Mais non, nos villages ne sont pas au bout du monde. La preuve? Google vient d'y passer.
Plus exactement, un véhicule de Google Street View est venu prendre des photos de Poggiolo, Guagno-les-Bains, Soccia, Orto, Guagno.
Petit rappel: "Google Street View est un service de navigation virtuelle lancé le qui complète les services Google Maps et Google Earth en permettant de visualiser un panorama à 360° de lieux situés sur des voies publiques — urbaines ou rurales — sur lesquelles ont préalablement été enregistrées des prises de vues par la circulation de véhicules" (Wikipedia).
Dès juillet 2008, de nombreuses voitures équipées de caméras sur leur toit avaient commencé à sillonner les routes françaises. Dans notre haut-canton, le passage avait eu lieu en novembre 2008. Une photo avec un calicot annonçant le marché de Noël du 30 novembre 2008 le montrait bien.
Depuis, Google a ignoré cette partie de la Corse. Ainsi, on a pouvait voir jusqu'à cette année Mimi CANALE dans son jardin de Guagno-les-Bains alors qu'il décéda le 28 octobre 2014, il y a dix ans. Voir l'article "Mimi est toujours avec nous".
L'oubli a été réparé. Peut-être pourrait-on penser que l'on était tranquille avec les images de 2008 mais tant pis: nous sommes tous espionnés.
D'après le copyright affiché au bas des clichés, la voiture-caméra est passée au début juillet 2024. Peut-être était-ce plutôt fin juin.
La date exacte pourrait être retrouvée par Jean-Baptiste CECCALDI car, devant sa maison, étaient alors stationnés deux camions transportant du matériel pour ses travaux de rénovation.
La saison touristique commençait à peine mais le restaurant du Belvédère fonctionnait, comme l'indique l'ardoise posée au bord de la route.
La fontaine est bien mise en valeur, comme l'ensemble du paysage, avec des lauriers-roses en fleurs et un beau soleil.
Si la voiture de Google n'a pas osé entrer dans la stretta de Poggiolo, elle a roulé dans une partie des rues de Guagno-les-Bains, montrant des endroits ignorés des automobilistes restant sur la D 123.
Attention: la version 2008 n'est pas totalement supprimée et certaines manipulations peuvent y ramener.
Plutôt qu'un long texte, quelques photos peuvent faire remonter des souvenirs. Et quels meilleurs souvenirs que ceux des épisodes vécus quand on avait une vingtaine d'années?
Voici des photos de Jean-Marc OULIÉ prises par Joël CALDERONI dans les années 60.
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En 1962, près du lac de Crena, avec son frère Hervé sur les épaules.
Le 7 août 1965, à la bergerie de Belle e Buone. Jean-Marc est de profil, au premier plan.
Cette photo, en noir et blanc, se trouve à la page 92 du livre "I nostri antichi di U Pighjolu" avec les noms de tous les membres du groupe.
Pendant l'été 1968, près du lac de Ninu, avec Jacques-Antoine MARTINI et Dominique PINELLI.
Le 20 juillet 1969, à L'Ile-Rousse, entre Hervé CALDERONI et Bernard FRANCESCHETTI.
TOUTES NOS CONDOLÉANCES.
Solange OULIÉ, son épouse,
Corinne MICHAUX, sa fille, et son époux Hervé,
Loan et Noémie, ses petits-enfants,
Hervé OULIÉ, son frère,
et sa compagne Pascale,
Les familles OULIÉ, MASCRET,
CANALE, PINELLI, OTTAVY,
CHAILLOUX, DEFRANCHI,
ANTONINI, ALFONSI,
Ont la douleur de vous faire part
du décès de
Jean-Marc OULIÉ
survenu le 16 septembre 2024,
à l'âge de 78 ans.
La famille recevra les condoléances à partir d'aujourd'hui, mercredi 18 septembre 2024, 15h00, en l'espace funéraire Picchetti, les collines du Vazzio à Ajaccio.
