Réponse à la devinette du mois
Avec l'utilisation massive du GPS pour n'importe quel déplacement, il est très loin le temps des cartes Michelin, ces cartes routières qu'il fallait déplier dans la voiture pour retrouver son chemin et qu'il fallait tourner et retourner pour leur donner la bonne orientation!
Toutefois, le conducteur était aidé.
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Les routes étaient bordées par les bornes kilométriques. D'une hauteur de 65 centimètres, ces blocs en pierre (puis en métal) avaient un sommet arrondi de couleur rouge pour les nationales et jaune pour les départementales. Des inscriptions à la peinture noire donnaient le nom de la voie et de la prochaine agglomération avec sa distance. Comme leur nom l'indiquaient, ces bornes se trouvaient à chaque kilomètre.
Il existait aussi, comme maintenant, aux croisements et aux bifurcations, des pancartes donnant la direction des localités proches.
Cette photo, qui doit dater d'un peu avant 1960, montre un poteau entouré par Hervé CALDERONI et sa grand-mère Antoinette OTTAVY. Non seulement, il donne le sens à suivre pour aller à Poggiolo et Orto, mais il donne le kilométrage. La précision, à la centaine de mètres près, est presque équivalente à celle d'un GPS.
Où se trouvait ce poteau?
La réponse n'est pas évidente mais ce pourrait être le carrefour du Genice ou bien alors au-dessus de Guagno-les-Bains, près de la chapelle Saint Antoine. La direction indiquée serait celle de la route allant vers le Genice. Mais, dans ce cas, il est bizarre que Guagno ne soit pas marqué.
Actuellement, au même endroit, la signalisation est la suivante:
Mettant de côté la sempiternelle polémique sur l'état de désolation des panneaux actuels, on peut constater que les anciens panneaux étaient plus grands et plus lisibles. Et une évidence s'impose: maintenant, la distance n'est plus du tout indiquée. Le conducteur qui vient pour la première fois ignore combien de temps il va encore rouler et se trouve dans une situation plus difficile qu'il y a soixante ans.
La disparition des chiffres serait-elle un cadeau donné aux vendeurs de GPS?
Pendant longtemps, dans toute la Corse, la nuit du 31 juillet au 1er août était redoutée car elle était la nuit des mandrache pendant laquelle s'affrontaient les mazzeri. La pieve de Sorru-in-Sù était directement concernée par ces événements.
Les textes ci-dessous donnent une explication sur le sens de cette date. Les trois premières parties sont tirées du très utile "Almanach de la mémoire et des coutumes de la Corse" écrit par Claire TIÉVANT et Lucie DESIDERI (Albin Michel, 1986). La quatrième partie, consacrée à cette nuit dans notre canton, est inspirée de "Le mazzérisme: un chamanisme corse" de Roccu MULTEDO (Editions L'Originel, 1994).
Précision préalable: Les mazzeri sont des humains ayant une vie sociale et personnelle mais qui sont considérés par le village comme des êtres surnaturels liant l'au-delà au monde des vivants. Dans la vie courante, les mazzeri sont des êtres pacifiques. On les reconnait à leur regard: ils ne vous regardent pas, mais regardent à travers vous. Ils sont capables de dire quels seront les prochains morts de la communauté.
LE MOMENT DE LA CANICULE ET DES MAZZERI
"Consécutive au solstice d'été (la Saint-Jean), la canicule marque l'entrée du soleil dans la constellation du Lion (i sulleoni). C'est une période redoutable, porteuse de menaces mortelles pour les animaux, les hommes, les cultures. La nature tout entière est comme embrasée. Tout risque de brûler ou de sécher. Les incendies se déchaînent et, attisés par les vents, se répandent jusqu'à prendre des proportions terrifiantes. La canicule qui tue toute vie est à l'image même des morts, êtres desséchés, affamés, assoiffés, noirs. Cette période, néfaste et dangereuse entre toutes, entame son déclin à la fin du mois de juillet, lorsqu'on entre dans les Calendes d'août. C'est pourquoi cette date est en Corse une date rituelle, et la nuit qui fait passer de juillet à août est investie par des pratiques magico-religieuses destinées à éloigner ce fléau mortel.
