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En souvenir des travaux qu'il fit effectuer, Napoléon III garde une certaine popularité à Marseille comme en Corse.
Dans le livre qu'il vient de faire paraître sur "Le site du Centre Bourse" (c'est-à-dire la zone délimitée par la Canebière, le Cours Belsunce, la rue Colbert et la rue de la République), le Comité du Vieux Marseille rappelle que l'empereur fit détruire des vieux quartiers pour leur donner une allure "haussmannienne" comme à Paris. La rue Impériale (devenue rue de la République) en fut la vitrine, à tel point qu'un mythe s'est imposé avec une force aussi grande que celui qui persiste à Guagno-les-Bains.
Michel FRANCESCHETTI démonte cette légende dans ce livre en faisant un parallèle avec Poggiolo. Lisez l'article.
Le mythe de l’inauguration de la rue Impériale
Michel Franceschetti
Notre ville a inspiré de nombreuses « histoires marseillaises » dont les exagérations ont fait rire plusieurs générations. Mais il en est une qui est tellement énorme qu’elle est devenue une vérité quasi-incontestable.
Cette « histoire » est celle de l’inauguration de la rue Impériale par l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie. Une plaque apposée le 30 mai 1964 sur un immeuble de la place Sadi Carnot par le Comité d’Intérêts du Quartier République-Colbert l’affirme : « en commémoration du centenaire de la rue de la République inaugurée par Napoléon III le 15 août 1864 ».
Or, l’empereur, s’il est bien venu cinq fois à Marseille durant son règne, se trouvait ce jour-là à Paris pour la saint Napoléon, fête officielle du régime, qui tombait le jour de l’Assomption.
La lecture du Moniteur Universel, journal officiel de l’Empire, du 16 août 1864, permet d’apprendre, en première page, que le couple impérial était au château des Tuileries en début de journée. Il y reçut le 15, à partir de onze heures et demie du matin, les hommages des grands personnages de la famille Bonaparte et des dignitaires de l’État, avant d’assister à une messe à partir de midi.
Un autre article, sur la même page, décrit l’arrivée, à neuf heures du soir, toujours le 15, au palais de Saint-Cloud, du train du roi d’Espagne et sa réception par Napoléon et Eugénie.
Leur présence à Marseille était donc impossible.
L’inauguration de la rue Impériale eut bien lieu le 15 août 1864 mais à l’initiative du conseil municipal et d’Émile de Maupas, sénateur chargé de l’administration du département et équivalent à Marseille du baron Haussmann. La préparation de la cérémonie fut affectée par le décès subit du maire Balthazar Rouvière le 27 juin. L’inauguration revint donc à son successeur, Théodore Bernex. L’aménagement de la nouvelle artère étant alors loin d’être terminé, il ne paraît donc pas logique que l’empereur soit venu pour inaugurer une œuvre inachevée.
Napoléon III n’était pas non plus présent à la consécration de la basilique Notre-Dame de la Garde, le 5 juin 1864.
Il vint bien à Marseille cette année-là, le 30 octobre pour une seule journée. Il s’entretint avec Maupas et alla visiter les travaux de la Joliette en passant par ceux de la rue Impériale qui n’était pas encore terminée.
Les deux dates, 15 août et 30 octobre, ont-elles ensuite été confondues dans l’esprit de certains Marseillais ? Peut-être mais le plus désolant est la paresse d’esprit de nombreux écrivains et d’animateurs de sites internet qui recopient inlassablement ce mythe sans vérifier leurs sources.
Loin de Marseille, la station thermale de Guagno-les-Bains, commune de Poggiolo, dans l’intérieur de la Corse-du-Sud, connaît une légende similaire. Une plaque officielle, reprise par tous les sites touristiques et historiques, prétend que Napoléon III et Eugénie « y prirent les eaux », alors que, dans leur voyage de 1860, ils ne s’aventurèrent pas hors d’Ajaccio.
Il paraît que l’on ne prête qu’aux riches. En voilà au moins deux preuves supplémentaires : Napoléon III, malgré le désastre final de son règne, garde une riche popularité.
Aussi bien à Marseille qu'à Guagno-les-Bains, les plaques commémoratives sont à revoir.
Alerte!
