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12 juin 2026 5 12 /06 /juin /2026 07:00

 

La cérémonie qui s'est tenue à Orto le 7 juin pour la Fête-Dieu peut paraître un peu bizarre car la tradition a un peu disparu dans notre canton. Pourtant, elle était très importante autrefois, par exemple en 1956, voici soixante-dix ans. Un article paru sur ce blog le 7 juin 2023 le rappelait.

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Les Corses d'autrefois se rassemblaient souvent à l'occasion de cérémonies religieuses et les insignes cultuels étaient respectés. Il en était ainsi surtout à la Fête-Dieu qui était l'occasion de faire sortir de l'église des objets particulièrement précieux. 

 

Qui connait la Fête-Dieu maintenant?

 

Instituée en 1264 par le pape Urbain IV et nommée également Corpus Christi ou Fête du Saint-Sacrement, elle a lieu en principe le jeudi qui suit la Sainte Trinité, soit soixante jours après Pâques. Pour des raisons pratiques, on la repousse au dimanche suivant. 

 

Elle eut une grande popularité, d'autant plus qu'elle se manifestait en se déroulant sur la voie publique et avec un grand décorum. L'eucharistie devait être portée en cortège solennel dans les rues et les chemins pour les sanctifier et les bénir.

 

La photo ci-dessous, prise par Marie-Louise MARTINI et se trouvant dans le Fonds Saveriu PAOLI, le montre bien.

 

Cliquez sur la photo pour  l'agrandir.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

 

On reconnait immédiatement que la scène se situe sur le côté gauche de la chapelle St Roch.

 

A gauche, un prêtre tient avec ses deux mains l'ostensoir qui contient le corps du Christ sous la forme de l'hostie consacrée. Un abri est constitué par un dais formé d'un baldaquin mobile à quatre hampes tenues par quatre paroissiens.

 

Tout à fait à droite, des enfants de chœur en aube blanche, dont un balance l'encensoir, ouvrent la procession. Ils viennent de franchir la rigole qui était alors à ciel ouvert.

 

Au centre, des enfants et une adulte ont des corbeilles. Ils y puisent des pétales de rose  qui sont jetés sur le sol où marche l'ecclésiastique. On les voit très bien juste devant ses pieds.

 

Cette scène date de 1956, nous a affirmé un des participants.

 

Justement, qui sont-ils?

 

La Fête-Dieu à Poggiolo

 

Le prêtre qui tient l'ostensoir est Jacques Antoine MARTINI, dit "prête Ghjacumu".

 

Il était né à Poggiolo le 4 juillet 1873 et y décéda le 14 juin 1956, après avoir été curé à Renno, Calcatoggio et Piana. Cette image de la Fête-Dieu date donc de peu avant son décès. Paul MILLELIRI devint curé de Poggiolo et Soccia quelques mois après.

 

Au centre, au premier plan, se distingue très bien un jeune garçon qui est en train de prendre des pétales dans son panier: c'est Jean-Marc TRAMINI.

 

Les autres participants toujours vivants de cette procession sont: 

- Germaine SICCHI (la fille avec le bandeau dans les cheveux)

- Noël SICCHI (l'enfant de chœur qui tient l'encensoir)

- Jean-Marie PASSONI (l'enfant de chœur le plus à droite).

 

Parmi les adultes, certains de nos lecteurs reconnaîtront plus ou moins facilement:

Toussainte PINELLI, Achille SICCHI, Ange MERCURI, Agathe PINELLI, Lulu NIVAGGIOLI, Noelline SICCHI, Angèle MARTINI (Angiulucci)...

 

Dans les archives de Saveriu PAOLI, cette photo est accompagnée de deux autres:

 

 -une prise juste avant, qui permet de voir que "Tatanella" participait au jet de pétales

 

La Fête-Dieu à Poggiolo

 

- une autre prise juste après, devant la porte de la chapelle, qui montre que Guy TRAMINI, à droite, avait le même rôle (et le même habillement) que son frère Jean-Marc, à gauche.

Tous deux, ainsi que Germaine, semblent écouter les observations que leur fait Rosine FRANCESCHETTI (1900-1994).

