23 septembre 2022
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Le mystère des manuscrits de l'écrivain CÉLINE réapparus voici un an avait passionné le monde littéraire pendant tout l'été 2021.
Il a connu de nouvelles péripéties pendant les vacances avec les révélations distillées peu à peu par Jean-Pierre THIBAUDAT qui fut longtemps dépositaire de ces précieux papiers. Il a fini par révéler qu'il avait reçu ce dépôt de la part des héritiers d'Yvon MORANDAT à qui l'appartement de l'écrivain antisémite avait été attribué à la Libération.
Mais l'ancien critique littéraire reconnaît, dans l'entretien ci-dessous, diffusé sur France-Inter le 30 août, qu'il reste des mystères. Pourquoi CÉLINE n'est-il pas venu reprendre les feuilles que le résistant disait tenir à sa disposition? Pourquoi a-t-il plusieurs fois accusé Oscar ROSEMBLY de vol? N'y avait-il vraiment rien dans la maison de Poggiolo? N'y a-t-il vraiment pas d'autres documents?
21 septembre 2022
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Un grand merci à Antoine MANGIAVACCA qui a répondu à l'appel plusieurs fois publié dans ce blog et nous a transmis des photos intéressantes provenant de son grand-père datant des années 60.
Dans son envoi, nous avons remarqué cette image.
Cliquer sur la photo pour l'agrandir.
L'établissement thermal de Guagno-les-Bains est vu de face, avec sa forme en U caractéristique, l'aile de gauche un peu moins visible que celle de droite. Les véhicules stationnés sur le bord de la route sont bien des modèles de l'époque et, à part eux, rien ne semble avoir changé.
Pourtant, cette photo est impossible à refaire maintenant.
Dans les années 1989-1991, fut réalisé le grand ensemble de l'Hôtel des Thermes dont l'exploitation s'avéra calamiteuse. Il sert maintenant, pour quelques mois encore, au FAM (foyer pour adultes médicalisé).
Le photographe des années 60 était placé en face, en contrebas, près de l'ancienne épicerie de Mimi. Mais le bâtiment cache complètement les thermes, d'autant plus que des arbres ont été plantés sur ce qui était un terrain vague, qui servait souvent de terrain de football.
Photo du 13 Août 2022, par Michel Franceschetti
Il faut aller sur la route de l'autre côté de la rivière, près de la bifurcation du Genice, pour voir tout le village de biais.
Photo Michel Franceschetti, avril 2022.
Et, en agrandissant, on aperçoit l'établissement en partie caché par l'ancien hôtel aux fenêtres en arc de cercle.
Même de biais, une photo du bâtiment de bains est impossible à réaliser alors que la vue était bien plus dégagée voici un siècle, comme le montre cette carte postale.
18 septembre 2022
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Il arrive que des habitants de Guagno-les-Bains se plaignent de dépendre de Poggiolo car ils trouvent que la mairie les délaisse. Il existe encore au village de Guagno des gens qui disent que la station thermale ne doit pas être poggiolaise.
L'attribution de l'enclave de Saint Antoine, c'est-à-dire de Guagno-les-Bains, à Poggiolo fut entérinée par le décret du Prince-Président Louis-Napoléon BONAPARTE (il ne devint empereur que le 2 décembre 1852) en date du 19 septembre 1852, il y a 170 ans.
Etait-ce un caprice du futur empereur? Pas du tout.
Il voulait mettre fin à la guerilla permanente qui empoisonnait les relations entre Guagno et les villages voisins, notamment Soccia.
UNE LONGUE GUERILLA
Pendant longtemps, et surtout au XVIIIe siècle, les moines cordeliers de la chapelle Saint Antoine recevaient les malades qui venaient se soigner à la source d'eau chaude des Bains de Guagno. Le terrain de Caldane était ouvert à tous mais des Guagnais prirent l'habitude de se l'approprier. Les villages voisins s'en plaignirent souvent (la première mention conservée date de 1779), arguant que les moines étaient sous la protection du curé piévan de Saint Siméon de Poggiolo.
Les querelles se compliquèrent avec l'édification de l'établissement thermal par le département en 1821 et avec l'autorisation de la construction de l'hôpital militaire donnée par le roi Louis XVIII en 1822. Les revendications de Soccia se firent de plus en plus insistantes.
Reconstitution de l'établissement thermal construit en 1821-1825.
Louis-Philippe pensa résoudre le conflit par l'ordonnance du 7 septembre 1840 autorisant le Préfet "à acquérir de la commune de Guagno, soit à l'amiable et au prix qui sera déterminé par une expertise contradictoire, soit, s'il y a lieu, par voie d'expropriation pour cause d'utilité publique:
1° les terrains sur lesquels sont situées les sources thermales de St Antoine de Guagno (...)
2° Les bâtiments et constructions actuellement affectés à l'établissement thermal de Guagno et qui seraient la propriété de la commune".
La municipalité de Guagno ayant refusé l'accord amiable, l'expropriation fut prononcée par le tribunal de première instance d'Ajaccio le 3 mars 1841.
Mais les Guagnais continuèrent à occuper les terrains et à entretenir une véritable guérilla juridique contre le département et contre les Socciais.
LE TROISIÈME LARRON POGGIOLAIS
Le 17 septembre 1850, le conseil d'arrondissement d'Ajaccio frappa un grand coup en reconnaissant "qu'il y a opportunité de distraire du territoire de Guagno l'enclave connue sous la dénomination de St Antoine et de la réunir au territoire de Poggiolo, seule commune qui puisse à bon droit la revendiquer".
En votant cette proposition, les élus écartaient Socciais et Guagnais au profit d’un troisième larron. Comment se sont-ils justifiés?
