Nouvelles photos et petit texte d'Hélène DUBREUIL sur la cérémonie du 8 septembre:
Au col de Sorru, la messe de la nativité de la Vierge a été présidée par le Père KENNEDY, OMI du couvent de Vico, accompagné par le chœur d'hommes de Sorru in sù.
Tous les villages du haut-canton étaient représentés et il y avait plein de petits enfants.
Malgré un temps maussade mais chaud, ce fut une belle célébration selon la tradition.
La troisième photo est de Jeanne SEGURA, les autres d'Hélène DUBREUIL.
La cérémonie en l'honneur de la Nativité de la Vierge a connu un grand succès dimanche 8 septembre 2024 au col de Sorru. Des pèlerins de tout âge et des différents villages de Sorru in Sù o...
La cérémonie en l'honneur de la Nativité de la Vierge a connu un grand succès dimanche 8 septembre 2024 au col de Sorru. Des pèlerins de tout âge et des différents villages de Sorru in Sù ont suivi la croix et la statue de Santa, témoignant de l'attachement populaire à la Reine de la Corse et à nos traditions.
Tous nos remerciements à Hélène DUBREUIL pour ce reportage dans lequel on peut voir beaucoup de têtes connues.
Le jour du 16 août, la fête de saint Roch à Poggiolo ne consiste pas seulement en la procession, bien filmée par Philippe PRINCE (voir Le film de la procession de saint Roch). Il existe plusieurs étapes.
Le matin, la chapelle est décorée intérieurement et extérieurement.
La cérémonie commence par la messe sur la place.
Puis, la procession s'ébranle en se voulant bien ordonnée.
Très rapidement, elle se fractionne.
Le regroupement a lieu lors de la station pour des prières devant la croix du Fragnu.
La statue revient à la chapelle après le "Dio vi salvi regina".
Enfin, détente autour de l'apéritif dînatoire qui était agrémenté cette année par la vente du livre "I nostri antichi di U Pighjolu".
Il est traditionnel de filmer la procession de saint Roch pour la mettre sur Youtube, Dailymotion ou Viméo. Depuis 1995, pratiquement toutes les cérémonies du 16 août sont disponibles en ligne, formant un intéressant recueil de documents sur l'évolution de la vie du village.
Celle de cette année 2024 s'est ajoutée à la liste grâce à Philippe PRINCE qui s'était installé sur le bord de la stretta, devant l'ancienne maison de Pierrot PIETRI. Tous les processionnaires ont été filmés, malgré le fait que le cortège s'était rapidement scindé en plusieurs groupes. Chaque participant pourra s'y reconnaître.
Le chiffre de 4000 vient d'être atteint avec l'annonce de la rencontre d'historiens à Letia le 10 août !
Oui, le Blog des Poggiolais a publié 4.000 articles depuis son début le 1er mars 2009 !
Sa particularité est d'être entièrement consacré à Poggiolo. Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent. Il n'oublie pas les villages voisins.
Comme il est écrit dans la présentation du site,
"POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais, pour les personnes qui vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité"
Ce blog peut être qualifié de nostalgique ou de passéiste mais on pourrait réfléchir à cette citation du philosophe Gustave THIBON (1903-2001):
"Que m'importe le passé en tant que passé; ne voyez-vous pas que, lorsque je pleure sur la rupture d'une tradition, c'est surtout à l'avenir que je pense? Quand je vois pourrir une racine, j'ai pitié des fleurs qui demain sècheront faute de sève."
Enfin, Le Blog des Poggiolais n'est pas le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Il est ouvert à tous les Poggiolais ou amis de Poggiolo.
Le meilleur symbole d'un village est l'église dont le clocher se voit de loin et semble protéger maisons et habitants.
En plus de son caractère sacré, l'église est un point de ralliement et d'identification d'une communauté.
Même si Saint Siméon semble être très en hauteur par rapport à Poggiolo, les familles poggiolaises ont toujours tenu à y venir célébrer leurs événements importants.
Ainsi, des témoignages photographiques de mariage montrent sur plusieurs générations le lien étroit qu'entretient une famille avec le village.
Le 21 septembre 1946, le cortège nuptial qui sortit de l'église et commençait à descendre la stretta, alors non cimentée et coupée de hautes marches, était celui de Visconti OLIVA (1913-1977) et de Julie DESANTI (1922-2015).
Trente ans plus tard, leur fille Madeleine, se trouvait au bras de Jean-Silius PAOLI pour descendre le même chemin, devenu cimenté.
En août 2004, ce fut au tour de Jean-Silius de conduire sa fille Stéphanie à Saint Siméon pour son mariage avec Philippe Lechuga.
Après la cérémonie, les jeunes mariés accomplirent la rituelle descente de la stretta sous les yeux d'une forte assistance.
Cette série familiale ne serait pas complète sans citer le mariage de Mathilde BENDLER et Christian PILTERS, le 4 août 2012. Mathilde est la cousine issue de germains de Stéphanie.
