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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 18:01
11 novembre: se souvenir des soldats poggiolais

 

En ce jour du 11 novembre, anniversaire de l'armistice de 1918 et alors que la dépouille de Maurice GENEVOIX, l'écrivain des Poilus, entre au Panthéon, ayons une pensée pour les jeunes de Poggiolo qui ont participé à la première guerre mondiale.

 

Sur une centaine de Poggiolais qui ont revêtu l'uniforme, trente ont perdu la vie et ont leurs noms inscrits sur le monument aux morts; les autres ont perdu les illusions de leur jeunesse. 

 

Ils sont emblématiques de ces milliers de soldats qui ont quitté un jour leur terre natale pour accomplir leur devoir et défendre leur patrie.

 

11 novembre: se souvenir des soldats poggiolais

Photos de:

Laurent-Antoine PINELLI, Félix-Antoine DESANTI, François DEMARTINI, Hyacinthe DESANTI, Louis Antoine ANTONINI, Joseph CASALONGA, Jean-Baptiste PAOLI, Jean Baptiste DEMARTINI, Jean Antoine FRANCESCHETTI, Jean François CECCALDI, Jean Toussaint DEMARTINI, Noël PINELLI, Pierre Toussaint ANTONINI.                                                                                                                     

 

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 17:04
Un 11 novembre difficile
 
 
Pour le 11 novembre, la mairie d'Orto a tenu, en respectant les consignes sanitaires, à démontrer le respect dû à ceux qui ont laissé leur vie pour préserver la nôtre.
 
 
 
 
Photo Bernadette Pietri

Photo Bernadette Pietri

 

Des fleurs ont été déposées devant le monument aux morts de Soccia.

 

Photo Marie Ottavy-Danielli

Photo Marie Ottavy-Danielli

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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 18:00

Le 10 novembre 1970, les Français apprenaient que le général de Gaulle était mort la veille dans sa résidence de Colombey-les-Deux-Eglises. L'émotion fut vive dans tout le pays et particulièrement en Corse où l'homme du 18 juin 1940 était très populaire.

 

Orto était le plus gaulliste des villages de Sorru in Sù depuis la Libération et il resta la commune la plus à droite pendant longtemps alors que Poggiolo était très à gauche.

 

Cette photo d'habitants d'Orto enthousiastes brandissant le portrait du chef de la France Libre daterait de 1945. S'agirait-il des élections législatives du 21 octobre ?  

 

De Gaulle mourait le 9 novembre 1970

Et n'oublions pas que le bar d'Orto est peut-être le seul de France à avoir sur un mur une fresque du général de Gaulle, peinte par Raymond RIFFLARD en 1958 (voir l'article "Le général de Gaulle à Orto").

 

 

Photo J-M F, juin 2009.

Photo J-M F, juin 2009.

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 17:13

La réalité de Saint Roch a été niée dans un dossier de "La Gazette de Montpellier" dont nous nous étions fait l'écho en octobre dernier.

Bernard ALLIEZ a fait le point de la question dans un article qu'il a présenté au Père Jean-Pierre BONNAFOUX et qui vient d'être publié dans le bulletin "INSEME" de novembre.

 

En préambule, copie des courriers échangés entre Bernard Alliez et Jean-Pierre Bonnafoux au sujet de cet article « sensible »


"Depuis de nombreuses années, je m'intéresse à Saint Roch. Cela m'a permis de fouiller les aspects populaires, historiques, légendaires, artistiques, bien sûr religieux de ce saint et de la période où il a vécu. Sa légende connue de tous est imprimée dans la mémoire collective mais il semble qu’elle ne corresponde a aucune réalité historique scientifiquement démontrable. J'ai écrit un court texte illustrant mon propos que je vous envoie. Ce texte pourrait être proposé à notre revue "Inseme" mais je ne veux en rien choquer ou contrarier nos lecteurs. Si vous pensez que ce texte est '"publiable" et intéresserait des lecteurs, un commentaire de votre part me semble indispensable avant de l’envoyer, sinon, je continue à travailler et nous pourrons en parler lors d'une prochaine rencontre à Vico. "

Bernard ALLIEZ

 

Réponse:

"St Roch, saint très populaire en Corse et vous comme moi, nous avons appris son histoire dès notre enfance! Et voilà que des recherches historiques remettent en cause cette histoire !!!
Faut-il les ignorer ? Certainement pas ! Merci Bernard Alliez ! Mais quoi qu'il en soit, saint Roch, priez pour nous! Protégez-nous !"