Un groupe d'individus a pénétré dans l'église Saint Siméon de Poggiolo et s'est livré à toutes sortes d'amusements.
Ne vous inquiétez pas: il n'y a eu ni effraction, ni vandalisme. Ces jeunes se sont distraits sans dégrader les lieux.
Et puis, ce n'est pas récent: le fait s'est déroulé voici deux tiers de siècle, en 1956, le 14 août précisément.
Ces photos ont été offertes par Philippe PRINCE qui les a trouvées dans les affaires de sa mère Marie-Antoinette, née DEMARTINI, que l'on reconnaît assez facilement. Il y a deux inconnues qui étaient des amies venues de Paris cet été-là. Mais qui étaient les garçons?
Prêt à prononcer une homélie depuis la chaire ?
Avez-vous remarqué que ces jeunes sont assis sur des chaises et prie-dieu en paille au lieu des bancs actuels?
Il reste encore des spécimens des sièges de cette époque. Autre vestige: le carrelage.
Le bénitier est pratique pour se reposer.
Et, pour chanter, on avait sorti l'harmonium.
L'Associu Scopre organise, et ce toute l'année, des cours de Corse :
Tous les Jeudis à la Mairie de Soccia
de 18 h à 19 h 30 pour les adultes,
7 € 50 de l'heure,
et de 19 h 30 à 20 h pour les enfants,
et c'est gratuit.
De même, tous les Vendredis à Rennu au local de l'association Si Po Fa, de 18 h à 19 h 30 pour les adultes et de 19 h 30 à 20 h pour les enfants
Et tous les samedis à Marignana de 10 h à 11 h 30 pour les adultes et de 11 h 30 à midi pour les enfants.
Il ne serait pas superflu de revenir sur le journal INSEME dont l'arrêt a surpris beaucoup de gens. Quelles étaient ses caractères particuliers? A quoi servait-il? Quels ont été ses collaborateurs?
Ce mensuel très original a vu le jour en décembre 1996. Il a donc duré un quart de siècle, ce qui n'est pas rien.
Le 10 décembre 2004, «Corse-Matin» signalait les huit ans de la publication par un article, signé J-M F, qui est reproduit ci-dessous. Il montrait les caractéristiques du journal voulu par le Père BONNAFOUX et donnait la liste des collaborateurs de l’époque.
La photo qui l’illustrait avait été prise par J-M F dans la salle de réception du couvent de Vico.
Huit bougies pour le bulletin mensuel lnseme
«Inseme per a communicazione a fraternita e a fedé», édité mensuellement par l'association des Amis du couvent de Vico, vient de souffler sa huitième bougie.
Né en décembre 1996, il en est à son 93ème numéro tiré à 1.000 exemplaires sur 12 pages. Par ce bulletin mensuel, les fondateurs ont eu la volonté de donner la parole et faire circuler l'information.
Tout ce qui se passe dans le canton de Vico y est évoqué. Ainsi, ce mensuel est le lien entre les différentes communautés des Deux Sorru, la vie associative. Il constitue un moyen de rencontre et de débat.
Inlassablement, le directeur de publication, éditorialiste, le Père Jean-Pierre Bonnafoux, a réalisé la prouesse pendant des années de rédiger des éditoriaux réalistes et d'une haute tenue collant à l'actualité du moment, avec une équipe dynamique du comité de rédaction certes renouvelée au cours des ans. Il est agréable de citer parmi les fondateurs Lucie Ottavy-Ottavj, Marcel Herz, Marcelle Paoli.
La particularité de ce mensuel: tout est fabriqué au siége de l'association, de la conception à la diffusion. Son contenu mensuel est fixé par le comité de rédaction qui se réunit réguliérement. Autour de Jean-Pierre Bonnafoux, on note Lucie Quinton, Pascale Chauveau, Marcelle Paoli, Claude Julien, Annie Abbamonte, Jacqueline Beroud, Marie-Jo Mattei, Terri Madisson.
Le tirage et le pliage sont assurés par les bénévoles de nos paroisses du canton.
Dès lors, chaque premier jour du mois, le mensuel est diffusé gratuitement dans les villages auprès des commerçants et des habitants. On peut également le recevoir par poste pour un abonnement de 12 € correspondant aux frais d'envoi.
J.-M. F.