 

La Fête-Dieu à Poggiolo

 

Rosine n'est pas habillée suivant la tradition corse. Elle porte cependant sur la tête un foulard noir ou une mantille, comme toutes les femmes de l'époque qui devaient cacher leurs cheveux dans les cérémonies religieuses par respect et dignité envers Dieu. 

 

Cette obligation, répétée dans le Code de droit canon de 1917, se référait au Premier Épitre de Saint Paul aux Corinthiens, Chapitre 11, Versets 1 à 16 (d'après le site La femme catholique). Elle n'existe plus du tout maintenant.

 

Des images d'il y a 70 ans ou d'il y a plusieurs siècles?

 

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11 juin 2026 4 11 /06 /juin /2026 07:00

 

A Orto, la fête du Corpus Christi ou du Saint-Sacrement (appelée Fête-Dieu en France), souvent oubliée ces dernières années, a été célébrée dimanche 7 juin par la Cunfraterna Sant’Antone Abbate.

 

La cérémonie comportait une procession dirigée par le Père Georges et une messe. Comme dans l'ancien temps, il y avait un autel, "capella", dans la rue, et des pétales de roses.

 

Photos de Hélène DUBREUIL.

 

 

 

Un renouveau à Orto
Un renouveau à Orto
Un renouveau à Orto
Un renouveau à Orto
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10 juin 2026 3 10 /06 /juin /2026 07:00

 

L'Isula Festival a proposé les 7, 8 et 9 juin, sur l'esplanade de la Major à Marseille un magnifique rendez-vous gastronomique, musical, artisanal, économique et culturel sur la Corse.

 

L'article d'Olivier BISCAYE dans La Provence et Corse-Matin de mardi insiste sur l'importance de l'événement. Il est à lire à la fin de ce post.

 

Le point d'orgue (et c'est le cas de le dire) a été la messe célébrée à la Major, la cathédrale, lundi 8.

Photos et vidéos de Michel FRANCESCHETTI

Photos et vidéos de Michel FRANCESCHETTI

 

L'église a été remplie bien avant le début de la cérémonie.

 

La Corse à Marseille

La cérémonie fut de grande qualité. Voir la vidéo ci-dessous.

La Corse à Marseille

 

Dans son homélie, Mgr BUSTILLO a parlé des liens entre Marseille et la Corse. Commentant les Béatitudes, il a dit qu'il faut vivre selon un idéal et non selon une idéologie.

 

La Corse à Marseille

 

Plusieurs personnalité étaient présentes. Voici deux des Corses les plus importants de Marseille: à gauche, le docteur Jean-Baptiste RENUCCI, délégué du Souvenir Napoléonien, à droite, Jean DAL COLETTO, président de la Maison de la Corse.

 

La Corse à Marseille

 

L'animateur du Blog des Poggiolais était présent.

 

La Corse à Marseille
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4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 07:00

 

Hélène DUBREUIL a assisté à l'office des ténèbres à Orto pour le Jeudi Saint et a envoyé des photos de la cérémonie. Nous la remercions vivement.

 

Animé par la Cunfraterna, l'office a été très réussi, dans une église où les statues étaient voilées, marque de l'entrée du Christ dans la Passion.

 

Après la messe, le feu traditionnel, symbole de la sortie des ténèbres grâce au Christ, a été allumé en dehors de l'église.

 

Ténèbres et feu du Jeudi Saint à Orto
Ténèbres et feu du Jeudi Saint à Orto
Ténèbres et feu du Jeudi Saint à Orto
Ténèbres et feu du Jeudi Saint à Orto
Ténèbres et feu du Jeudi Saint à Orto
Ténèbres et feu du Jeudi Saint à Orto
Ténèbres et feu du Jeudi Saint à Orto
Ténèbres et feu du Jeudi Saint à Orto

 

En supplément, deux photos venant de la Cunfraterna.

 

Ténèbres et feu du Jeudi Saint à Orto
Ténèbres et feu du Jeudi Saint à Orto
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27 mars 2026 5 27 /03 /mars /2026 09:00

 

   En Corse, pas de fête des Rameaux sans les crucette, ces petites croix fabriquées en palmes tressées. Des rendez-vous ont été fixés pour en réaliser.

 

   L'Associu Santa Maria di Vico en propose jusqu'à samedi place Casanelli ou, si le temps est mauvais, dans le hall d'entrée de l'église.

