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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 17:23
Péripéties municipales: et le dépouillement eut lieu... à Nice !

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Les urnes, ces boîtes dans lesquelles sont recueillis les bulletins lors d'une élection sont censées demeurer dans la salle du bureau de vote. Mais certaines peuvent avoir une humeur vagabonde.

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Nous avons déjà vu que, en 1878, l'urne poggiolaise était partie de l'école pour le domicile du maire avant d'aller à la mairie. En 1930, elle a accompli un voyage plus long, jusqu'à Nice.

UNE ARITHMÉTIQUE PARTICULIÈRE

Des élections municipales eurent lieu le 5 mai 1929 dans toute la France.

A Poggiolo, six candidats furent déclarés élus, les autres sièges devant être pourvus au second tour, le 22 mai.

Mais une douche froide intervint le 12 juillet quand le conseil de préfecture interdépartemental de Nice annula l'élection de conq conseillers municipaux.

Cette juridiction releva que, sur les 184 électeurs inscrits à Poggiolo, il y eut 88 votants. Pour être élu au premier tour, il faut obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés mais aussi le quart des inscrits. 46 voix auraient été nécessaires. Seulement, les membres du bureau avaient laissé voter deux incapables, c'est-à-dire deux personnes frappées d'incapacité légale (peut-être pour avoir subi une condamnation judiciaire). 

D'après le conseil de préfecture, il falllait donc "déduire 2 suffrages, tant du nombre des votants que du nombre des voix obtenues par les candidats proclamés". Du coup, "ces déductions opérées, le sieur CECCALDI seul garde un chiffre de voix qui n'est pas inférieur au quart des électeurs inscrits et (...) les autres candidats proclamés ne peuvent être maintenus en qualité de conseillers municipaux".

Le seul reconnu comme élu du premier tour était Jean-François CECCALDI, maire depuis 1912. 

Les conseillers invalidés (Pascal-Antoine MARTINI, Antoine-Dominique FRANCESCHETTI, PINELLI, DESANTI et CANALE) firent appel au Conseil d'Etat. Celui-ci rejeta leur protestation le 7 février 1930.

De nouvelles élections durent être organisées le 30 mars 1930 pour attribuer les cinq sièges.

Extrait du Recueil des arrêts du Conseil d'Etat de 1930.

Extrait du Recueil des arrêts du Conseil d'Etat de 1930.

UNE URNE TRÈS VOYAGEUSE

Ce jour-là, la tension était intense et des incidents se produisirent quand un homme qui avait déjà voté dans la commune de Serriera vota aussi à Poggiolo.

Cette action "eut pour conséquence de créer une agitation générale parmi la population et surtout parmi les électeurs à la faveur de laquelle l'urne fut projetée par la porte et passa par différentes mains ce qui forcément a pu faciliter l'échange de bulletins se trouvant dans l'urne. Cet incident ne permettait plus que les opérations présentassent dès lors toutes les garanties de sincérité.

Manœuvre à la suite de laquelle la majorité du bureau, pour éviter des bagarres possibles à la suite des surprises qui pouvaient surgir au dépouillement, se prononça pour l'envoi de l'urne scelléee en présence de la gendarmerie pour ce requise, à la Préfecture aux fins de dépouillement."

Extrait de la demande d'annulation déposée après le dépouillement

A Ajaccio, il fut estimé plus prudent d'envoyer l'urne à Nice où le Conseil de Préfecture procéda au dépouillement le 3 avril et proclama officiellement les résultats le 9 avril.

Des candidats et des membres du bureau de vote déposèrent une requête en annulation en avançant que le contenu de l'urne avait pu être modifié pendant le désordre de la salle et que le bureau n'avait pas pu accompagner l'urne dans son voyage hors de Poggiolo.

Le Conseil d'Etat accepta cette réclamation et annula une nouvelle fois les élections le 13 février 1931.

Finalement, le 5 avril 1931, furent élus les titulaires des cinq sièges invalidés ainsi que celui d'un conseiller décédé depuis le début de cet embrouillamini. Ouf !

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Il avait fallu deux ans pour obtenir un conseil municipal au complet.