Chers adhérentes et adhérents de l’Association des Amis du Couvent St. François,
Chères lectrices et lecteurs du journal INSEME,
Vous êtes nombreux à être étonnés et déçus de ne plus recevoir INSEME, par courrier ou par courriel, depuis cet été. La publication est arrêtée dans l’état actuel pour plusieurs raisons.
- Les deux principales rédactrices, Annie ABBAMONTE et Pascale CHAUVEAU, ont réalisé pendant plusieurs années un très gros travail pour collecter les articles, les mettre en forme et en page. Elles souhaitent que leur charge soit transférée ou du moins allégée.
- Le père Jean-Pierre BONNAFOUX, gêné par ses soucis médicaux, peut difficilement assurer sa fonction de rédacteur en chef.
- La défaillance de l’imprimante a également contribué aux difficultés de parution.
Les abonnements sont donc mis en attente.
Le bureau de l’Association des Amis du Couvent, réuni vendredi 30 septembre 2022, réfléchit à une nouvelle formule, pour que persiste ce lien d’amitié, de communication et de vie de foi que représente pour chacun INSEME, qu’il soit sur le Continent ou ici, dans notre canton. Nous envisageons pour commencer une publication bimestrielle, tous les deux mois. La formation d’une équipe rédactionnelle en est le préalable, ayant à déterminer les rubriques et à solliciter les articles.
Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Les idées et propositions peuvent être envoyées à l’adresse de l’Association des Amis du Couvent St.François. 20160 Vico ou bien par courriel à la secrétaire Maryse NATALI : maryfrinat@yahoo.fr
Merci de votre confiance, en toute amitié.
Le bureau de l’Association des Amis du Couvent
L’art qui soigne est exposé du 7 au 18 novembre à U Burgu, centre d'animation sociale et socioculturelle situé 52 rue Fesch à Ajaccio.
Intitulée "L'art'in mossa", cette exposition avait été montrée en août et en octobre 2021.
Elle est composée d'œuvres originales réalisées par les résidents artistes du FAM de Guagno-les-Bains qui ont laissé libre court à leur créativité lors des séances de médiation artistique avec Marie-Claire Benetti Papadacci, art-thérapeute.
Nous ne savons pas si les mêmes œuvres sont montrées aux Ajacciens. En tout cas, il s'agit d'une excellente initiative.
Malheureusement, une profonde erreur entache son affiche: elle indique le FAM de Guagnu et non pas de Guagno-les-Bains.
Oui, ils ont vraiment existé, les personnages dont les noms sont gravés sur les monuments aux morts.
Chaque 11 novembre, les cérémonies célèbrent des hommes qui ont vécu, grandi, aimé, souffert avant de tomber sur le champ de bataille.
Il reste à leurs familles de vieilles photos et aussi des lettres. La correspondance était le seul lien possible entre les soldats et leurs parents ou amis. Ils avaient besoin de ce véritable ballon d'oxygène pour oublier les horreurs du front et pour se sentir faire encore partie de la communauté familiale ou villageoise.
Ce blog a récemment publié le premier document de la guerre de 1914-1918 rédigé par François Marie Ceccaldi, document qui est un texte juridique: un testament.
Nous vous présentons maintenant les dernières lettres rédigées peu avant leur mort au combat par deux Poggiolais très différents qui sont mentionnés sur le monument aux morts de Poggiolo. La ponctuation et l'orthographe ont été respectées. Lettres et photos ont été fournies par les familles concernées.
Tout d'abord, les derniers écrits de Jean-Toussaint DEMARTINI.
Né le 1er novembre 1890, d'Antoine François DEMARTINI et Gracieuse DESANTI, il était timonier dans la Marine. Il dut la quitter pour des raisons liées aux élections municipales à Poggiolo (voir l'article en cliquant ici). Il entra dans l'infanterie coloniale et combattit au Togo, où il obtint une citation à l'ordre des troupes du groupe de l'A.O.F. (Afrique Occidentale Française) pour sa bravoure dans les combats contre les Allemands, puis en France. Il mourut le 9 février 1916 à Cappy dans la Somme.
Une lettre:
Aux tranchées le 30.1.1916
Mes chers parents
Toujours en bonne santé, je suis aux tranchées depuis trois jours, le 1er jour j'ai pris part à un rude combat, ma compagnie a beaucoup souffert, nous avons reçu des renforts et je crois que les Boches vont finir par croire que dans cette terrible guerre nous voulons le dernier mot.
