NOM : SIMEONI - PRÉNOM : MAX
Une vie au service de la Corse
Un paysage n’est jamais neutre. Chaque pierre, chaque sentier et chaque signe est un fragment d’histoire. Les effacer ou les interdire au nom de principes abstraits, c’est risquer de vider les lieux de leur âme. Et l’âme, ici, c’est ce lien indissoluble entre les hommes, la terre et les symboles qui les unissent depuis des siècles.
La décision du tribunal administratif de faire enlever une croix édifiée dans le village de Quasquara a entraîné de multiples réactions en Corse.
Nous n'entrerons pas ici dans la discussion sur la définition de la laïcité et de l'application de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat (qui aura exactement cent vingt ans le 9 décembre prochain).
Nous proposons simplement à nos lecteurs ce texte anonyme paru sur la page Facebook du groupe La Corse, bons plans, restos, visites. Il est un peu long mais il montre bien le décalage entre "la règle venue d’en haut et la vie enracinée d’en bas".
La Croix de Quasquara :
quand la montagne corse parle d’un autre monde
Il faut monter vers Quasquara pour comprendre ce que signifie “habiter la Corse”.
Le village, perché dans la montagne au-dessus du Taravo, semble suspendu dans le temps. Les pierres des maisons, les châtaigniers, la lumière qui tourne lentement sur les toits, tout y parle d’un rapport ancien au monde. Sur le bord de la route, une croix de bois se dresse, simple, évidente, enracinée. C’est autour de ce signe qu’un jour, la France administrative a cru devoir intervenir.
À première vue, ce n’est qu’une croix, un symbole discret planté dans un paysage où tant d’autres se dressent depuis des siècles. Mais pour qui regarde attentivement, ce petit monument raconte bien plus que sa forme. Il dit la rencontre, parfois heurtée, entre deux conceptions du monde. Celle d’une République qui veut tout uniformiser et celle d’une île qui vit encore selon ses codes, sa mémoire et ses gestes anciens.
Dans les villages corses, la croix n’est pas un manifeste religieux. C’est un repère. On la trouve au détour d’un chemin, à la sortie d’une maison, au bord d’une source. Elle rappelle les morts, bénit les récoltes et signale un lieu de passage. Elle ne sépare pas, elle relie. Ici, la foi n’est pas un principe, c’est une manière d’habiter la terre. Le sacré se confond avec la montagne, avec le silence, avec le vent.
Mais dans les bureaux des villes, loin des vallées, d’autres règles s’appliquent. La laïcité, conçue à Paris, est devenue un principe abstrait qu’on applique à tout sans nuance, comme un pochoir. Elle oublie que les symboles ne sont pas seulement des signes religieux mais des marques d’appartenance et des empreintes d’histoire.
Alors, quand la croix de Quasquara a été signalée comme contraire à la neutralité de l’espace public, beaucoup ont eu le sentiment que ce n’était pas la croix qu’on voulait effacer mais une part du monde qu’elle représentait.
Cette confrontation se retrouve ailleurs, sous d’autres formes. Certaines mairies interdisent l’installation de crèches dans les bâtiments publics ou imposent des restrictions sur les fêtes traditionnelles, les fanfares, les processions et certains emblèmes locaux. Un autre exemple illustre ce décalage. Le Parisien qui s’installe à la campagne et porte plainte contre l’agriculteur parce que son coq chante trop tôt le matin. Ces conflits, qui semblent anodins, reflètent une incompréhension entre une réglementation venue d’en haut et les rythmes de vie enracinés dans le territoire.
Ce choc n’est pas nouveau. Depuis des générations, la Corse vit entre deux fidélités. Celle à la République et celle à son propre sol. Ici, le lien au territoire est plus fort que toute abstraction. Il se transmet par les noms de lieux, les rites, les fêtes patronales et la langue même. La laïcité telle qu’on la comprend sur le continent peine à saisir cette profondeur. Elle ne voit pas que ces signes visibles ne sont pas des affirmations de pouvoir mais des traces de mémoire.