Tout cela parce que, par deux fois, on avait laissé voter des gens qui n'en avaient pas le droit.

Heureusement, tout cela appartient à une époque révolue depuis longtemps… 

Péripéties municipales: et le dépouillement eut lieu... à Nice !
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 17:58
Péripéties municipales: tu veux ou tu veux pas... voter?

Lors des révisions annuelles des listes électorales, des citoyens demandent à être inscrits dans une commune et, en conséquence, à être radiés de leur résidence précédente, soit parce qu'ils ont déménagé, soit pour faire plaisir à des amis qui ont besoin de leurs voix. Parfois, certains reviennent à leur village d'origine après avoir électoralement vagabondé.

Dans ce domaine, une mention spéciale peut être attribuée à un Poggiolais qui a changé d'avis en quelques jours sur sa domiciliation électorale.

En 1925, un nommé PINELLI, dont le prénom ne nous est pas connu, demanda le 4 février sa radiation de la liste électorale de Poggiolo. Il devait donc désirer s'inscrire dans un autre lieu. Mais, surprise, dès le lendemain, 5 février, il revint sur cette idée et sollicita son maintien en déclarant qu'il n'était inscrit ailleurs. La commission électorale ne voulut rien entendre et ordonna sa radiation le 9 février.

Un recours s'ensuivit auprès du juge de paix de Soccia qui, le 30 mars, maintint la radiation. PINELLI n'accepta pas et l'affaire gravit les échelons judiciaires pour aboutir tout en haut.

Elle fut examinée par la Chambre des Requêtes de la Cour de Cassation qui statua le 20 mai 1925 en cassant la décision du juge socciais et en renvoyant le conflit devant le juge de paix, mais celui de Vico.

Ces péripéties se retrouvent dans le jugement qui est reproduit par le "Recueil hebdomadaire de jurisprudence" édité par Dalloz en 1925 (voir ci-dessous).

On pourra épiloguer sur les raisons de ces retournements. Pourquoi PINELLI a-t-il demandé à partir puis à rester? Lui aurait-on forcé la main avant qu'il se reprenne? Pourquoi la commission a-t-elle fait la sourde oreille? Il y a du louche.

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Mais tout cela appartient à une époque révolue depuis longtemps… 

 

Péripéties municipales: tu veux ou tu veux pas... voter?
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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 17:51

Il a déjà été fait mention de la création, le 19 janvier 1897, par le gouvernement, de la fonction d'adjoint spécial de Guagno-les-Bains au sein du conseil municipal de Poggiolo.

 

Mais il ne faut pas croire que tout fut harmonieux entre les maires de Poggiolo et leurs adjoints très spéciaux.

Un exemple de conflit important (qui alla jusqu'à la plus haute autorité juridique française) se situe en 1911.

UNE PARFAITE IDYLLE

En mai 1908, Pascal-Antoine MARTINI avait été élu maire, avec Philippe FRANCESCHETTI comme adjoint de Poggiolo et Jean TADDEÏ comme adjoint spécial de Guagno-les-Bains.

Ce dernier avait même droit à un tampon officiel particulier.

Péripéties municipales: Un adjoint  spécial et encombrant
Péripéties municipales: Un adjoint  spécial et encombrant

Mais, au bout de deux ans, plus rien n'allait dans cette équipe.

Une lettre envoyée par Dominique Antoine MARTINI au secrétaire général de la Préfecture le 26 juillet 1911 donne de nombreux renseignements sur la façon dont l'idylle évolua.

Jean TADDEÏ démissionna "en ma faveur sur les instances du maire de Poggiolo et avec l'assentiment du Conseil municipal".

Dominique Antoine MARTINI était le gendre de Jean TADDEÏ. Ce dernier, chef cantonnier, né à Arro, avait, de son mariage avec la Balognaise Angèle Marie CANAVELLI, une fille Marie, née en 1887. Agée de 23 ans, Marie épousa, en 1910 (deux ans après l'élection municipale) Dominique Antoine MARTINI qui était devenu veuf en 1909 et avait alors 54 ans. Renseignements trouvés dans les relevés rassemblés par Pierre LECCIA sur le site GENEANET (http://www.geneanet.org/).

