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Napoléon Bonaparte et sa famille ont entretenu de nombreuses relations avec Marseille, ville dans laquelle le futur empereur séjourna une trentaine de fois. "Marseille", la revue culturelle municipale, consacre son numéro 283, de décembre 2025, à ces rapports.
Parmi les vingt-cinq articles, deux ont été écrits sur des créations napoléoniennes par Michel FRANCESCHETTI:
"DELACROIX ET THIBAUDEAU, les deux préfets de l’Empire"
et
"L’INSTALLATION DU LYCÉE IMPÉRIAL".
En vente (8 euros) chez les marchands de journaux de Marseille et sur le site https://revues.marseille.fr
Le 13 décembre est le jour de la fête de sainte Lucie qui a toujours été très honorée en Corse, Elle fait partie de ces traditions dont le pape François disait l'an dernier qu'elles sont une richesse de l'île.
Vierge de Syracuse, Lucie aurait été martyrisée en 304, sous le règne de Dioclétien, après avoir été dénoncée par son fiancé. Elle aurait subi plusieurs supplices et elle s'arracha elle-même les yeux pour les faire porter à don dénonciateur. Réputée pour guérir des maux d'yeux, sainte Lucie a joui d'une grande ferveur en Corse.
Rien d'étonnant à ce qu'il en soit ainsi à Poggiolo.
A l'église Saint Siméon, dans la deuxième chapelle à droite en entrant, se trouve une statue la représentant. Elle surmonte un autel frappé de ses initiales (S. L.).
Dans cette même chapelle, sur le côté, a été placée une statue représentant sainte Madeleine.
Sainte Lucie est ici depuis longtemps, depuis 144 ans.
C'est en 1881 qu'elle fut donnée à la paroisse de Poggiolo par Jean-Baptiste PINELLI, si l'on en croit l'inventaire effectué en juin 1905. Elle avait une valeur de 40 francs. Seule, la statue de saint Siméon avait un prix plus élevé.
Qui était ce généreux donateur?
Il était un enfant de Poggiolo où il naquit le 21 août 1848. Il s'engagea dans l'armée en octobre 1866 et y fit une longue carrière. Jean-Baptiste PINELLI, décédé le 15 juillet 1917 à Paris, fut le Poggiolais le plus âgé ayant participé à la première guerre mondiale (fiche 97 de notre liste). Il fut le père de Noël PINELLI, le seul Poggiolais à avoir été membre d'un gouvernement.
Connaissez-vous cette statue?
Des visites guidées permettraient de connaître les nombreux trésors religieux de Poggiolo et Guagno-les-Bains.
Dans cet ordre d'idées, un livre des églises et chapelles de la commune serait certainement utile. Qu'en pensez-vous?
Un an après le spectaculaire passage du pape François en Corse, la municipalité d'Ajaccio a décidé de nommer "Promenade Pape François" l'endroit où le pontife avait commencé sa visite.
A cette occasion, le cardinal Bustillo a été invité hier à la réunion du conseil municipal. Le maire, Stéphane Sbraggia, lui a dit: "Ces souvenirs, nous vous les devons, ce moment historique est à inscrire dans nos mémoires collectives, je revois ces visages, ces émotions, ces joies, c'était quelque chose d'irréel et pourtant bien réel (...) ce souvenir, vous vous l'avez offert; vous aussi faites partie de notre histoire".
Dans cette ville, où la crèche est chaque année dans le hall de la mairie, on a compris que la laïcité doit être, comme le disait le défunt pape: "capable de s'adapter à des situations différentes ou imprévues et de promouvoir une coopération constante entre les autorités civiles et ecclésiastiques pour le bien de l'ensemble de la communauté, chacun restant dans les limites de ses compétences et de son espace".
Photo et citations sont extraites de l'article de Caroline Marcelin paru dans Corse-Matin de vendredi 12 décembre.
Ci-dessous, le programme des célébrations des 14 et 15 décembre.
Votée voici cent vingt ans, le 9 décembre 1905, la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est invoquée très souvent dans une société inquiète. Elle sert de prétexte à ceux qui veulent combattre les progrès de l'islam radical tout comme à ceux qui veulent détruire l'identité chrétienne de la France.
UNE LAÏCITÉ DE COMBAT
Cette loi de séparation, qui établit en théorie la tolérance et l’indépendance de l’Etat par rapport aux religions, fut interprétée lors de son vote comme un instrument de combat de la République contre la religion catholique. Des députés radicaux l’avaient d’ailleurs conçue ainsi.
Mettant fin au Concordat signé en 1801 entre Napoléon BONAPARTE et PIE VII, qui subventionnait le culte, elle pouvait asphyxier financièrement l’Eglise de France. De nombreux chrétiens le ressentirent. Ayant le sentiment d’être attaqués dans leur foi la plus profonde, ils furent nombreux à s’opposer aux conséquences de la loi sur la laïcité.
La loi fut promulguée au «Journal Officiel» le 12 décembre 1905 pour entrer en application le 1er janvier 1906.
