Une analyse de l’eau a été faite sous le pont de Guagno-les-Bains à la fin du mois de mai.
Les résultats révèlent malheureusement une eau de qualité moyenne pour la baignade.
Ils seront visibles au panneau d’affichage de Guagno-les-Bains ainsi que sur le lieu de baignade.
Nous publierons les résultats de la prochaine analyse qui devrait intervenir dans le courant du mois de juin.
Communiqué de la mairie de Poggiolo-Guagno-les-Bains.
Même parmi les Poggiolais vivant depuis toujours au village, peu connaissent cette niche vitrée aménagée sur une façade de maison.
Il est vrai qu'elle est peu visible car elle est en hauteur, au premier étage. Il faut donc lever la tête au bon endroit pour l'apercevoir, d'autant plus que la ruelle est étroite, entre la stretta et la place Inghju.
Cette niche cache-t-elle quelque chose? Malgré la vitre, il est difficile de voir l'intérieur. On peut quand même soupçonner la présence d'une statuette.
En grossissant et en éclaircissant la photo, la réponse arrive enfin: une petite statue de saint Joseph tenant l'enfant Jésus.
De facture naïve et artisanale, cette figurine est un témoignage de la piété populaire qui fut si importante dans les villages corses.
Elle fait penser aux "Barchi di a Madonna" qui se trouvent à quelques endroits d'Ajaccio (voir l'article en cliquant ICI).
Mais quand et par qui cette installation a-t-elle été faite?
Hélène DUBREUIL a recueilli le témoignage de Lise qui habite en face. Ce serait l'œuvre de son oncle Jules, qui était garde forestier. Ayant acheté cette maison dans les années 1970, il aurait utilisé ce trou qui existait déjà pour y installer la statue et la protéger par une grosse vitre. Nous n'en savons pas plus pour le moment.
NB: toutes les photos sont de Michel Franceschetti.
Inutile de chercher sur son site: vous ne trouverez pas le programme du festival Sorru in Musica.
Celui de l'été 2024 est toujours en ligne. Quelle sera donc la programmation pour 2025?
Le voile a commencé à se lever grâce à Settimana, le supplément hebdomadaire de Corse-Matin. Le numéro de vendredi 6 juin est consacré à "La saison des festivals". Une notice est consacrée au festival animé par Bertrand CERVERA.
L'événement durera du 20 au 29 juillet.
Cette année encore, rien ne se passera à Poggiolo ou à Soccia. Les villages les plus proches seront Letia et Vico.
Les informations complètes ne tarderont certainement pas à arriver.
Le travail effectué par un groupe de Poggiolais le 2 juin 1905, voici 120 ans, fut minutieux et méticuleux. Il était important de ne pas se tromper car il fallait établir la liste des biens des églises du village.
L'atmosphère politique était alors particulièrement lourde. Depuis des années, la gauche républicaine luttait contre le Saint-Siège pour imposer la laïcité. Les députés débattaient de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat qui supprimerait le Concordat de 1801 (elle fut finalement votée le 9 décembre 1905).
En Corse, l'évêque Louis OLIVIERI était mort en 1903 et les querelles entre Paris et le Vatican empêchaient la nomination de son successeur. Le diocèse était administré par les vicaires généraux GUELFI et DESANTI qui, par peur des "spoliations" pouvant avoir lieu après la victoire des "laïcards", lancèrent une enquête diocésaine. Elle permettrait de dresser l'état des paroisses et d'inventorier leurs biens.
A Poggiolo, cette enquête fut effectuée par les membres de la fabrique (le conseil de gestion de la paroisse) qui dressèrent un "Inventaire des meubles et objets affectés au culte dans les églises de Poggiolo au 2 juin 1905". Le document a été retrouvé par Xavier PAOLI dans les Archives Départementales à Ajaccio.
Il comprend quatre pages. La première est à en-tête de la "République Française, commune de Poggiolo, canton de Soccia", ce qui est normal puisque la séparation n'avait pas encore été décidée.