L'argument invoqué était simple: "Fidèle au principe qu'il a proclamé touchant à la suppression des enclaves". Il s’agissait de continuer à rationaliser les frontières communales. Les limites des communes corses créées par la Révolution Française furent longues à être fixées et il fallut presque tout le XIXe siècle pour aboutir. Voir les difficultés entre Poggiolo et Rosazia dans l'article "La fièvre monte à Libbiu".
Le texte proclame bien que Poggiolo est «la seule commune qui puisse à bon droit la revendiquer», donc parce que le découpage sera alors plus rationnel. Mais il est peut-être également sous-entendu qu’il fallait se souvenir que la source avait longtemps été sous la protection du curé de Saint-Siméon.
Les élus furent écoutés. L'attribution de l'enclave de Saint Antoine, c'est-à-dire de Guagno-les-Bains, à Poggiolo fut entérinée deux ans plus tard, par le décret du Prince-Président Louis-Napoléon BONAPARTE en date du 19 septembre 1852. Ce véritable jugement de Salomon mit fin aux oppositions entre Soccia et Guagno.
Désormais, Guagno-les-Bains est officiellement un hameau de Poggiolo mais l'établissement thermal n'appartient pas à la municipalité. Il est propriété du conseil général, et maintenant de la Collectivité de Corse. Et l'on attend son redémarrage...
16 septembre 2022
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Les journées du patrimoine, les 17 et 18 septembre, permettent de faire connaître les trésors du passé. Par "trésors", il ne faut pas forcément comprendre "beaux et riches monuments". Les "trésors", ce sont les témoignages de ce que nos ancêtres ont pu faire et vivre.
Il n'est pas nécessaire de rester bloqué sur les 17 et 18 de ce mois pour se replonger dans le passé. Ainsi, Rennu a organisé une balade culturelle et historique le 7 août dernier.
Le thème de cette visite était la vie rurale des années 1940 et 1950, avec des témoins de cette époque placés à des étapes de la promenade.
L'article de Corse-Matin qui décrit cette spassighjata est reproduit ci-dessous.
A Poggiolo, les mêmes possibilités existent. Pourra-t-on les utiliser?
Rappel: il ne faut pas oublier qu'il existe au moins douze merveilles à Poggiolo, sans compter celles de Guagno-les-Bains.
16 septembre 2022
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Chez nos voisins
15 septembre 2022
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18:00
La commune de Soccia va recréer son comité des fêtes.
Bonne chance à nos voisins!
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Chez nos voisins
13 septembre 2022
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18:42
La marque jaune est présente depuis cet été dans de nombreux lieux de Poggiolo, essentiellement murs et poteaux.
Les spécialistes de BD et les vieilles générations vont penser à des marques à la craie jaune représentant la lettre grecque M entourée d'un cercle. Cette signature était celle du criminel que pourchassaient Blake et Mortimer dans le sixième album de leurs aventures, écrite et dessinée par Edgar P. Jacobs en 1953-1954.
Mais ici, ce sont des rectangles de plastique sur lesquels ont été apposés des chiffres et des lettres.
Chacune de ces petites pancartes correspond à un élégant col de cygne placé en hauteur.
Nous avons là le nouvel éclairage public du village, constitué par des LED qui, tout en donnant une bonne lumière, permet une importante économie d'énergie, et donc d'euros.
Le remplacement des lampadaires avait été annoncé lors de la réunion d'information sur l'alimentation en eau le 22 juillet et il s'est effectué très rapidement et efficacement, dans les jours qui suivirent, grâce aux équipes de la Collectivité de Corse.
D'ailleurs, d'autres villages ont également bénéficié de cette modernisation.
Photo extraite de Casa Cumuna U Pighjolu - I Bagni. Les cinq autres sont de Michel Franceschetti.
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vie municipale
12 septembre 2022
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N'oubliez pas:
dimanche 25 septembre
u mele in festa
à Murzu
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Fêtons la vie
Chez nos voisins
10 septembre 2022
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18:00
La ferveur a été grande lors du pèlerinage à la chapelle du col de Sorru à l'occasion de la nativité de la Vierge.
La cérémonie, présidée par le Père Elie, a été synthétisée par Georges PIETRI qui a assemblé trois photos.
Le reportage de Jeanne SEGURA comprend sept photos.
9 septembre 2022
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16:00
Un pan important de l'histoire insulaire est présenté sans le dernier numéro de Settimana, le supplément hebdomadaire de Corse-Matin: "La Corse au temps des razzias barbaresques".
Ce dossier rassemblé par Jean-Pierre GIROLAMI rappelle que, du XVIe au XVIIIe siècle, les Corses ont vécu dans la terreur des raids des pirates barbaresques venant des pays musulmans d'Afrique du Nord.
Malgré les tours mises en place par les Génois, les côtes étaient ravagées et de très nombreux hommes, femmes et enfants étaient pris comme esclaves, comme toute la population de Sartène en 1583.
Leur sort était ensuite de travailler jusqu'à leur mort en Algérie ou en Tunisie, sauf s'ils avaient la chance d'être rachetés.
Le dossier rappelle que, en 1779, le roi Louis XVI versa 250.000 livres pour libérer 57 esclaves corses dont deux étaient de Sagone. Certains étaient captifs depuis une ou plusieurs dizaines d'années. Voir l'article : http://poggiolo.over-blog.fr/article-louis-xvi-et-esclaves-90637187.html
Un cas très original fut la capture de cent cinquante corailleurs corses par les Algériens en 1794, à l'époque du royaume anglo-corse. Ce fut aux Anglais de négocier leur libération.
Même si ce danger s'atténua, il ne trouva son terme qu'avec la prise d'Alger par les troupes françaises du roi Charles X en 1830.
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histoire