MARTINI était retraité mais il était propriétaire de l'Hôtel Continental de Guagno-les-Bains (photo ci-contre, cliquer pour l'agrandir), "hôtel recommandé par le Touring-Club de France", est-il écrit sur l'en-tête de son papier à lettres.

UNE RUPTURE IRRÉMÉDIABLE ET L'APPEL À PARIS

Mais un accroc inattendu se passa pour l'élection complémentaire organisée pour remplacer le conseiller démissionnaire. "Le maire patronnait la candidature CASTA Philippe" au lieu de MARTINI qui fut pourtant élu par 50 voix contre 49.

L'auteur de la lettre expliquait que la rupture vint du soutien apporté par Jean TADDEÏ et son beau-père à l'élection du Socciais CARLI comme conseiller d'arrondissement. Il accusait le maire de vouloir faire désigner comme adjoint spécial un conseiller municipal n'habitant pas aux Bains et, de plus, illettré. Par contre, D-A MARTINI y résidait et avait obtenu 16 voix contre 4 dans le hameau lors de l'élection municipale partielle.

Il ajoutait comme argument que "les passions sont un peu surexcitées et des troubles sont à craindre," si le maire "commet un abus de pouvoir. Mes partisans dont je m'efforce de calmer la colère, sont tentés de dépasser la mesure".

On n'en vint pas à des actes de violence mais le maire ne recula pas. Quelques jours après la rédaction de cette lettre, il fit désigner Pascal Ignace MARTINI (1869-1945), dit "Calzitone", comme adjoint spécial.

Comme il l'avait annoncé dans sa lettre, l'hôtelier fit appel au Conseil de Préfecture et n'hésita pas à s'adresser ensuite au Conseil d'Etat. La plus haute juridiction administrative française annula cette désignation le 5 janvier 1912.

Que fit le maire Pascal-Antoine MARTINI? Il maintint le choix de son adjoint spécial en mettant en avant que celui-ci avait une résidence à Guagno-les-Bains, même si celle-ci n'était pas sa résidence principale. Finalement, il l'emporta sur ses adversaires de la station thermale.

Les habitants de Guagno-les-Bains se sentirent considérés comme des citoyens de seconde zone.

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MAIS TOUT CELA APPARTIENT À UNE ÉPOQUE RÉVOLUE DEPUIS LONGTEMPS...

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Ci-dessous: reproduction de la lettre de Dominique Antoine MARTINI.

Sauf la photo de l'hôtel, les documents de cet article sont consultables aux Archives Départementales d'Ajaccio, série 3 M 1061.

Péripéties municipales: Un adjoint  spécial et encombrant
Péripéties municipales: Un adjoint  spécial et encombrant
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 17:56

Grande sensation hier, mercredi 22 janvier, pendant les seizièmes de finale de la Coupe de France!

Bordeaux, tenant du titre, a été tenu en échec dans le temps réglementaire puis en prolongation (0-0), et s’est incliné aux tirs au but (4-3) face aux amateurs corses de l’Ile-Rousse, pensionnaire de CFA2 !

Encore une fois, le football insulaire montre sa vitalité. Depuis longtemps, les jeunes de chaque village aiment à courir derrière le ballon. Dans notre canton, il existe l'AS Soccia dont ce blog parle de temps en temps. Mais, en cherchant un peu dans le passé, on trouve des preuves plus anciennes de cet intérêt.

Regardez cette photo de l'équipe de Poggiolo prise en 1968 à Guagno-les-Bains.

Debout et de gauche à droite:

- Jean PINELLI (que nous remercions pour l'envoi de cette photo)

- Hervé OULIÉ (qui, d'après ses gants, devait être goal)

- Jean-Marc OULIÉ

- Jeannot DEMARTINI

Assis et de gauche à droite:

- Hervé CALDERONI

- Bernard FRANCESCHETTI

- Christian PINELLI

Des footballeurs d'exception

N'oubliez pas de nous faire part de toutes les photos ou documents anciens que vous possédez et qui peuvent servir à mieux connaître le passé poggiolais.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 17:24
Péripéties municipales: Conflit électoral dans les tranchées

Perdre le droit de vote ou ne pouvoir l’accomplir aux élections municipales a toujours été jugé en Corse comme la pire des punitions, quasiment comme une souillure. Se sentir, à tort ou à raison, victime d’une injustice entretient les ressentiments, même quand on est en principe très loin des préoccupations de son village.

