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14 février 2026 6 14 /02 /février /2026 07:00

 

   Relayant l'appel de Jean-Pierre Fondeville publié sur ce blog le 3 février, Corse-Matin a publié le 12 février un article de Pascale CHAUVEAU qui rappelle en quoi consiste la campagne du "plus grand musée de France" et décrit les œuvres d'art corses en lice.

   Les Deux Sorru sont concernés par les deux statues polychromes de l'église de Vico.

 

Agissons pour les statues de Vico
Agissons pour les statues de Vico

   Jean-Noël COPPOLANI qui est mentionné pour la statue de saint Antoine est l'artiste qui a décoré les églises de Poggiolo et de Soccia.

 

   Pour avoir plus d'informations sur ces statues, cliquez ICI.

 

   Vous avez jusqu'au 22 février pour participer!

 

   Votez en allant sur sauvegardeartfrancais.fr

 

Agissons pour les statues de Vico
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12 février 2026 4 12 /02 /février /2026 07:00

 

L'hiver est la période de la pulenta. Dans les villages, on organise des soirées de fête (le 28 février prochain à Soccia, le 14 mars à Poggiolo) pour déguster ce plat traditionnel à la farine de châtaignes. Pour le confectionner, le pulendaghju est indispensable. Cet outil est pourtant assez méconnu. Le 7 décembre 2025, dans "Corse-Matin",  Pierre-Manuel Pescetti lui a consacré un article très documenté que nous mettons à votre disposition ci-dessous

 

Dans les cuisines corses, le pulendaghju fut partout. Mais dans les livres ? Presque nulle part. Trop simple. Et pourtant : nourricier, communautaire, maternel et sans règle d'usage, il incarne une identité vivante. Mais que dit-il de notre société corse ?

Simple morceau de bois ? Ustensile de cuisine traditionnel, voire identitaire ? Relais entre les générations ou pièce artisanale à exposer ? U pulendaghju est tout ça à la fois sans l'être vraiment. Cela dépend de la perception que chacun en a, de son histoire avec l'objet. Seule certitude, il a un jour été accroché au mur de la cuisine de la grande majorité des foyers corses.

Pantaleon Alessandri se souvient encore de celui de sa grand-mère "qui était en bruyère". À 71 ans, l'ébéniste et tourneur de la vallée d'Orezza en a fabriqué des centaines pendant trois décennies : "Surtout en hêtre car, en plus d'en trouver facilement sous le San Petrone, ce bois se prête bien au tournage et il n'a pas de tanin qui peut modifier le goût de la farine. Les anciens utilisaient ce qu'ils trouvaient. D'où celui en bruyère, très difficile à travailler, qu'avait ma grand-mère."

 
S'il n'est pas celui qui transforme directement la farine en pulenda, u pulendaghju reste intimement lié à la dimension nourricière et populaire de cet ancien "plat des pauvres".
S'il n'est pas celui qui transforme directement la farine en pulenda, u pulendaghju reste intimement lié à la dimension nourricière et populaire de cet ancien "plat des pauvres". LISANDRU-FRANCESCU OLMETA

En guise de pulendaghju, certains récits parlent d'un manche à balai cassé en deux - "surtout pas, insiste Pantaleon Alessandri, car il est souvent en pin verni et ça dégage de la térébenthine sous l'effet de la chaleur" - ou d'un morceau de bois simplement trouvé en forêt. C'est dire l'importance matérielle accordée à l'objet. Et pourtant, il est une partie de l'identité populaire de la Corse.

Un objet emblématique peu étudié

Le paradoxe reste que, malgré sa popularité, u pulendaghju n'est que peu présent de la littérature scientifique et universitaire. Trop courant. Trop simple. D'autres outils culinaires ont toutefois été étudiés. "Il est pourtant intéressant. Même si son maniement fait appel à la force masculine, il a plutôt un rôle domestique et nourricier attribué aux mères de famille. Il représente les valeurs fortes, comme celle de l'entraide, qui nourrissent les familles", réfléchit Ghjacumina Acquaviva-Bosseur, docteure en langue et culture corses, spécialiste en anthropologie culturelle et enseignante à l'université de Corse.

