La cinquième Festa di a Natura se tiendra demain dimanche 4 juin à Vico. Cette journée riche et éclectique s'organisera autour des valeurs communes aux hommes et à la terre, comme l'écologie, la protection de la nature et l'engagement collectif pour l'avenir. Elle est organisée par l'association So po fà, en partenariat avec la Cress Corsica (Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire) présidée par Pierre-Jean RUBINI.
Avec, pour cette édition, un éclairage particulier sur un concept introduit dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, à savoir l'économie circulaire.
L'idée est simple: produire des biens et des services en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l'eau et des sources d'énergie.
Festa di a natura -Le programme !
10h00 : Messe
11h00 : Conférence les huiles essentielles par Pierre Gea «laboratoire Dumani»
À partir de 14h00 :
- Conférence Equi, monnaie locale dématérialisée
- Conférence sur l’économie circulaire « Bouges ta corse » par Pierre-André Emmanuelli
- Conférence sur l'Economie Sociale et Solidaire par Pierre Jean Rubini, Président de la CRESS CORSICA
- Conférence « maraîchage sur sol vivant » par Sebastien L'orti Taveracci Bonardi
- Conférence collectif ZERU FRAZU et l’association Pa u Pumonte Pulitu
16h30 : Défilé de la marque NINE, avec le Comité Miss Corse
17h30 : Tirage tombola
Toute la journée :
Marché d’artisans d’art, de créateurs de gourmandises et d’amoureux de la nature
Promenade à dos d’âne
Exposition des travaux du parc naturel
Exposition d’outils anciens par Jean-Yves TORRE
Démonstration et apprentissage de la greffe
Initiation à la préparation du purin d’ortie, prêle et fougère
Massage aux huiles essentielles,
Diagnostic bien-être Corséâme
Initiation à l'escalade.
A priori, Poggiolo n'a jamais eu beaucoup de relations commerciales, familiales ou politiques avec Calenzana. Aucune famille d'une de ces localités n'est venue s'installer dans l'autre.
Il existe pourtant un point commun du point de vue religieux:
le culte rendu à sainte Restitute.
Cette sainte est une sainte née en Corse et qui fut martyrisée pour sa foi sous l'empire romain. Tuée à Calvi après un long supplice avec cinq autres chrétiens, elle fut, après diverses péripéties, enterrée avec ses compagnons à Calenzana où sa tombe se trouve toujours.
Les détails de sa vie, extraits de "Corse, Almanach de la mémoire et des coutumes" par Claire Tiévant et Lucie Desideri, se trouvent en fin de cet article.
Sainte Restitute est fêtée le 21 mai par les habitants de Calenzana.
En 1729, elle fut nommée seconde patronne du diocèse de Sagone (le patron en est saint Appien à qui est dédiée la cathédrale de Sagone). Il n'est donc pas étonnant de trouver des restes de dévotion dans des églises de cet ancien diocèse.
A Poggiolo, l'église Saint Siméon contient près d'une vingtaine de statues. Celle de sainte Restitute se trouve dans la chapelle de droite la plus proche du chœur, tout près de la représentation de Jeanne d'Arc. La sainte corse est représentée en prière, agenouillée, alors que la statue de Calenzana la montre debout.
Cette statue n'a pas été placée pour faire simplement de la décoration. La preuve est fournie par la présence sur le mur d'une plaque en marbre (ou en stuc) avec l'inscription:
DON
DE RECONNAISSANCE
A STE. RESTITUDE
M. M.
1925
Cette plaque soulève deux questions.
Tout d'abord, à qui est-elle vraiment dédiée? Il est écrit Restitude et non pas Restitute. Il existe bien deux saintes appelées Restitude mais elles sont très peu connues et n'ont aucun rapport avec la Corse. On peut donc supposer que le graveur du texte a commis une faute d'orthographe.
L'autre interrogation est de savoir qu'elle est la personne qui a remercié la sainte pour son aide. Les deux initiales M. M. laissent supposer qu'il s'agit d'un membre de la famille Martini mais les prénoms commençant par M ont été portés par de très nombreuses personnes autrefois.
En tout cas, en 1925, un culte était bien rendu à sainte Restitute. Cet ex-voto en montre d'autant plus l'importance que les murs de l'église de Poggiolo ne comportent au total que six plaques de dévotions diverses. Un autre article en parlera.