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Un exemple en est montré dans l’ouvrage « Identités troublées. 1914-1918. Les appartenances sociales et nationales à l’épreuve de la guerre », sous la direction de François BOULOC, Rémy CAZALS et André LOEZ (Privat, 2011).

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Dans ce recueil, l’historien Jean-Paul PELLEGRINETTI s’est servi d’un cas poggiolais pour montrer que les rancœurs électorales persistaient profondément pendant la guerre de 1914-1918, même dans les tranchées (contribution intitulée « Identité et Grande Guerre. Les combattants corses durant la Première Guerre mondiale. »)

Les correspondances deviennent de véritables «cordons ombilicaux» par l’intermédiaire desquels doivent se régler une grande partie des affaires villageoises, souvent des plus violentes, comme l’indique Jean-Toussaint Demartini, sergent à la 24ème coloniale, à ses parents :

« Je ne saurai assez vous le répéter, montrez vous très satisfait de leur façon d’agir, et puis plus tard lorsque nous aurons l’occasion de pouvoir nous venger, nous le ferons, mais pour bien réussir, il faut faire semblant d’être très bien avec eux et pour mon compte personnel, je vous promets que je suis décidé à me venger. La sagesse humaine se résume en ces 2 mots patience et espérance, attendons. » Lettre du 1er octobre 1915.

Jean-Toussaint Demartini, est, avant guerre, timonier dans la marine. Lors d’élections municipales partielles dans son village de Poggiolo, il participe au vote malgré une trop courte permission qui ne l’autorise pas à prendre part au scrutin (1). Dénoncé par ses adversaires politiques, il est jugé et doit quitter l’armée. Lors de la déclaration de guerre en 1914, il s’engage pour 4 ans dans la coloniale.
Archives privées. Famille Prince De Martini.

(1) Les soldats n’ont obtenu le droit de vote qu’à partir du 17 août 1945.

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Triste affaire.

Mais tout cela appartient à une époque révolue depuis longtemps…

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 17:20

Le droit de vote est un élément important de la citoyenneté. En Corse, il a toujours été mis bien au-dessus de tous les droits car il permet de choisir qui dirigera le village. L’élection municipale est considérée ici comme étant la reine des élections.

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Les inscriptions sur les listes électorales ont donc une importance fondamentale et conditionnent souvent le résultat final.

Elles ont toujours dû répondre à certains critères fixés par la loi. Mais, au moins une fois, un maire de Poggiolo préféra choisir seul qui pourrait avoir le droit de voter. La protestation contre cette façon de procéder alla loin, jusqu’au Conseil d’Etat. L’affaire est même devenue un cas d’école cité dans les recueils juridiques.

Le 26 juillet 1901, la plus haute instance juridique française annula les élections municipales précédentes car le maire de Poggiolo avait ajouté des noms de sa propre initiative, hors de la présence de la commission prévue par la loi.

Extrait de la page 341 du Répertoire administratif des maires et des conseillers municipaux » par A. TAULIER (Grenoble, janvier 1903).  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6371018v/f3.image.r=poggiolo.langFR

Extrait de la page 341 du Répertoire administratif des maires et des conseillers municipaux » par A. TAULIER (Grenoble, janvier 1903). http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6371018v/f3.image.r=poggiolo.langFR

A la suite de cette affaire, Noël CECCALDI, maire de Poggiolo depuis 1894, céda la place, en décembre 1901, à son ancien adjoint, Pascal Antoine MARTINI, qui dirigea la commune jusqu’en 1912.

Une méthode scandaleuse avait été sanctionnée.