Quant à mon ami, c'était un nommé Marcangelli il a trouvé la mort glorieuse; précisément sa permission avait été retardée. C'était un jeune homme plein d'avenir et mon meilleur ami à la compagnie. Son père avait travaillé à la maison Pinelli à guagno les Bains comme maçon, mais maintenant il n'est plus, laissons reposer le jeune héros en paix.
Toujours bien portant, je compte qu'il en sera de même par la suite.
Toujours dispos et le moral meilleur que jamais je vous embrasse bien affectueusement.
Toussaint
Une carte de correspondance:
4.2.1916
Mes chers parents
Je me porte toujours bien, et vous en souhaite autant.
Depuis 6 jours on se bat. Tout va bien pour le moment. Je vous embrasse
Toussaint Demartini
sergent 24ème colonial
5ème colonial
secteur postal 13
Deuxième série de lettres: celles de Jean Ary François Léon LOVICHI.
Né le 10 novembre 1893 à Constantine, fils de Charles LOVICHI et Odile DELON, il était licencié de philosophie à la Sorbonne et préparait l'agrégation.
Bien que réformé, il voulut absolument défendre son pays. Aspirant au 2ème RMA, il partit se battre aux Dardanelles. Son attitude lui valut une citation et la promesse du grade de sous-lieutenant mais il fut tué au combat le 14 juillet 1915.
Sans date mais étant une de ses dernières lettes:
J'allais commencer une longue lettre quand l'invitation est venue de repartir. Quelques embarras gastriques ont disparu et j'ai bien apprécié votre eau lithinée.
Je vis comme un capitaine et j'ai l'élixir le plus précieux, la confiance de mes hommes. J'ai vu des blessés qui ne voulaient pas être évacués avant d'avoir de mes nouvelles. Voilà la seule vraie récompense avec l'autre vos lettres qui redeviennent rares et que je lis avec mon cœur.
Vos petits paquets, précieux. Ajoutez livres et journaux, plumes, encre et crayons, une main-serviette pour "m'approprier": je suis chocolat et créole.
Je vous embrasse. Eu la joie de voir Théo Zanetacci ce matin.
Lettre du 6 juillet:
Retour de nouveaux combats. Je n'ai que la force, dans une fatigue de 5 jours d'action, de vous promettre une belle lettre.
Au camp, j'ai la joie de trouver deux lettres de maman, une - émouvante - de papa, et trois bons colis qui me comblent d'utile. La joie de ces lectures et de ces découvertes dans de pareils retours est un délice. Ô affection de mes parents!
Votre enfant vraiment à vous.
Mot du 11 juillet:
En action - constamment depuis le 21 -, je reçois une lettre de Fanny dont je suis heureux. J'en aurais voulu de vous tous. Pas trop fatigué et toujours paré. Parfait guerrier, vieux guerrier. Les cuisiniers redescendent*. Je vous embrasse.
* L'unité étant en première ligne, et afin d'éviter les pertes par trop d'allées et venues, les cuisiniers se chargeaient du courrier en plus de la nourriture.
Une lettre écrite par son père arriva aux Dardanelles après sa mort et fut retournée à l'envoyeur.
Un article a déjà été consacré à Jean LOVICHI: suivez le lien suivant:
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Enterré face au tombeau d'Achille - Le blog des Poggiolais
Le rituel du 11 novembre permet d'honorer les Français tués pendant la guerre de 14-18 et même les morts de toutes les guerres. Les élus et la population se rassemblent autour du monument aux m...
http://poggiolo.over-blog.fr/article-face-au-tombeau-d-achille-112087144.html
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Vacances de la Toussaint:
du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026
Dimanche 1er novembre, célébration suivie la bénédiction du cimetière:
- Orto 9h30
- Soccia 11h15
- Poggiolo (église St Siméon): 15 h
- Guagno-les-Bains (bénédiction du cimetière seulement): 16h30
Vacances de Noël:
du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027
Début janvier 2027:
Assemblée générale du Comité des Fêtes.
Vacances d'hiver:
du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027
Vacances de Pâques:
du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027
Vacances d'été:
à partir du samedi 3 juillet
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.