoire de France. Or pour savoir qui ils sont vraiment, ils doivent la comprendre».
Pour "remettre de l'ordre là-dedans", les cinq personnages veulent créer "un choc salutaire" en enlevant le cercueil du maréchal PÉTAIN dans le cimetière de l'île d'Yeu. Le groupe va faire un circuit en Renault Trafic dans dans les hauts lieux de l'histoire de France à la recherche des origines de notre pays.
Mais, par deux fois, des gendarmes les arrêtent et posent des questions sur la présence d'un cercueil dans leur voiture.
Aux pages 7 et 8, MOLIÈRE répond qu'il est prévu pour servir à ses futures "vraies funérailles", lui qui fut excommunié.
La seconde fois, page 78, c'est PÉTAIN lui-même qui, de l'intérieur de son cercueil, déclare au gendarme qu'il "y reste de son plein gré". Que peut répondre un brave pandore à un tel argument?
En dehors de ces deux possibilités (bière vide ou occupée par une personne capable de répondre aux interrogations des forces de l'ordre), un cercueil ne peut faire une longue balade à travers plusieurs régions sans autorisation. Nous avons là un artifice littéraire original.
Pour conclure, même si certains de nos lecteurs peuvent se sentir plus Corses que Français, ce livre est à lire car il offre une belle réflexion sur la recherche historique et sur la manipulation idéologique de la mémoire.
Poggiolo n'est pas égoïste et a montré plusieurs fois sa reconnaissance envers ses enfants sous diverses formes.
Il y a, bien sûr, le 11 novembre où l'on a pensé aux soldats qui ont donné leur vie pour défendre la patrie. Cette année, la cérémonie devant le monument aux morts du village a été empreinte d'une grande émotion.
Le meilleur exemple de reconnaissance envers un Poggiolais est représenté par la plaque de Jean OTTAVY.
Devant le caveau PINELLI-VENTURINI-OTTAVY, juste à côté de la plaque en forme de livre dédiée à Antoinette OTTAVY (voir l'article "Le caveau caché"), une autre plaque est posée à même le sol.
Elle est également représentée comme un livre dont la page de gauche comporte le texte suivant:
"POGGIOLO À
JEAN OTTAVY
TOMBÉ AU CHAMP
D'HONNEUR LE 18
NOVEMBRE 1944
À L'ÂGE DE 22 ANS
MÉDAILLE MRE
CROIX DE GUERRE"
La formule "POGGIOLO À" laisse supposer que cette plaque a été offerte par les Poggiolais en janvier 1949, date de l'inhumation du corps du frère d'Antoinette OTTAVY, décédé en Franche-Comté cinq ans auparavant (voir l'article "De l'Algérie aux rives du Doubs").
La question se pose de savoir si cet ex-voto a été financé par une collecte organisée dans le village ou par le budget communal. Les renseignements manquent pour choisir avec certitude.
Beaucoup plus récemment, en septembre 2013, la mairie voulut honorer par le don d'une plaque, dès son décès, la mémoire de Jean-Martin FRANCESCHETTI qui avait beaucoup fait pour dynamiser Poggiolo et le faire connaître (voir l'article de "Corse-Matin").
Mais il n'est pas nécessaire d'être passé de vie à trépas pour être reconnu par les Poggiolais. Ainsi, le 17 mai 1925, le conseil municipal décida de voter "une gratification de cent cinquante francs à l'instituteur PAOLI Bernard, en récompense du zèle et du dévouement qu'il a toujours apporté dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels et pour les nombreux succès obtenus par ses élèves au certificat d'études primaires."
Voici le texte de la délibération avec l'approbation du préfet.
Détails dans l'article "Le bonheur d'enseigner".
D'autres Poggiolais ont-ils eu droit à des actes de reconnaissance de leur village?
Nous le pensons et espérons que des lecteurs pourront nous donner d'autres exemples.
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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:
Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.
Jeudi 13 août:
Grand bal animé par Sirocko.
Dimanche 16 août après-midi.
Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.
Lundi 17 août:
- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.
- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.
Mercredi 19 août:
Récital Diana di l'Alban Poggiolo.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.