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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 17:59

L'article sur "La nuit des mazzeri" (Les légendes de chez nous (4/7): la nuit des mazzeria mentionné Dorothy CARRINGTON. Il est indispensable de connaître cette grande dame qui joua un rôle important dans le lancement de l'archéologie et de l'ethnologie de la Corse.

Dorothy, l'Anglaise ensorcelée par la Corse

"Lady Rose, l'insulaire", un reportage de France 3 réalisé en 2006, montre la vie aventureuse de cette Anglaise de la haute société qui se voua à une île qui n'était pas la sienne jusqu'à son décès en 2002.

Cette vidéo de 52 minutes insiste sur le voyage de 1948 et le choc de la révélation des statues-menhirs de Filitosa, alors totalement inconnues.

Dessins de Francis ROSE, images de vieux villages, paysages de ce Niolu que Miss CARRINGTON sillonna si souvent à pieds, illustrent les passages de ses livres et d'anciennes interviews. Il faut voir (à partir de la 17ème minute) les extraits d'un film sur la foire de Casamaccioli en 1948.

Les mazzeri sont présentés au bout de 45 minutes. Pour l'infatigable Britannique fascinée par la Corse, le mazzérisme, auquel elle consacra un livre, n'est pas une légende mais la survivance d'une croyance traditionnelle.

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 18:00

S’il a déjà été bien célébré, le centenaire du début de la Première Guerre Mondiale doit l’être plus particulièrement au début août.

Suite à l'assassinat de l’archiduc autrichien François-Ferdinand à Sarajevo, un mois plus tôt, le 28 juin 1914, le gouvernement français décrèta la mobilisation générale samedi 1er août à 16 heures, avec effet le dimanche 2. Tous les clochers de France firent entendre un sinistre tocsin. L'Allemagne déclara la guerre à la France le 3 août.

Pour ce qui fut appelée "la Grande Guerre", la façon dont son déclenchement fut perçue à Poggiolo est bien montrée par l'exemple de Jean LOVICHI, grâce à un émouvant texte de Romain DURAND.

1914: la fin d'un bel été

Petit-fils du sous-préfet Charles LOVICHI, Romain DURAND, après une importante carrière de directeur financier, a été membre de l'Académie des Sciences Morales, des Lettres et des Arts de Versailles. Il a fait des recherches importantes de généalogie (sur GENEANET, son arbre comportait 3344 noms) et d'histoire sociale et militaire. Dans son étude "Soldats par habitude, Etre soldat de 1720 à 1920", il évoque son héroïque oncle Jean dont le nom est gravé sur le monument aux morts de Poggiolo. Il est décédé en juillet 2010.

Ce texte a déjà été publié sur le blog de Poggiolo le 11 août 2010.

1914: la fin d'un bel été

     "Jean LOVICHI est né à Constantine en 1893. Son père, Charles, est en 1914 administrateur civil de la commune de l'Edough, avec résidence à BÔNE; sa mère Odile était professeur de lettres. Aîné et seul garçon d'une famille de quatre enfants, l'éducation de Jean avait été conduite avec un soin extrême. Il avait fait de brillantes études au lycée de Constantine avant de faire sa philo au lycée Henri IV dans la classe d'Emile CHARTIER, dit ALAIN. Sans la guerre, il aurait probablement été le plus jeune agrégé de philosophie de France. (..)

(les enfants de Charles Lovichi)

(les enfants de Charles Lovichi)

En juillet 1914, la famille est en Corse, comme chaque été. POGGIOLO est loin à l'intérieur des terres, entre le golfe de SAGONE et le golfe de PORTO. Charles LOVICHI n'est pas là; les membres de l'administration algérienne sont restés à leur poste dans l'attente des événements. Odile, qui reçoit régulièrement les journaux, s'inquiète. Jean, pacifiste juvénile, ne veut pas croire au pire.

Le dimanche 2 août, en revenant de SOCCIA avec les boules de pain frais, madame LOVICHI et ses deux filles remarquent une agitation insolite. Tout le monde est dehors, parlant de mobilisation et de guerre. On court au-devant d'Odile dans l'espoir qu'elle donnerait des explications. Une vieille cousine qu'on ne voyait jamais au grand jour, diaphane sous le fichu noir, demande: "Oh! Odile! Ils seront avec nous les Français cette fois?".

