4 novembre 2017
6
04
/11
/novembre
/2017
20:57
Annonce "Nice-Matin"
Le corps sans vie de Patrick JULIEN, entrepreneur à Soccia et conseiller municipal de la commune, a été retrouvé hier, aux alentours de 17 heures, au volant d'un engin de chantier.
Il présentait une blessure à la tête causée par "des tirs de gros calibre" selon le parquet d'Ajaccio. D'autres impacts ont été retrouvés sur le bulldozer.
L'homme effectuait des travaux de terrassement sur la route menant au parking duquel part le sentier permettant d'accéder au lac de Creno.
Un important périmètre de sécurité a été mis en place autour de la victime avant l'arrivée des techniciens de la gendarmerie. La piste criminelle est privilégiée. L'enquête, pour homicide, a été confiée à la brigade de gendarmerie d'Ajaccio.
Published by Blog Poggiolo
-
dans
Chez nos voisins
Actualités
4 novembre 2017
6
04
/11
/novembre
/2017
18:00
Bien qu'ils ne soient pas nombreux, tout n'a pas encore été écrit sur les caveaux poggiolais privés et sur les familles qui les ont édifiés.
On voit de loin, en dessous de l'église Saint Siméon, la chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI et le caveau PINELLI qui ont été présentés le 8 novembre 2016 dans l'article "Les caveaux poggiolais".
Mais un peu plus bas, dans le même alignement, se trouve un troisième caveau, le caveau caché.
Ce caveau, de forme rectangulaire avec un fronton triangulaire, se trouve dans un petit espace clôturé et bien entretenu par la famille à qui il appartient.
Les arbres empêchent de le voir de loin.
Sur son fronton, sont inscrits les noms:
PINELLI
VENTURINI - OTTAVY
Ces noms expliquent la situation de ce caveau car ils sont apparentés à la famille CALDERONI dont la maison est à quelques mètres.
La façade est divisée en six plaques.
A gauche, les plaques, anciennes, sont difficiles à déchiffrer. Elles concernent deux hommes.
En haut:
Martin OTTAVY
1890 - 1957
En bas:
Marc Jean OTTAVY
mort au champ d'honneur
le 19 - 11- 1944
à l'âge de 22 ans
Les circonstances de la mort de Marc Jean ont été publiées dans l'article "De l'Algérie aux rives du Doubs".
Chaque plaque est illustrée par une décoration en relief.
Pour Martin, il s'agit de la médaille militaire. Sur la plaque de Marc Jean, il y a la médaille militaire et la croix de guerre.
Martin OTTAVY était né à PHILIPPEVILLE, en Algérie, mais ses parents étaient nés à SOCCIA et se marièrent à PHILIPPEVILLE.
Il épousa Antoinette PINELLI, elle-même née à CONSTANTINE où ses parents, nés et mariés à POGGIOLO, s’étaient installés.
Marc Jean était leur fils. Ils ont eu également une fille prénommée Maryvonne qui est la mère de Joël et Hervé CALDERONI.
Dans la rangée de droite, les plaques sont plus récentes et les inscriptions dorées sont très lisibles.
En haut:
OTTAVY Antoinette
née PINELLI
1897 - 1989
En bas:
Elisabeth VENTURINI
née PINELLI
1894 - 1996
La biographie d'Elisabeth VENTURINI a été racontée dans l'article intitulé "La plaque mystérieuse". Elle était la sœur d'Antoinette.
Devant le monument, est placé un marbre en forme de livre posé sur un lutrin. On peut y lire:
OTTAVY ANTOINETTE
DE CONSTANTINE
"ALGÉRIE"
À AJACCIO
A la base du monument, en partie cachées par le livre, deux autres plaques se devinent aussi.
A gauche, on peut lire "A F PINELLI". Il s'agit d'Antoine François PINELLI, père d'Antoinette. Il est né à Guagno-les-Bains en 1864 et décédé à Poggiolo en 1944.
A droite, on arrive à déchiffrer "EMILE VENTURINI". Les restes du mari d'Elisabeth reposent ici. Il est né en 1879 à Nouméa et mort en 1939 à Poggiolo.
Avec l'inscription du livre d'Antoinette et celle de Marc Jean, ce monument résume bien l'histoire de nombreuses familles corses qui s'installèrent en Afrique du Nord et qui furent frappées par les guerres.
