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Au lieu de se croire obligé de rédiger de longs articles lassants pour les lecteurs, Philippe PRINCE a eu une idée originale: une mini-histoire en quelques images.
Avec trois ou quatre photos et très peu de mots, on peut avoir un récit sur un aspect de Poggiolo ou des Poggiolais, comme dans le cas suivant. Si certains veulent tenter l'expérience...
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LES PIERRES À FEU
Le marcheur qui passe par la route et regarde la montagne...
... ne sait pas que, sur la gauche, il y avait l'ancienne forge du village,
que Toto a retrouvé les anciennes pierres à feu de la forge et qu'il peut les apercevoir en se penchant un peu.
La mairie de Poggiolo va devenir propriétaire de la chapelle Saint Antoine qui domine les maisons de Guagno-les-Bains. Mais connaissez-vous l'histoire de ce lieu ?
A l’origine, à la bifurcation des routes allant maintenant (car elles n’eurent pas le même tracé avant la fin du XIXème siècle) d’Ajaccio vers Soccia et vers Guagno, il y eut un monaccia, un petit ermitage de moines cordeliers. Mgr MASCARDI, dans la relation de sa visite apostolique de 1587, décrit un oratoire dédié à Saint Antoine abbé et une maison au sol de terre pour l’accueil des pauvres et des voyageurs.
Ce lieu était protégé par le curé de Saint-Siméon de Poggiolo (pétition du maire de Soccia citée par Louis Mathieu GENTY dans « Acqua medicinale », annexes 4 et 5).
Un ermite, le Père Jean, voulut que chacun put profiter des bienfaits de l’eau chaude qui jaillissait de la montagne et qui était déjà mentionnée par le chroniqueur Antone Petru FILIPPINI en 1594. Il arriva, en quêtant de maison en maison, à amasser la somme nécessaire pour la construction (entre 1709 et 1711) de trois bassins en granit pour les hommes, les femmes et les moines. Cette initiative préfigura l’établissement thermal.
Le 25 juin 1728, Mgr GIUSTINIANI, évêque de Sagone de 1726 à 1741, recommanda quelques travaux d’amélioration et ajouta que «l’ermite doit porter un habit propre aux ermites, se laisser pousser la barbe et se couper les cheveux». Il donna au chanoine Ilario GUAGNO l’autorisation de faire la quête dans tout le diocèse afin de doubler en planches le sol de la maison. Selon certaines sources, Ilario serait le grand-père ou l’arrière-grand-père du bandit Théodore POLI.
La Révolution Française supprima tous les couvents cordeliers en 1790. L’ermitage et sa chapelle furent abandonnés.
Le sanctuaire fut sauvé par le conseil général du département du Liamone qui, «dans sa séance de 1807 (…) avait voté l’application du produit de quatre centimes additionnels pour le rétablissement de l’ancienne chapelle de Saint-Antoine» (François VAN CAPPEL de PRÉMONT, «Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme», p. 94). La commune de Guagno, qui considérait la source comme une propriété guagnaise, y ajouta son propre financement et reconstruisit le bâtiment religieux en 1809 (Louis Mathieu GENTY dans «Acqua medicinale», annexe 26). Mais la nouvelle chapelle était désormais propriété du département.
Le culte y reprit à partir de 1810.
Construit ensuite, l’hôpital militaire lui fut accolé, comme le montre le cadastre de 1857. La chapelle est donc bien antérieure à l'hôpital. Elle correspond à la parcelle 169, cerclée en rouge. H.M. signifie Hôpital Militaire et E.T. Etablissement Thermal.
Dans la reconstitution ci-dessous, réalisée d’après le plan COTIN de 1838 (François VAN CAPPEL de PRÉMONT, «Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme», p. 116), Saint-Antoine est le numéro 4 (3 pour l’hôpital militaire).
Maintenant que cet hôpital n’existe plus, la chapelle est seule sur la plate-forme qui surplombe la vallée du Fiume Grosso. Restée propriété du département depuis plus de deux siècles, elle vient de devenir municipale.
Et l’abbé au cochon protège toujours Guagno-les-Bains...
Le chiffre semble inimaginable pour un petit village corse mais il bien fallu 230.000 petits cubes nommés tesselles pour réaliser la superbe mosaïque qui décore l'allée centrale de la nef de l'église saint Nicolas de Guagno. Patricia CHAUVEAU a présenté ce magnifique travail par un article de Corse-Matin paru lundi 25 novembre.
L'artiste ajaccienne Carole Caterina MUFRAGGI et le mosaïste Sergio MORUZZI ont conçu, dessiné et posé ce véritable chef-d'œuvre que vous pouvez découvrir avec les photos suivantes.