 Jean-Pierre BONNAFOUX

 

 

Saint Roch de Montpellier, de la légende à l’histoire.

 

Notre bon Saint Roch, celui que nous fêtons tous les 16 Août, à Letia, à Vico, à Poggiolo et partout en Corse comme en Italie, en Provence et bien au-delà, aurait vécu dans la seconde partie du XIVème siècle, il y a donc près de 700 ans! On pensait tout savoir à son propos depuis les travaux d’éminents historiens médiévistes français et italiens qui, dans les années 1960, avaient, établi un récit historique paraissant cohérent à partir de manuscrits et d’incunables à leur disposition.

Or, en 2006, furent publiés les actes d’un colloque réuni à Padoue sous la présidence d’A. Vauchez et A. Rigon suite aux révélations faites par un certain Pierre Bolle dans sa thèse de doctorat soutenue à l’Université Libre de Bruxelles. En effet, ce chercheur a considérablement remis en question des quasi certitudes que l’on avait concernant la biographie du saint et a fait la part des choses entre ce qui relève de la foi, de la légende hagiographique et de l’histoire qui sont trois choses différentes.

La légende connue de tous est celle d’un jeune pèlerin montpelliérain du XIVème siècle parti à Rome à la mort de ses parents après avoir vendu tous ses biens et se consacrant au service des pestiférés. Obtenant en chemin des guérisons miraculeuses, Roch réussit à voir le pape à Rome où il poursuit son apostolat. Sur le chemin du retour vers Montpellier, il contracte la peste à Sarmato, près de Plaisance. Il s’isolera jusqu'à sa guérison et c’est lors de cet épisode que chaque matin un chien lui apportera un morceau de pain. Mais après son départ, il est rapidement pris pour un espion, il est alors emprisonné et meurt dans un cachot à Voghera.

 

Voilà le récit merveilleux que nous connaissons depuis notre enfance, mais les preuves historiques particulièrement minces ont interpellé Pierre Bolle dont le prochain livre paraîtra en 2021 préfacé par Guy Philippart, un des plus grands spécialistes mondiaux de l’histoire des saints.


Pour lui, le récit fondateur du culte de Saint Roch fut écrit en italien et latin en 1474 par un certain Francesco Diedo, diplomate vénitien, gouverneur de Brescia, alors que la peste sévissait à Brescia! Les quelques dates citées par ce récit sont invraisemblables et il n’y a aucune référence à un évènement historique vérifiable. Les historiens modernes parmi les plus éminents avaient donc, à partir de ce récit, tenté de faire cadrer les évènements rapportés à des dates plus crédibles mais tout cela était plein d’incertitudes et d’hypothèses non vérifiées. De plus, le texte de Diedo est truffé de «lieux communs» que l’on retrouve dans beaucoup d’autres traditions destinées à l’édification des fidèles: naissance royale ou aristocratique, reconnaissance par des parents au moment de la mort, etc.

 

Il convient de noter enfin le manque de «matérialité» de ce saint, relativement récent : pas de sépulture ni à Montpellier, ni à Voghera où il serait mort, aucun écrit, aucune parole rapportée, aucun témoin contemporain... Il semble même que les transferts de reliques le concernant présentent beaucoup d’invraisemblances et même des modifications de dates dans les archives consultées !

 

Pour P. Bolle, il faut donc séparer le saint de sa légende et ne pas s’en tenir au récit exclusivement hagiographique destiné à la seule édification des croyants et qui n’est en rien un récit historique ! D’autant plus que d’autres sources, étudiées par ce chercheur, tendent à expliquer que la figure du saint que nous connaissons est en fait une construction syncrétique dans laquelle plusieurs traditions se seraient fondues. Par exemple, sur une xylogravure provençale du début du XVIème siècle on voit apparaître deux saints Roch représentés côte à côte. D’un côté, notre Saint Roch de Montpellier habillé en pèlerin avec l’inscription «Saint Roch glorieux martyr protège-nous de la peste et de tout péril» et de l’autre, Saint Roch d’Autun en tenue d’évêque avec l’invocation: «Saint Roch évêque et confesseur, protège-nous des tempêtes (tempestes en provençal)».

À quel Saint Roch se vouer ?