Trois pages sont occupées par la liste de ce que contenait Saint Siméon, la quatrième étant consacrée à Saint Roch. Les biens sont énumérés sur 111 lignes (87 pour St Siméon, 24 pour St Roch) et concernent tout ce qui se trouvait dans les églises, aussi bien les statues que les bancs, les surplis, les clochettes ou les bouquets de fleurs. Il est à remarquer que, à la page 1, le mot "autel" est orthographié huit fois "hôtel" ! Mais, page 3, il est noté une "croix d'autel" sans erreur.
En face de chaque objet, on a sa situation, c'est-à-dire dans quelle partie des bâtiments il se trouve. Sa valeur approximative est inscrite. On aboutit à un total de 1.285,95 francs (1.095,20 à St Siméon et 190,75 à St Roch), ce qui pourrait correspondre à 3.460 euros.
Une dernière colonne donne l'origine de l'objet. La majorité a été achetée par la fabrique mais 25 viennent de dons de fidèles et 6 de curés. Les dates sont chaque fois inscrites.
Un cas particulier est celui des fonts baptismaux qui, d'après ce document, auraient été donnés par l'évêque de Sagone en 1644. Or, cette date et le fait qu'il y ait eu un don ont été mis en doute par Xavier PAOLI (voir l'article "Le cadeau de l'évêque").
L'inventaire de termine par les six signatures des membres du conseil de fabrique de Poggiolo. On y retrouve DESANTI, FRANCESCHETTI, PASQUALINI, mais les trois autres sont illisibles.
Grâce à ce document, nous connaissons l'état exact de ce que contenaient nos églises en 1905.
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Le cadeau de l'évêque - Le blog des Poggiolais
L'église Saint Siméon de Poggiolo s'enorgueillit de posséder de magnifiques fonts baptismaux en marbre blanc. Et, surtout, ils seraient un cadeau de l'évêque de Sagone. Photo Hélène Dubreuil...
https://poggiolo.over-blog.fr/2020/06/le-cadeau-de-l-eveque.html
Un document ancien vient d'être ajouté à l'article précédent par Philippe PRINCE.
Cliquer sur les images permet de les agrandir.
Cette feuille non datée, mais très certainement de la fin du XIXe siècle, semble être un accord entre l'Etat et la commune de Murzu sur le partage de la forêt de Libbiu (Libio).
Le village recevrait 322 hectares 80 ares, l'Etat gardant 1200 hectares 80 ares.
Un plan montre bien ce partage.
La partie attribuée à la commune est coloriée en brun pâle. Pour bien la situer, attention à l'orientation de la carte: le nord, montré par une flèche, se trouve à droite de la feuille. Il faut lui faire opérer un quart de tour à gauche pour retrouver les points cardinaux dont on a l'habitude.
Les terrains étant alors intégrés à Murzu partent au nord du ruisseau de Riosecco, là où est désormais la limite officielle entre Pighjolu et Murzu. Ils suivent ensuite un arc de cercle depuis la Punta di Sirenese jusqu'à la Sposata.
Nos lecteurs auraient-ils d'autres documents sur ces accords de délimitations?
Voici juste 160 ans, le 1er juin 1865, une bataille rangée entre habitants de Poggiolo et de Rosazia fut évitée de justesse. La cause en était la propriété et l'exploitation de Libbiu.
La forêt de Libbiu avait autrefois un rôle économique important de par l'exploitation de ses arbres et de par l'élevage qui s'y pratiquait. Cette importance explique la poussée de fièvre qui, au XIXème siècle, opposa habitants de Poggiolo et de Rosazia.
Après la création des communes par la Révolution Française, il fallut parfois du temps pour appliquer ce principe dans toute la Corse.
Ce n'est qu'en 1835 qu'eut lieu la délimitation de la forêt domaniale de Libio-Tritorre (orthographe de l'époque et en partie encore utilisée par les cartes de l'IGN) mais la réclamation de Jean-Baptiste MARTINI entraîna un procès, premier épisode d'une opposition entre les deux villages sur l'attribution de ces terrains.
En août 1863, le maire de Poggiolo Jean-Baptiste Etienne DEMARTINI (né en 1832 et décédé en 1897, maire de 1860 à 1867) se plaignit que les gens de Rosazia, mécontents du tracé intercommunal, aient, maire en tête, enclavé les terrains contestés derrière des clôtures qu'ils avaient édifiées.