Il faut remarquer que cette nouvelle décoration n'est qu'une étape supplémentaire dans le renouveau de l'église guagnaise. Le maire, Paul COLONNA, après le toit, le presbytère et le chemin de croix, avait fait refaire les vitraux il y a six ans par la même artiste (voir l'article Les nouveaux vitraux guagnais). Mario SEPULCRE est également l'auteur de deux grandes fresques du chœur.
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Les nouveaux vitraux guagnais - Le blog des Poggiolais
Etape après étape, Paul COLONNA, le maire de Guagnu, poursuit la restauration de l'église de sa commune, qui est réputée comme "la plus importante de Corse-du-Sud". Le toit, le presbytère, le...
Poggiolo-Guagno-les-Bains est directement concerné par la réunion de la Commission Permanente du mercredi 27 novembre 2024 qui préparera les travaux de l'Assemblée de Corse.
Le rapport 292 qui sera examiné prévoit que la Collectivité de Corse vendra à la commune la parcelle de terrain sur laquelle se trouve la chapelle Saint Antoine, au-dessus de Guagno-les-Bains. Ce bâtiment appartenait depuis sa construction en 1807-1810 au Département.
D'autres renseignements dans un prochain article.
Raportu nu 292 : Vendita da a parte di a Cullittività di Corsica à a cumuna di U Pighjolu (Pumonti) di a cappella « Sant’Antone » catastrata in Sizzione B 607 è 608 nantu à u tarritoriu di sta cumuna - Putere datu à u Prisidente di u Cunsigliu esecutivu di Corsica da firmà l’attu autenticu di vendita.
Rapport n° 292 : Vente par la Collectivité de Corse au profit de la commune d'U Pighjolu (Pumonti) de la chapelle « Saint-Antoine » cadastrée Section B n° 108 et des parcelles adjacentes cadastrées Section B n° 607 et 608 sises sur le territoire de ladite commune - Pouvoir donné à M. le Président du Conseil exécutif de Corse de signer l'acte authentique de vente.
Le village de Soccia va fêter la Saint André samedi 30 novembre. Les enfants feront le tour des maisons pour réclamer des friandises.
En Corse, pendant longtemps, le 30 novembre, la fête du premier apôtre qui suivit le Christ, avait des ressemblances avec l'américaine Halloween.
"L'almanach de la mémoire et des coutumes de la Corse" de Claire Tiévant et Lucie Desideri (voir ICI) évoque cette coutume:
"Le jour de la Sant' Andria était naguère fort attendu par les jeunes gens; en effet, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, dans de très nombreux villages ils avaient coutume de se réunir et, par petits groupes joyeux, d'aller frapper de porte en porte en chantant:
Aprite! Aprite!
A Sant' Andria
Chi vene da lunga via
Ai pedi cunghjalati :
E hà bisognu di riscalda si
D'un bu on bichier' di vinu!
(Ouvrez! ouvrez!
A saint André
Qui vient de loin
Les pieds gelés:
Il a besoin d'être réchauffé
Avec un bon verre de vin!)
La voix des jeunes gens se faisait d'autant plus convaincante que la maison à laquelle ils frappaient était habitée par de jolies jeunes filles. Pour respecter les usages, u padrone (le maître de maison) ne tardait pas à ouvrir sa porte aux visiteurs auxquels il offrait du vin, des fruits et des biscuits."
Il reste un mystère à percer dans la photo d'une procession du 16 août à Poggiolo vers les années 1952-1960.
Publiée page 68 du livre I nostri antichi di U Pighjolu, elle a déjà fait l'objet de trois articles (voir ICI, ICI et ICI). Pourtant, il n'a pas encore été question de l'itinéraire des processionnaires.
La photo les montre marchant sur la chaussée qui descend entre la fontaine et la maison MARTINI. Or, le trajet habituel n'emprunte absolument pas cette portion de route.
L'image ci-dessous montre en jaune que le chemin suivi habituellement commence par la chapelle St Roch, descend la Stetta par Teghia et la mairie jusqu'à la route départementale, la route étant empruntée pour remonter au village en passant par le Fragnu. La Stretta est reprise entre les maisons CECCALDI et MARTINI, sans aller au-delà de cette maison, contrairement à la photo ancienne.
Sur la photo de la page 68, le cortège se trouvait à l'emplacement de la croix blanche, donc en dehors de ce trajet.
Tous les Poggiolais sont habitués à cet itinéraire qui semble être immuable. Pourtant, dans la tête de certains, il doit exister une variante beaucoup plus courte. Elle consistait, après avoir marché sur la Stretta, à la quitter avant la mairie pour monter les marches conduisant à la place Inghju, à la traverser et à passer par la ruelle d'en face pour retrouver la chapelle.
