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15 décembre 2023 5 15 /12 /décembre /2023 17:53

 

Le personnage central de Noël étant Jésus et non pas le bonhomme barbu distributeur de cadeaux, il est indispensable de savoir quand se déroulera la messe en honneur de sa naissance.

 

Crèche installée en 2002 à l'église St Siméon par François MICHELANGELI.

Crèche installée en 2002 à l'église St Siméon par François MICHELANGELI.

Très souvent, les informations sur les jours et les les heures de messe des dimanches sont publiées assez en retard.  Mais, pour cette fin d'année, les prêtres du couvent de Vico viennent de donner la liste des cérémonies de décembre et janvier.

 

Nous pouvons noter ainsi que la messe de la nuit de Noël aura lieu le dimanche 24 décembre:

 

à POGGIOLO à 18 heures,

à SOCCIA à 20 heures,

à GUAGNO à 22 heures

 

Petite remarque: ne pas oublier que, le dimanche 20 janvier, la Saint Antoine sera célébrée à 15 heures dans la chapelle de GUAGNO-LES-BAINS. 

 

Quand va-t-on célébrer Noël dans nos villages?
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12 décembre 2023 2 12 /12 /décembre /2023 18:00

 

Autrefois, il n'était pas exceptionnel de voir un ou plusieurs forgerons ou maréchaux-ferrants dans les villages. Pour Poggiolo, a déjà été évoquée la figure de Félix DESANTI.

 

Pour Soccia, des renseignements nombreux et précis ont été fournis dans A Mimoriabulletin de l'association du même nom, qui avait son siège aux Archives départementales d'Ajaccio et qui se définissait comme un "atelier de recherches en histoire locale en Corse". Le regretté Jean-Baptiste PAOLI y a souvent écrit.

 

Dans le numéro 44 paru en 2002, Dominique OTTAVI avait présenté la liste des "maîtres du feu" de Soccia, d'après les actes d'état-civil et d'après ses souvenirs. Il mentionnait quelques vestiges existant encore dans le village mais peut-être ont-ils maintenant totalement disparu. Nous accepterions volontiers des photos de ces personnes et de ces lieux.

 

Cette étude est suivie d'une note de L. AMBROGI sur "l'activité des Maestri ferrari" qui donne des renseignements utiles sur le travail de ces personnes essentielles dans la vie d'autrefois.

 

Les maîtres du feu de Soccia

 

I MAESTRI FERRARI DI A SOCCIA

Par Dominique OTTAVI

 

Au fond d’un atelier, rien n’est plus noble à voir,

Qu’un front tout en sueur, un visage tout noir,

Un sein large et bronzé que la poussière souille,

Et deux robustes bras tout recouverts de rouille.

 

Description poétique d’un forgeron que nous récitions en classe à Soccia.

Quels ancêtres pouvaient bien répondre à ce portrait ?

En 1773, les registres paroissiaux font état de la naissance d’une fille de MAESTRO LORENZO.

Il s’agit là, certainement, du plus vieux « maestro ferraro » recensé à Soccia.

 

La forge des SANTONI :

Elle est située près de l’église. A ce jour, les murs tiennent toujours mais la toiture est effondrée. Le matériel a été dispersé après la cessation d’activité.

Quels étaient les maîtres des lieux ?

 

LORENZO SANTONI : né vers 1758, fils de SALVATORE DE GIACOMO ALFONSO. Il épouse en 1786 ANGELA SANTA MAINETTI. En 1818, âgé de 60 ans, il exerce toujours sa profession. Il a deux garçons : PADEVANTONIO, né en 1794 et décédé en 1820, et l’aîné SALVATORE, né le 5 août 1787. C’est ce dernier qui exerce à son tour la profession de maestro ferraro comme cela résulte de l’acte de décès de son frère en 1820 (déclarant : SALVATORE SANTONI, fratello ; maestro ferraro).

 

SALVATORE SANTONI : il épouse en secondes noces MARIA LECA.

Ils eurent 9 enfants (6 garçons et 3 filles).

Il est décédé en 1875. En 1851, il est recensé comme forgeron. Son fils Laurent est décédé en 1862 et son aîné Padevantonio est recensé comme propriétaire. Il héritera de la forge mais ne fera pas retentir le marteau sur l’enclume. La forge Santoni sera silencieuse après 1875.

 

OTTAVIO OTTAVJ, dettu OTTAVIONE, probablement en raison de sa forte stature.

Le 25 juillet 1810, à la naissance de son fils Francesco Marie, il est déclaré MAESTRO DI FOCO, mais à son décès, le 2 avril 1821, il est MAESTRO MURATORE. Ces deux activités n’étaient pas contradictoires, comme nous le verrons plus loin.