Son article 3 prévoyait de dresser un «inventaire descriptif et estimatif» des biens ecclésiastiques avant leur répartition à des associations cultuelles qui devaient être fondées ensuite. Une circulaire du Ministère des Finances publiée le 2 janvier ordonna aux fonctionnaires de procéder de façon approfondie, y compris en demandant l’ouverture des tabernacles.
«Dans les tabernacles, faut-il le rappeler, sont conservées les hosties consacrées qui contiennent, selon la doctrine catholique, la présence réelle du Christ: l’objet sacré par essence. (…) Toute la presse catholique s’enflamme, dénonçant cette menace de profanation. Elargissant la protestation, les journaux appellent au rejet des inventaires, présentés comme le prélude à la spoliation des biens de l’Eglise.» (Jean SÉVILLIA, «Quand les catholiques étaient hors la loi», Perrin, 2005, p. 197).
Les villages des Deux Sorru ne furent pas épargnés par cette agitation car, même dans les petits villages comme Poggiolo, le tabernacle est une partie richement décorée et à laquelle on tient particulièrement.
LA COLÈRE CONTRE LES INVENTAIRES
Plusieurs évêques et prêtres tentèrent l’apaisement. Ce fut l’attitude du Père Antoine-Louis OTTAVY, qui avait à la fois les fonctions de professeur au petit séminaire d’Ajaccio et de conseiller général républicain du canton de Soccia élu en 1901.
Mais le mal était fait. De nombreux croyants se mobilisèrent contre le sacrilège. Les premiers incidents se produisirent à Paris les 31 janvier et 1erfévrier.
«Le peuple catholique se rebelle, laissant exploser sa colère contre les brimades incessantes que le pouvoir lui fait subir depuis plusieurs années» (Jean SÉVILLIA, op. cit. p. 205-206).
Le sang coula dans plusieurs départements.
En Corse, les inventaires débutèrent à Bastia le 26 janvier et les incidents se succédèrent.
«Dans l’intérieur de l’île, les percepteurs, même escortés par la gendarmerie, ne peuvent le plus souvent instrumenter. Les opérations se déroulent toujours de la même façon. Au jour notifié, l’agent de l’Etat se présente devant l’église. Le curé, généralement assisté du conseil de fabrique, donne lecture d’une protestation et se retire dignement. Si le percepteur tente de pénétrer dans l’église, celle-ci est inabordable. Les hommes s’y opposent, avec violence s’il le faut; les femmes, barricadées à l’intérieur, chantent des cantiques et les cloches sonnent à toute volée. Pour éviter tout affrontement sérieux, le percepteur et son escorte se retirent. Quelques jours plus tard, à la suite d’un arrangement avec le curé, l’inventaire est annoncé comme ayant été effectué, alors qu’il n’est qu’une composition factice du curé» (François J. CASTA, «Le diocèse d’Ajaccio», ed. Beauchesne, 1974, p.222).
Il en fut ainsi dans les Deux-Sorru.
A SOCCIA
Cette photo montre la population socciaise rassemblée devant son église. On remarque bien les bâtons dont hommes en chapeau et femmes en fichu noir s’étaient armés pour défendre la porte du bâtiment.
Jean-Baptiste PAOLI, dans «Histoire d’un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud», décrit ce qui se passa alors:
«Le percepteur chargé des opérations d’inventaire ne put instrumenter qu’escorté par la Gendarmerie qui se heurta à une vive résistance de la part aussi bien des hommes que des femmes, malgré la protestation du curé POLI, assisté du conseil de fabrique».
Plus précisément, les témoins de l’inventaire furent Pierre Antoine MAINETTI, président du conseil de fabrique, et le forgeron Antoine Dominique OTTAVI.
Mais il n’y eut pas de violences comme, par exemple, à Ota où trois gendarmes furent blessés.
Les inventaires se déroulaient en pleine campagne électorale, les élections législatives ayant été fixées aux 6 et 20 mai. Sur les 510 prêtres de Corse, 250 firent activement campagne contre le gouvernement anticlérical. De l’autre côté, 160 religieux soutinrent, souvent discrètement, le candidat républicain. L’abbé OTTAVY, qui n’avait pas désavoué la loi de séparation, appuya ouvertement FORCIOLI, qui fut réélu député gauche radicale d’Ajaccio.
La majorité de gauche s’étant renforcée à la Chambre des Députés, la laïcité s’imposa.
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Vacances de la Toussaint:
du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026
Dimanche 1er novembre, célébration suivie la bénédiction du cimetière:
- Orto 9h30
- Soccia 11h15
- Poggiolo (église St Siméon): 15 h
- Guagno-les-Bains (bénédiction du cimetière seulement): 16h30
Vacances de Noël:
du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027
Début janvier 2027:
Assemblée générale du Comité des Fêtes.
Vacances d'hiver:
du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027
Vacances de Pâques:
du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027
Vacances d'été:
à partir du samedi 3 juillet
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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