2 novembre 2017
4
02
/11
/novembre
/2017
17:52
En ce 2 novembre, jour consacré aux défunts par l'Eglise, cette photo d'obsèques est tout à fait à sa place.
Elle montre une douzaine d'hommes (pas de femme visible) dont quatre portent un cercueil sans couvercle et dans lequel se trouve un mort que l'on devine difficilement.
Le lieu est facilement identifiable: le cortège traverse la route devant la maison Ceccaldi, que l'on reconnaît facilement à droite avec ses deux balcons superposés, pour vraisemblablement gravir la Stretta vers l'église Saint Siméon et le cimetière.
Mais cette scène est quasiment hors-la-loi. En effet, il est interdit de sortir un cercueil sans couvercle.
"Dans tous les cas, le corps d'une personne décédée est obligatoirement mis en bière (article R2213-15 du Code Général des Collectivités territoriales) et, il n'est admis en principe, qu'un seul corps dans chaque cercueil. Cependant, l'article R2213-16 du même code autorise deux exceptions, à savoir que peuvent être placés dans un même cercueil, les corps de plusieurs enfants mort-nés de la même mère ou ceux d' un ou plusieurs enfants mort-nés et de leur mère.
L'obligation de la mise en bière interdit en France la pratique encore en vigueur dans certains pays, qui consiste à inhumer un corps simplement revêtu d'un suaire.
De la même manière, les funérailles ne peuvent avoir lieu qu'après la mise en bière du corps, en sorte qu'il n'est pas possible que le défunt soit porté visage découvert à l'église ou au cimetière."
(renseignements trouvés sur le site juritravail.com)
Cette scène est donc en principe illégale. Elle est également paradoxale, paradoxale quand on sait que le défunt a été chargé d'appliquer la loi en tant que maire. Il se nommait Jean "Noël" CECCALDI et présida le conseil municipal de Poggiolo entre 1894 et 1901.
Il était surtout connu par son surnom de "Barretta Vechja".
Il est né le 24 juillet 1850 et décéda le 17 décembre 1925. Donc, la photo a été prise un ou quelques jours après cette date.
Ce qui est encore plus paradoxal est le fait que, au moment des obsèques, le maire était le fils de Noël, Jean François (1876-1968), qui avait dans ses attributions l'observation de la légalité. Il a laissé promener le corps sans couvercle.
Jean François CECCALDI garde toujours le record de longévité à la mairie qu'il dirigea de 1919 à 1941 et de 1943 à 1959.
L'autre fils de Noël, Jean Martin (1883-1918), eut comme enfant Antoine, surnommé "Bébé", qui naquit en 1912 et disparut avec la Caravelle Ajaccio-Nice le 11 septembre 1968. Antoine était le père de Martine et Jeanne, maintenant épouse GRIMALDI.
Arbre généalogique Ceccaldi d'après le site généanet. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
NOTE SUR UN DES PORTEURS DU CERCUEIL:
Le porteur qui est à droite de la photo et qui tient sa casquette de la main gauche est Félix-Antoine DESANTI (1886-1972). Certains Poggiolais s'en souviennent encore. Il était marié à sa cousine Marie (1892-1979) et certains enfants de la famille le surnommaient "Tonton Pipe".
31 octobre 2017
2
31
/10
/octobre
/2017
18:08
Contrairement à ce que peut laisser croire la photo, cette croix n'est pas du tout sur un bâtiment religieux.
Elle est placée en haut d'une façade qui n'a pas d'autre décoration ni ouverture.
Le mur surmonté par cette rosace est la face gauche d'un édifice devant lequel passent chaque jour plusieurs dizaines de personnes (et même plusieurs centaines en été).
Photo Google novembre 2008
Mais oui, il s'agit bien de la bâtisse, purement laïque et technique, qui abrite antennes et réémetteurs et qui se trouve au bord de la route, aux Trois Chemins!
Il faut parfois savoir lever la tête.
Une question peut se poser: ce bâtiment porteur de croix est-il bien poggiolais? On sait que, depuis la fin du XVIIIème siècle, la limite entre Poggiolo et Soccia se place aux Trois Chemins. Mais où exactement?
Le problème est brouillé par le fait que des Socciais possèdent des terrains et que l'on croit souvent que ceux-ci se trouvent sur le territoire de la commune de Soccia. D'ailleurs, certaines cartes placent la frontière tantôt d'un côté, tantôt de l'autre côté de ce réémetteur.