Dans de nombreux villages, notamment dans le Centre et le Sud, on allume un feu devant le seuil de la maison. Ce feu est appelé focu di i mazzeri (feu des mazzeri). On pose aussi, sur les fenêtres, des ustensiles remplis d'eau. Car, comme à d'autres dates, cette nuit-là, les morts se rapprochent des vivants. Leur présence est redoutée et on s'en protégera de plusieurs manières. (...)"
LA FÊTE DES MORTS ESTIVALE
"Dans la liturgie, le 1er août est la fête de Saint Pierre-aux-Liens. Cette fête religieuse est venue se superposer à celle qui, à une époque lointaine, était celle des Macchabées. Le 1er août est donc une fête des morts. Elle est symétrique de celle du 1er novembre; elle en est le doublet estival.
C'est dans ce contexte de mort que prennent place les batailles des mazzeri (...).
La nuit du 31 juillet s'engage une bataille contre la mort et la mortalité. Les mazzeri d'un village se regroupent, montent sur le col, ou se rendent à la limite qui sépare leur territoire du territoire voisin, et là, se battent contre les mazzeri de la communauté limitrophe. Les armes qu'ils utilisent dans ces combats sont des tiges d'asphodèle. (...)
L'enjeu de ces guerres végétales est d'importance." (...)
Dans les villages des vainqueurs, la mortalité de l'année sera faible, et forte chez les vaincus.
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Photo de Joan Fontcuberta.
L'ASPHODÈLE, LA REINE DES BATAILLES
L'asphodèle, appelé en Corse taravucciu, arbucciu. taravellu, luminellu, etc..., est une plante bien connue dans les mythologies végétales, depuis l'antiquité grecque. C'est la plante des morts. Elle «pousse dans le royaume des Ombres ». Dans les Enfers et les Champs-Elysées où séjournent les Héros défunts, les asphodèles abondent. Dans les siècles passés, en de nombreuses régions d'Europe, on en plantait autour des tombeaux car, disait-on, les morts aimaient cette plante et se nourrissaient de ses racines. (...) Elle produit l'abondance et assure l'immortalité de l'âme.
On comprend que, pour combattre la pénurie et la mort caniculaires, les mazzeri corses, la nuit du 31 juillet, brandissent l'arme la plus efficace en ce domaine.
LES MANDRACHE GUAGNAISES
D'après Rocco MULTEDO, qui reprend des travaux de Dorothy CARRINGTON, les assemblées de mazzeri ont lieu de préférence le samedi. La bataille annuelle qui se déroule dans la nuit du 31 juillet s'appelle une mandraca. Elle voit s'affronter deux groupes masqués en animaux et formés en milizie avec chacune un capitaine élu. Les deux camps viennent de deux communautés voisines et s'affrontent sur le col qui sépare celles-ci. Après avoir poussé des "cris effrayants", ils se battent à coup de tiges d'asphodèles jusqu'à la fuite d'un groupe ou l'arrivée du jour. Les asphodèles et les bâtons utilisés finissent dans un grand feu.
Notre canton étant quasiment enclavé dans la montagne, plusieurs mandrache se déroulent, ce qui laisse supposer que les batailles n'avaient pas toutes lieu la même nuit:
- Soccia contre Casamaccioli dans le Niolu
- Guagnu contre Vivario au col de Manganellu
- Guagnu contre Venacu et Corti au col de Virdiola, près d'un ancien cimetière
La plus importante était la confrontation entre Guagnu et Pastricciola, au col de Missicella, à 1.191 mètres d'altitude. Ce lieu, qui a longtemps permis aux bergers de passer de Sorru-in-Sù aux pièves de Cruzzini et Cinarca, est particulièrement stratégique pour les mazzeri.
N'allez surtout pas à Missicella les 31 juillet et 1er août. De toute façon, évitez de sortir cette nuit-là. Des esprits forts peuvent dire que les mazzeri ont quasiment disparu et que les mandrache ne sont plus organisées. Mais peut-on en être certain? On murmure quelques noms d'initiés à Poggiolo, Soccia, Orto et Guagno.
Il vaut mieux être très prudent.
Contre l'insécurité, il faut avoir la volonté de la combattre et s'en donner les moyens. Un exemple en fut fourni voici exactement deux cents ans.
Le ratage du guet-apens
Entre 1820 et 1827, le bandit Théodore Poli, de Guagno, faisait régner la terreur dans la région vicolaise. Le 29 juillet 1822, le trésorier-payeur Pozzo di Borgo se trouvait à Guagno-les-Bains et devait se rendre à Vico porteur d'une grosse somme. Mais il avait reçu plusieurs messages de plus en plus menaçants de Brusco, le principal lieutenant de Théodore, qui voulait le racketter (même si le mot n'existait pas encore).