Les flèches rouges montrent ce raccourci.
Une preuve de l'utilisation de ce trajet est un film fourni par Agnès CECCALDI sur le 16 août 1982 (voir l'article du 30 août 2023).
Depuis quand le grand chemin est-il utilisé régulièrement? Nos lecteurs pourraient-ils nous le dire?
Dans la vidéothèque poggiolaise (https://www.dailymotion.com/michelfran), le plus ancien reportage de la saint Roch date de 1995. Depuis cette date, il n'y a pas eu de changement.
En réalité, pas tout à fait car il faut signaler deux exceptions: en 2004 et en 2021.
En 2021, à cause des suites de l'épidémie de Covid et du troisième confinement, la procession fut raccourcie et passa par la place Inghju.
Jean-Pierre CHABROLLE avait alors réalisé un reportage photographique (son intégralité se voit ICI).
Le 16 août 2004 fut également particulier car le cortège monta par la route goudronnée jusqu'à la maison de Ceccarella MICHELANGELI, la doyenne du village qui ne pouvait plus se déplacer.
Et, curieusement, la photo du retour de ce jour-là ressemble beaucoup à celle du livre, sauf que la bannière de la confrérie de Padre ALBINI, et non pas celle de Marie, ouvrait la marche.
Mais l'énigme reste intacte:
pourquoi, le jour de la photo en noir et blanc, la procession descendait-elle la route?
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Décorticage d'une photo poggiolaise. Première partie: quand et pour qui? - Le blog des Poggiolais
En dehors de permettre de revoir le visage des êtres aimés éloignés ou disparus, une photo est toujours riche d'enseignements. Ainsi, la photo de procession qui se trouve à la page 68 du livre...
http://poggiolo.over-blog.fr/2024/10/decorticage-d-une-photo-poggiolaise.html
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Tout document peut être mis en doute, comme cette photo de procession publiée page 68 du livre I nostri antichi di U Pighjolu. Son examen a déjà commencé dans un article précédent. Après to...
http://poggiolo.over-blog.fr/2024/10/decorticage-d-une-photo.deuxieme-partie.html
Les bastelle poggiolaises du 2 novembre ont été cuites dans le four municipal qui a été construit devant la salle des fêtes. Autrefois, chaque famille ou quartier du village utilisait son propre four. Certains fours ont été détruits, d'autres abandonnés, certains reconstruits.
Le film suivant, réalisé il y a douze ans, montre la diversité des fours de notre village.
La bénédiction des tombes du cimetière a lieu en principe chaque 2 novembre.
Auparavant, les parents des personnes enterrées viennent nettoyer les sépultures et les fleurir.
Mais cette coutume va-t-elle continuer encore longtemps quand on constate les progrès de la crémation?
Le sociologue Jérôme FOURQUET vient de publier "Métamorphoses françaises", dans lequel il livre l'état de la France en schémas et graphiques très clairs et très éclairants.
Dans les pages 50 et 51, il montre l'énorme croissance de l'incinération en quarante ans.
Quelles en sont les raisons?
Pour le directeur du département Opinion de l'IFOP,
"De nombreuses raisons peuvent expliquer ce spectaculaire basculement anthropologue, au premier rang desquelles le déclin du catholicisme. Si cette religion ne condamne plus l'incinération, elle s'y est longtemps opposée et préconise toujours l'enterrement.
Mais cette prescription est manifestement de moins en moins entendue."
Jérôme FOURQUET ajoute, parallèlement à ce facteur religieux:
-"le fait d'appartenir à une société urbaine dans laquelle les individus ne résident plus à proximité des villages où sont enterrés leurs ancêtres",
-"le coût de la cérémonie de crémation, généralement peu élevé",
-"un changement du rapport à la mort et aux défunts",
-"également une montée en puissance d'un discours hygiéniste et écologiste plaidant contre l'enterrement."
On peut discuter cette analyse et dire que certains restent proches en mettant les urnes funéraires dans le caveau familial, comme le cas s'est produit à Poggiolo dans les familles BARTOLI ou CECCALDI.
Pour d'autres, avoir des parents enterrés dans le village permet de savoir d'où l'on vient, de quels ancêtres on est issu, de quel environnement, de quelle histoire l'on est le résultat.
En tout cas, un tel phénomène doit faire réfléchir.
Ci-dessous, la planche de la BD Pierre Tombal d'où est extraite la première image.
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Vacances de la Toussaint:
du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026
Vacances de Noël:
du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027
Début janvier 2027:
Assemblée générale du Comité des Fêtes.
Vacances d'hiver:
du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027
Vacances de Pâques:
du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027
Vacances d'été:
à partir du samedi 3 juillet
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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