 

VALERIO OTTAVJ.

En 1819, à la naissance de GIODOMENICO, son père VENERIO est MAESTRO STAZZONARO et en 1821, à la naissance de MARIA, son père est appelé VALERIO et il est MAESTRO FERRARO.

Au recensement de 1846, OTTAVJ VALERE, âgé de 53 ans, exerce toujours la profession de forgeron. Son atelier est situé au lieu-dit TEGGIA (Maison Battesti-Bonafos actuellement). Mais il est surtout connu comme entrepreneur de chemin royal sous la monarchie de Juillet (construction de la route Vico-Guagno-les-Bains). Ses affaires le retiennent loin de Soccia et en 1839, pour le mariage, il est retenu à Vico, mais consentant à l’union. Il en est de même pour le mariage de sa fille Marie Françoise (l’aïeule de notre ami Jean PAOLI) avec PAOLI Jean de Letia.

Statistiquement, il y avait à Soccia, à cette époque, deux ateliers de forgerons.

Au recensement de 1861, on retrouve deux forgerons : SANTONI Sauveur, âgé de 75 ans, et COLONNA Jean Silius, né en 1821, dont l’atelier se trouve au quartier de TEGGIA.

COLONNA Jean Silius a 3 filles et 1 garçon, mais la succession est assurée par OTTAVI Antoine Dominique, fils de OTTAVJ François et COLONNA Julie Xavière, son neveu.


 

Soufflet de forge, Musée de l'ADECEC à Cervioni.

Soufflet de forge, Musée de l'ADECEC à Cervioni.

A STAZZONA DI PIDJOLU

En 1881, OTTAVY Antoine Dominique dettu PEDIOLA est le seul forgeron en activité à Soccia. Sa forge était une construction en bois qui a été démolie dernièrement. Nous avons tous connu cet atelier qui n’ouvrait plus ses portes qu’en été, car après la Grande Guerre, en raison de son grand âge, notre forgeron était parti en Tunisie auprès de ses enfants.

Mais au retour des « Tunisiens » l’activité reprenait pour le plus grand plaisir des enfants que nous étions. Lequel d’entre nous n’a pas actionné le puissant soufflet, pour pouvoir être au premier rang et observer le travail du fer, parmi les gerbes d’étincelles ?

Que faisait Ziu Pediola pendant ces vacances ? Réparations d’outils, de serrures, mais surtout les croix mortuaires en fer forgé pour les défunts de l’année. On peut encore les voir dans l’ancien cimetière, soit sur les tombes, soit entassées à l’entrée.

La maison d’OTTAVY Antoine Dominique a été vendue par les héritiers. Le nouveau propriétaire a pu récupérer une partie du matériel et constituer une sorte de musée d’artisanat. Le dernier vestige de l’antre de Vulcain, l’enclume, est visible sur le mur du jardinet édifié à l’emplacement de l’ancienne forge.

 

L’USINE DE JEAN SANTONI dettu Jiovanello.

On ne peut passer sous silence l’usine de Jean SANTONI. Cet artisan génial avait aménagé, à Lavatoggio, dans un bâtiment qui existe toujours, un équipement pour utiliser l’énergie hydraulique. C’était « l’usine ». Il y travaillait le bois, les souches de bruyères pour les ébauchons de pipe grâce à un tour, mais aussi le fer car il était armurier. Après sa fin tragique (meurtres de gendarmes), l’établissement fut désaffecté au début du siècle.

 

LES MARÉCHAUX FERRANTS

Le regretté Jules OTTAVY, à la retraite après une carrière militaire dans l’artillerie, avait installé à Soccia une forge qu’il comptait développer. Malheureusement, en 1948, il fut emporté par une courte maladie sans pouvoir réaliser son projet.

Antoine Marie MAINETTI, retraité militaire, avait également appris à l’armée l’art de ferrer les chevaux, les mulets et les ânes. Pendant longtemps, il a rendu service aux gens de Soccia.

 

Dominique OTTAVI

Les maîtres du feu de Soccia
Les maîtres du feu de Soccia
Les maîtres du feu de Soccia
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23 novembre 2023 4 23 /11 /novembre /2023 18:00
Mieux qu'Halloween: A Sant'Andria à Soccia

 

Le village de Soccia va fêter la Saint André samedi 2 décembre. 

 

En Corse, pendant longtemps, le 30 novembre, la fête du premier apôtre qui suivit le Christ, avait des ressemblances avec l'américaine Halloween.