Si nous faisons confiance au plan cadastral, nous pouvons voir, sur le site cadastre.gouv.fr, que l'emplacement de cet édifice correspond à la parcelle 918, qui est dans la commune de Poggiolo.
Cette croix est bien une croix poggiolaise !
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Published by Blog Poggiolo
-
dans
Devinette
Soccia
monument
30 octobre 2017
1
30
/10
/octobre
/2017
17:56
Certains de nos lecteurs vont s'exclamer: encore une croix! La devinette du 1er septembre portait déjà sur une croix, celle de Tanellu. Et en voici une autre!
La photo montre une croix inscrite dans une rosace en maçonnerie. Elle ne se remarque pas beaucoup mais de nombreuses personnes passent devant chaque jour.
Où est cette croix?
Published by Blog Poggiolo
-
dans
Devinette
28 octobre 2017
6
28
/10
/octobre
/2017
17:25
Pour les bergers de Soccia et de nombreux autres villages corses, la date de la Toussaint était particulièrement importante. Les traditions de ce jour-là sont rappelées par Lucien COLONNA, de Partinellu, et Marius MANENTI, de Soccia, dans "Usi sacri è prufani" (tome 1 de "Pastore di Corsica") par Pierre-Jean LUCCIONI et Philippe WALTER (éditions Alain Piazzola, 2016). Nous en recopions la page 171.
---------------------
À Soccia, le jour de la Toussaint, la plus belle bête d'un troupeau était sacrifiée et vendue au profit de l'église du village.
À Partinellu ou à Soccia, le jour de la Toussaint, on entaillait l'oreille d'un bouc ou d'un bélier castré qui était offert à l'église de la paroisse. Une marque spécifique mozzu à e duie arechje (entaillé aux deux oreilles) permettait de l'identifier. On disait de cette bête hè mozza à i Santi (elle a été marquée à la Toussaint). À partir du moment où il était signé, l'animal n'appartenait plus au berger, même s'il restait dans son troupeau. Ces mâles castrés, qui étaient considérés comme des bêtes sacrées, étaient sacrifiés le 13 juin, jour di Sant'Antone et la viande était vendue au profit de l'église di Partinellu.
Colonna Lucien (Partinellu) :
Au début du siècle, mon grand-père, qui était berger, avait signé un bélier le jour de la Toussaint pour l'offrir à l'église du village, le jour di Sant' Antone. Un berger miséreux, avait volé et mangé ce bélier, pensant qu'il n'appartenait plus à personne. Ce geste a été considéré comme un sacrilège par mon grand père qui a préféré ne rien dire au voleur. Quelques semaines plus tard, ce même berger a demandé à mon grand-père de lui prêter quelques béliers pour saillir ses brebis. Mon grand-père a accepté et lui a dit ceci : « je suis très mécontent de toi car tu as volé le bélier signé hè mozza à i Santi (marqué le jour de la Toussaint) réservé à Sant' Antone. Le berger a répondu « I Santi ùn manghjanu » (les Saints ne mangent pas !).
À la fin des saillies au mois de mai, le berger est parti en montagne avec son troupeau. L'herbe avait poussé en abondance. Au mois de septembre, il est revenu au village avec son troupeau bien nourri et en bonne santé. Le soir de son arrivée, il a parqué le troupeau dans l'enclos. Le lendemain plus de la moitié de ses brebis étaient mortes. Mon grand-père est allé voir le berger et lui a dit "avà, i Santi anu manghjatu" (Maintenant les saints ont mangé !).
Manenti Marius (Soccia):
Un mouton ou un bouc, de préférence la plus belle bête du troupeau, était signé a l'anime sante (les âmes saintes) le jour de la Toussaint. Le berger pratiquait une entaille particulière sur l'oreille spuntà l'orechja (écimer l'oreille) pour le reconnaitre et il disait à haute voix "questu sarà par l'anime sante" (ce mâle est pour les âmes saintes).
Au bout de quelques années il vendait l'animal et donnait l'argent au curé en lui demandant de dire des messes pour les gens pauvres. Ces animaux ne sont jamais morts prématurément, ils ont toujours vécu longtemps et ont toujours été bien vendus.
26 octobre 2017
4
26
/10
/octobre
/2017
17:43
Dans les Deux Sorru et les Deux Sevi, l'importance du couvent de Vico est bien reconnue. On sait que l'endroit est occupé par les Oblats de Marie Immaculée. Mais, en Corse, on connaît moins bien le fondateur de cet ordre: Eugène de MAZENOD.