Parmi les expressions corses, difficile de retrouver la mention de l'objet. Le linguiste et poète Dumenicu Antone Geronimi réfléchit. "Comme ça, je ne vois pas." Avant de se raviser : "Il y a bien quelque chose. Je pense à une expression qui disait : ''Esse statu allevatu 'cù u pulendaghju''."

Le symbole de l'autorité maternelle

La première image qui vient en tête est celle de l'ustensile de bois d'environ 70 cm de long utilisé pour infliger des corrections aux enfants désobéissants. "Ce n'est pas ça. U pulendaghju était le symbole de l'autorité maternelle car c'était l'objet du quotidien, du foyer tenu et dirigé par la mère. Il représente quelque part l'autorité maternelle. L'expression veut dire que la personne qui la prononce, ou dont on parle, a reçu une éducation fortement influencée par sa mère", précise Dumenicu Antone Geronimi.

S'il n'est pas celui qui transforme directement la farine en pulenda, u pulendaghju reste intimement lié à la dimension nourricière et populaire de cet ancien "plat des pauvres""Il est directement lié au châtaignier qui est l'arbre nourricier. Il fait partie de notre histoire et de notre patrimoine", insiste Pantaleon Alessandri.

 
Simple morceau de bois ? Ustensile de cuisine traditionnel, voire identitaire ? Relais entre les générations ou pièce artisanale à exposer ? U pulendaghju est tout ça à la fois sans l'être vraiment.
Simple morceau de bois ? Ustensile de cuisine traditionnel, voire identitaire ? Relais entre les générations ou pièce artisanale à exposer ? U pulendaghju est tout ça à la fois sans l'être vraiment. LISANDRU-FRANCESCU OLMET

Un pulendaghju dans la ville

C'est ce qui a inspiré Vannina Bernard-Leoni. Elle vend des exemplaires artisanaux sur sa plateforme dédiée à la châtaigne, Castagnina : "Ma démarche était plutôt centrée sur la décoration mais je me suis dit qu'il était dommage de ne pas faire quelque chose d'utile pour la culture de la châtaigne en Corse et cela passe aussi par la consommation de farine. Et le premier objet auquel on pense, quand on parle de cuisine à base de farine de châtaigne, c'est le pulendaghju."

Avec Pantaleon Alessandri, elle l'a imaginé plus petit, "pour un usage urbain", pour un couple plus qu'une famille. "Et puis, en ville, les gens ne vont pas en forêt pour trouver un morceau de bois qu'ils vont travailler", indique l'ébéniste qui poursuit : "Au début, je l'avais fait ainsi pour les touristes puis j'ai eu de plus en plus de demandes venant des Corses car les familles se sont transformées, se sont réduites. Avant, une pulenda pouvait durer des jours, elle devait être consistante et il fallait un grand pulendaghju. Aujourd'hui, c'est différent."

Innovation et imagination sont les seules limites

Certains rivalisent d'innovation pour ne pas avoir à tourner la préparation avec force pendant de longues minutes. "De nos jours, la pulenda pour deux se fait au micro-ondes. L'utilisation du pulendaghju est intimement liée à un moment de partage entre amis ou en famille. Il se passe d'une paire de mains à une autre, comme une transmission. C'est un objet communautaire", explique Vannina Bernard-Leoni.

Surtout, sa conception semble appartenir à tout le monde, et à personne à la fois. Aucun cahier des charges n'existe. "Ça permet de laisser libre cours à son imagination, tout en respectant le caractère utile de l'objet", souffle Pantaleon Alessandri.

 
Damien Duval-Filippi, tourneur, fabrique lui aussi des pièces artisanales, mais il les préfère en châtaignier.
Damien Duval-Filippi, tourneur, fabrique lui aussi des pièces artisanales, mais il les préfère en châtaignier. LISANDRU-FRANCESCU OLMETA

Damien Duval-Filippi est bien d'accord. Le tourneur trentenaire fabrique lui aussi des pièces artisanales, mais il les préfère en châtaignier : "L'essence nécessite un peu plus de traitements pour dégorger le tanin mais ça me semblait tomber sous le sens. Je pense qu'il y a autant de pulendaghji que de gens qui font de la pulenda. Leur point commun doit être la robustesse." Comment définir la pièce idéale plus que par sa solidité ? "Quand on est confortable, c'est que c'est le bon. Cela dépend beaucoup du récipient pour la partie basse. Pour le haut, on peut faire ce qu'on veut : mettre du cuir, sculpter des ornements", confie Damien Duval-Filippi. La seule contrainte à respecter : il doit bien racler la marmite et faire de la préparation de la pulenda un véritable moment de partage.

