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28 février 2026 6 28 /02 /février /2026 07:00

 

   La chapelle Saint Roch avait été bien fleurie à l'occasion de la messe célébrée samedi 21 février en l'honneur de Saint Siméon, le patron de Poggiolo.

 

Ferveur et convivialité pour saint Siméon

   

La cérémonie était présidée par le Père Georges.

 

Ferveur et convivialité pour saint Siméon

 

   Le chœur a fait merveille.

 

Ferveur et convivialité pour saint Siméon

 

   Les participants ont eu plaisir à partager ensuite boissons et gâteaux.

 

Photos fournies par Marie SUSINI.
Photos fournies par Marie SUSINI.

Photos fournies par Marie SUSINI.

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26 février 2026 4 26 /02 /février /2026 07:00

 

   Autrefois, l'été, des jeunes organisaient de temps en temps une sopracena qui était un repas en pleine nuit, le plus souvent avec du saucisson et du vin dérobés à la cave familiale. Il existe très peu de traces de ces moment de grand amusement mais nous vous en proposons deux photos.

 

   Malheureusement, sur les photos en argentique, les couleurs s'effacent, encore plus évidemment quand le cliché a été pris de nuit. Voici l'exemple du 24 août 1968. Des Poggiolais et des Socciais s'étaient retrouvé aux Trois Chemins (où n'existaient pas les constructions actuelles).

 

Cliquer pour agrandir.

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   Difficile de reconnaître quelqu'un.

 

   Mais il est possible de raviver les couleurs et de tenter de diminuer le flou. Il existe des logiciels de grande qualité. Nous nous contenterons de ce que peut réaliser un ordinateur Apple ordinaire avec le "Réglage de la couleur" de la fonction "Outils".

 

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

   Les personnages peuvent alors être identifiés.

   De gauche à droite, au premier plan: Hervé CALDERONI, Catherine DEFRANCHI, Michel FRANCESCHETTI, Christian PINELLI, Bernard FRANCESCHETTI, X, Dominique BONIFACY, Joël CALDERONI

   Au second plan: Jean-Marc TRAMINI, François OLIVA, Marie-Jo BONIFACY, François ORAZY, Marcel, Jean-Marc OULIÉ.

 

   Il est nécessaire que le cliché ait été pris correctement, ce qui n'est pas le cas de cette  autre image de la même nuit. Un incident technique (doigt sur l'objectif?) a supprimé toute une moitié de la scène. Vous reconnaîtrez quand même les participants.

 

 

Cliquer pour agrandir.

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   Deux idées simples découlent de cet exemple:

     1 - Les jeunes de l'époque, devenus de respectables grands-parents, savaient s'amuser;

     2 - Il est indispensable de prendre des photos, et le plus correctement possible, pour garder des souvenirs à transmettre.

 

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24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 07:00

   L'album de photos "I nostri antichi di U Pighjolu" a eu beaucoup de succès car chacun pouvait y retrouver les visages de ses ancêtres et avoir une idée de la vie poggiolaise d'autrefois.

 

   Mais beaucoup auraient voulu connaître l'année de tel ou tel cliché. La datation des anciennes photographies est toujours un problème, qui ne se pose plus, en principe, sur les actuelles car elles ont des métadonnées très précises.

 

   Comment procéder à la datation?

 

   Le cas le plus simple est celui où la date a été inscrite sur le verso de la photo. C'est le cas de ce polaroïd.  

Les difficultés de datation d'une photo
Les difficultés de datation d'une photo

   23 juillet 1968. L'auteur de la photo se souvient même du moment: fin de matinée ou début d'après-midi, juste après un orage.

 

   Malheureusement, le cas le plus fréquent est l'absence de renseignements. Il faut donc tenter de recouper des informations.Parfois, on ne peut avoir qu'une très grossière évaluation.

 

   Ainsi, pour cette photo de groupe récemment publiée ici.

Les difficultés de datation d'une photo

   Jacques-Antoine MARTINI dit l'avoir réalisée pendant l'été 1967. Il est difficile d'être plus précis. En tout cas, il est certain qu'elle date d'avant le 11 septembre 1968. Ce jour-là, disparaissait Antoine CECCALDI (le plus à droite des personnages debout) dans la catastrophe de la Caravelle Ajaccio-Nice.