 

Photo de l'Association.

Photo de l'Association.

   A Ortu, une confection est prévue pour samedi 28 mars à 17h30 dans la salle des fêtes.

Les crucette seront prêtes pour les Rameaux
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25 mars 2026 3 25 /03 /mars /2026 07:00
A Madunnuccia est sortie à Orto

 

Si l'on connaît bien l'existence de la fête de la Madunnucia à Ajaccio, il ne faut pas oublier qu'elle existe également au fond des Deux Sorru, à Orto.

 

Dans l'église de ce village, se trouve une copie de la statue de Notre Dame de la Miséricorde d'Ajaccio. 

 

Elle aurait été offerte à Orto par le capitaine Orto, celui qui a donné vers 1645 à Ajaccio la Vierge honorée dans cette ville. Tous les renseignements se trouvent dans l'article "J'ai les mêmes à la maison", publié sur ce blog.

A Madunnuccia est sortie à Orto
A Madunnuccia est sortie à Orto

Cette année, le dimanche 22 mars, la Cunfraterna Sant’Antone Abbate d’Ortu, dans laquelle se trouvent des Poggiolais, a animé la messe et organisé une procession avec la statue dans les rue d'Orto.

 

Les villages ne doivent pas oublier leurs traditions.

 

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11 mars 2026 3 11 /03 /mars /2026 07:00
Pépites de la vidéothèque poggiolaise: pour faire une bonne polenta (ou pulenda)

 

Pour se préparer à la soirée pulenda de samedi 14 à Poggiolo, revoyons une vidéo déjà montrée plusieurs fois sur ce blog: la recette de la pulenda par Jean-Silius PAOLI.

 

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17 février 2026 2 17 /02 /février /2026 07:00

 

   Si, pour être restaurées, deux statues de l'église de Vico sont candidates au concours du "Plus grand musée de France" organisé par Allianz, il ne faut pas oublier la situation des œuvres d'art poggiolaises.

   Dans un précédent article sur la chapelle de Guagno-les-Bains, a été publiée la statue de saint Antoine de Padoue à la peinture fortement écaillée.

Oeuvres d'art à sauver: il n'y a pas que Vico

   Mais la statue-phare, la statue symbole de Poggiolo, est également en mauvais état.

   Au premier coup d'œil, quand on voit saint Roch décoré et prêt pour la procession, il paraît en très bon état, comme ici le 16 août dernier.

Oeuvres d'art à sauver: il n'y a pas que Vico

   Mais, en regardant de près, on aperçoit plusieurs défauts. Notamment, les doigts des deux mains sont très détériorés et demanderaient un gros travail. La peinture est partie sur les bords du manteau et du chapeau. Faudra-t-il présenter cette statue à la campagne du "Plus grand musée de France" l'an prochain?

 

 

Oeuvres d'art à sauver: il n'y a pas que Vico

   Une autre œuvre d'art est à protéger: le tabernacle en bois datant du XVIIe siècle et classé comme monument historique. Voici bien longtemps, il a été enlevé de Saint Siméon pour être restauré. Combien de temps faudra-t-il attendre pour le voir revenir?

Oeuvres d'art à sauver: il n'y a pas que Vico
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14 février 2026 6 14 /02 /février /2026 07:00

 

   Relayant l'appel de Jean-Pierre Fondeville publié sur ce blog le 3 février, Corse-Matin a publié le 12 février un article de Pascale CHAUVEAU qui rappelle en quoi consiste la campagne du "plus grand musée de France" et décrit les œuvres d'art corses en lice.

   Les Deux Sorru sont concernés par les deux statues polychromes de l'église de Vico.

 

Agissons pour les statues de Vico
Agissons pour les statues de Vico

   Jean-Noël COPPOLANI qui est mentionné pour la statue de saint Antoine est l'artiste qui a décoré les églises de Poggiolo et de Soccia.

 

   Pour avoir plus d'informations sur ces statues, cliquez ICI.

 

   Vous avez jusqu'au 22 février pour participer!

