Le numéro de mars de "Inseme" comprend seize pages bien fournies, aussi bien dans le domaine spirituel que historique et pour les nouvelles du canton.
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Le numéro de mars de "Inseme" comprend seize pages bien fournies, aussi bien dans le domaine spirituel que historique et pour les nouvelles du canton.
Parmi les anniversaires concernant nos villages, il ne faut pas oublier le décès, voici un siècle exactement, le 26 février 1921, de Philippe CERATI, Guagnais qui eut un rôle important pour les Marseillais et les Poggiolais.
MILITANT ET ELU
Philippe CERATI naquit à Guagno le 5 janvier 1867. Après des études de pharmacie, il devint employé, rue de l'Arbre (actuelle rue Vincent Scotto) à Marseille, chez un pharmacien dont il épousa la fille.
Il se lança très vite dans l'action politique. Militant du Parti Socialiste S.F.I.O., il se présenta aux élections de 1908 dans le quartier de la Belle-de-Mai et fut élu conseiller municipal de 1908 à 1912, puis en 1919 sur la liste de Siméon FLAISSIERES. Il en devint sixième adjoint, délégué aux emplacements. Il fut également administrateur du bureau de bienfaisance. Sa position lui permit de placer quelques compatriotes de Guagno ou de Poggiolo dans l'administration marseillaise.
Libre penseur et anticlérical, il fut secrétaire adjoint de la section marseillaise de la Ligue des droits de l’Homme dès la fondation de celle-ci. Par ailleurs, il fut le fondateur des A.I.L. (Amis de l'Instruction Laïque) du sixième canton.
Trois ans plus tard, le 15 janvier 1924, à la demande du groupe socialiste, le conseil municipal décida de donner son nom à la place, au début du boulevard de la Blancarde, pour l'aménagement de laquelle Philippe CERATI s'était dévoué.
SES LIENS POGGIOLAIS
Judith (1863-1933), la soeur de Philippe CERATI, épousa Philippe FRANCESCHETTI (1857-1921), lieutenant de la territoriale, originaire de Poggiolo.
De leur fils aîné Jean-Antoine (1897-1987), descendent les actuels FRANCESCHETTI, ALESSANDRI, ATLAN, CALDERONI et CAO.
Bien que moins connu que DOISNEAU, Daniel MASCLET fut un photographe célèbre, notamment pour ses nus et ses visages. Il fit de nombreux portraits de son épouse Maria Francesca GAFFORY, d'origine guagnaise, dont la mairie de Guagno vient d'acquérir la maison familiale.
Pascale CHAUVEAU a présenté cette initiative dans "Corse-Matin" de mardi 2 mars.
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C’est ce qu’on appelle une maison de sgiò, toute en pierres de taille. À Guagno, on l’appelait aussi la maison de l’Américain. Pourtant, elle fut construite par des Guagnais, en 1760 comme l’indique la plaque apposée sur la porte d’entrée. Mais le fameux Américain, un certain monsieur Masclet, a bel et bien existé, même s’il était en réalité un français pur souche. Il rencontre à Paris une certaine Francesca Gaffory, qui fera fortune pour avoir créé dans son institut de beauté le premier masque cosmétique pour femmes. Le couple aime venir se ressourcer à Guagno, et contribuera à embellir et apporter des aménagements de confort à ce qui était déjà une bâtisse d’exception dans un village de montagne.
« D’autres acquéreurs privés étaient intéressés par la maison, mais je remercie l’unique héritier qui a souhaité donner la priorité à son village, et au préfet Lelarge qui a suivi le dossier », se félicite Paul Colonna, maire de Guagno. Jeudi dernier, il avait convié ses deux adjoints, Angela Charmillon-Rubini et Jean-Claude Leca, et Rose Leca, conseillère municipale, pour une visite découverte de la bâtisse. À charge pour l’équipe municipale d’imaginer désormais quels projets seront mis à l’étude. Avec 350 m² pour chacun des trois étages, auxquels s’ajoutent les combles, les caves, 60 m² d’annexes, un garage indépendant, et 25 hectares de terrain, le champ des possibles est vaste.
En tant qu’enseignante, Angela Charmillon-Rubini a déjà proposé d’y créer un centre d’immersion en langue corse, sur le modèle de ceux de Bastellica et de Savaghju, pour accueillir des élèves bilingues pour travailler sur la langue, la culture et l’environnement corses. A l’opposé, l’idée d’aménager un lieu d’accueil pour personnes âgées, ni Ehpad ni maison de retraite, mais néanmoins médicalisé. Ou tout simplement la proposition de logements, communaux mais non sociaux. « Avant tout je vais consulter un architecte pour savoir ce qu’on peut y faire », précise Paul Colonna.