 

  Avec une autre photo de Jacques-Antoine, datant cette fois de l'été 1968, il est possible d'affiner mais en suivant un raisonnement lié à la connaissance de certains faits.

Les difficultés de datation d'une photo

  Au premier plan, des Poggiolaises regardent les tissus que le marchand vient de sortir de sa fourgonnette. Derrière elles, on voit quelques maisons. Or, sur la façade de ce qui est maintenant la maison des GRIMALDI, on aperçoit des traces de peinture.

 

Les difficultés de datation d'une photo

   Des traits noirs surchargent une inscription blanche. De quoi s'agit-il?

 

 

   L'été 1968, Ange CARLI, maire de Soccia, et Jean GAFFORY, maire de Guagno, s'opposaient pour l'élection au siège de conseiller général du canton. A Poggiolo, une querelle avait éclaté chez les jeunes. Comme certains soutenaient le candidat guagnais qui était de gauche, d'autres eurent l'idée de les embêter en inscrivant nuitamment peu avant le scrutin le nom de son adversaire de droite sur la chaussée et sur des murs du village. Le tag (le mot n'existait pas encore) que l'on devine sur cette photo a été en partie recouvert par la peinture noire, sûrement par le propriétaire.

 

   Ces éléments entraînent à penser que la photo fut prise peu après le scrutin qui se déroula à la mi-août.

 

   La date de la photo serait donc la deuxième quinzaine du mois d'août 1968.

 

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22 février 2026 7 22 /02 /février /2026 07:00

   

   A Vico, en face de l'église, près de la bifurcation vers Poggiolo et vers Letia, il reste des vestiges d'une boutique qui eut une grande importance pour les habitants des Deux Sorru: celle de GRIFFONI.

Quand Griffoni passait au village

   La photo de la maison montre que deux ouvertures (une qui était l'entrée et l'autre où se trouvait la vitrine) sont surmontées d'auvents en tissu en piteux état. Sur celui de gauche, il était inscrit "Prêt à porter" et "Chaussures" sur l'autre.

 

  On pouvait y acquérir de quoi s'habiller sans avoir à aller jusqu'à Ajaccio. De plus, GRIFFONI passait régulièrement dans les villages avec sa fourgonnette.

 

   Jacques-Antoine MARTINI a peut-être photographié un de ses passages à Poggiolo en août 1968. 

 

   Sur le côté droit de cette photo, on peut apercevoir l'arrière du véhicule qui vient de se garer dans Poggiolo à l'endroit habituel. Des regards vont dans sa direction.

 

Cliquer pour agrandir.

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     Sur cette seconde image, on peut deviner, tout à gauche, une main et le visage du commerçant qui est en train de déposer sa marchandise de tissus sur des tréteaux sous les regards intéressés de plusieurs femmes. Nous vous laissons les identifier. 

 

 

Cliquer pour agrandir.

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   Un groupe, adossé à la maison MARTINI, semble être moins concerné. Il est composé, de gauche à droite, par: Xavière MARTINI, Angèle PINELLI, Chantal SAX-MARTINI, Dominique PINELLI, Hervé CALDERONI et Martine CECCALDI.

 

Cliquer pour agrandir.

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20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 07:00

 

   Deux photos prises par Jacques-Antoine MARTINI. Elles montrent un groupe s'appuyant sur le mur du "magasin" de la maison MARTINI, près de l'intersection entre la stretta et la route départementale. Elles datent de 1966 ou 1967.

 

   On peut les agrandir en cliquant sur elles.

Tout simplement, deux vieilles photos d'il y a soixante ans

On peut reconnaître, de gauche à droite:

Hervé CALDERONI, François ORAZY, Dominique PINELLI (accroupi), Jean Christian LUCCHESI, Francis LUCCHESI, Jules (accroupi), Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA), Antoine CECCALDI (dit "Bébé"), Paul MICHELANGELI (accroupi).

 

 

Quatre de ces personnes se retrouvent sur la photo suivante:
Tout simplement, deux vieilles photos d'il y a soixante ans
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18 février 2026 3 18 /02 /février /2026 20:15
Fêtez Siméon à Saint Roch

 

Le patron de Poggiolo, saint Siméon, sera honoré par une messe le samedi 21 février à 15 heures dans la chapelle saint Roch.