Une troisième question peut être posée: actuellement, combien des saints présents à Saint Siméon sont-ils encore priés?
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Rappel de la vie et du martyre de Sainte Restitute
Santa Ristituta. L'Eglise corse célèbre aujourd'hui la fête d'une sainte très populaire dans l'lIe: santa Ristituta di Calinzana (sainte Restitute de Calenzana). La vie de santa Ristituta est assez obscure: certains hagiographes situent son martyre en l'an 225; les autres, en 303. Née en Corse, sainte Restitute était la petite-fille d'un ex-centurion de la flotte prétorienne de Ravenne, nommé Caïus Caninus Germanus, qui vint s'établir à Lurinum, en Balagne. Il commandait là une cohorte recrutée dans la région d'Ulmia après avoir obtenu une concession territoriale. Ristituta naquit donc dans une famille païenne et se convertit au christianisme lorsqu'elle fut jeune fille. Très vite, elle fut dénoncée à Pyrrhus, le préfet de Corse et de Sardaigne.
La cruauté de ce chrétien apostat fut sans limite pour tenter de faire renoncer la jeune fille à sa foi. D’abord battue avec des nerfs de bœuf, puis lapidée, Ristituta fut jetée dans un brasier mais ne brûla pas. Elle survécut encore miraculeusement à toute succession de supplices: sa chair fut d'abord labourée avec des peignes de fer; du lait et non du sang suinta de ses plaies, prodige qui provoqua la conversion d'un certain nombre de soldats. On voulut ensuite la noyer en mer, mais elle fut sauvée par un morceau de liège qui la ramena vivante sur le rivage, tandis que ceux qui cherchèrent à l'immerger, périrent noyés. Confrontée de nouveau au préfet, santa Ristituta le traita de renégat. Ses bourreaux eurent finalement raison de sa vie en lui tranchant la tête; cela se passait à Calvi, un 21 mai. Elle mourut en même temps que cinq autres martyrs: Parthée, Parthénopée, Pargoire, Domnisius et Veranus. D'après la légende, les six martyrs se relevèrent, ramassèrent chacun leur tête et parcoururent ainsi environ quatre kilomètres pour aller la déposer en un lieu appelé Mara (proche de Sainte-Catherine). Dans la nuit qui suivit, des chrétiens vinrent ramasser leurs corps pour les ensevelir à Ulmia, au lieu-dit Loru. Là, on y bâtit un petit mausolée, et plus tard, une église.
L’histoire des reliques de santa Ristituta fut pour le moins extravagante, et les Calzaninchi (habitants de Calenzana) ont bien mérité de les conserver après s'être battus pendant des siècles pour les récupérer et les protéger. Après la conversion de Constantin au IVe siècle, selon les uns, mais au VIe siècle selon les autres, les reliques des six martyrs furent placées dans un sarcophage. La tradition locale donne ensuite différentes versions détailIant les translations de ces reliques au cours des nombreuses invasions qui se succédèrent dans le pays. Quoi qu'il en fût, les reliques égarées furent un beau jour retrouvées sur la plage de Calvi.
L'an dernier, nous avions été régalés de photos de Corse prises depuis le continent (voir l'article "Tretorre et Cervellu vus depuis le continent") par Antoine MAGIAVACCA.
Le jeune photographe récidive cette année. Le 27 mai dernier, il est allé au sommet du Mont Lachens, le "toit" du Var, pour photographier un très large panorama de la Corse. On peut y voir tous les reliefs dépassant 400 mètres. Il nous propose cette image:
Pour mieux en profiter, allez sur le lien qui donne, en zoomant, tous les noms de lieux:
http://nsa38.casimages.com/img/2017/05/28/170528061435974329.jpg
Sorru in Sù a été l'objet d'une attention particulière avec ce zoom dans lequel Tretorre, Cervellu et Capu d'OrtU ont été bien mis en évidence.
Cliquez sur la photo pour l'agrandir.
Pour mieux profiter du cliché, allez sur le lien:
http://nsa38.casimages.com/img/2017/05/28/170528065515895160.jpg
Il faut bien garder en tête le fait que le Mont Lachens et le Tretorre sont distants de presque 300 kilomètres à vol d'oiseau!