« Le toit est sain, le principal budget sera consacré à la mise aux normes des installations électriques. Je veux connaître la faisabilité d’un ascenseur, d’un accès pour handicapés. » Sur son bureau, le dossier de demande de soutien des communes et de leurs établissements publics n’attend plus qu’à être rempli. « A la suite de la crise sanitaire, il s’agit d’un moyen de relance économique proposé par l’Etat, qui finance les rénovations à hauteur de 80 % », précise-t-il.
Et puisque la question a été posée, Paul Colonna a donné le montant du prix d’acquisition : 206 293 €, frais de notaire compris
Parvenu tout jeune à la célébrité comme violoncelliste, Daniel Masclet, décerné lors d’un concours de photographie, décidera d’en faire sa vocation définitive. De retour de la guerre, il intègre en 1919 Harper’s Bazaar, et travaillera ensuite pour le magazine Vogue. Toute sa vie, il quittera sans regret un style bien maîtrisé qui lui donnait le succès, pour se lancer dans un autre. Excellent dans le portrait, il passera aux natures mortes, avant d’être attiré par les paysages urbains.
Pour revenir enfin aux visages, puis aux nus. En 1946, il intègre le « groupe des XV », aux côtés des photographes français de l’époque, parmi lesquels Robert Doisneau. Leur but est de promouvoir, préserver et sauvegarder la photographie française en tant qu’art. Ayant abordé tous les thèmes, auteur de plusieurs livres de théorie photographique, critique dans de nombreuses revues, organisateur d’expositions en France et à l’étranger, il restera le photographe de référence pour la photographie française jusqu’à sa mort.
Masclet a amoureusement photographié sa femme Francesca tout au long de sa carrière. Pendant 50 ans, l’artiste et sa muse feront une union efficace.
Un grand journaliste est mort samedi 27 février à Monaco: Jean-Luc GALLINI.
Ce nom est lié à l'histoire de RMC (Radio Monte Carlo) dont il dirigea longtemps les informations puis toute la station. Son nom évoque les années 60-70-80 où, en Corse, la radio monégasque était pratiquement la seule qui pouvait être captée sur les transistors que l'on amenait à la rivière ou à la plage de Sagone.
La biographie parue dans "La Provence" de dimanche 28 février est reproduite à la fin de cet article.
© photo Yves Mugler, illustrant le tweet de Jean-Pierre Foucault annonçant le décès de son ancien collègue et patron.
Les habitants des Deux Sorru sont plus particulièrement touchés par ce décès car il touche l'un des leurs.
Jean-Luc GALLINI, né en 1938 à Tunis, était le fils de Martin et le petit-fils de Jean-François, qui fut avocat-défenseur à Sousse, conseiller général de Vico entre 1908 et 1921, et sénateur de Corse de 1920 à sa mort en 1923. Jean-François GALLINI contribua à fournir en Tunisie de nombreux emplois pour les compatriotes de Vico, Soccia, Poggiolo et des villages voisins.
Sa carrière a déjà été racontée sur ce blog.
Dans le livre collectif "Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes" (ed. Piazzola, 2016), une contribution de Michel FRANCESCHETTI fournit la biographie de celui qui fut surnommé "l'empereur du Sahel".
Nous adressons toutes nos condoléances à la famille GALLINI, et notamment à Philippe, le fils de Jean-Luc, journaliste à "La Provence".
Les personnes qui passent toute l'année au village méritent d'être connues. C'est le but de l'émission "È campà quì" présentée par Christophe Zagaglia du lundi au vendredi à 10h45 et à 17h40 sur France Bleu RCFM.
Chaque semaine, il va à la rencontre des gens pour faire découvrir la vie d’un village. Du 15 au 19 février, cinq habitants de Vico ont été questionnés.
Voici les vidéos de ces entretiens.
1- Jojo GINI
Ses souvenirs de jeunesse à Vico sont toujours aussi vivaces. Les fêtes, le cinéma ou encore la pêche à la truite...
Jojo Gini a fait une carrière d'enseignant dans le Nord de la France. Aujourd'hui, retraité dans son village des Deux-Sorru, il se remémore avec nostalgie et bonne humeur son enfance au village, entre insouciance et légèreté.
2- Coralie d'AMORE
Elle a appelé son entreprise Circinella, comme un clin d'œil à son village d'origine Guagnu.