 

   Votez en allant sur sauvegardeartfrancais.fr

 

Agissons pour les statues de Vico
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12 février 2026 4 12 /02 /février /2026 07:00

 

L'hiver est la période de la pulenta. Dans les villages, on organise des soirées de fête (le 28 février prochain à Soccia, le 14 mars à Poggiolo) pour déguster ce plat traditionnel à la farine de châtaignes. Pour le confectionner, le pulendaghju est indispensable. Cet outil est pourtant assez méconnu. Le 7 décembre 2025, dans "Corse-Matin",  Pierre-Manuel Pescetti lui a consacré un article très documenté que nous mettons à votre disposition ci-dessous

 

Dans les cuisines corses, le pulendaghju fut partout. Mais dans les livres ? Presque nulle part. Trop simple. Et pourtant : nourricier, communautaire, maternel et sans règle d'usage, il incarne une identité vivante. Mais que dit-il de notre société corse ?

Simple morceau de bois ? Ustensile de cuisine traditionnel, voire identitaire ? Relais entre les générations ou pièce artisanale à exposer ? U pulendaghju est tout ça à la fois sans l'être vraiment. Cela dépend de la perception que chacun en a, de son histoire avec l'objet. Seule certitude, il a un jour été accroché au mur de la cuisine de la grande majorité des foyers corses.

Pantaleon Alessandri se souvient encore de celui de sa grand-mère "qui était en bruyère". À 71 ans, l'ébéniste et tourneur de la vallée d'Orezza en a fabriqué des centaines pendant trois décennies : "Surtout en hêtre car, en plus d'en trouver facilement sous le San Petrone, ce bois se prête bien au tournage et il n'a pas de tanin qui peut modifier le goût de la farine. Les anciens utilisaient ce qu'ils trouvaient. D'où celui en bruyère, très difficile à travailler, qu'avait ma grand-mère."

 
S'il n'est pas celui qui transforme directement la farine en pulenda, u pulendaghju reste intimement lié à la dimension nourricière et populaire de cet ancien "plat des pauvres".
S'il n'est pas celui qui transforme directement la farine en pulenda, u pulendaghju reste intimement lié à la dimension nourricière et populaire de cet ancien "plat des pauvres". LISANDRU-FRANCESCU OLMETA

En guise de pulendaghju, certains récits parlent d'un manche à balai cassé en deux - "surtout pas, insiste Pantaleon Alessandri, car il est souvent en pin verni et ça dégage de la térébenthine sous l'effet de la chaleur" - ou d'un morceau de bois simplement trouvé en forêt. C'est dire l'importance matérielle accordée à l'objet. Et pourtant, il est une partie de l'identité populaire de la Corse.

Un objet emblématique peu étudié

Le paradoxe reste que, malgré sa popularité, u pulendaghju n'est que peu présent de la littérature scientifique et universitaire. Trop courant. Trop simple. D'autres outils culinaires ont toutefois été étudiés. "Il est pourtant intéressant. Même si son maniement fait appel à la force masculine, il a plutôt un rôle domestique et nourricier attribué aux mères de famille. Il représente les valeurs fortes, comme celle de l'entraide, qui nourrissent les familles", réfléchit Ghjacumina Acquaviva-Bosseur, docteure en langue et culture corses, spécialiste en anthropologie culturelle et enseignante à l'université de Corse.

Parmi les expressions corses, difficile de retrouver la mention de l'objet. Le linguiste et poète Dumenicu Antone Geronimi réfléchit. "Comme ça, je ne vois pas." Avant de se raviser : "Il y a bien quelque chose. Je pense à une expression qui disait : ''Esse statu allevatu 'cù u pulendaghju''."

Le symbole de l'autorité maternelle

La première image qui vient en tête est celle de l'ustensile de bois d'environ 70 cm de long utilisé pour infliger des corrections aux enfants désobéissants. "Ce n'est pas ça. U pulendaghju était le symbole de l'autorité maternelle car c'était l'objet du quotidien, du foyer tenu et dirigé par la mère. Il représente quelque part l'autorité maternelle. L'expression veut dire que la personne qui la prononce, ou dont on parle, a reçu une éducation fortement influencée par sa mère", précise Dumenicu Antone Geronimi.

S'il n'est pas celui qui transforme directement la farine en pulenda, u pulendaghju reste intimement lié à la dimension nourricière et populaire de cet ancien "plat des pauvres""Il est directement lié au châtaignier qui est l'arbre nourricier. Il fait partie de notre histoire et de notre patrimoine", insiste Pantaleon Alessandri.