À Sant'Andria di Boziu, un pulendaghju en partie triangulaire

Quand on évoque la forme de la partie basse de l'ustensile, le cylindre est tout de suite précisé comme idéal. Sauf dans le centre de l'île, à Sant'Andria di Boziu, où certains le façonnent en triangle. "Selon la ''recette'' de Pierre Simoni, la partie triangulaire doit correspondre à la hauteur des parois du récipient. Les trois arêtes permettent de bien racler la farine délayée et cuite qui adhère aux parois"confie le grand passionné de l'histoire de Sant'Andria di Boziu, Raoul Pioli.

L'importance du pulendaghju
L'importance du pulendaghju
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23 janvier 2026 5 23 /01 /janvier /2026 07:00
La chapelle et l'arcade

 

La date de construction de la chapelle Saint Antoine de Guagno-les-Bains n'est pas certaine. Mais la recherche peut être alimentée par certains documents. Il en est ainsi de cette photo.

 

On y voit des gens sortir de la chapelle Saint Antoine qui domine le village. Mais la scène est encadrée par une arcade, reste de l'ancien hôpital militaire. Aucune date ne l'accompagne. Les vêtements des personnes présentes peut laisser penser que le cliché a été pris au début du XXe siècle. Avant ou après la première guerre mondiale?

La chapelle encadrée par l'hôpital

 

Cette image a été publiée vendredi 20 avril 2018 dans "Settimana", le supplément hebdomadaire de "Corse-Matin" dans le cadre de sa série "I ricordi di i Tomasi". Chaque semaine était présentée une ancienne photographie tirée de la collection de la famille Tomasi. 

 

L'auteur du commentaire, qui signe S.P., indiquait qu'il utilisait comme source de son rappel historique le blog des Poggiolais. L'article dont il s'est servi est "St Antoine et l'hôpital" qui peut être revu en cliquant sur le lien.

 

Voici la teneur du commentaire de la photo.

"On devine le pas lent de celles qui ont pieusement suivi l'office. Parmi cette assemblée où les femmes sont en majorité, les jupes sont longues, noires de préférence, mais le traditionnel foulard couvrant la tête est manifestement en recul. Et quelques tenues blanches - certes rares encore - disent une Corse qui bascule vers une forme de modernité vestimentaire. Que l'on se rassure, les quelques hommes saisis par le photographe portent toujours sobrement le chapeau...

Sur le plateau qui domine Guagno-les-Bains, la chapelle Saint-Antoine constitue un repère aussi géographique que spirituel et... sanitaire. A la bifurcation des routes allant aujourd'hui d'Ajaccio vers Guagno et Soccia, l'histoire raconte qu'un petit ermitage de moines cordeliers existait déjà au XVIe siècle (source: blog des Poggiolais). Par la suite, il fut question que les moines, mais aussi le reste de la population, profitent "des bienfaits de l'eau chaude qui jaillissait de la montagne".

Une source qui compta pour beaucoup dans le développement que connut le site. Ainsi, au XIXe siècle, un hôpital militaire fut même accolé au sanctuaire. Ce qui explique que, quelques décennies plus tard, en ce début du XXe siècle où fut pris ce cliché, existaient encore des vestiges d'une architecture, saisis ici au premier plan, mais désormais disparus. Saint-Antoine reste maintenant seul offerte au regard des passants et des fidèles qui, à l'occasion, demande (sic) parfois qu'elle soit rouverte pour une célébration. L'exemple d'un patrimoine qui, sans prétention, raconte nos montagnes.

S. P.

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11 janvier 2026 7 11 /01 /janvier /2026 07:00

 

Quand, à Guagno-les-Bains, samedi 17 janvier, retentira la cloche pour appeler à la messe de Saint Antoine, les fidèles penseront-ils qu'elle a désormais cent ans?