Dans les villages corses, chaque pierre raconte une histoire. Une croix, un oratoire, une chapelle isolée, une fontaine ou un vieux mur de maison sont autant de bornes qui disent “quelqu’un a vécu ici, a aimé ici, a prié ici”. C’est une manière d’inscrire l’humain dans la durée. Quand on les arrache ou qu’on les interdit, c’est un peu de cette continuité qu’on détruit.
Fêtée le 8 octobre, la patronne de la ville de Nice est sainte Réparate, jeune martyre chrétienne décapitée en 250 lors de la persécution ordonnée par l'empereur Dèce. La barque dans laquelle son corps fut placé échoua sur les rivages niçois.
Sainte Reparate est honorée en Provence, en Italie et en Corse où il existe même la commune de Santa-Reparata-di-Balagna.
Il n'est donc pas étonnant de trouver une représentation de cette sainte dans l'église Saint-Siméon de Poggiolo.
Cette statue, qui n'est pas mentionnée dans l'inventaire de 1905, a été placée au fond du bras gauche du transept, dans la chapelle de la Vierge à l'enfant.
Dans une main, elle tient la palme du martyre. Dans l'autre, elle a un livre, qui est un attribut courant pour cette sainte.
Sur le mur voisin, une plaque lui est dédiée.
Cet ex-voto contient ces simples mots: "Merci à Ste Reparate". Il est signé et daté: "M. A. 1930".
Avec les trois autres plaques présentes dans cette église, elle témoigne du très fort attachement de nos ancêtres à la religion catholique.
La rentrée de la Scola di Cantu di I Dui Sorru a eu lieu ce jeudi 2 octobre.
Les séances ont lieu suivant les horaires suivants:
● 16h45/17h15 = chant groupe des "petits" (moyenne section/CP inclus)
● 17h15/18h15 = chant groupe des "moyens" (a partir du CE1)
● 18h15/19h15 = Guitare adultes
● 19h15/20h15 = Chant adultes
MARDI =
● 17h15/17h45 = Guitare debutants
● 17h45/18h15 = Guitare moyens
A la salle du tiers-lieu à l'ehpad de Vicu.
Informations = 06 21 97 16 01
Il y a une semaine, mercredi 1er octobre, l'Église célébrait sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, dite aussi "La petiteThérèse de Lisieux". Docteure de l'Église, elle a été proclamée patronne des missions et co-patronne de la France.
Sa statue se trouve dans de très nombreuses églises. C'est le cas à St Siméon de Poggiolo. Elle est placée dans la chapelle dédiée à Saint Jean-Baptiste (bras gauche du transept), à côté de la statue de Saint Martin.
La jeune sainte est vêtue en carmélite tenant des roses. D'autres roses sont à ses pieds.
Cette tradition des roses fait référence à une parole de la sainte qui, atteinte de la tuberculose et près de mourir, souhaitait intercéder pour offrir au monde une pluie de bénédictions. « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre » ; « je ferai tomber une pluie de roses sur la terre ».
Près de la statue, une plaque en marbre exprime la reconnaissance d'un fidèle poggiolais.
Fidèle homme ou femme? Les initiales "M. B." ne permettent pas de trancher. A Poggiolo, il n'existe pas beaucoup de familles pouvant y correspondre.
L'événement lié à la reconnaissance date du 9 juillet 1931 mais on ne sait rien sur lui.
Il est assez paradoxal qu'un parrain n'assiste pas au baptême son filleul. Le fait se produisit pourtant il y a exactement 230 ans à Poggiolo, le 30 septembre 1795.
Ce jour-là, en l’église Saint Siméon, le nouveau chrétien, fils de Gioan Natale Pinelli et de son épouse Maria Leca, reçut les prénoms de «Carlo francesco Pasquale».