 
Simple morceau de bois ? Ustensile de cuisine traditionnel, voire identitaire ? Relais entre les générations ou pièce artisanale à exposer ? U pulendaghju est tout ça à la fois sans l'être vraiment.
Simple morceau de bois ? Ustensile de cuisine traditionnel, voire identitaire ? Relais entre les générations ou pièce artisanale à exposer ? U pulendaghju est tout ça à la fois sans l'être vraiment. LISANDRU-FRANCESCU OLMET

Un pulendaghju dans la ville

C'est ce qui a inspiré Vannina Bernard-Leoni. Elle vend des exemplaires artisanaux sur sa plateforme dédiée à la châtaigne, Castagnina : "Ma démarche était plutôt centrée sur la décoration mais je me suis dit qu'il était dommage de ne pas faire quelque chose d'utile pour la culture de la châtaigne en Corse et cela passe aussi par la consommation de farine. Et le premier objet auquel on pense, quand on parle de cuisine à base de farine de châtaigne, c'est le pulendaghju."

Avec Pantaleon Alessandri, elle l'a imaginé plus petit, "pour un usage urbain", pour un couple plus qu'une famille. "Et puis, en ville, les gens ne vont pas en forêt pour trouver un morceau de bois qu'ils vont travailler", indique l'ébéniste qui poursuit : "Au début, je l'avais fait ainsi pour les touristes puis j'ai eu de plus en plus de demandes venant des Corses car les familles se sont transformées, se sont réduites. Avant, une pulenda pouvait durer des jours, elle devait être consistante et il fallait un grand pulendaghju. Aujourd'hui, c'est différent."

Innovation et imagination sont les seules limites

Certains rivalisent d'innovation pour ne pas avoir à tourner la préparation avec force pendant de longues minutes. "De nos jours, la pulenda pour deux se fait au micro-ondes. L'utilisation du pulendaghju est intimement liée à un moment de partage entre amis ou en famille. Il se passe d'une paire de mains à une autre, comme une transmission. C'est un objet communautaire", explique Vannina Bernard-Leoni.

Surtout, sa conception semble appartenir à tout le monde, et à personne à la fois. Aucun cahier des charges n'existe. "Ça permet de laisser libre cours à son imagination, tout en respectant le caractère utile de l'objet", souffle Pantaleon Alessandri.

 
Damien Duval-Filippi, tourneur, fabrique lui aussi des pièces artisanales, mais il les préfère en châtaignier.
Damien Duval-Filippi, tourneur, fabrique lui aussi des pièces artisanales, mais il les préfère en châtaignier. LISANDRU-FRANCESCU OLMETA

Damien Duval-Filippi est bien d'accord. Le tourneur trentenaire fabrique lui aussi des pièces artisanales, mais il les préfère en châtaignier : "L'essence nécessite un peu plus de traitements pour dégorger le tanin mais ça me semblait tomber sous le sens. Je pense qu'il y a autant de pulendaghji que de gens qui font de la pulenda. Leur point commun doit être la robustesse." Comment définir la pièce idéale plus que par sa solidité ? "Quand on est confortable, c'est que c'est le bon. Cela dépend beaucoup du récipient pour la partie basse. Pour le haut, on peut faire ce qu'on veut : mettre du cuir, sculpter des ornements", confie Damien Duval-Filippi. La seule contrainte à respecter : il doit bien racler la marmite et faire de la préparation de la pulenda un véritable moment de partage.

À Sant'Andria di Boziu, un pulendaghju en partie triangulaire

Quand on évoque la forme de la partie basse de l'ustensile, le cylindre est tout de suite précisé comme idéal. Sauf dans le centre de l'île, à Sant'Andria di Boziu, où certains le façonnent en triangle. "Selon la ''recette'' de Pierre Simoni, la partie triangulaire doit correspondre à la hauteur des parois du récipient. Les trois arêtes permettent de bien racler la farine délayée et cuite qui adhère aux parois"confie le grand passionné de l'histoire de Sant'Andria di Boziu, Raoul Pioli.

L'importance du pulendaghju
L'importance du pulendaghju
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

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