Pour connaître toutes les œuvres d'Antoine Mangiavacca, connectez-vous à:
sa page Facebook: https://www.facebook.com/klapeful/?fref=ts
ou à sa galerie: https://500px.com/klape
Et toutes nos félicitations!
Depuis le 1er janvier 2017, les cigarettes sont vendues dans des emballages neutres, tous semblables, avec des photos horribles et des textes de mise en garde, alors que les noms des marques sont écrits en tout petit, tout cela dans le but d'inciter les fumeurs à réduire leur consommation.
Il n'est donc absolument pas imaginable de voir des paquets décorés par des photos de Poggiolo ou de Guagno-les-Bains.
Pourtant, au XIXème siècle et au début du XXème, de tels paquets auraient pu exister. Le village avait alors une richesse qui est maintenant totalement oubliée mais qui assura de bons compléments de revenus:
L'ERBA CORSA
ou, si vous préférez,
LE TABAC.
La culture du tabac a été introduite en Corse depuis l'Italie du Nord dès la fin du XVIème siècle. La production et la vente en étaient libres sous les Génois.
Même après avoir instauré en 1810 le monopole de l'Etat sur les tabacs, Napoléon Ier, pour ne pas ruiner les paysans insulaires, accorda aux Corses le privilège de planter et de vendre librement l'herbe à Nicot.
Dans les villages, on cultivait la nicotiana rustica, appelée l'erba corsa, pour la consommation locale.
La plante était souvent semée en avril dans les enclos à bétail momentanément abandonnés. Elle profitait du fumier qui avait engraissé la terre et la récolte avait lieu en août. Puis, les feuilles étaient séchées à l'air libre.
Le détail de toutes ces opérations se trouve dans l'article "La culture du tabac en Corse" de Cyprien GABRIEL (Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale, 1922).
Au milieu du XIXème siècle, des variétés plus élaborées furent implantées près de Corte, d'Ajaccio (à Campo dell'Oro) et de Cargese. En 1925, la production corse atteignit 400 tonnes, dont 20 à Cargese.
Les feuilles ramassées étaient vendues aux industriels comme Henri ALBAN. Déjà propriétaire d'une usine de tabac à Bône, ALBAN fonda en 1913, au 89 du cours Napoléon, la manufacture d'Ajaccio célèbre par sa façade de style néo-mauresque décorée de mosaïques, classée depuis 1992 comme monument historique.
Concurrencé par l'usine Job-Bastos de Toga près de Bastia, l'établissement ferma en 1940.
Pendant la seconde guerre mondiale, la production recula pour faire place aux cultures vivrières. Malgré un rebond après 1945, le tabac corse cessa peu à peu d'être cultivé et disparut entre 1950 et 1970.
Certains Poggiolais se souviennent encore d'avoir goûté cette "herbe" au goût particulièrement âpre et fort.
Les animateurs de l'excellente série documentaire "Fora di strada", diffusée le samedi sur Via Stella, ont évoqué cette production dans l'épisode sur les "Lacs des cimes". Paul, allongé sur les bords du lac de Creno, suçote une tige de nénuphar, fleur qui est une des particularités de ce lieu, et il explique à Karine ce qu'était ce tabac corse.
Veillez à augmenter le volume sonore car le son est un peu faible.
Les anciens fumaient l'erba corsa comme tabac à pipe. Ils la chiquaient parfois.
Le tabac était conservé dans dans des zani ou zanetti, petites bourses en peau de chat.
Pour l'allumer, on se servait de l'amadou, matière inflammable extraite de l'amadouvier (u pane d'esca), champignon parasite des arbres.
Poggiolo et Soccia (où cette culture est avérée dès avant 1850) produisaient suffisamment de tabac pour la consommation des villageois et dégageaient même un excédent qui était écoulé surtout dans le Niolu en échange notamment de fromages. Les Poggiolais manquaient de produits laitiers car ils étaient plus cultivateurs qu'éleveurs. Mais leur "erba", dont la qualité était assez réputée, permettait au village de retirer un bénéfice appréciable.
Cette richesse a été complètement abandonnée et son existence disparaît rapidement des mémoires.
Maintenant, pour s'enfumer les poumons, il n'est plus possible d'utiliser du tabac autochtone.