(Odile Lovichi)

(Odile Lovichi)

     Au village, on se rappellera longtemps avoir vu Jean LOVICHI remonter de la rivière en pleurant son idéal trahi. On ne le comprenait pas bien, mais on lui passait tout. Bientôt, de SOCCIA, de POGGIOLO, de GUAGNO, d'ORTO, chantant les vieux refrains guerriers de la Corse, les mobilisés descendaient d'un pas vif, la musette au côté, pressés de rejoindre les tirailleurs, les zouaves, les alpins, la coloniale pour se distinguer dans la grande épreuve. Odile ordonna qu'on refit les bagages. La route de BÔNE pouvait être perturbée par les navires allemands (elle le fut en effet), et il n'y avait pas de temps à perdre."

 

 

   Au village, on se rappellera longtemps avoir vu Jean LOVICHI remonter de la rivière en pleurant son idéal trahi. On ne le comprenait pas bien, mais on lui passait tout. Bientôt, de SOCCIA, de POGGIOLO, de GUAGNO, d'ORTO, chantant les vieux refrains guerriers de la Corse, les mobilisés descendaient d'un pas vif, la musette au côté, pressés de rejoindre les tirailleurs, les zouaves, les alpins, la coloniale pour se distinguer dans la grande épreuve. Odile ordonna qu'on refit les bagages. La route de BÔNE pouvait être perturbée par les navires allemands (elle le fut en effet), et il n'y avait pas de temps à perdre."

 

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 17:59

L'année 1914 est à la mode car nous sommes arrivés au centenaire du début de ce massacre que fut la Grande Guerre.

Même si, rétrospectivement, l'affrontement ne pouvait n'être qu'inévitable, les contemporains n'en avaient pas conscience. En regardant les documents de l'époque, on se rend compte que les préoccupations étaient bien loin de la guerre. Nous avons déjà vu que les élections législatives avaient été acharnées en avril (article: Il y a cent ans: l'originalité poggiolaise).

En juillet, plusieurs semaines après l'attentat de Sarajevo, les faits divers occupaient une grande place dans les informations.

Ainsi, le drame connu un peu partout le 19 juillet 1914 se passa en Corse et il s'agissait d'un accident de la route.

Le 18 juillet, vers 13 heures, le car transportant le courrier et sept passagers entre Vico et Ajaccio cassa son axe de direction à l'entrée de la ville. Le chauffeur, Dominique Coggia, ne put éviter de heurter un arbre. Il y eut six ou sept blessés, selon les journaux. Oui, "selon LES journaux", car la nouvelle fut répercutée, non seulement par les journaux corses mais aussi par de nombreux quotidiens continentaux.

En voici deux exemples. La première coupure de presse est extraite du "Petit Marseillais" du 19 juillet. Il est vrai que, étant donné le grand nombre de Corses habitant alors à Marseille, les nouvelles insulaires étant fréquentes dans ses pages. Mais que dire de la présence de la même information dans de nombreuses publications? Ainsi, la deuxième coupure vient du "Figaro".

Pas de doute, l'autre drame, celui qui allait durer quatre ans, était très, très loin.

 
Le drame en 1914
Le drame en 1914

PS: cet accident n'était pas le premier sur cette ligne. Il y en avait eu un en mars 1909 (voir l'article Du cheval au cheval-vapeur (n°2)) mais l'importance donnée à celui de 1914 est particulière à cause du contexte.

Le drame en 1914
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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 18:04

Plusieurs fois, ce blog a présenté de façon dispersée des cartes postales de Poggiolo, Guagno-les-Bains ou Soccia. Leurs reproductions ont servi à montrer comment étaient ces villages à certaines époques et l'évolution qui s'est produite.

Il serait bon de mettre un peu d'ordre. Guagno-les-Bains ayant été le sujet d'un très grand nombre de clichés, sa compilation est loin d'être terminée. Pour le moment, voici donc la collection poggiolaise. Quand de nouveaux modèles seront-ils créés?

Chaque reproduction est accompagnée de la référence de l'article du blog où l'image avait été présentée, analysée, vaguement datée et comparée avec la réalité d'aujourd'hui. Vous pouvez y aller en cliquant sur chaque titre.

Les photos sont plus lisibles en cliquant sur elles.

Deux photos prises depuis la route en haut de Guagno-Les-Bains.

Articles concernés:Pas de jaloux, Est-ce le bon lieu? et Vieilles cartes postales et réalités d'aujourd'hui

Cartes postales de Poggiolo: la compil'
Cartes postales de Poggiolo: la compil'

Poggiolo vu depuis la route de Soccia 

Article concerné: Vieilles cartes postales et réalités d'aujourd'hui

Cartes postales de Poggiolo: la compil'

Poggiolo vu depuis l'église d'en haut: 

Article concerné: Vieilles cartes postales et réalités d'aujourd'hui

Cartes postales de Poggiolo: la compil'

Le monument aux morts sans sa clôture 

Article concerné: Le coin à transformations: précision grâce à une carte postale inédite

Cartes postales de Poggiolo: la compil'

Le monument aux morts avec sa clôture et la croix.