 

 

 

 

Petit rappel historique: du XVIe au XVIIIe siècle, les villages de la piève de Sorru in Sù (Poggiolo, Soccia, Orto, Guagno) dépendaient tous de l'église piévane Saint Siméon qui était à Poggiolo.

 

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17 février 2026 2 17 /02 /février /2026 07:00

 

   Si, pour être restaurées, deux statues de l'église de Vico sont candidates au concours du "Plus grand musée de France" organisé par Allianz, il ne faut pas oublier la situation des œuvres d'art poggiolaises.

   Dans un précédent article sur la chapelle de Guagno-les-Bains, a été publiée la statue de saint Antoine de Padoue à la peinture fortement écaillée.

Oeuvres d'art à sauver: il n'y a pas que Vico

   Mais la statue-phare, la statue symbole de Poggiolo, est également en mauvais état.

   Au premier coup d'œil, quand on voit saint Roch décoré et prêt pour la procession, il paraît en très bon état, comme ici le 16 août dernier.

Oeuvres d'art à sauver: il n'y a pas que Vico

   Mais, en regardant de près, on aperçoit plusieurs défauts. Notamment, les doigts des deux mains sont très détériorés et demanderaient un gros travail. La peinture est partie sur les bords du manteau et du chapeau. Faudra-t-il présenter cette statue à la campagne du "Plus grand musée de France" l'an prochain?

 

 

Oeuvres d'art à sauver: il n'y a pas que Vico

   Une autre œuvre d'art est à protéger: le tabernacle en bois datant du XVIIe siècle et classé comme monument historique. Voici bien longtemps, il a été enlevé de Saint Siméon pour être restauré. Combien de temps faudra-t-il attendre pour le voir revenir?

Oeuvres d'art à sauver: il n'y a pas que Vico
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16 février 2026 1 16 /02 /février /2026 07:00

 

   Tout le monde ne part pas faire du ski pendant les vacances de février, loin de là. Alors, pour occuper les enfants, pourquoi ne pas aller au cinéma?

   Justement, vendredi 27 février, il y aura deux séances dans la salle des fêtes de Soccia.

Du cinéma pendant les vacances

 

   Le cinéma itinérant des années 1960 n'est pas de retour mais le résultat de l'initiative Sinemà Mobile du cinéma Laetitia d'Ajaccio. Elle permet aux associations (en l'occurrence le comité des fêtes de Soccia) ou aux particuliers d'organiser des projections de films récents. L'organisateur loue les services d'un technicien qui vient avec le matériel nécessaire et gère la séance. Les spectateurs règlent un tarif de 7€ (5 pour les moins de 18 ans) par séance.

 

 Tous les renseignements sur le site de Sinemà Mobile.

 

 Aurons-nous aussi des séances aux vacances de Pâques et d'été?

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14 février 2026 6 14 /02 /février /2026 07:00

 

   Relayant l'appel de Jean-Pierre Fondeville publié sur ce blog le 3 février, Corse-Matin a publié le 12 février un article de Pascale CHAUVEAU qui rappelle en quoi consiste la campagne du "plus grand musée de France" et décrit les œuvres d'art corses en lice.

   Les Deux Sorru sont concernés par les deux statues polychromes de l'église de Vico.

 

Agissons pour les statues de Vico
Agissons pour les statues de Vico

   Jean-Noël COPPOLANI qui est mentionné pour la statue de saint Antoine est l'artiste qui a décoré les églises de Poggiolo et de Soccia.

 

   Pour avoir plus d'informations sur ces statues, cliquez ICI.

 

   Vous avez jusqu'au 22 février pour participer!

 

   Votez en allant sur sauvegardeartfrancais.fr

 

Agissons pour les statues de Vico
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12 février 2026 4 12 /02 /février /2026 07:00

 

L'hiver est la période de la pulenta. Dans les villages, on organise des soirées de fête (le 28 février prochain à Soccia, le 14 mars à Poggiolo) pour déguster ce plat traditionnel à la farine de châtaignes. Pour le confectionner, le pulendaghju est indispensable. Cet outil est pourtant assez méconnu. Le 7 décembre 2025, dans "Corse-Matin",  Pierre-Manuel Pescetti lui a consacré un article très documenté que nous mettons à votre disposition ci-dessous

 

Dans les cuisines corses, le pulendaghju fut partout. Mais dans les livres ? Presque nulle part. Trop simple. Et pourtant : nourricier, communautaire, maternel et sans règle d'usage, il incarne une identité vivante. Mais que dit-il de notre société corse ?