 

Pourtant, la date est bien indiquée sur la cloche elle-même, fixée au clocheton.

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

La chapelle Saint Antoine n'a pas de clocher mais un clocheton éloigné de quelques mètres du bâtiment. Autrefois, près de nombreuses églises, dont les fidèles n’avaient pas les moyens de payer l’édification d’un clocher, une cloche était suspendue à la grosse branche d’un arbre ou entre deux troncs. Ce fut le cas pendant longtemps avant l’actuelle construction en moellons de granite bétonnés.

 

A Poggiolo, il fallut de nombreuses années pour que Saint Siméon obtienne son clocher (voir article: "La Laïcité en action dans les Deux Sorru : La fabrique part dans la dignité").

 

Depuis quand le clocheton actuel existe-t-il donc à Guagno-les-Bains ? On ne le sait pas mais il a probablement l'âge de la cloche.

 

D'un côté, sur le bronze de la cloche, le Christ (ou un saint) apparaît en relief.

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

Le côté opposé comporte un crucifix et l’inscription :

 « LAUDATE DOMINUM

A. D . 1926 »

(Louez le Seigneur

Année du Seigneur 1926)

Photo Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

Photo Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

 

Depuis cent ans, depuis 1926, cette cloche domine la chapelle et les maisons de Guagno-les-Bains, comme sur cette carte postale où le clocheton, entouré d’un cercle rouge, émerge des ruines de l’hôpital militaire.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

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2 janvier 2026 5 02 /01 /janvier /2026 07:00

 

Pour préparer la messe de minuit, l'église Saint Siméon a fait l'objet d'un grand nettoyage.

La crèche de Poggiolo

 

La crèche fut placée sur le côté gauche du chœur, près du sapin de Noël enguirlandé.

La crèche de Poggiolo

Un grand merci à toute cette équipe dévouée:


Jean Laurent 
Pierrot 
Nénette 
Marie 
Germaine 
Felicie 
Claudine 
Vanina 
Karine.

La crèche de Poggiolo
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25 décembre 2025 4 25 /12 /décembre /2025 00:01
Joyeux Noël à tous

Crèche installée pour Noël 2010 dans l’église St Siméon de Poggiolo par François MICHELANGELI.

 

 

ATTENTION!

Le Blog des Poggiolais prend des vacances. Sauf événement important, aucun nouvel article ne sera publié avant le 1er janvier.

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24 décembre 2025 3 24 /12 /décembre /2025 07:00
Ceppu di Natale

 

Ceppu di Natale (la Bûche de Noël): le feu de Noël accueille le visiteur qui vient apporter la bonne nouvelle.

Chì ghjè issu passu issu pichju chì ghjè

Entrite puru chì chjave ùn ci n’hè

Viaghjadore bona sera

Parite stancu calatevi quì

U focu anch’ellu vi dici di sì

Hè ora digià, digià di fà cena

A ci sparteremu state tornu appena

 

Ceppu di Natale piccia piccia tù

Ingrendaci u core grande ancu di più (bissu)

 

Issu luminellu chì luce culà

U seguitate vi ferà francà

Muntagne è mari sin’à ghjornu

A terra sana pigliate à girà

Fateli tutti paesi è cità

Mettite alegria in tutte e case

Voi o messagieru di speranza è pace

 

Ceppu di Natale piccia piccia tù

Ingrendaci u core grande ancu di più (bissu)

 

 

Quel est ce pas ? Qu’est ce que c’est ce coup ?

Entrez, il n’y a pas de clef

Voyageur bonsoir

Vous paraissez fatigué  arrêtez vous ici

Même le feu vous le dit

Il est l’heure déjà, déjà de dîner

Nous partagerons restez encore un peu

 

Bûche de Noël enflamme toi

Grandis notre cœur un peu plus (bis)

 

Cette petite lumière qui luit là-bas

En la suivant vous fera franchir

Montagnes et mers avant le jour

Faites le tour de la terre

Faites tous les villages et les villes

Mettez de la joie dans toutes les maisons

Vous le messager de l’espoir et de la paix

 

Bûche de Noël enflamme toi

Grandis notre cœur un peu plus (bis)

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21 décembre 2025 7 21 /12 /décembre /2025 07:00

 

Quelles sont les véritables traditions corses de Noël?  Jean-Pierre BONNAFOUX en avait rédigé la liste dans un article publié dans "Inseme" de décembre 2020.Nous le recopions tel quel , même avec ses répétitions sur le repas de Noël.