Les deux saints sont des homonymes et pour P. Bolle, il s’agit bel et bien ici de ce que l’on nomme d’un doublet hagiographique. Cette assimilation courante aurait été facilitée par des vertus protectrices similaires: l’un pour la peste, l’autre pour la (tem)peste. Il s’agit évidemment ici d’un glissement du langage populaire, d’une aphérèse que les linguistes connaissent bien et qui, au fil du temps ont entériné la confusion entre les deux figures. Confusion d’ailleurs en accord complet avec les conceptions moyenâgeuses en épidémiologie qui faisaient dire à Guy de Chauliac, chirurgien des papes en Avignon qu’«une conjonction défavorables des planètes entraine une corruption de l’air qui elle même entraine les miasmes de la pestilence».

Le Saint Roch (Raco) le plus ancien fut évêque d’Autun, connu parmi les signataires du concile de Paris en l’an 614 et pour le coup cela est historiquement prouvé. Au fil du temps, le culte de ce saint bourguignon du VIIème siècle va diffuser en Languedoc où, comme par hasard, on le fêtera déjà le 16 aout! Et P. Bolle en a retrouvé de nombreuses preuves dans les archives municipales, les bréviaires, les calendriers liturgiques, etc. du XIIIème au XVème siècle, à Pamiers, Limoux, Lodève, Clermont l’Hérault, Montpellier...

Le culte de notre Saint bourguignon prendra par la suite le chemin de la via francigena jusqu'à Rome et c’est dans ce contexte, alors que des foyers terrifiants de peste décimaient les populations touchées, qu’il s’est dédoublé en saint protecteur invoqué par le peuple contre la peste. En 1474, cette vénération populaire finira par inspirer à Francesco Diedo son récit fabuleux qui connaîtra une diffusion fulgurante grâce à l’imprimerie naissante. Le culte de ce Roch nouveau, montpelliérain de naissance, se propagera en Vénétie et en Lombardie, sur les voies de pèlerinage puis en Allemagne et en Europe du nord pour atteindre plus tardivement la France, l’Espagne etc.... On parle d’ailleurs, à propos de Saint Roch de Montpellier, du premier saint de l’imprimerie.

Enfin, si nous devions conclure, nous dirions que les études de P. Bolle, sans rien retirer aux vertus prêtées par nos anciens à notre bon et vieux Saint Roch, permettent de faire la part des choses entre ce qui relève de l’histoire et ce qui tiens des traditions populaires et pour rester dans le vocabulaire épidémiologique qui a tant de succès aujourd’hui nous pourrions dire qu’il y a bel et bien eu contamination entre les deux saints.

Bernard ALLIEZ

 

Sans faire de commentaire, nous pourrions ajouter en conclusion ce que Mgr de Germay, qui vient d'être nommé archevêque de Lyon, expliquait à "Famille chrétienne" à propos des dévotions populaires : « La tradition, c’est ce qui transmet le dépôt de la foi. Le danger est de s’attacher à la tradition pour elle-même et non plus pour ce qu’elle transmet.  Une tradition ne vit que si elle se renouvelle. »

 

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 18:00

 

Ce début novembre n'a pas permis d'organiser des fêtes avec bastelle, mais on peut se se souvenir de quelques bons moments où le village se rassemble, comme par exemple ici, à la Toussaint 2013.

 

Ce diaporama est également l'occasion de rappeler la recette des bastelle.

 

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 12:37

Toutes les cérémonies religieuses publiques ayant été supprimées pour cause de Covid, la messe du couvent de Vico peut être suivie sur Facebook.

Le couvent s'adapte au reconfinement
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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 18:00

 

 

Martine CHITI a montré son sens de l'humour en publiant, voici quelques jours, l'avis suivant sur Facebook:

 

Micca bastelle pour le dixième anniversaire

 

La Toussaint n'a pas pu être fêtée de façon communautaire comme on aime bien le faire en Corse. Ce moment de début novembre est l'occasion dans de nombreux villages de confectionner et de manger ensemble les bastelle.

 

De plus, cette année est celle d'un anniversaire: il y a dix ans que le four municipal de Poggiolo a été construit. Edifié sur la place à côté de la salle des fêtes, il avait été inauguré par la fête des bastelle le 31 octobre 2010.

 

Le confinement a empêché d'organiser ce moment de convivialité et, comme l'écrit Martine CHIITI, il nous reste les feuilletons de Noël à la télévision. Chaque après-midi, TF1, entre autres, diffuse déjà des téléfilms américains dégoulinant de bons sentiments.