 

   "L'almanach de la mémoire et des coutumes de la Corse" de Claire Tiévant et Lucie Desideri (voir ICI) évoque cette coutume:

 

    "Le jour de la Sant' Andria était naguère fort attendu par les jeunes gens; en effet, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, dans de très nombreux villages ils avaient coutume de se réunir et, par petits groupes joyeux, d'aller frapper de porte en porte en chantant:

 

Aprite! Aprite!

A Sant' Andria
Chi vene da lunga via

Ai pedi cunghjalati :
E hà bisognu di riscalda si

D'un bu on bichier' di vinu!

 

(Ouvrez! ouvrez!
A saint André
Qui vient de loin
Les pieds gelés:
Il a besoin d'être réchauffé

Avec un bon verre de vin!)


    La voix des jeunes gens se faisait d'autant plus convaincante que la maison à laquelle ils frappaient était habitée par de jolies jeunes filles. Pour respecter les usages, u padrone (le maître de maison) ne tardait pas à ouvrir sa porte aux visiteurs auxquels il offrait du vin, des fruits et des biscuits."

 

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22 novembre 2023 3 22 /11 /novembre /2023 18:00

 

Il serait trop simple de croire que, à Poggiolo, les enterrements puissent avoir lieu uniquement dans le cimetière communal ou dans le cimetière privé dont le portail est de plus en plus dégradé (voir l'article "un chef-d'œuvre qui disparaît").

 

Quelques familles ont leur propre lieu de sépulture. 

 

Au-dessous de l'église, s'échelonnent trois constructions presque parfaitement alignées.

 

Sauf la photographie aérienne, toutes les illustrations de cet article sont de Michel FRANCESCHETTI.

Sauf la photographie aérienne, toutes les illustrations de cet article sont de Michel FRANCESCHETTI.

 

En haut, la plus imposante est la chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI.

 

La privatisation des sépultures poggiolaises

Une chapelle funéraire se présente comme une chapelle de taille réduite avec une porte, des murs et un toit. Elle peut accueillir un ou plusieurs cercueils. Comme une véritable église, elle est dotée d'un autel permettant d'accomplir un rite funèbre.

Pour plus de renseignements, lire l'article "Les caveaux poggiolais".

La privatisation des sépultures poggiolaises

 

Sur le caveau qui est en dessous, l’inscription «FAMILLE L. A. PINELLI» permet de savoir qu'il est la dernière demeure de plusieurs membres d'une branche de la famille qui a été l’une des plus anciennes et des plus nombreuses de Poggiolo. Il a la forme d'une maisonnette surmontée d’une croix, avec des murs décorés de pierres alternativement grises et rouges. Sa construction date de la fin du XXème siècle.

 

La façade est constituée par douze plaques fermant les casiers destinées aux cercueils. La moitié des places est occupée.

 

 

La privatisation des sépultures poggiolaises

 

 Enfin, plus bas, en partie caché, un caveau plus petit montre six plaques. De forme rectangulaire avec un fronton triangulaire, il se trouve dans un petit espace clôturé et bien entretenu par la famille à qui il appartient.

 

Sur son fronton, sont inscrits les noms: PINELLI - VENTURINI - OTTAVY.

 

Ces noms expliquent la situation de ce caveau car ils sont apparentés à la famille CALDERONI dont la maison est à quelques mètres. Pour plus de renseignements, lire l'article "Le caveau caché".

 

La privatisation des sépultures poggiolaises

 

Certaines parties du cimetière communal ont une situation particulière. Au cœur de celui-ci, il se trouve un carré MARTINI. Il se dit que cette famille aurait donné le terrain à la commune pour constituer le cimetière mais aurait tenu à garder ce morceau pour elle. Par ailleurs, certains caveaux, comme celui des CECCALDI, ont des dimensions imposantes.

 

Cette photographie aérienne permettra de donner une idée claire des diverses localisations.

 

La privatisation des sépultures poggiolaises
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17 novembre 2023 5 17 /11 /novembre /2023 18:52

 

Tous les Poggiolais ne connaissent pas le cimetière privé dont le portail a fait l'objet de l'article précédent. Où est-il donc situé?

 

Quand on se trouve devant l'église Saint Siméon, il suffit d'emprunter le chemin qui débute à gauche et longe le mur du cimetière communal en direction de Soccia et d'Orto. Il correspond au sentier multi-centenaire qu'empruntaient nos ancêtres avant la création des routes actuelles.

 

Mais où est-il donc, ce cimetière?