Article concerné:Poggiolo aux enchères

Cartes postales de Poggiolo: la compil'

L'unique carte postale utilisée après la seconde guerre mondiale.

Article concerné:

Cartes postales de Poggiolo: la compil'

La seule carte encore commercialisée actuellement (en vente à l'église Saint Siméon).

Article concerné: La seule carte postale actuelle

Cartes postales de Poggiolo: la compil'
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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 18:00

Même si internet et les smartphones sont largement utilisés, la carte postale reste toujours un moyen important pour envoyer un message de vacances. Elle permet d'écrire quelques mots, mais pas trop longs, pour montrer que l'on n'oublie pas les parents et les amis. La photo imprimée montre le lieu où l'on a séjourné.

De très nombreux endroits se sont ainsi affichés sur ces rectangles de carton. Après la deuxième guerre mondiale, le village de Poggiolo se présentait avec cette vue:

La seule carte postale d'après-guerre

Ceux qui furent jeunes dans les années 1950 et 1960 et qui venaient l'été doivent se souvenir d'en avoir envoyé, eux ou leurs parents, plusieurs fois, puisqu'il s'agissait du seul modèle existant, qui s'achetait essentiellement dans la boutique de Mimi Colonna à Guagno-les-Bains. Cette carte fut en vente un bon nombre d'années, jusqu'à ce que le stock fut totalement écoulé. Depuis, aucun modèle ne l'a remplacée.

Mais de quand exactement date cette photo?

Au verso de l'exemplaire trouvé récemment par Nicolas MARTINI, la partie correspondance peut-elle donner quelques précisions?

La seule carte postale d'après-guerre

Le cachet montre que la carte a été envoyée le 7 septembre 1953 depuis le bureau de poste de Soccia. Vraisemblablement, elle avait été mise dans la boîte aux lettres de Poggiolo.

Elle a été imprimée par les Editions A. Tomasi d'Ajaccio. C'est dans les archives de cette société que l'on pourrait trouver la date exacte de sa fabrication. Le nombre de 1975, en bas à gauche est un numéro de série et non pas une date.  

Ce modèle a donc plus de soixante ans et certains Poggiolais sont formels: dans leurs souvenirs, cette carte était encore utilisée dix ans plus tard.

Elle est, en tout cas, un document historique de valeur car elle montre le village à cette époque et, de plus, sous un angle peu courant. Le clocher de la chapelle Saint Roch est bien mis en valeur. Le photographe s'était placé au-dessus de la bifurcation du Fragnu.

Nicolas MARTINI a tenté de retrouver la localisation et a photographié Poggiolo avec le même angle, et en noir et blanc pour mieux se rapprocher du modèle.

La comparaison à une soixantaine d'années d'écart est donc facile. Alors, quelles sont les ressemblances et les différences? Poggiolo a-t-il beaucoup changé?

La seule carte postale d'après-guerre
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 17:58

Il est conseillé d'aller admirer l'exposition d'automobiles postales du XXème siècle qui se trouve au bureau de Poste de Guagno et qui est présentée dans l'article de "Corse-Matin" de mardi 10 juin.

Au XIXème siècle, les facteurs effectuaient leur tournée à pied ou à cheval. Mais en 1905, ils purent utiliser une voiture grâce à l'union de Vico, de Soccia et de Poggiolo (alors que l'inter-communalité n'existait pas encore). Voir l'article: Comment communiquer? (n°3): à la pointe du progrès ...en 1905

 

http://poggiolo.over-blog.fr/article-36491581.html
Exposition à la Poste de Guagno

Depuis un mois, les usagers du bureau de poste de Guagno ont le plaisir de découvrir, bien exposée dans une vitrine, une collection complète de véhicules de La Poste. L'heureux propriétaire en est Pascal Pinelli, responsable des bureaux de Guagno et de Soccia, qui partage désormais sa passion avec les visiteurs du bureau.