 

Mais on peut revoir les photos de Jean-Martin FRANCESCHETTI sur l'inauguration de 2010.

Micca bastelle pour le dixième anniversaire
Micca bastelle pour le dixième anniversaire
Micca bastelle pour le dixième anniversaire
Jean-Baptiste PAOLI, Jean-Laurent PINELLI (le maire actuel) et Jean Martin PINELLI devant le feu du four.

Jean-Baptiste PAOLI, Jean-Laurent PINELLI (le maire actuel) et Jean Martin PINELLI devant le feu du four.

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 18:00

 

    Depuis sa création, le cimetière de Poggiolo a connu plusieurs extensions mais la tombe la plus ancienne du village ne se trouve pas à l'intérieur de son périmètre.

 

    Elle n'est pas non plus dans le cimetière privé ni dans la chapelle funéraire et pas non plus dans les trois caveaux familiaux qui entourent Saint Siméon.

 

    La première tombe poggiolaise est l'église Saint Siméon elle-même. 

  
Eglise St Siméon (photo Michel Franceschetti).

Eglise St Siméon (photo Michel Franceschetti).

 
    En Corse, pendant longtemps, les sépultures se firent dans le cimetière mais aussi  dans l'arca.
 
 
    L'arca était une tombe collective, sorte de chambre souterraine voutée à orifice étroit fermé par une dalle de pierre, accolée à l'église ou creusée sous celle-ci. Elle permettait aux croyants d'être le plus près possible de l'endroit le plus sacré du village et elle renforçait le sens de la communauté, unie ici et maintenant comme pour l’éternité. C'est à partir du XVème siècle que se répandit, en Corse, la pratique des enterrements dans les églises.
 
 
 
L'arca poggiolaise
 
 
    Cette coutume fut pratiquée à Poggiolo comme le prouvent les rapports des visites apostoliques effectuées par les évêques (de Sagone ou du Nebbio) ou de leur délégué (documents étudiés par le Père DOAZAN).
 
 
    Si en 1587 et en 1589, Mgr MASCARDI écrit que "le cimetière entoure l'église", il mentionne déjà l'existence de l'arca de Vico. Mgr COSTA décrit un siècle plus tard, en 1698, à Poggiolo, un "pavement de pierre avec trois ouvertures d'arca avec trappe de pierre". Ces trois ouvertures signifient qu'une était destinée aux hommes, l'autre aux femmes et la dernière aux enfants. Mais, en 1702, le même Mgr COSTA note que "le cimetière est pourvu d'une croix et bien enclôs"
 
 
    Il est vrai que la sépulture en arca n'était pas bien vue des autorités ecclésiastiques. Ainsi, dès le XVI° siècle, la constitution de Mgr SAULI, évêque d'Aleria, imposait d'ensevelir les morts dans les cimetières et non dans les églises, à moins d'avoir la permission de l’évêque.
 
 
    En 1776, un Edit Royal interdisait les sépultures dans les églises insulaires, et en 1789 un Décret de la Révolution ordonnait la création de cimetières, sans grand succès en Corse.
 
L'église et le cimetière vus du Tretorre (photo Michel Franceschetti).

L'église et le cimetière vus du Tretorre (photo Michel Franceschetti).

   
Quelle fut la situation de Poggiolo?
 
 
Les deux périodes d'inhumation
 
 
    Les registres de catholicité du XVIIIe siècle pour Poggiolo ont été étudiés par Xavier PAOLI, l'historien du village. Ils sont référencés aux Archives départementales, ou Archives Pumonti, sous les côtes 6MI 240/3 (pour 1729 à 1772) et 6MI 240/4 pour la période 1770-1796 qui empiète donc sur la précédente.
 
 
    Deux périodes peuvent être distinguées:
 
    Pour la première, de 1729 à 1756, les inhumations eurent toujours lieu "dans l'église". Les registres utilisent alors les termes "arca", "nel pavimento", "attraco".  
Ainsi, en 1731, pour Maria Sibilia et Damiano, dont les décès se sont suivis, il est écrit: "il suo corpo fu sepelitto nella chiesa di S. Simeone", c'est-à-dire: "son corps a été enseveli dans l'église de Saint Siméon".
    
    Cliquez sur les images pour agrandir les documents.
 
Deux actes de sépulture en 1731.

Deux actes de sépulture en 1731.