Le maire de Poggiolo décida de faire escorter le fonctionnaire par une quarantaine de villageois armés.
Théodore et Brusco s'étaient postés derrière un rocher, sur la route de Sorru, à environ 4 kilomètres de la station thermale. En voyant arriver la troupe, les bandits renoncèrent à lancer l'assaut. Ils se contentèrent de tirer quatre balles qui tombèrent aux pieds des paysans et ils s'enfuirent en montrant le poing tandis que les Poggiolais se moquaient d’eux.
Il faut reconnaître que de tels actes furent rares et que Théodore poursuivit sa carrière jusqu'à sa mort cinq ans plus tard mais la réputation du maire en fut renforcée.
Pascal Paoli parrain d’un Poggiolais
L’édile courageux était Carlo Francescu Pasquale Pinelli et il était le filleul de Pascal Paoli.
Pour montrer leur attachement au Général de la Nation, plusieurs familles de notables lui demandèrent d’être le parrain de leurs fils. Jean-Laurent Arrighi a répertorié trois cas à Vico, entre 1756 et 1764, pendant la période de l’indépendance («Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes», ouvrage collectif, ed. Piazzola, 2016, pages 81 et 82).
Le cas poggiolais est particulier car le baptême eut lieu en l’église Saint Siméon le 30 septembre 1795. Depuis juin 1794, sous l’influence de Pascal Paoli, la rupture avec la France révolutionnaire avait été votée par la Consulte de Corte et le royaume anglo-corse avait été institué.
Le nouveau chrétien, fils de Gioan Natale Pinelli et de son épouse Maria Leca, reçut les prénoms de «Carlo francesco Pasquale».
Le dernier prénom est aussi celui du parrain que l'acte de baptême appelle «Sua Xccelonza il Signore Generale Pasquale de Paoli», formule mise en valeur car écrite avec des lettres plus grosses que les autres et avec de grandes boucles. Elle est encadrée en rouge dans la reproduction ci-dessous.
Le doute n’est pas permis: ce personnage est bien Pascal Paoli, u «Babbu di a Patria», le Père de la Patrie corse.
Le parrain n’était pas présent mais cette absence n’avait rien d’étonnant. Pascal Paoli n’était pas venu non plus aux baptêmes vicolais mentionnés ci-dessus. Il était remplacé par un mandataire.
Au moment de la cérémonie de Poggiolo, le vieux chef corse n’était d’ailleurs pas libre de ses mouvements. A Bastia, où il se trouvait alors, il était sous la surveillance constante des Anglais. Le 14 octobre, deux semaines après le baptême, il s’embarqua à Saint-Florent pour son exil en Angleterre où il finit sa vie.
L’homme le plus cultivé de Corse
Il est bon de savoir qui était l’homme qui représenta Pascal Paoli.
L’acte du baptême indique que la procuration avait été attribuée «nella persona del Signor Dottor Giovantonio pinelli».
Il est facile de reconnaître sous ces mots Gian Antonio Pinelli, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse».
Né le 6 septembre 1760, Gian Antonio était le grand-oncle du jeune baptisé. Dans le document, il est qualifié de «Signor Dottor» car, entré dans les ordres, il devint docteur en théologie (1785) et en droit (1789).
Au début de la Révolution Française, il fut élu à l’assemblée départementale puis à la consulte de 1794 qui désigna le roi d’Angleterre comme roi de Corse. Gian Antonio serait allé habiter Florence pendant la période du royaume anglo-corse. Mais il était pourtant bien présent au baptême de son petit-neveu. Sa signature est bien visible en bas du document, juste au-dessus de celle du curé Giovanni Bonifacy.
Le nom et la signature sont mis en évidence ici par un soulignage vert.
Une longue carrière
Le filleul de Pascal Paoli vécut à Poggiolo.
Carlo Francesco Pasquale devint greffier de justice de paix du canton de Soccia, peut-être avec l’aide de son grand-oncle Gian Antonio. Le représentant du Père de la Patrie lors du baptême était devenu un personnage important: dernier vicaire général du diocèse de Sagone, secrétaire général de la préfecture sous Napoléon Ier, invité au mariage de l’empereur avec Marie-Louise, il fut nommé sous la Restauration conseiller général du canton de Soccia, tout en étant curé de deuxième classe de Soccia avec autorité sur les desservants de Guagno, Orto et Poggiolo.