La levée de corps aura lieu demain, jeudi 19 septembre 2024 à 13h30.
La cérémonie religieuse sera célébrée en la chapelle du crématorium d'Ajaccio à 13h45, suivie de la crémation.
Une cérémonie religieuse aura lieu dans la chapelle Saint-Antoine de Guagno-Les-Bains, le vendredi 20 septembre 2024 à 15h00 en présence de l'urne.
Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.
U mele in fiesta aura lieu dimanche 22 septembre à Murzu.
Cette Foire du miel n'accueille pas seulement les producteurs de miel. Différents artisans auront leurs stands.
A 10 h 30, la messe sera célébrée en l'église St Laurent.
Les enfants auront des jeux pour se distraire.
Un repas, dont voici le menu, est organisé. Réserver en suivant le lien:
https://www.helloasso.com/associations/saint-laurent/evenements/reservation-repas
Et puis, le soir, il y aura le concert de Feli.
Les photos anciennes, comme celles présentes dans "I nostri antichi di U Pighjolu", ayant le charme du passé, on peut s'attarder à regarder les visages des Poggiolais d'autrefois. Mais il est intéressant d'analyser ces images en détail pour connaître l'évolution du village.
Nous allons le faire avec une photo qui n'est pas dans le livre mais qui montre le même endroit que les pages 51 et 57 vues précédemment, c'est-à-dire le mur bordant la route.
Mais, cette fois, le photographe, au lieu d'être en face de la maison CECCALDI, se trouvait un peu plus haut.
La photo s'agrandit en cliquant sur elle.
Les trois personnes alignées pour poser sont faciles à reconnaître. De gauche à droite: Joël CALDERONI, Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA, Hervé CALDERONI.
Comme elles paraissent avoir une vingtaine d'années, le cliché daterait de la fin des années 1960.
Existe-t-il d'autres éléments de datation?
A gauche, le mur est complet, dans son état actuel, ce qui a été effectué à la fin des années 1950, et la boîte aux lettres y avait été alors fixée.
Les voitures sont très utiles pour situer un document dans le temps.
Ici, une 404 Peugeot est stationnée. Ce véhicule fut commercialisé de 1960 à 1975 (fiche Wikipedia). En grossissant l'image, la plaque d'immatriculation révèle qu'elle se termine par deux lettres (indéchiffrables) et le nombre 20, qui correspond à la numérotation de la Corse avant sa division en deux départements, décidée en 1976.
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En arrière de la maison, plusieurs poteaux électriques et téléphoniques bordent la route, à droite et à gauche. Deux sont en bois et n'existent plus; le modèle avec des isolateurs en verre ou en porcelaine ne se fait plus. Mais depuis quand? L'autre est en béton et il est toujours en place, sous une version plus moderne.
Donc, l'examen de la photo fournit de nombreux renseignements et donne une idée de l'époque mais ne permet pas assez de précisions.
Tant pis, prenons la photo originale et retournons-la.
Au verso, on peut voir dans le coin supérieur droit qu'il s'agit d'un tirage Polaroïd, c'est-à-dire venant d'un appareil à développement instantané.
Au centre, le photographe a écrit au crayon noir sur fond noir (très intelligent!): "23/7/68" !!!
Donc, le 23 juillet 1968.
Si tous les photographes pensaient à inscrire les dates, les difficultés à comprendre les photos seraient bien amoindries. Il est vrai que ce problème s'estompe avec les photos prises avec des téléphones portables qui gardent en mémoire la date et même parfois le lieu du cliché.
Mais un doute peut s'insinuer : si l'on était fin juillet, pourquoi ces trois jeunes sont-ils couverts de chemises à manches longues avec pull et vestes en laine? Et pourquoi ces grosses chaussures au lieu de claquettes ou espadrilles? Pas de tongs, bien sûr, car elles n'existaient pas à l'époque.