Documents utilisés:
- Jean COPPOLANI: "Cargèse. Essai sur la géographie humaine d'un village corse" (Revue de géographie alpine, 1949)
- Cyprien GABRIEL: "La culture du tabac en Corse" (Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale, 1922)
- Pierre-Jean LUCCIONI: "Tempi fà, arts et traditions populaires de Corse" (ed. Albiana, 2007)
- Jean-Baptiste PAOLI: "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud"
- site du Pipe Club de Corse: http://pipeclubdecorse.e-monsite.com/
Avec le retour des beaux jours, de nombreuses activités reprennent partout.
De Guagno, deux informations de reprise viennent de parvenir.
Tout d'abord, l'ouverture d'une petite auberge nommée "L'affaccata".
Depuis le 8 mai, Jacqueline et Antoine Pozzo di Borgo proposent une cuisine familiale pour les Guagnais et les gens de passage.
Vous pouvez avoir une idée du lieu en regardant le diaporama ci-dessous.
Ces photos ont été fournies par Marthe Poli. Et c'est là que se trouve la deuxième information. Marthe Poli, qui avait eu pendant plusieurs années une grande activité sur le net, a fait redémarrer son blog avec plusieurs articles en très peu de temps.
Comme auparavant, elle vous fait partager son amour de Guagno et ses sentiments sur de nombreuses questions qui la passionnent.
Adresse du blog:
La dynamique association Letia – Catena se réunira le samedi 27 mai à partir de 18 heures à la salle polyvalente de Letia.
Les membres du bureau et les membres actifs et sympathisants sont conviés à assister à cette réunion.
Au cours de cette réunion, seront évoquées les possibilités offertes pour la tenue des conférences de l’été et les dispositions à prendre avant leur organisation.
L'association dispose de quelques 230 livres à la vente, soit:
- 200 sur "l’Agriculture dans la montagne Corse, aspects coutumiers et savoirs traditionnels à Letia, jusqu’à la deuxième guerre mondiale" (20 Euros)
- et une trentaine qui concerne "L’attaque du préside génois d’Ajaccio, à l’initiative de Pascal Paoli" (10 Euros).
Ces livres sont en vente:
- à Ajaccio, librairie le Mouflon, 19 Bd Fred Scamaroni,
- à Sagone, à la Villa Romana et à Art et Terroir (rez- de -chaussée du centre commercial) ,
- ainsi qu’à Letia auprès des membres de l’association.
Site de l'association: http://letia-catena.fr
Comme l'ensemble du canton, Poggiolo fait partie de la première circonscription de Corse-du-sud. Le député sortant en était le LR Laurent MARCANGELI. Il ne se représente pas car, la loi sur le non-cumul des mandats s'appliquant, il préfère garder la mairie d'Ajaccio.
Onze candidats ont été déclarés à la Préfecture et vont donc s'affronter pour le 11 juin, premier tour des élections législatives.
Voici comment ils ont été présentés par "Corse-Matin" dans son édition de samedi 20 mai (cliquer sur l'image pour l'agrandir).
NB: pour se rappeler les niveaux des forces politiques à Poggiolo, on peut revoir sur ce blog les résultats:
- du premier tour des législatives de 2012
- et du second tour des législatives de 2012
L'article précédent a présenté le site et la page Facebook de l'hôtel-restaurant des Deux-Sorru.
Il faut y ajouter trois vidéos mises en ligne très récemment. Elles montrent l'environnement de l'auberge.
Ces quelques belles images de la nature et de nos villages permettent de s'abstraire un peu du tintamarre politique actuel.
Première vidéo sur "Le lac de Crena depuis Orto".
Ensuite, "Le hameau de Muna".
Et enfin, "La vallée du Fiume Grosso".
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Dates à retenir:
Jeudi 14 mai:
à 10h30, messe de l'Ascension à Ortu.
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Samedi 23 mai:
à 15 heures, à l'église de Soccia, cérémonie du dépôt de l'urne de Guiguite.
Samedi 6 juin:
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à 11h, au cimetière de Poggiolo, cérémonie civile pour l’inhumation des cendres d’Edouard Martini, décédé à Chambéry le 26 novembre 2025. Un apéritif amical suivra au bar de Poggiolo.
5, 6 et 7 juin:
Salon des éditeurs de Corse à Allauch.
Vacances d'été:
à partir du samedi 4 juillet.
Messe et procession de saint Roch:
Dimanche 16 août après-midi.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.