 

Au bout de quelques pas, après la porte métallique de la station de pompage, il faut prendre une montée sur la gauche

 

Mais où est-il donc, ce cimetière?

 

Et le but est atteint: on peut longer le mur d'enceinte du cimetière privé jusqu'au portail.

 

Tout cela se situe sur une distance très réduite.

 

En 2010, il était très facile de trouver cet endroit car la mairie avait eu l'heureuse idée de faire réaliser un débroussaillage complet, alors qu'il s'agit d'un terrain privé, et la construction se voyait parfaitement.

 

Mais où est-il donc, ce cimetière?

 

Mais, depuis, la végétation a bien prospéré.

 

Toutes ces photos sont de Michel Franceschetti.

Toutes ces photos sont de Michel Franceschetti.

 

Sans se déplacer, il existe un autre moyen de situer et de visualiser ce lieu, avec les photos prises par satellite (cliquer sur l'image pour l'agrandir). La limite du cimetière se distingue encore assez bien.

 

Mais où est-il donc, ce cimetière?
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15 novembre 2023 3 15 /11 /novembre /2023 18:00

 

Au moment de Toussaint, en Corse, la tradition des bénédictions de cimetières est toujours respectée. Mais, sauf quand on le lui signale, le prêtre ne bénit que les tombes placées en terrain communal. Ainsi, le cimetière privé de Poggiolo est régulièrement oublié.

 

Pourtant, il n'est pas très éloigné du cimetière municipal: juste un peu au-dessus, à quelques dizaines de pas.

 

Sur 165 mètres carrés, il contient une dizaine de tombes portant les noms de DEMARTINI, DESANTI et MARTINI, décédés entre la fin du XIXe siècle et 1945.

 

Mais, en plus de l'oubli spirituel, ce cimetière souffre de son absence d'entretien matériel. Seuls, des descendants de Jean-Martin DESANTI (1846-1922) viennent nettoyer les deux tombes de leur famille.  

 

Tombes de Jean-Martin DESANTI et Rose BRANDIA (1837-1898), sa première épouse.

Tombes de Jean-Martin DESANTI et Rose BRANDIA (1837-1898), sa première épouse.

 

Le problème le plus grave est la dégradation du portail d'entrée métallique. Il est rongé par la rouille.

 

Les deux battants s'ouvrent difficilement.

 

Un chef-d'œuvre qui disparaît

 

La photo ci-dessus date de 2020. Les deux suivantes sont de cette année 2023.

La destruction s'accélère.

Un chef-d'œuvre qui disparaît
Un chef-d'œuvre qui disparaît

 

 

Les panneaux décoratifs, ornés chacun d'un sablier et d'ailes de corbeau symbolisant le temps qui passe et la mort, le tout entouré d'une couronne de fleurs, vont bientôt se détacher de leur encadrement. Ils ont été réalisés voici un siècle par un forgeron poggiolais. 

 

 

Un chef-d'œuvre qui disparaît
Un chef-d'œuvre qui disparaît
Un chef-d'œuvre qui disparaît
Un chef-d'œuvre qui disparaît

 

Cette œuvre, témoin de l'artisanat local, va disparaître.

 

Le patrimoine de Poggiolo, qui a déjà été si détérioré, va subir une nouvelle atteinte.

 

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30 octobre 2023 1 30 /10 /octobre /2023 18:00

 

Il y a dix ans, en 2013, un reportage sur la fête des bastelle avait été réalisé par Michel FRANCESCHETTI. Le regarder aujourd'hui permet de retrouver la recette de ces spécialités culinaires et de revoir les visages des Poggiolais de cette époque.

 

Cette année-là, les bastelle furent préparées de façon tout à fait communautaire et à la date traditionnelle.

 

-Jeudi 31 octobre, après la messe et la bénédiction du cimetière, les Poggiolais avaient rendez-vous à la salle des fêtes. Le plus gros du travail était à réaliser: éplucher et couper les légumes destinés à farcir les chaussons. Heureusement, le nombre de volontaires était important. Mais la séance a duré jusqu'à au-delà de vingt heures.

 

-Le vendredi 1er novembre, les légumes, salés et pressés, avaient rendu beaucoup de leur eau tandis que le four démarrait.

 

-Samedi 2 novembre, jour des Morts, les bastelle purent être confectionnées, fourrées et pliées. Cuites au four, elles furent appréciées par ceux qui les avaient préparées et par ceux, Poggiolais ou invités, qui étaient venus pour l'occasion. Autour des tables, les conversations allèrent bon train. Comble de bonheur: il resta assez de pâte pour avoir des tartes aux pommes.