Il n’est pas interdit de penser qu’il ait permis à Carlo Francesco Pasquale de devenir maire de Poggiolo en été 1821 (à 26 ans!). A cette époque, les maires des petites communes n’étaient pas élus mais désignés par le préfet, donc avec l’accord du gouvernement.
«L’homme le plus cultivé de Corse», qui avait, disait-on, la plus grande bibliothèque de Corse, servit fidèlement l’administration, favorisant la diffusion de la langue française dans la presse et les écoles corses.
Le filleul de Paoli fit de même dans son domaine. A partir de 1824, tous ses actes d’état-civil furent rédigés en français. En revanche, dans les documents où il fut remplacé par son adjoint Antoine François Pinelli, le texte était entièrement en italien.
Rappelons que l'obligation de rédiger les actes d'état-civil dans la seule langue française date de 1852.
Le maire de Poggiolo n’utilisait chaque fois que son premier prénom sous la forme française de Charles, oubliant complètement Francesco et surtout Pasquale. Très souvent, il écrivait simplement: «Pinelli maire».
Sa fonction l’entraîna à enregistrer le décès de son grand-oncle Gian Antonio Pinelli, rappelé à Dieu le 26 décembre 1832 en la maison familiale de Poggiolo.
Maintenu à la tête de la municipalité poggiolaise sous la Monarchie de Juillet, Charles signa son dernier acte d’état-civil le 2 juillet 1847. Il décéda le 14 avril 1849 à l’âge de 54 ans. Il ne s’était pas marié et n’avait pas d’enfant.
Paradoxalement, le filleul de Pascal Paoli fut un acteur docile de la francisation à Poggiolo.
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La vie de Gian Antonio PINELLI, l'homme le plus cultivé de Corse, a fait l'objet de trois articles de ce blog auxquels il est bon de se référer.
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L'homme le plus cultivé de Corse (1/3) - Le blog des Poggiolais
On croit que Poggiolo est un petit village où rien ne se passe jamais et où aucun personnalité n'a émergé. Pourtant, un enfant du village a eu une influence considérable en Corse pendant le P...
http://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-1-2-67214131.html
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L'homme le plus cultivé de Corse (2/3) - Le blog des Poggiolais
Suite de la biographie de Gian Antonio PINELLI (première partie: cliquer ICI) UNE RÉFÉRENCE DANS L'ENSEIGNEMENT La notice d'Eugène GHERARDI, dans le "Dictionnaire historique de la Corse", avait...
http://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-2-2-113061636.html
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L'homme le plus cultivé de Corse (3/3) - Le blog des Poggiolais
Suite et fin des deux articles précédents consacrés à Gian Antonio PINELLI (article 1: cliquer ici; article 2: cliquer ici) UN ACTEUR DE LA FRANCISATION Gian Antonio PINELLI avait bien défendu...
http://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-3-3-113062792.html
Depuis la fondation du Couvent Saint François d’Assise à VICO par les Franciscains en 1481 la fête de Notre Dame des Anges a toujours été célébrée, d’abord par les Franciscains (jusqu’à la Révolution Française) et ensuite à partir de 1835 par les Oblats de Marie Immaculée (sauf entre 1905 et 1935); c’est A PRIZIUNCULA qui a lieu chaque 2 août.
La Portioncule (Porziuncola en italien) est la chapelle qu’a reconstruite François d’Assise en 1209, après avoir reçu l'injonction "Va et répare mon église". C'est là qu'il a fondé son ordre des Frères mineurs, où se sont réunis les premiers chapitres généraux OFM et où il est mort.
Plusieurs habitants des communes où s'effectue le ramassage des déchets au porte à porte ont eu des surprises.
Alors qu'ils pensaient avoir bien trié leurs déchets, ils se sont vu refuser leurs sacs par les employés de la communauté de communes, sacs rejetés avec une bande collante marquée de l'inscription infamante: "Sac au contenu non conforme".
Pourtant, la procédure est simple: on met dans le sac noir les déchets correspondant à la catégorie noire (ordures ménagères), dans le sac vert la catégorie verte (biodéchets), dans le sac jaune la catégorie jaune (emballages), dans le sac gris la catégorie grise (verre), dans le sac bleu la catégorie bleue (papier).