La vie d'Eugène de MAZENOD a été racontée au Comité du Vieux Marseille le 10 octobre dernier par Michel FRANCESCHETTI.
Né à Aix-en-Provence en 1782, Eugène fut profondément marqué par les années d'exil imposées à sa famille par les troubles révolutionnaires. Il créa sa congrégation pour aider les enfants et les pauvres. Il fut évêque de Marseille de 1837 à 1861 et fit une grande œuvre de bâtisseur et de pasteur, tout en continuant à diriger les Oblats.
L'enregistrement vidéo de la conférence du 10 octobre est visible sur internet. Vico et Poggiolo y sont cités à la 39ème minute.
26 octobre 2017
4
26
/10
/octobre
/2017
07:00
Published by Blog Poggiolo
-
dans
Chez nos voisins
24 octobre 2017
2
24
/10
/octobre
/2017
17:44
Les 1er et 2 novembre sont des moments importants pour les familles qui vont fêter l'ensemble des saints chrétiens (le 1er novembre ou Toussaint) et se souvenir de leurs morts (le 2 novembre ou jour des Trépassés ou des Défunts). Ces deux jours sont utilisés pour nettoyer les tombes et se souvenir des ancêtres de chaque famille.
Très souvent, les cérémonies religieuses regroupent maintenant les deux fêtes avec, en Corse, la bénédiction du cimetière qui est une cérémonie incontournable.
Bénédiction du cimetière de Poggiolo (Toussaint 2013).
Calendrier 2017
Mercredi 1er novembre:
VICO: 11h messe de la Toussaint et bénédiction du cimetière
SOCCIA: 11h messe de la Toussaint et bénédiction du cimetière
ORTO: 15h messe de la Toussaint et bénédiction du cimetière
GUAGNO LES BAINS: 16h30 bénédiction du cimetière
Jeudi 2 novembre:
GUAGNO: 11h messe des Défunts et bénédiction du cimetière
POGGIOLO: 15h messe des Défunts et bénédiction du cimetière
MURZO: 16h30 bénédiction du cimetière
(d'après le site du couvent de Vico)
Published by Blog Poggiolo
-
dans
Patrimoine et traditions
Religion
23 octobre 2017
1
23
/10
/octobre
/2017
17:43
Les amateurs de musique et les Sorrinesi préoccupés par la vie de notre micro-région seront très attentifs à l'assemblée générale de l'association Sorru in Musica qui a lieu
SAMEDI 28 OCTOBRE
À 11 HEURES
COUVENT SAINT FRANÇOIS DE VICO.
Comme dans toute réunion de ce genre, le rapport d'activités et la situation financière seront présentés aux adhérents avant qu'il soit procédé à l'élection du nouveau bureau.
Si cette association, présidée par Bertrand CERVERA, est connue pour son festival d'été, il ne faut pas oublier qu'elle intervient aussi dans des écoles et qu'elle organise des concerts au printemps et à Noël (cette année, du 21 au 23 décembre, à Balogna, Vico et Piana).
En 2018, le Festival se tiendra en principe du 22 au 31 juillet. Réservez ces dates sur votre agenda.
Les différentes saisons de Sorru in Musica.
Quel est donc le bilan de l'été passé?
Il est très positif d'après ce qui est écrit dans le projet de rapport d'activités:
"Sorru in Musica Estate 2017 (14e édition du festival).
Du 21 au 30 juillet: une édition réussie du point de vue de la programmation musicale, avec des nouveautés et toujours nos partenariats avec l'Estru Paisanu l'association l'Aria et la Cinémathèque Casa di Lume.
Ambiance chaleureuse, rencontres, partage toujours au rendez-vous.
Fréquentation plus importante que l'année passée.
L'académie de musique a eu aussi un réel succès aussi bien pour les cours d'instrument que les ateliers polyphonies, chants et musiques traditionnels sans oublier l'atelier chant choral. Une soixantaine de participants à cette académie et beaucoup de jeunes de la région.
Un beau succès à relever: le concert-fiction "Alice et Merveilles".
A noter aussi l'accueil chaleureux dans les villages "nouveaux": Piana, Azzana et Sari d'Orcino.
Bien sûr, des points restent à améliorer en particulier en ce qui concerne les aspects techniques et la logistique."