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Mais tout cela appartient à une époque révolue depuis longtemps…

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 18:00

L'histoire de Poggiolo est en partie liée à la personnalité et à l'action de ses maires. Afin de faire connaître ces personnages, Xavier PAOLI avait dressé la liste des premiers magistrats de la commune et de leurs premiers adjoints. Elle fut publiée dans le numéro d'avril 2008 du mensuel "L'INFO U PIGHJOLU". Elle est reproduite ici.

Elle était précédée d'un historique du mode de désignation des édiles.

 

Péripéties municipales: tous les maires de Poggiolo

Avant l'annexion de 1768, la gestion des communautés villageoises était régie par les "Statuts civils et criminels de la Corse", textes mis au point par l'administration génoise.
Sous le généralat de Pasquale Paoli, la communauté était gérée par un Podestat élu par les chefs de famille (qu'ils soient homme ou femme), assisté par 2 pères du commun. L'administration était complétée par un huissier et un chancelier et, en cas de contestation sur la valeur d'un bien, d'un "Stimadore" (élu pour 2 ans).
L'Ancien Régime conservera en gros les mêmes structures administrative et ce n'est qu'en 1789 que les Constituants créeront les "communes".
Les conseillers municipaux seront élus, selon les époques, soit au suffrage universel, soit au suffrage censitaire. Sous l'Empire, le conseil municipal reste élu, mais le Maire est nommé par le Préfet, même s'il n'est pas conseiller municipal.
Ce n'est vraiment que sous la IIIème République, en 1884, que le suffrage universel sera adopté définitivement.

Péripéties municipales: tous les maires de Poggiolo
Péripéties municipales: tous les maires de Poggiolo

Plusieurs enseignements peuvent être retirés de ce tableau.

Tout d'abord, les noms des maires sont ceux des familles existant depuis pratiquement l'origine du village:

  • 6 s'appelaient MARTINI,
  • 4 FRANCESCHETTI,
  • 4 CECCALDI,
  • 3 PINELLI,
  • 2 DEMARTINI,
  • 2 PAOLI
  • et 1 DESANTI.

Les mêmes noms apparaissent dans la liste des adjoints, avec en plus PAPADACCI et COLONNA.

L'orientation politique n'est pas indiquée mais POGGIOLO a été très tôt marquée à gauche (voir l'article: Les records de Poggiolo).

L'édile qui resta le plus longtemps à la tête de la municipalité fut Jean-François CECCALDI avec 38 ans (22 avant guerre et 16 après la Libération).

Le mandat le plus court fut celui de Anto Francescu MARTINI avec 2 mois en 1848, année troublée par l'avènement de la Seconde République et ses déchirements.

A la date du 16 janvier 2014, le maire actuel, Angèle PINELLI, était en place depuis 21 ans.

Péripéties municipales: tous les maires de Poggiolo
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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:00

L'article sur "L'or vert de Guagno et de Poggiolo" montrait l'étendue des terrains situés sur la commune poggiolaise et qui sont propriétés de la région. Il existe également des surfaces appartenant au conseil général de Corse-du-Sud.

Il est connu par tous que l'établissement thermal est départemental mais ce n'est pas le cas de ce seul bâtiment. La carte ci-dessous est extraite de "Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme", livre écrit par François VAN CAPPEL DE PRÉMONT, architecte du Patrimoine.

Le chiffre 1 désigne l'hôtel des Thermes et le chiffre 2 montre l'établissement thermal. Mais la partie de couleur jaune, qui représente tout ce qui est propriété du conseil général, est bien plus grande, s'étendant de la chapelle St Antoine (où se trouvait l'hôpital militaire) jusqu'au pont qui enjambe le Fiume Grosso.

Les terrains départementaux à Guagno-les-Bains

fUne telle emprise foncière résulte de l'histoire très compliquée de la source sulfureuse. En voici la chronologie très simplifiée.

Avant la Révolution, l'ermitage de St Antoine près duquel se trouvait la source dépendait du curé de Poggiolo. Au XVIème siècle, Sampiero Corso, dans sa correspondance, nommait l'endroit les bains de SORNU pour Sorru.

 Après 1789, le terrain revient à la commune de Guagno qui en 1822 vend le terrain au Vicolais Jean Multedo pour qu'il y construise un hôpital militaire.