Le dernier prénom est aussi celui du parrain que l'acte de baptême appelle «Sua Xccelonza il Signore Generale Pasquale de Paoli», formule mise en valeur car écrite avec des lettres plus grosses que les autres et avec de grandes boucles. Elle est encadrée en rouge dans la reproduction ci-dessous.
Le doute n’est pas permis: ce personnage est bien Pascal Paoli, u «Babbu di a Patria», le Père de la Patrie corse.
Le parrain n’était pas présent mais cette absence n’avait rien d’étonnant. Pascal Paoli n’était pas venu non plus à d’autres baptêmes à Vico où il avait été sollicité.
Au moment de la cérémonie de Poggiolo, le vieux chef corse n’était d’ailleurs pas libre de ses mouvements. A Bastia, où il se trouvait alors, il était sous la surveillance constante des Anglais avec lesquels il s’était brouillé. Le 14 octobre 1795, deux semaines après le baptême, il s’embarqua à Saint-Florent pour son exil en Angleterre où il finit sa vie. Ce baptême aurait-il une valeur politique? Serait-il le signe de la fidélité de la famille Pinelli à un barbu di a patria?
Cependant, un homme représenta Pascal Paoli à Poggiolo.
L’acte du baptême indique que la procuration avait été attribuée «nella persona del Signor Dottor Giovantonio pinelli».
Il est facile de reconnaître sous ces mots Gian Antonio Pinelli, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse».
Né le 6 septembre 1760, Gian Antonio était le grand-oncle du jeune baptisé. Dans le document, il est qualifié de «Signor Dottor» car, entré dans les ordres, il devint docteur en théologie (1785) et en droit (1789).
Au début de la Révolution Française, il fut élu à l’assemblée départementale puis à la consulte de 1794 qui désigna le roi d’Angleterre comme roi de Corse. Gian Antonio serait allé habiter Florence pendant la période du royaume anglo-corse. Mais il était pourtant bien présent au baptême de son petit-neveu. Sa signature est bien visible en bas du document, juste au-dessus de celle du curé Giovanni Bonifacy.
Le nom et la signature sont mis en évidence ici par un soulignage vert.
Le filleul de Pascal Paoli vécut à Poggiolo.
Carlo Francesco Pasquale devint greffier de justice de paix du canton de Soccia. Il devint maire de Poggiolo de 1821 à 1847. Il décéda sans enfant en 1849
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La vie de Gian Antonio PINELLI, l'homme le plus cultivé de Corse, a fait l'objet de trois articles de ce blog auxquels il est bon de se référer.
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L'homme le plus cultivé de Corse (1/3) - Le blog des Poggiolais
On croit que Poggiolo est un petit village où rien ne se passe jamais et où aucun personnalité n'a émergé. Pourtant, un enfant du village a eu une influence considérable en Corse pendant le P...
https://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-1-2-67214131.html
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L'homme le plus cultivé de Corse (2/3) - Le blog des Poggiolais
Suite de la biographie de Gian Antonio PINELLI (première partie: cliquer ICI) UNE RÉFÉRENCE DANS L'ENSEIGNEMENT La notice d'Eugène GHERARDI, dans le "Dictionnaire historique de la Corse", avait...
https://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-2-2-113061636.html
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L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)
Suite et fin des deux articles précédents consacrés à Gian Antonio PINELLI (article 1: cliquer ici; article 2: cliquer ici) UN ACTEUR DE LA FRANCISATION Gian Antonio PINELLI avait bien défendu...
https://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-3-3-113062792.html
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Lundi 8 juin:
à 19h, messe des Corses célébrée par le cardinal Bustillo à la cathédrale de la Major à Marseille.
Dimanche 14 juin:
messe à Soccia en présence du cardinal Bustillo.
Vacances d'été:
à partir du samedi 4 juillet.
Messe et procession de saint Roch:
Dimanche 16 août après-midi.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
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Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.