 
  Ensuite, après 1770 et jusqu'en 1792, les documents mentionnèrent pratiquement tous que les enterrements avaient lieu dans le "cimetière ordinaire", mais en précisant:
 
"nel grande sepultura", c'est-à-dire dans l'arca collective
                                             ou
"nel picola sepultura" ou "nel cimeterio", donc en tombe individuelle.
 
 
    La première mention d'enterrement "nel cimeterio ordinario" date du 12 juin 1770 (mais il manque les feuillets entre 1762 et 1769) et concernait une nommée Maria Francesca. 
Première mention d'un enterrement dans le cimetière de Poggiolo (12 juin 1770).

Première mention d'un enterrement dans le cimetière de Poggiolo (12 juin 1770).

   

    Mais il y eut des exceptions.

 

    En 1783, Domenico Felice FRANCISCHETTI (orthographe fréquente qui se transforma définitivement en FRANCESCHETTI), âgé de 78 ans, fut enseveli "nel pavimento" (sous le carrelage) de la chapelle du Rosaire, qui se situait alors dans la partie gauche de l'église et avait été construite dans les dernières années du XVIIe siècle.

 

    Le curé Giovanni BONIFACY prit soin d'écrire qu'il avait obtenu du vicaire DEFRANCHI de Soccia "la licenza", l'autorisation de "rompere", de casser le sol. La famille FRANCESCHETTI jouait alors un grand rôle à Poggiolo et Domenico Felice devait être un personnage particulièrement important pour bénéficier d'une telle sollicitude.

 

Domenico Felice enseveli dans la chapelle du Rosaire en 1783.

Domenico Felice enseveli dans la chapelle du Rosaire en 1783.

 

    Un autre exemple, onze ans plus tard, qui concerne encore la famille FRANCESCHETTI. En 1793, Angelafelice fut inhumée sous le carrelage de l'église.

 

    On lit bien dans la marge les mots "sepultura grande".

 

Inhumation sous le carrelage de l'église en 1793.

Inhumation sous le carrelage de l'église en 1793.

 

    La fin de l'arca

 

    Il faudrait vérifier attentivement les registres  mais il semblerait d'ailleurs qu'Angelafelice fut le dernier habitant de Poggiolo à avoir été mis dans l'arca.

 

    Tous les enterrements eurent lieu désormais dans le cimetière situé derrière l'église. 

 

    Pour Soccia, où il existait aussi une arca en deux ou trois parties, l'étude publiée voici quelques années par Jean-Baptiste PAOLI indique que la première inhumation dans le cimetière communal eut lieu en 1812, année où des édits préfectoraux particulièrement coercitifs accélérèrent la fin des arche.

 

L'ancienne église St Siméon, détruite à partir de 1863. Dessin réalisé par M. Bessières en 1856 et mis à notre disposition par Emilie Tomas.

L'ancienne église St Siméon, détruite à partir de 1863. Dessin réalisé par M. Bessières en 1856 et mis à notre disposition par Emilie Tomas.

 

    Avec la démolition de la vieille église en 1863 et la construction de l'actuel Saint Siméon, il ne reste plus rien de l'arca poggiolaise, même pas la dalle qui la recouvrait (alors que le couvent St François conserve des dalles de certaines familles vicolaises).

 

    Mais sous le carrelage de la nef, quelques restes de nos ancêtres de trouvent certainement encore.

 

    Visibles ou invisibles, les morts restent parmi nous et il nous montrent d'où nous venons, quelles sont nos racines. Nous sommes les héritiers d'une histoire et d'une communauté.


Bibliographie:
       - "Le couvent Saint François de Vico" par le R. P. Louis DOAZAN (ed. Alain Piazzola)
    - "Soccia. Santa Maria delle grazie. A nostra ghjesgia" par Jean-Baptiste PAOLI (dactylographié, avec l'aide d'"A Mimoria")

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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 18:00
Devinette: la tombe la plus ancienne

Puisque la période de Toussaint est celle où l'on va rendre hommage à nos ancêtres en se rendant sur leurs tombes, la question de la devinette mensuelle paraît évidente:

 

 

Quelle est la tombe la plus ancienne de Poggiolo?

 

 

Réponse (surprenante) demain.

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 18:00

 

 

Toutes nos condoléances.

 

 

Deuil à Guagno
Deuil à Guagno
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du lundi 24 au dimanche 30 août:

Exposition de portraits réalisés par Sylvie GHISLAIN-LEANDRI au couvent de Vico. Vernissage le 25 à 20 h.

 

Samedi 29 août:

pèlerinage à Saint Elisée.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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