 

Le Père Noël est-il corse ? 

En  tout cas, le chant le plus célèbre sur le gros bonhomme rouge que l'on chante en famille au coin du feu est bien originaire de l'Ile de Beauté!

De nombreux interprètes l'ont entonné mais c'est Tino ROSSI, chanteur populaire ajaccien, qui demeure son emblématique ambassadeur.

 

 

Bûcher de Noël 2010 à St Siméon de Poggiolo (photo Jean-Martin Franceschetti).

Bûcher de Noël 2010 à St Siméon de Poggiolo (photo Jean-Martin Franceschetti).

 

Le bûcher de Noël

En Corse, on prend la tradition de la bûche de Noël au pied de la lettre ! Cette buche-là, on ne la trouvera pas en dessert mais bien sous forme de bûcher, préparé par les enfants, allumé devant l’église du village, enflammé à la sortie de la messe de minuit le 24 décembre.

Le 25 après la disparition du feu, les cendres étaient ramassées par les villageois qui les déposaient dans leur cheminée.

 

La coutume corse des 7 veillées

Jusqu’au début du siècle dernier, plus particulièrement en Haute-Corse, les jeunes du village se rassemblaient en petits groupes et partaient rendre visite à 7 familles du village : c’est la coutume des 7 veillées.

Ils apportaient à chaque fois une bûche de bois pour chauffer l’âtre et partager les pâtisseries préparées par la mère de famille.

 

La pratique religieuse de l’Ochju

En Corse, on ne parle pas de « mauvais œil » mais de l’Ochju, qui désigne les forces mystérieuses dont une personne est victime. Pour conjurer ce mauvais œil, il faut apprendre à chasser l’Ochju. Et c’est dans la nuit de Noël qu’a lieu l’apprentissage des incantations.

 

Le repas traditionnel de Noël en Corse

Il reste copieux et très festif ! Traditionnellement, on laisse toujours une assiette en plus à table, « u piattu di u puvarettu » ou l’assiette du pauvre.

En entrée, on commence généralement par des œufs de mulet ou une brouillade d’œufs aux d’oursins, mais le prisuttu et la coppa constituent aussi des entrées très répandues. Le plat principal est constitué d’agneau rôti et de polenta. En dessert, on déguste la délicieuse « Ceppu di Natale Castagniu », la bûche de Noël à la châtaigne.

Si vous avez envie de déguster un repas traditionnel corse pour les fêtes de fin d’année, venez découvrir nos plats typiques, de l’entrée au dessert !

 

L’identité corse, au cœur des fêtes de fin d’année

Vous souvenez-vous de l’accent mélodieux qui vous chantait « Petit Papa Noël » dans votre enfance ? C’était celui de Tino Rossi, né dans le centre d’Ajaccio ! Vous pourrez découvrir la façade de sa maison natale dans la rue Fesch, mais aussi visiter sa villa, située dans la pinède du Scudo et consacrée aujourd’hui à l’ensemble de sa carrière. La tombe du chanteur se trouve enfin dans le petit cimetière de la route des Sanguinaires.

 

Natale in Corsica

 

Des traditions de Noël datant de plusieurs générations

Le Noël corse redonne cependant vie à des traditions bien plus anciennes que celle du père Noël dont le succès ne commence qu’à partir des années 50.

Parmi les coutumes les plus ancrées, figure celle du Rocchiu, ou bûcher de Noël : les enfants des villages corses avaient en charge de récolter, toute la journée du 24, le bois qui servirait à allumer un grand bûcher devant l’église à la fin de la messe de minuit. Ils arpentaient donc les maisons du bourg et les fermes des hameaux en criant « O Rocchiu ! » afin de rassembler suffisamment de branches et de bûches pour le grand feu du soir. Le bûcher de Noël devait pouvoir brûler toute la nuit et laisser, au matin du 25 décembre, des braises et cendres chaudes que se partageaient les villageois pour les mêler à celles de leur propre âtre. Certains villages perpétuent encore la tradition.