Arrivée devant le portail, avec les demoiselles d'honneur, Mathilde fut amenée dans l'église par son oncle Jérôme DUGAT.
Après une belle cérémonie dans une église St Siméon pleine, la sortie fut joyeuse avant de descendre la stretta.
Une telle continuité démontre que, même si l'on habite loin de Corse, on peut rester très attaché au village et à ses symboles. On sait, malgré les générations qui passent, d'où l'on vient; on connaît sa famille, ses ancêtres, ses racines.
D'autres exemples d'attachement au village existent. Si vous faites parvenir des photos, elles seront publiées elles aussi.
Autre croix poggiolaise très connue, celle qui côtoie le monument aux morts, face à la fontaine du LUCCIU.
Elle a la particularité d'être en béton mais elle a été en bois, comme le prouve cette vieille carte postale qui date d'entre les deux guerres mondiales puisque l'on y voit le monument aux morts de 14-18. Photo prise un matin, comme le prouve l'ombre du poteau électrique sur la chaussée.
L'année de la construction du monument n'est pas connue. En tout cas, elle est d'après 1923, date du décès d'un des Poggiolais inscrits sur ses faces.
La photo suivante pourrait montrer la mise en place de la croix. Il y en avait peut-être déjà une à cet endroit qui fut, jusqu'aux années 1930, le bout de Poggiolo. On sait que de nombreux villages ont un calvaire à leur entrée et à leur sortie.
Cette croix était très haute. Comme elle domine la vallée du Fiume Grosso, n'était-ce pour être bien vue de Guagno-les-Bains? Ou bien n'aurait-elle pas été installée par le Père ALBINI lors de ses missions en 1837 et 1838? Au terme de chacune d'elles, il en érigeait une haute de douze à quinze mètres.
On remarquera l'étroitesse de la route, inimaginable aujourd'hui.
Cette croix supporta bien le temps de la guerre. Elle est toujours présente sur cette photo de 1947.
Quand a-t-elle été changée pour une croix en béton, qui réutilise le même socle, et de hauteur nettement moins imposante? Certains des lecteurs de cet article ont peut-être la solution.
Le voisinage de cette croix avec le monument aux morts fait qu'elle participe chaque 11 novembre à la commémoration de l'armistice et des Poggiolais morts pendant les guerres.
Médias et réseaux sociaux corses se sont agités pour une ridicule querelle. Une récente habitante du village de Quasquara, qui se plaignait déjà des sonneries de cloches et avait été candidate aux élections contre le maire actuel, s'est plainte auprès du tribunal administratif de la reconstruction d'un calvaire. Sans vouloir donner un avis sur le bien-fondé de la plainte, on peut remarquer la grande place que tiennent les symboles chrétiens dans la culture des Corses. On peut en profiter pour présenter les croix qui existent à Poggiolo et à Guagno-les-Bains.
La série d'articles qui commence ici est une nouvelle version d'une série publiée en mai 2013.
1- Fragnu, une croix à l'entrée de Poggiolo
Pratiquement toutes les communes corses possèdent des calvaires au bord de la route. Le plus souvent, il y en a deux, un à l'entrée et un à la sortie du village.
Ces croix sont des symboles de l'empreinte de la religion catholique sur la culture et la société corses.
En bas de Poggiolo, à la bifurcation des routes vers Guagno-les-Bains, Orto et Soccia, le site du FRAGNU comporte depuis longtemps une croix. Depuis quand? Depuis toujours? Qui pourrait donner une réponse précise? Certains donnent la date de 1875.
Sur cette seconde, avec Jules OLIVA (1922-1982) à son pied et qui doit dater de la fin des années 40, la croix paraît impressionnante. Etait-elle plus haute que l'actuelle ?
Très abîmée par le temps, cette croix fut remplacée dans les années 80 (peut-être en 1983?) par une nouvelle sur décision de la municipalité alors présidée par Bernard PAOLI.
Son inauguration fut l'occasion de réunir élus, prêtres, résidents permanents et estivants. Ces photos se trouvent en principe toujours sur les murs de la Mairie.
On peut essayer d'y reconnaître les visages d'il y a quarante ans (cliquer sur les photos pour les agrandir).
Pour Noël 2007, le monument reçut une guirlande électrique et brilla la nuit.
Tombée en panne en 2010, elle ne fut pas remise en état, peut-être parce que certaines mauvaises langues disaient que le calvaire éclairé ressemblait ainsi à une croix enflammée, symbole du mouvement raciste américain Ku-Klux-Klan!
Le monument a tenu trente ans. La croix fut abattue par un vent violent le 26 décembre 2014 et se brisa en plusieurs morceaux.
La mairie commanda immédiatement une nouvelle croix à Christophe CHAUVEAU et, le dimanche 22 février 2015, à l'occasion de la fête de Saint Siméon, elle était revenue. C'est elle qui est toujours là.
Elle marque bien l'entrée du village et elle est une étape obligatoire lors de la procession de Saint Roch.
Ci-dessous, célébrations du 16 août 2015 et du 16 août 2020 (cliquer sur les images pour les agrandir).
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).