Coralie D'Amore s'est installée il y a 7 ans comme artisan-savonnier. La jeune femme confectionne une gamme très variée de savons et des cosmétiques, en s'inspirant d'essences locales qui la poussent à parcourir la Corse.
3- Pierre ARRIGHI
La passion pour le ballon rond l'a amené à créer un club de foot au village.
Son but initial : initier les enfants et les faire sortir de la maison et des jeux-vidéos. Pari gagné pour Pierre Arrighi qui a réussi à conquérir les enfants et même les plus grands.
Aujourd'hui, le club rayonne au-delà du village et de la microrégion, avec des licenciés à Ajaccio et des entraînements qui se se font dans le quartier des Salines.
Pierre Arrighi et ses amis ont des projets plein la tête, avec en ligne de mire la création d'une école de football au village.
4- Laura SANTORI-CIANELLI
9h du matin au hameau de Chigliani. Laura Santori-Cianelli est en train de confectionner son brocciu, dans son atelier, sous la maison familiale.
Ce savoir-faire, la jeune trentenaire l'a appris avec sa grand-mère. Aujourd'hui, Laura possède une centaine de chèvres et fabrique son fromage, dans son village, dans la plus pure tradition.
5- Saveria ANGELINI
Saveria a toujours été passionnée par le commerce.
Originaire de Guagnu, cette fille de commerçants a tenu par le passé un bar dans son village.
Devenue par la suite factrice dans sa microrégion des Dui-Sorru, Saveria a mis en parenthèse sa carrière à La Poste pour ouvrir un magasin d'alimentation, avec son mari, à Vicu.
La commerçante a déjà noué un lien fort avec la population et souhaite continuer cette aventure, en famille, avec ses enfants.
Pour avoir organisé une procession d’une centaine de mètres l’été dernier, la cunfraterna San Teofalu de Corte a été condamnée par la justice. Une situation que personne ne souhaite voir se reproduire, alors même que des célébrations majeures du calendrier religieux approchent à grands pas.
« Les processions font partie de nos traditions et nous n’y renoncerons pas, mais nous ne voulons pas non plus braver la loi. Nous ne voulons pas que le cas de Corte se reproduise », synthétise le père Jean-Yves Coeroli, administrateur diocésain. Un résumé qui met surtout en exergue la contradiction devant laquelle se trouvent les confréries qui ont la charge d’organiser les célébrations.
« Nous voudrions pouvoir dialoguer avec les autorités civiles, poursuit-il, afin de trouver un compromis. Des contacts vont être pris et si l’on peut se rencontrer et dialoguer, il n’y a pas de raison que les choses n’avancent pas. »
Tiraillés entre leur foi de chrétien et leur statut de citoyen, on comprend aisément que les confrères puissent avoir des difficultés à se positionner. Et d’autant plus que pour certaines célébrations, le temps presse.
Au centre de l'équipe diocésaine des confréries, Elisabeth BERFINI, prieure de la Cunfraternità di u Padre Albini.
« Nous y tenons absolument »
La Miséricorde à Ajaccio et la Saint-Joseph à Bastia se dérouleront les 18 et 19 mars. Il reste donc moins d’un mois pour tout préparer, s’organiser et jongler avec « des consignes sanitaires évolutives ».
Pour ces deux rendez-vous de premier plan, le père Coeroli affirme que des entretiens sont déjà prévus -ou en passe de l’être- avec les services des préfectures concernées. Restent les autres rassemblements que sont les Rameaux ou le Vendredi Saint et ses catenacciià travers toute l’île… Là aussi, au-delà de la foi, il y a toute une organisation qu’il faut prendre en compte.