Simple morceau de bois ? Ustensile de cuisine traditionnel, voire identitaire ? Relais entre les générations ou pièce artisanale à exposer ? U pulendaghju est tout ça à la fois sans l'être vraiment. Cela dépend de la perception que chacun en a, de son histoire avec l'objet. Seule certitude, il a un jour été accroché au mur de la cuisine de la grande majorité des foyers corses.

Pantaleon Alessandri se souvient encore de celui de sa grand-mère "qui était en bruyère". À 71 ans, l'ébéniste et tourneur de la vallée d'Orezza en a fabriqué des centaines pendant trois décennies : "Surtout en hêtre car, en plus d'en trouver facilement sous le San Petrone, ce bois se prête bien au tournage et il n'a pas de tanin qui peut modifier le goût de la farine. Les anciens utilisaient ce qu'ils trouvaient. D'où celui en bruyère, très difficile à travailler, qu'avait ma grand-mère."

 
S'il n'est pas celui qui transforme directement la farine en pulenda, u pulendaghju reste intimement lié à la dimension nourricière et populaire de cet ancien "plat des pauvres".
S'il n'est pas celui qui transforme directement la farine en pulenda, u pulendaghju reste intimement lié à la dimension nourricière et populaire de cet ancien "plat des pauvres". LISANDRU-FRANCESCU OLMETA

En guise de pulendaghju, certains récits parlent d'un manche à balai cassé en deux - "surtout pas, insiste Pantaleon Alessandri, car il est souvent en pin verni et ça dégage de la térébenthine sous l'effet de la chaleur" - ou d'un morceau de bois simplement trouvé en forêt. C'est dire l'importance matérielle accordée à l'objet. Et pourtant, il est une partie de l'identité populaire de la Corse.

Un objet emblématique peu étudié

Le paradoxe reste que, malgré sa popularité, u pulendaghju n'est que peu présent de la littérature scientifique et universitaire. Trop courant. Trop simple. D'autres outils culinaires ont toutefois été étudiés. "Il est pourtant intéressant. Même si son maniement fait appel à la force masculine, il a plutôt un rôle domestique et nourricier attribué aux mères de famille. Il représente les valeurs fortes, comme celle de l'entraide, qui nourrissent les familles", réfléchit Ghjacumina Acquaviva-Bosseur, docteure en langue et culture corses, spécialiste en anthropologie culturelle et enseignante à l'université de Corse.

Parmi les expressions corses, difficile de retrouver la mention de l'objet. Le linguiste et poète Dumenicu Antone Geronimi réfléchit. "Comme ça, je ne vois pas." Avant de se raviser : "Il y a bien quelque chose. Je pense à une expression qui disait : ''Esse statu allevatu 'cù u pulendaghju''."

Le symbole de l'autorité maternelle

La première image qui vient en tête est celle de l'ustensile de bois d'environ 70 cm de long utilisé pour infliger des corrections aux enfants désobéissants. "Ce n'est pas ça. U pulendaghju était le symbole de l'autorité maternelle car c'était l'objet du quotidien, du foyer tenu et dirigé par la mère. Il représente quelque part l'autorité maternelle. L'expression veut dire que la personne qui la prononce, ou dont on parle, a reçu une éducation fortement influencée par sa mère", précise Dumenicu Antone Geronimi.

S'il n'est pas celui qui transforme directement la farine en pulenda, u pulendaghju reste intimement lié à la dimension nourricière et populaire de cet ancien "plat des pauvres""Il est directement lié au châtaignier qui est l'arbre nourricier. Il fait partie de notre histoire et de notre patrimoine", insiste Pantaleon Alessandri.