La table du réveillon conserve en Corse les mets partagés à Noël en vertu d’une longue tradition : parmi les spécialités incontournables qui ouvrent le repas figurent les œufs de mulets, la brouillade d’œufs aux oursins et les charcuteries locales comme la coppa et le prisuttu. Le plat principal consiste généralement en un cabri rôti accompagné d’une pulenda aux châtaignes. Le repas de Noël s’achève sur la traditionnelle bûche aux châtaignes, accompagnée d’oranges et de clémentines corses.

 

Noël en Corse, un mélange de superstitions et de convivialité

Le réveillon de Natale a longtemps été accompagné de certaines traditions que certaines familles corses continuent parfois de respecter : c’est le cas, par exemple, de l’assiette supplémentaire laissée à table, dite « u piattu di u puvarettu » ou l’assiette du pauvre. Les personnes les plus superstitieuses veilleront à respecter aussi la coutume qui veut que le feu de la cheminée soit alimenté par un nombre de bûches identique au nombre de convives présents à table : au risque d’être endeuillé l’année suivante à hauteur du nombre de bûches manquantes !

 

Le soir de Noël est aussi traditionnellement l’unique moment de l’année où il est possible de se transmettre les incantations, prières et savoirs liés à la conjuration du mauvais œil (ochju). Selon la coutume, la Veghja de Natale (veillée de Noël) est aussi l’occasion pour la Signadora de lire et d’interpréter les signes.

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13 décembre 2025 6 13 /12 /décembre /2025 07:00

 

Le 13 décembre est le jour de la fête de sainte Lucie qui a toujours été très honorée en Corse, Elle fait partie de ces traditions dont le pape François disait l'an dernier qu'elles sont une richesse de l'île.

Vierge de Syracuse, Lucie aurait été martyrisée en 304, sous le règne de Dioclétien, après avoir été dénoncée par son fiancé. Elle aurait subi plusieurs supplices et elle s'arracha elle-même les yeux pour les faire porter à don dénonciateur. Réputée pour guérir des maux d'yeux, sainte Lucie a joui d'une grande ferveur en Corse.

 

Rien d'étonnant à ce qu'il en soit ainsi à Poggiolo

A l'église Saint Siméon, dans la deuxième chapelle à droite en entrant, se trouve une statue la représentant. Elle surmonte un autel frappé de ses initiales (S. L.).

Dans cette même chapelle, sur le côté, a été placée une statue représentant sainte Madeleine.

 

Le jour de François Bayrou et de sainte Lucie

 

Sainte Lucie est ici depuis longtemps, depuis 144 ans.

 

C'est en 1881 qu'elle fut donnée à la paroisse de Poggiolo par Jean-Baptiste PINELLI, si l'on en croit l'inventaire effectué en juin 1905. Elle avait une valeur de 40 francs. Seule, la statue de saint Siméon avait un prix plus élevé.

 

Le jour de François Bayrou et de sainte Lucie
Photos Michel Franceschetti

 

Qui était ce généreux donateur?

 

Il était un enfant de Poggiolo où il naquit le 21 août 1848. Il s'engagea dans l'armée en octobre 1866 et y fit une longue carrière. Jean-Baptiste PINELLI, décédé le 15 juillet 1917 à Paris, fut le Poggiolais le plus âgé ayant participé à la première guerre mondiale (fiche 97 de notre liste). Il fut le père de Noël PINELLI, le seul Poggiolais à avoir été membre d'un gouvernement.

 

Connaissez-vous cette statue? 

 

Des visites guidées permettraient de connaître les nombreux trésors religieux de Poggiolo et Guagno-les-Bains.

Dans cet ordre d'idées, un livre des églises et chapelles de la commune serait certainement utile. Qu'en pensez-vous?

 

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7 décembre 2025 7 07 /12 /décembre /2025 07:00

 

Les personnes intéressées par la mise en place de la crèche de Soccia sont invitées à se présenter dimanche 14 à l'église du village.

 

A quoi va ressembler la crèche de Soccia?
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Jeudi 13 août:

Grand bal animé par Sirocko.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.

 

Lundi 17 août:

- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.

- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alban Poggiolo.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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