Et même si tous s’accordent à dire qu’il faut être « responsable », la possibilité de voir des processions de nouveau interdites soulève la grogne :« La condamnation de Corte était une condamnation de la manifestation de notre foi, martèle José Gandolfi de l’archiconfrérie Saint-Joseph de Bastia. C’est un événement majeur qui a ouvert des perspectives et dont on ne voudrait pas qu’il se reproduise. Nous persistons à dire qu’il y a des moments importants dans une année liturgique et que nous tenons absolument à pouvoir manifester notre foi dans ces moments-là. »
MORGANE QUILICHINI
"Corse-Matin" mardi 23 février 2021
MOQ
L’équipe diocésaine des confréries de Corse a rédigé une lettre ouverte dans laquelle elle rappelle que « le carême, la Semaine sainte et Pâques sont le plus grand temps fort de l’Église catholique ». À cette occasion, elle voudrait « s’adresser aux confréries, aux catholiques de Corse et aux habitants de notre île ». « Tous les Corses le savent, la religion catholique, la foi dans le Seigneur Jésus Christ et la dévotion à la Sainte Vierge Marie (...) ont constitué des oasis de paix et de joie dans une île trop souvent déchirée par les querelles et les guerres. (...). C’est pourquoi nous invitons les confréries de Corse à vivre intensément ce temps fort qui s’ouvre bientôt (...). Les processions sont l’une des expressions de notre vie d’Église, et nous y tenons particulièrement, car elles sont assez spécifiques de notre tradition corse. Nous n’y renoncerons jamais. Cependant, nous tenons à respecter la loi et les décisions de l’autorité civile, comme nous y invite saint Paul. »
« Pour avoir bravé, le 16 août dernier, la décision préfectorale qui interdisait la procession de saint Roch, invoqué lors des épidémies, la confrérie Saint-Théophile de Corte a été condamnée à payer une amende. Elle s’est soumise et n’a pas fait appel du jugement, même si elle a vécu douloureusement cet événement. Elle a respecté la justice des hommes. » « Mais l’amour du Seigneur est plus généreux ! Pour le paiement de cette amende, les chrétiens ont donné à la confrérie de Corte beaucoup plus que le montant requis. Avec le surplus, la confrérie a offert sa contribution au traitement d’Emna, petite jeune fille atteinte d’une maladie rare (...). »
« Que ce carême soit donc celui de la foi, de l’amour des pauvres et de l’espérance dans ce temps d’épidémie. En particulier, nous, confréries de Corse, soyons de valeureux témoins de l’Évangile. »
Combien vont-ils être, ces vacanciers de février qui viennent en Corse retrouver le village? Certainement moins que l'an dernier, juste avant que débute le premier confinement. Evidemment, ils seront toujours beaucoup moins nombreux que ceux de l'été.
L'été, l'arrivée d'un grand nombre de vacanciers en juillet, et surtout début août, transforme totalement les villages. Les villageois s'adaptent à cet afflux, qui amène beaucoup de membres de leurs familles. Mais ils doivent s'adapter ensuite à leur reflux, fin août.
Que pensent les habitants permanents de ces vacanciers et surtout de ceux qui sont nés en Corse et vivent sur le continent?
Un reportage, diffusé à la télévision le 2 septembre 1978 (il y a 43 ans !), donnait la parole aux Socciais de l'époque.
Malheureusement, après avoir été publié sur ce blog pendant 12 heures, il a été supprimé et il n'est plus possible de le réutiliser.
La Corse fut le premier territoire métropolitain à avoir été libéré de l'occupation italo-allemande en 1943. Et Saint Siméon joua un rôle important dans ce morceau d'Histoire.
Non, non, non, il ne s'agit pas de l'église Saint Siméon de Poggiolo mais de celle de Revinda, dans la commune de Marignana.
A la fin de l'année 1942, fut mise en place la mission Pearl Harbour destinée à coordonner la résistance corse et à préparer le débarquement des troupes françaises.
Le premier groupe d'agents envoyés par Alger fut amené par le sous-marin "Casabianca" dans la nuit du 13 au 14 décembre 1942. Au lieu de la baie de Chioni, près de Cargese, comme prévu, ces hommes furent débarqués dans l'anse de Topiti à Piana.
Ils rencontrèrent le Père Mattei comme le raconte le texte publié sur Wikipedia (article "Opération Pearl Harbour"):
"À 8 heures, le , le groupe rencontre, sur la colline d'Almazzone, le curé Mattei de Cargèse (Toussaint Mattei dit Prete Santu) monté sur un âne gris, avec lequel il entre à Revinda, un petit village situé au sud-ouest de la commune de Marignana, pour participer à la procession de la Sainte-Lucie à 9 heures puis à la messe à l’église Saint-Siméon avant de solliciter l’aide des villageois. En moins d’une heure, le commando a obtenu le concours d’un ancien militaire Dominique Antonini qui tient à disposition trois mulets. Dans l’après-midi, ils apprennent que près de 2 000 chemises noires stationnent à Cargèse et qu’ils ont bien fait de s’être trompé de baie à l’arrivée."
En souvenir de cette rencontre, une plaque a été fixée sur l'église Saint Siméon, à gauche de l'entrée:
N'oubliez pas saint Siméon. Surtout, n'oubliez pas le Siméon de Poggiolo:
Fête de Saint Siméon:
messe à Poggiolo
samedi 20 février
à 15 heures.