Au départ, il a souscrit à une collection modeste des éditions Atlas, puis a fini par se prendre au jeu et chiner dans les brocantes, jusqu'à constituer en quinze ans une collection d'une centaine de véhicules, des plus récents aux plus antiques Juva 4 et autres Panhard. Mme Marcelli, directrice de La Poste pour le secteur, n'a pas hésité une seconde à donner son accord pour cette exposition permanente, qui crée un peu d'animation et incite les gens à entrer dans le bureau. Pour les messieurs, il y a parfois la nostalgie de revoir des véhicules qu'ils se souviennent avoir conduits, les dames s'intéressant davantage à l'esthétique des modèles présentés.

Beaucoup voudraient acheter, mais Pascal Pinelli n'est pas vendeur, et il rappelle que La Poste vend un modèle réduit de l'actuelle Kangoo jaune. Mais si vous voulez lui faire plaisir, il collectionne égaiement les capsules de champagne et les boîtes de whisky en fer.

P. C.

Pascale Chauveau

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 17:57

La renaissance de l'épicerie à Guagno-les-Bains est l'occasion de republier un article, posté sur ce blog le 9 octobre 2009, évoquant le magasin de Mimi.

Il en a été question également dans l'article intitulé "Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 3/8: le commerce" et publié le 13 février 2013.

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S'il n'existe pas de commerçants à Poggiolo depuis fort longtemps, Guagno-les-Bains avait autrefois un grand atout: la boutique de Mimi CANALE.
C'était la solution de secours quand on avait râté le passage de la voiture d'un épicier ou quand celui-ci n'avait pas à son bord le produit désiré.
Dans ce magasin, situé près du pont et de l'actuel parking de l'hôtel des Thermes, on pouvait trouver de tout: conserves, charcuterie, bonbons, chaussures, journaux, gaz, etc.
La photo ci-dessous montre des jeunes Poggiolais de 1968 qui viennent de sortir de chez Mimi où ils ont acheté le ravitaillement (surtout en cartouches de camping-gaz comme on peut le voir dans les mains de Joël CALDERONI et de Marie-Thérèse MARTINI) pour une excursion en montagne.
Le seul problème est qu'ils n'avaient pas de voiture et qu'ils devaient gravir, ainsi chargés, les 3 kilomètres de la route  joignant les Bains à Poggiolo!

Merci à Jacques-Antoine MARTINI pour cette photo.

(de gauche à droite: Christian PINELLI, Joël CALDERONI, Marie-Thérèse MARTINI, N. T. , Marie-Dominique et Santa VINCIGUERRA) Cliquer pour agrandir.

(de gauche à droite: Christian PINELLI, Joël CALDERONI, Marie-Thérèse MARTINI, N. T. , Marie-Dominique et Santa VINCIGUERRA) Cliquer pour agrandir.

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 18:00

Le souvenir du début du déclenchement de la première guerre mondiale, en 1914, domine largement les commémorations prévues pour l'année 2014. Mais il est bon de se rappeler que le conflit éclata en août et que, dans les mois précédents, nul ne pensait que cette catastrophe allait arriver.

 

 

LA GAUCHE VICTORIEUSE

En début d'année, l'attention des Français était concentrée sur les élections législatives.

Elles eurent lieu les 26 avril et 10 mai et se traduisirent par un grand succès de la gauche: 475 sièges contre 126 pour la droite et les non-inscrits. Après les 195 radicaux, les 102 SFIO (nom du parti socialiste de l'époque) formèrent le second groupe de la Chambre des Députés. Cette majorité investit le gouvernement formé par le socialiste indépendant René VIVIANI le 13 juin.

Les socialistes allemands du SPD étaient déjà devenus la première force du Reichstag avec plus du tiers des voix aux élections de 1912.

Au rebours de ce contexte de forte poussée de la gauche, l'arrondissement d'Ajaccio élit, ou plutôt réélit, comme représentant à Paris un homme de droite: Dominique PUGLIESI-CONTI. 

 

 

UN MAÎTRE EN RETOURNEMENTS

Ce dernier était depuis 1904 maire bonapartiste d'Ajaccio, puis conseiller général. Il avait réussi à être élu, de justesse, député en 1910 après avoir abjuré sa foi pour la famille impériale et s'être proclamé républicain. Il s'inscrivit chez les progressistes, le groupe républicain qui était alors, malgré son nom, le plus à droite du Palais-Bourbon.

Il se représenta en 1914, avec une nuance plus "gauchiste" puisqu'il était devenu vice-président pour la Corse de la très dreyfusarde Ligue des Droits de l'Homme dirigée par Francis de Pressensé.

Cette série de retournements lui valut d'être traîté de FREGOLI, du nom d'un artiste italien réputé pour ses changements de costumes très rapides.