Mais, le 7 septembre 1840, une ordonnance du roi Louis-Philippe déclare d'utilité publique les travaux d'agrandissement. Le préfet est autorisé à acquérir les terrains de la commune de Guagno nécessaires à ce travail. La municipalité refuse et finit par être expropriée par un jugement du 3 mars 1841. Multedo obtient à perpétuité la propriété du quart des eaux et des terrains de l'établissement thermal, le reste étant cédé au Ministère de la Guerre (arrêté préfectoral du 6 novembre 1841).

L'opposition guagnaise, sous forme de protestations du conseil municipal et de mise en culture des terrains par les habitants, provoque de multiples incidents qui ne sont peut-être pas étrangers à la décision gouvernementale d'attribuer les terrains dits de "l'enclave de St Antoine" à la commune de Poggiolo, en septembre 1852.

Le 26 décembre 1924, le Ministère de la Guerre renonce à sa propriété au profit du département. Celui-ci décide le 20 mai 1932 de racheter le quart restant aux demoiselles Peraldi de Commène, héritières de Multedo et de Jean de la ROCCA (dont il a été question dans l'article "Jean a-t-il triché?") puis de sa veuve.

Mais, entretemps, en 1923 et en 1930, plusieurs aliénations au profit de personnes privées avaient été consenties. Cela explique la présence de parcelles de couleurs blanches à l'intérieur des parties jaunes sur le plan.

Depuis, la situation foncière est restée la même. Il n'en est pas de même pour l'exploitation des eaux mais ceci est une autre histoire.

En tout cas, la région, avec ses forêts, et le département, avec Guagno-les-Bains, sont des propriétaires bien plus importants que la municipalité de Poggiolo.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:48
Connaissez-vous AVXVJCYZVTJPSW ?

A Marseille, a eu lieu, lundi 2 décembre, l'inauguration de l'exposition "Tous bandits d'honneur !", consacrée à la résistance en Corse et à la libération de l'île en 1943.

Les très nombreux panneaux, véritablement bourrés d'informations, ont été présentées par Isaline AMALRIC-CHOURY, fille d'un des principaux résistants et nièce de Danielle CASANOVA.

Sur un panneau consacré à l'organisation de la résistance, un document, écrit par Maurice CHOURY lui-même, donne les noms des chefs de la résistance dans plusieurs cantons comme Bastelica, Bocognano, Evisa, Piana, Salice, Sari d'Orcino, Sarrola-Carcopino ou Zicavo.

Cliquez sur le document pour l'agrandir.

Connaissez-vous AVXVJCYZVTJPSW ?

Sur la partie droite, en haut, les cantons de VICO et de SOCCIA sont mentionnés avec comme chef de région le nom de code: AVXVJCYZVTJPSW.

Il est précisé qu'il est "à Létia".

Connaissez-vous AVXVJCYZVTJPSW ?

Qui était ce chef?

L'identité de AVXVJCYZVTJPSW doit être connue par les spécialistes de cette époque ou par les descendants de ce résistant. Nous serions heureux de la connaître.

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L'exposition dure jusqu'au 18 décembre (entrée libre de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h) à la Maison de la Corse (69, rue Sylvabelle, 13006).

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Pour ceux qui ne pourront la voir de près, de très nombreux documents sur la résistance corse sont rassemblés sur un site très intéressant:

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 17:55

Le soixante-dixième anniversaire de la libération de la Corse a été abondamment célébré dans l'île.

Il n'est pas oublié à Marseille où la Maison de la Corse (69, rue Sylvabelle, 13006) organise sur la résistance et la libération une exposition présentée par Isaline CHOURY: "Tous bandits d'honneur !"

Le vernissage aura lieu lundi 2 décembre (anniversaire d'Austerlitz, est-ce une coïncidence?) à 18 heures.

L'exposition dure jusqu'au 18 décembre (entrée libre de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h).

Libération de la Corse: exposition à Marseille
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Jeudi 13 août:

Grand bal animé par Sirocko.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.

 

Lundi 17 août:

- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.

- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alban Poggiolo.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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