 
Simple morceau de bois ? Ustensile de cuisine traditionnel, voire identitaire ? Relais entre les générations ou pièce artisanale à exposer ? U pulendaghju est tout ça à la fois sans l'être vraiment.
Simple morceau de bois ? Ustensile de cuisine traditionnel, voire identitaire ? Relais entre les générations ou pièce artisanale à exposer ? U pulendaghju est tout ça à la fois sans l'être vraiment. LISANDRU-FRANCESCU OLMET

Un pulendaghju dans la ville

C'est ce qui a inspiré Vannina Bernard-Leoni. Elle vend des exemplaires artisanaux sur sa plateforme dédiée à la châtaigne, Castagnina : "Ma démarche était plutôt centrée sur la décoration mais je me suis dit qu'il était dommage de ne pas faire quelque chose d'utile pour la culture de la châtaigne en Corse et cela passe aussi par la consommation de farine. Et le premier objet auquel on pense, quand on parle de cuisine à base de farine de châtaigne, c'est le pulendaghju."

Avec Pantaleon Alessandri, elle l'a imaginé plus petit, "pour un usage urbain", pour un couple plus qu'une famille. "Et puis, en ville, les gens ne vont pas en forêt pour trouver un morceau de bois qu'ils vont travailler", indique l'ébéniste qui poursuit : "Au début, je l'avais fait ainsi pour les touristes puis j'ai eu de plus en plus de demandes venant des Corses car les familles se sont transformées, se sont réduites. Avant, une pulenda pouvait durer des jours, elle devait être consistante et il fallait un grand pulendaghju. Aujourd'hui, c'est différent."

Innovation et imagination sont les seules limites

Certains rivalisent d'innovation pour ne pas avoir à tourner la préparation avec force pendant de longues minutes. "De nos jours, la pulenda pour deux se fait au micro-ondes. L'utilisation du pulendaghju est intimement liée à un moment de partage entre amis ou en famille. Il se passe d'une paire de mains à une autre, comme une transmission. C'est un objet communautaire", explique Vannina Bernard-Leoni.

Surtout, sa conception semble appartenir à tout le monde, et à personne à la fois. Aucun cahier des charges n'existe. "Ça permet de laisser libre cours à son imagination, tout en respectant le caractère utile de l'objet", souffle Pantaleon Alessandri.

 
Damien Duval-Filippi, tourneur, fabrique lui aussi des pièces artisanales, mais il les préfère en châtaignier.
Damien Duval-Filippi, tourneur, fabrique lui aussi des pièces artisanales, mais il les préfère en châtaignier. LISANDRU-FRANCESCU OLMETA

Damien Duval-Filippi est bien d'accord. Le tourneur trentenaire fabrique lui aussi des pièces artisanales, mais il les préfère en châtaignier : "L'essence nécessite un peu plus de traitements pour dégorger le tanin mais ça me semblait tomber sous le sens. Je pense qu'il y a autant de pulendaghji que de gens qui font de la pulenda. Leur point commun doit être la robustesse." Comment définir la pièce idéale plus que par sa solidité ? "Quand on est confortable, c'est que c'est le bon. Cela dépend beaucoup du récipient pour la partie basse. Pour le haut, on peut faire ce qu'on veut : mettre du cuir, sculpter des ornements", confie Damien Duval-Filippi. La seule contrainte à respecter : il doit bien racler la marmite et faire de la préparation de la pulenda un véritable moment de partage.

À Sant'Andria di Boziu, un pulendaghju en partie triangulaire

Quand on évoque la forme de la partie basse de l'ustensile, le cylindre est tout de suite précisé comme idéal. Sauf dans le centre de l'île, à Sant'Andria di Boziu, où certains le façonnent en triangle. "Selon la ''recette'' de Pierre Simoni, la partie triangulaire doit correspondre à la hauteur des parois du récipient. Les trois arêtes permettent de bien racler la farine délayée et cuite qui adhère aux parois"confie le grand passionné de l'histoire de Sant'Andria di Boziu, Raoul Pioli.

L'importance du pulendaghju
L'importance du pulendaghju
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du lundi 24 au dimanche 30 août:

Exposition de portraits réalisés par Sylvie GHISLAIN-LEANDRI au couvent de Vico. Vernissage le 25 à 20 h.

 

Samedi 29 août:

pèlerinage à Saint Elisée.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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