Parmi les saints célébrés dans les Deux Sorru, il en est un qui n'a jamais droit à sa fête. Il s'agit de saint Marcel. Ironie du sort: cette année 2021, la messe célébrée à Guagno-les-Bains en l'honneur de saint Antoine a eu lieu samedi 16 janvier, jour de la saint Marcel dans le calendrier chrétien.
Pourtant, saint Marcel est bien présent sous trois formes:
- saint Marcel est un personnage représenté sur un tableau à Soccia
- saint Marcel est le nom d'un lieu entre Poggiolo et Soccia
- saint Marcel fait partie des souvenirs de jeunesse de la génération qui eut 20 ans autour de 1968.
Présence 1: l'œuvre d'art
L'église de Soccia contient un triptyque qui est classé Monument Historique depuis 1957.
Cette peinture sur bois, d'1 m sur 1,09 m, date de la fin du XVème siècle et serait, selon certains experts, l'œuvre d'un peintre corse inconnu, et non pas d'un Italien comme beaucoup d'autres objets d'art insulaires de cette époque.
Elle est composée de trois volets composé chacun de deux parties.
La partie centrale représente une Vierge à l'enfant (à la cerise) entre, à droite, Saint Marcel coiffé de la mitre épiscopale et, à gauche, Saint Pierre revêtu du costume d'évêque.
Dans le registre supérieur, la partie centrale montre un Christ de pitié à demi enfoncé dans un sarcophage entouré par l'ange de l'Annonciation agenouillé ailes déployées (volet droit) et la Vierge de l'Annonciation (volet gauche).
Dans l'émission de Via Stella consacrée à Soccia en juillet 2020 (voir https://youtu.be/bi9LF8_QydI), l'image du triptyque, comme on peut le voir ci-dessous, est amputée de sa partie supérieure.
La photo suivante, réalisée en 2017 par Michel FRANCESCHETTI, montre l'œuvre entière mais l'éclairage n'est pas excellent.
Présence 2: le lieu
Saint Marcel est le nom d'un lieu situé entre Poggiolo et Soccia, plus exactement d'une fontaine.
Le point d'eau n'est pas visible de la route car situé en contrebas.
Mais une croix placée en face permet de repérer l'endroit.
Pourquoi cette croix?
On en plantait souvent près des points d'eau. Mais, ici, elle rappelle qu'il existait autrefois une chapelle ou un ermitage nommé San Marcellu et dont il ne reste pratiquement aucun vestige. Les documents ne mentionnent plus ce bâtiment depuis le XVIIème siècle. Et c'est à cette époque que le triptyque a été installé à Soccia. Le triptyque vient de cette chapelle.
Présence 3: les souvenirs de jeunesse
Saint Marcel fait également partie des souvenirs de jeunesse de la génération 68.
Certains se souviennent que, juste à côté de la fontaine, se trouvait "LE ROBINSON DE SAINT-MARCEL". Ce nom avait été donné à la cabane en planches installée par les Poggiolais Joseph et Félix PINELLI en 1966.
Une cabane avec un comptoir pour vendre les boissons, des tables bancales en fer, un petit espace cimenté pour danser en plein air, un électrophone passant des disques de rock, de twist et de slow, grâce à un groupe électrogène pas trop bruyant. Voilà ce qui attirait la jeunesse du canton pendant quelques années.
Toute la nuit, la route était arpentée (à pieds, bien sûr) par les adolescents qui, depuis cette enclave poggiolaise en terre socciaise, pouvaient aller aussi à SOCCIA, au "bar des amis" des frères DEMARTINI (voir l'article consacré à Antoine).
Tous ceux de cette génération ont des souvenirs de flirts, de rigolades ou d'exploits alcooliques (!) au "ROBINSON".
Il est inutile de tomber dans le rétro et la nostalgie. Simplement, il était bon de signaler ce passé.
Sur place, les traces sont infimes. Voici la piste de danse:
Mais la fontaine coule toujours imperturbablement et propose toujours d'étancher la soif des marcheurs.
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En dehors de la copie d'écran de Via Stella, toutes les photos sont de Michel Franceschetti.
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Vacances de la Toussaint:
du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026
Dimanche 1er novembre, célébration suivie la bénédiction du cimetière:
- Orto 9h30
- Soccia 11h15
- Poggiolo (église St Siméon): 15 h
- Guagno-les-Bains (bénédiction du cimetière seulement): 16h30
Vacances de Noël:
du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027
Début janvier 2027:
Assemblée générale du Comité des Fêtes.
Vacances d'hiver:
du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027
Vacances de Pâques:
du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027
Vacances d'été:
à partir du samedi 3 juillet
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.