 

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29 octobre 2023 7 29 /10 /octobre /2023 18:00
Les dates des bénédictions de cimetières

 

Les bénédictions de cimetières (sans messe) auront lieu 

 

Mercredi 1er novembre

 

à 9 heures pour Poggiolo

à 9 h 30 pour Guagno-les-Bains

(ne pas s'inquiéter du faible écart de temps: les cérémonies seront présidées par deux prêtres différents)

à 15 h 30 à Orto

 

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27 octobre 2023 5 27 /10 /octobre /2023 16:41

 

Aujourd'hui, on en était à la préparation des légumes

 

à Poggiolo:

On s'active pour les bastelle
On s'active pour les bastelle

 

et à Soccia:

 

 

On s'active pour les bastelle
On s'active pour les bastelle
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26 octobre 2023 4 26 /10 /octobre /2023 18:00

En dehors de la messe et de la bénédiction des cimetières, le temps de Toussaint est toujours marqué par les bastelle.

Tous les habitants de Poggiolo, de Guagno-les-Bains ou de Soccia sont invités à venir avec leurs amis pour cuire et partager ce plat typique de la Toussaint corse.

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Parmi les productions gastronomiques corses, on cite rarement la bastelle alors qu'elle est de consommation courante, notamment dans les Deux Sorrù. Une bastelle est un délicieux chausson aux oignons, aux blettes ou à la courge (il en existe aussi à la pomme de terre et aussi au raisin) et au brocciu.

Une recette en a été fournie dans l'article Les bastelle de Soccia chez Croqosel.

Une autre version, plus traditionnelle, peut être lue sur le site Marmiton (http://www.marmiton.org/recettes/recette_bastelle-de-ma-grand-mere-corse_37960.aspx) et en vidéo ici même. 

 

Si la bastella se déguste maintenant toute l'année et se trouve facilement dans les boulangeries de VICO et de SAGONE, la tradition est d'en fabriquer à la Toussaint en communauté. En dehors des Deux Sorru, elle est appelée scaccia et elle parsemée de raisins secs.

 

A Bastia, on confectionne pour la Toussaint un gâteau particulier, en forme de S (puisque c'est le gâteau d'I Santi), de 20 à 30 centimètres de long, la Salviata. Il est fait à base de farine de blé, d'œufs, de beurre, de liqueur d'anis et de sucre.

 

 

Pourquoi ces gâteaux de la Toussaint que l'on s'échange et que l'on mange en famille?

 

Pour les sociétés anciennes, les morts ne meurent jamais. La nuit du 1er au 2 novembre est le moment où les âmes des défunts peuvent rendre visite aux vivants. Il faut penser à les nourrir.

Image extraite du site Corsica Mea.

Image extraite du site Corsica Mea.

 

L'origine de ce "pain des morts" (bastella di i morti) est racontée dans la légende suivante (extraite de "L'almanach de la mémoire et des coutumes" de Claire TIEVANT et Lucie DESIDERI, Albin Michel, 1986):

Ce début de novembre semble être une période d'échange entre les vivants et les morts. (...) Selon la tradition, quelques vivres sont préparés à l'intention des morts le soir de la Toussaint. Ces pratiques se perpétuent encore sous la forme du "saint des morts" (a bastelle di i morti). Une légende établit cette relation:

Un soir du 2 novembre, un homme, passant à cheval près de la sépulture commune (l'arca)* d'un village, entendit les voix des défunts de sa famille. Ils se plaignaient de n'avoir eu que très peu comme repas: une corbeille de châtaignes, une gourde de vin, un croûton de pain noir... Le cavalier franchit la rivière en tremblant et, arrivé au village, il raconta l'histoire. Il jura que chaque année, à cette date, il ne manquerait pas de donner non seulement aux pauvres, mais encore à chaque famille du village, une belle fougace (scaccia). Ainsi, morts et vivants seraient rassasiés.
 

 

*L'arca a fait l'objet d'un article particulier qu'il est intéressant de consulter:
http://poggiolo.over-blog.fr/article-a-la-recherche-de-l-arca-perdue-38617522.html

 

 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Dates à retenir:

Vacances de Noël:

du samedi 20 décembre 2025 au lundi 5 janvier 2026.

 

MESSE DE NOËL À POGGIOLO:

Mercredi 24 décembre à 18h30.

 

SAMEDI 17 JANVIER à 15 h

(Fête de Saint Antoine):

Messe à Guagno-les-Bains.

 

Vacances de février:

du samedi 14 février au lundi 2 mars.

Vacances de Pâques:

du samedi 11 avril au lundi 27 avril.

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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