Le dessinateur marseillais (mais qui se disait "naturalisé corse") H-P GASSIER, qui fut ensuite un des fondateurs du "Canard Enchaîné", s'en moqua avec la caricature ci-dessous publiée dans le numéro du 14 mars 1914 du journal socialiste corse "Avanti".

 

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Quoi qu'il en soit, en 1914, sa réélection, dès le premier tour, fut éclatante:

 - 7.990 voix (79%) à Dominique PUGLIESI-CONTI

 - 1.365 (13,5%) au docteur Philippe PIETRINI, présenté par la SFIO, qui double quasiment le score du candidat socialiste de 1910

 - 763 (7,5%) au républicain AGOSTINI, dont la candidature a été déposée au dernier moment.

Un peu plus tard, les résultats officiels passèrent à 8.017 pour le premier et à 1.420 pour le second.

 

 

L'ORIGINALITÉ DES ÉLECTEURS POGGIOLAIS

En ne regardant que les chiffres concernant les Deux Sorru, publiés par "Avanti" le 2 mai, l'originalité poggiolaise est évidente.

Colonne 1: Pietrini - Colonne 2: Agostini - Colonne 3: Pugliesi-Conti.

Colonne 1: Pietrini - Colonne 2: Agostini - Colonne 3: Pugliesi-Conti.

Comme dans les autres communes, les Poggiolais furent majoritaires à voter PUGLIESI-CONTI. Il obtint 41 voix mais cela ne représentait que 57,75%, loin de sa moyenne de 79%. Un pourcentage plus bas n'exista qu'à Murzo (39,69%) où, pour des raisons locales, AGOSTINI était en tête. 

Mais le fait le plus notable est représenté par les 23 suffrages recueillis par PIETRINI. Le taux de 32,4% établi à POGGIOLO (contre les 13,5% de l'ensemble de la circonscription) est un record pour les deux cantons de l'époque. Le second meilleur score du candidat socialiste se trouvait à LETIA mais avec seulement 19,72%.

POGGIOLO n'avait pas suivi la tendance générale et montrait un attachement certain à la gauche. Une telle attitude dura longtemps. Elle se manifesta par exemple en 1921 quand François COTY se présenta à l'élection cantonale (voir les articles: "En 1921, le canton était au parfum (début)" et "En 1921, le canton était au parfum (fin)").

En tout cas, quand la catastrophe s'abattit sur l'Europe en août 1914, les Poggiolais firent leur devoir de façon exemplaire comme les enfants des autres villages.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 18:10
Le 8 mai à Poggiolo

Ce 8 mai, Poggiolo n'a pas oublié le 8 mai. L'anniversaire de la fin de la guerre en 1945 a été marqué, comme chaque année, par un dépôt de fleurs de la municipalité au monument aux morts.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 17:33

Demain, 7 mai, est l'anniversaire de la fin de la bataille de Dien-Bien-Phu, en 1954. Avec la prise du camp retranché français par le Viet-Minh communiste, la guerre d'Indochine prenait fin.

Les accords de Genève du 24 juillet 1954 officialisèrent la disparition de l'Indochine française avec l'indépendance du Laos, du Cambodge et du Vietnam (alors divisé en deux) après huit ans de combats.

Des Corses étaient présents dans le CEF (Corps Expéditionnaire Français) et certains y laissèrent leur vie. Tel fut le sort de Pierre Marie NIVAGGIOLI dont le nom figure devant le monument aux morts de Poggiolo.

L'Indo, soixante ans après

Il naquit le 12 septembre 1923, non pas à Poggiolo mais à Sousse, en Tunisie. Cette ville était alors, grâce à Jean François GALLINI, une véritable annexe des Deux Sorru. Pratiquement toutes les familles de nos villages y étaient présentes. Il est recommandé de lire l'article intitulé L'empire sahélien des Sorrinesi qui fait une étude approfondie de cette colonisation très particulière.

Pierre Marie NIVAGGIOLI était lieutenant au 4ème RAC (régiment d'artillerie coloniale) quand il fut tué au combat le 4 mai 1950 près de MY THO, dans le delta du Mékong. Il eut la Croix de guerre des TOE (théâtres d'opérations extérieures) et la Légion d'Honneur.

Une plaque à son nom fut placée devant le monument aux morts de Poggiolo, comme il y en eut une pour les héros de 1939-1945.

En ce soixantième anniversaire, nul doute que chacun aura une pensée pour Pierre Marie NIVAGGIOLI.

 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Jeudi 13 août:

Grand bal animé par Sirocko.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.

 

Lundi 17 août:

- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.

- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alban Poggiolo.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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