Le 1er juin 1865, l'escalade prit une tournure plus grave car les habitants de Rosazia mirent le feu à des cabanes de bergers poggiolais à Libbiu.
Voici ce qu'écrivit le maire de Poggiolo dans sa lettre au Préfet de Corse le 2 juin, lettre conservée aux Archives départementales d'Ajaccio:
"Je suis obligé pour le troisième fois de vous écrire pour vous faire connaître la conduite tenue par M. le Maire de Rosazia. Le 1er du courant il s'est rendu à la tête de ses habitants dans la montagne de Libio, propriété qui appartient de temps immémorial aux particuliers de Poggiolo, et a mis le feu aux cabanes et aux bergeries des bergers de Poggiolo bâties en pierre qui y existaient depuis plus de cent années. Les pauvres bergers ont vu consumer sous leurs yeux leurs abris et même le peu de mobilier qu'ils y avaient. Cet acte barbare a irrité les habitants de ma commune. Pour contenir leur indignation, j'ai été obligé à inviter la gendarmerie de Guagno à se rendre sur les lieux du dégât le deux du mois de juin où plus de cinquante hommes de ma commune s'étaient rendu pour demander raison à M. le Maire de Rosazia qui s'y trouvait avec ses habitants."
L'affrontement physique n'eut pas lieu et l'affaire retourna entre les mains de la justice. Mais ce fut long:
En mai 1867, le tribunal d'Ajaccio donna gain de cause aux Poggiolais qui se plaignaient d'avoir à payer des impôts à Rosazia. Par là, les juges reconnaissaient que ces terrains étaient sur la commune de Poggiolo.
La décision finale revint, en 1873, à la cour d'appel de Bastia qui fixa les limites de Libbiu entre les deux communes.
Il fallut attendre décembre 1881 pour que le bornage fut réalisé.
Sur cette carte, les lignes jaunes représentent les limites actuelles, désormais non contestées, des communes. Sur les flancs du Ciarbellu (Cervellu), jusqu'au sommet, la forêt de Libbiu (Libio) est bien poggiolaise. Les conflits sont tout à fait apaisés.
Cet article reprend un texte publié le 26 septembre 2012.
Un élément important pour les vacances est l'endroit où l'on peut jouer aux boules. A Guagno-les-Bains, on y a pensé et les pensionnaires du Foyer d'accueil médicalisé ont retroussé leurs manches et remis en état le terrain de pétanque dans la bonne humeur.
Photos extraites de la page Facebook de la Casa d'accolta medicalizata li bagni di guagnu.
Claude MARTINI est décédé brutalement dimanche 1er juin.
Poggiolo perd quelqu'un qui avait une forte personnalité et une grande valeur humaine.
De père médecin, Claude MARTINI était dentiste. Il s'est marié avec Françoise, une Continentale qui est tombée amoureuse de la Corse. Ils ont eu trois enfants dont Manu qui vient souvent au village.
Claude était généreux et toujours disponible. Il rendait facilement service. Véritable roi du bricolage, il avait toujours l'outil ou l'astuce pour résoudre un problème.
De son métier, il avait gardé un côté très méticuleux.
Il aimait discuter avec tout le monde.
Claude et Françoise mettaient leur maison, située au centre de Poggiolo, à la disposition des musiciens de Sorru in Musica quand le festival jouait au village, pour des soirées toujours enchantées.
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Contrairement à beaucoup d'autres, le couple est souvent venu l'hiver car il trouvait que la vue sur la montagne enneigée était extraordinaire.
N'oublions pas que Claude était également fou de vieilles voitures et de cinéma.
Adieu Claude !
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Lundi 8 juin:
à 19h, messe des Corses célébrée par le cardinal Bustillo à la cathédrale de la Major à Marseille.
Dimanche 14 juin:
messe à Soccia en présence du cardinal Bustillo.
Vacances d'été:
à partir du samedi 4 juillet.
Messe et procession de saint Roch:
Dimanche 16 août après-midi.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.