Les dates des ramassages (on dit aussi planning) sont largement diffusées pour éviter les erreurs.
Bref, les consignes sont aussi précises que celles que doit appliquer Robert Lamoureux dans le film "On a retrouvé la 7e compagnie". Vous savez bien: "le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge sur le bouton rouge". Il suffit de les appliquer.
Aucune raison de se plaindre.
Sorru in Musica tient ses promesses. Le festival, animé par Bertrand CERVERA, a fourni une soirée de qualité pour son retour à Poggiolo dimanche 24 juillet.
La Piazza in Ghju, préparée pour recevoir les spectateurs, a été bien remplie.
Le programme était de choix.
La première partie était une lecture par Robin RENUCCI du texte de Jean GIONO "Que ma joie demeure", ponctuée par le violon de Bertrand CERVERA
En seconde partie, "La nuit transfigurée", d'Arnold SCHOENBERG, était interprétée par l'orchestre Paris Classik.
L'enregistrement vidéo de ces deux parties se trouve sur la page Facebook de Sorru in Musica.
Se prélasser dehors à l'ombre est un moyen de lutter contre la canicule, comme montré dans un article précédent. Mais la nature en fournit un autre.
Après le repas de midi, il est agréable de faire une petite sieste avec un journal ou un magazine dans les mains. Mais cette occupation est souvent mission impossible car le vent vient froisser les pages et les fait tourner avant que la lecture soit terminée.
La difficulté se constate uniquement dans les parties de Poggiolo qui ne sont pas protégées d’un éventuel vent venant de l’Ouest. En fait, au lieu du mot «éventuel», il faut écrire «habituel».
Tous les jours, en fin de matinée et pendant une partie plus ou moins longue de l’après-midi, l’air est en mouvement, pas forcément très fort mais fréquemment. On le constate notamment place Saint Roch qui est enfermée par des constructions sauf du côté de la mer.
Ce phénomène avait déjà été constaté par le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX, dans son "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno", publié en 1829. En page 5, il écrivait :
« En raison de l'élévation du sol et de l'entourage des makis (bois composés d'arbustes hauts de six à dix pieds, dont la majeure partie du territoire de la Corse est couverte); l'air y est vif, élastique, chargé d'humidité, surtout avant le lever et après le coucher du soleil. Sa température est de plusieurs degrés au-dessous de celle de l'air que l'on respire à Ajaccio; en Juillet de l’année dernière elle offrait de 5 à 4° de différence, c'est-à-dire que le thermomètre de Réaumur y étant à 28° (1), se maintenait entre 24 et 25° aux bains. Le mercure dans le baromètre oscillait alors entre 27 et 27 pouces 1/2.
(...)
Les vents dominans (sic) sont, comme à Ajaccio, les vents périodiques ou journaliers: le sud-ouest, dit vent du golfe ou brise de mer pendant le jour, et le nord-est ou brise de terre pendant la nuit.
Ils ne soufflent pas ordinairement avec une grande intensité; cependant il n'en est pas de même sur la côte orientale de l'île, et notamment à Bastia, où le sud-ouest est souvent très-incommode. Mais quelquefois à Saint-Antoine de Guagno, comme dans tout le département, le sud-est en été, et dans les autres saisons le vent du nord, ont une influence sensible: le premier produit une chaleur accablante; le second, quoique parfois très-fort, est presque toujours plus salutaire que nuisible. »
(1) 28° Réaumur sont équivalents à 35° Celsius, 24° R à 30° C et 25° R à 31,25° C.
Cette « brise de mer » provient du golfe de Sagone. Même si Poggiolo et Guagno-les-Bains sont dans un cirque de montagnes, il existe une ouverture constituée par le col de Sorru. L’air de la mer vient ainsi frapper directement nos villages, et plus particulièrement Poggiolo qui est en hauteur par rapport aux Bains.
Le passage est très visible du village, encore plus depuis St Siméon.
Le panorama vu depuis le chemin du lac de Creno le montre également.
La seule solution est d’édifier des cloisons face à l’ouest mais on peut aussi, tout simplement, en prendre son parti et profiter de l'air poggiolais!
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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:
Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.
Du lundi 24 au dimanche 30 août:
Exposition de portraits réalisés par Sylvie GHISLAIN-LEANDRI au couvent de Vico. Vernissage le 25 à 20 h.
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Samedi 29 août:
pèlerinage à Saint Elisée.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.