Bien que l'on se trouvait alors à deux mois des "événements de mai" pendant lesquels les jeunes voulaient renverser la "société bourgeoise", on peut voir que ces trois étudiants sont vêtus très correctement, de façon décontractée mais classique. Rien à voir avec les jeans troués ou effrangés d'aujourd'hui.
Et puis, il y a, en arrière-plan, toute cette brume qui cache complètement la montagne.
La scène a bien été prise le 23 juillet 1968. Le photographe ne se souvient pas si l'on était fin de matinée ou début d'après-midi, mais un gros orage venait de se produire avec une très forte pluie, comme il en arrive parfois en montagne l'été. D'ailleurs, sur la photo, la chaussée semble luisante. Les trois personnages de la photo avaient été les premiers à sortir une fois le calme rétabli.
On ne parla pas de refroidissement climatique mais d'un court passage de mauvais temps, d'ailleurs pas limité à la Corse: le 19 juillet 1968, la température avait été de 11,7 degrés à Marseille (voir infoclimat).
Regardez bien les vieilles photos. Elles ont certainement beaucoup d'histoires à vous raconter.
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Au bord de la route: le mur, toujours semblable et toujours différent (1/4) - Le blog des Poggiolais
La couverture du livre I nostri antichi di U Pighjolu a pu surprendre car elle montre un lieu connu mais qui a bien changé. Sur cette photo, reprise en page 51, on voit deux personnages: Joseph ...
Un programme expérimental de mutualisation de La Poste et de différents services publics vient d'être présenté vendredi 13 septembre.
Désormais, les facteurs-guichetiers de Guagnu, A Soccia et Azzana ont dans leurs compétences l'accueil et l'aide aux démarches administratives de toutes sortes. Ce programme expérimental durera six mois avant de décider s'il continuera et s'il sera étendu à d'autres parties de la Corse.
Cliquer sur l'image ci-dessous pour lire l'article publié dans Corse-Matin de samedi 14 septembre.
Le Figaro a publié le 12 septembre un article faisant le point de l'enquête sur la catastrophe de la Caravelle Ajaccio-Nice qui s'est abîmée en mer le 11 septembre 1968.
L'instruction devrait bientôt se clôturer mais les avocats des familles des victimes, Me SOLLACARO en tête, réclament des actions de repêchage ou de prises de vues sous-marines des débris restés au fond de la Méditerranée.
56 ans après, rien n'est résolu et les douleurs restent vives.
L'article est à lire en suivant le lien.
"Voici l'été passé", écrit l'éditorialiste du bulletin "INSEME" qui publie son numéro 412.
Depuis près d'un an, cette publication, qui n'est plus que sur internet, s'est recentrée vers des sujets plus spirituels que la version précédente qui était une mine de renseignements sur la vie dans les Deux Sorru et les Deux Sevi. Il semble parvenu maintenant à être plus équilibré. Malheureusement, la mise en page reste assez calamiteuse.
En téléchargeant le fichier situé à la fin de cet article, vous accéderez à:
- un éditorial sur les bonnes résolutions à prendre pour la rentrée, notamment pour protéger la Création
- une description de la vie au couvent de Vico et de l'atelier d'écriture
- une charmante évocation de la vie aux villages une fois "les touristes partis", ainsi que le chantait Jean FERRAT
- un article sur "rustaghja è pinnatu", deux outils traditionnels essentiels pour le débroussaillage
- la présentation du livre Pudeur sauvage de Luisella Verol qui raconte le séjour de l'écrivaine féministe italienne Sibilla ALERANO en Corse en 1912
- le compte-rendu de deux conférences des "débats de l'été" sur "la solitude des mourants" et "sur les traces des artistes russes en Corse pendant la première moitié du XXe siècle"
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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:
Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.
Du 20 au 29 juillet:
Festival Sorru in musica.
La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.
Mardi 4 août:
bénédiction des maisons à Poggiolo.
Dimanche 16 août après-midi.
Messe et procession de saint Roch:
Mercredi 19 août:
Récital Diana di l'Alba
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.