Dans les articles précédents décrivant les maisons poggiolaises , il a été plusieurs fois fait mention des balcons. Ils ornent les façades des "maisons de notables" mais aussi d'autres habitations.
Avoir un balcon était signe de richesse et chaque famille voulait en avoir. Le plus souvent, il était sous la forme d'une avancée pas très large ni très longue au-dessus de la porte d'entrée principale. La maison Ceccaldi semble avoir été la seule à exhiber un balcon au premier étage et un autre au second.
Le film proposé ci-dessous montre ces balcons de Poggiolo. Et il ne fut pas oublier que, dans la langue italienne, au lieu de "balcone", on emploie souvent le terme de "poggiolo" pour désigner un balcon...
C'était une évidence, voire un besoin. Une semaine après le drame du 1er août où cinq personnes perdaient la vie dans le canyon du Zoicu, un temps de recueillement était proposé à l'église du village de Soccia.
Dans l'église bondée, l'ensemble de la population, mais aussi de nombreux guides de canyon et de montagne, et aussi des représentants des pompiers et secouristes. Des enfants viennent déposer à l'autel les noms des victimes, des fleurs pour chacun, et des bougies. L'ambiance est au recueillement.
Judith Ottavy-Poli, responsable du comité paroissial, choisit des mots apaisants pour expliquer comment ceux que le village a accueillis pour des instants de joie, ont rencontré leur destin. Sans incriminer personne, et en rendant hommage à l'ensemble des secouristes présents à Soccia ce jour-là. Elle lira un beau texte rédigé par les Indiens d'Amérique, expliquant que la nature a toujours le dernier mot sur l'homme. Concluant que la date du 1er août est désormais marquée d'une pierre rouge.
L'an prochain, une cérémonie est déjà prévue : "N'oublions jamais les victimes de "notre rivière" !"
Cet été est particulièrement riche en orages. Il s'en est produit pratiquement un par jour.
Celui de lundi 20 août est à retenir. En milieu d'après-midi, la foudre a mis le feu à un pin près de Guagno. Une équipe pionnier des sapeurs-pompiers et des sapeurs-forestiers sont intervenus ainsi que l'hélicoptère bombardier d'eau pour rapidement maîtriser l'incendie et éviter qu'il se propage.
Par ailleurs, la foudre est tombée sur le col de Sorru et a provoqué une coupure de courant de près d'une heure. Les techniciens d'EDF sont rapidement venus pour rétablir la distribution d'électricité.
L'éclair qui a causé cette panne a été capté par un smartphone à Soccia. La vidéo en a été publiée sur la page Facebook de Marie-Do Pozzo di Borgo.
Le blog des Poggiolais va prendre quelques jours de vacances (oui, ça arrive!) mais il ne vous abandonne pas: voici quelques dates importantes d'événements prévus pour le mois d'août dans notre micro-région. Essayez d'y participer!
Au contraire du sentier du miel à Murzo (voir l'article sur ce sujet), qui a été créé il y a quelques années dans un but pédagogique, le chemin unissant Poggiolo à Orto existe depuis des siècles. Près de l'église Saint Siméon, il se divise, une bifurcation allant vers Soccia.
La circulation entre ces villages passait par ces routes. La localisation du quartier poggiolais des Case Suprane s'explique par leur présence.
La création de la route départementale à la fin du XIXe siècle entraîna plus bas, sur les bords de celle-ci, la construction des maisons de notables (voir l'article "Les notables et les routes").
Maintenant, ce chemin est une agréable promenade. Le film suivant vous incitera peut-être à le découvrir.
Le vieux chemin piétonnier de Poggiolo à Orto débute à gauche de l'église Saint Siméon et commence par longer le mur du cimetière. Il côtoie par moments des murs dressés par nos ancêtres. On retrouve aussi des morceaux de chaussée et de marches taillées dans le roc. Le trajet est jalonné de marques de peinture bleue. Une partie du chemin est à couvert de l'ardeur du soleil estival mais on peut profiter de belles vues sur le Tretorre, Guagno et les impressionnants monts d'Orto. La promenade se termine au cimetière d'Orto où le sentier rejoint la route goudronnée.
L'emplacement des maisons dites "de notables" et leurs dates de construction ont déjà été évoquées (cliquer ICI). Il reste à voir leur organisation interne et leurs utilisations.
L'entrée de la maison est une porte à deux battants donnant sur un long couloir, comme le montre cette photo de l'intérieur de la maison de Marione.
Il permet d'accéder à un ou deux étages avec des chambres et souvent, au premier, un autre salon avec balcon. Le balcon, était autrefois signe extérieur de richesse.
L'escalier allait jusqu'au grenier souvent éclairé par des ouvertures rondes.
Balcon et ouverture du grenier s'observent bien sur la façade de la maison CECCALDI.
Les pièces du bas pouvaient avoir des destinations particulières.
Dans l'actuelle maison de Valère, le salon servait véritablement de bureau de mairie quand le maire était Jean-François CECCALDI (de 1919 à 1941 et de 1943 à 1959). On raconte que la porte de côté servait à faire entrer les conseillers municipaux et les divers solliciteurs.
La tragédie du canyon de Zoicu a remis en mémoire une légende concernant le Liamone dont les rivières de Soccia, Poggiolo et Guagno sont les affluents.
Cet article est paru en août 2014. Il était le sixième d'une série de sept sur "les légendes de chez nous".
Avec ses 41 kilomètres, le Liamone est un long fleuve pour la Corse. Prenant sa source près de Letia, sur le versant ouest du massif du Cimatella, il descend vers le golfe de Sagone après avoir traversé tout le canton des Deux Sorru. Le Fiume Grosso qui passe à Guagno-les-Bains est un de ses principaux affluents.
Ce cours d'eau qui paraît tranquille l'été connaît de fortes variations de débit en fonction des pluies et des saisons. Le phénomène de la fiumara est particulièrement impressionnant (voir l'article Gare à la fiumara).
Mais savez-vous que l'origine de ces dangers vient d'un pacte avec le Diable?
Daniela RADUT le raconte dans son livre"Vivant entre deux mondes"paru en 2013 (ed. Société des Ecrivains).
Golu, Tavignanu et Liamone étaient trois frères, nés dans les montagnes de l’île.
Un jour, comme ils ne pouvaient plus se résigner à continuer à vivre dans le terrible froid qui s'était installé dans les montagnes, les trois frères ont décidé de descendre vers les plaines, à la recherche d'un endroit avec des températures plus douces et c'est pour ça qu’ils sont partis, chacun sur un chemin, pour se réunir de nouveau, tous les trois, à un certain point sur le rivage.
Golu et Tavignanu ne perdirent pas de temps, ils descendaient donc le plus vite possible de la montagne et, en un temps assez court, ils atteignirent le lieu de rencontre prédéterminé. Ce ne fut pas la même chose avec Liamone qui, après avoir erré à travers les montagnes et les vallées, tout à coup, s'est rendu compte qu'il était très en retard et ne serait pas en mesure d'atteindre le point de rencontre au bord de la mer, selon leur décision prise avant le départ.
Alors, un grand désespoir l'envahit, car il ne savait pas comment tenir sa promesse envers ses frères. Ce fut pour Satan le moment propice, très attendu, et il s'est présenté immédiatement devant Liamone, lui proposant une transaction simple mais horriblement cruelle: lui, Satan, permettrait à Liamone d'arriver à temps au point de réunion avec ses frères sur le rivage et, en échange de cela, Liamone donnera à Satan une âme chaque année. N'ayant pas le choix, Liamone accepta l'accord.
Donc, c'est comme ça que la légende corse explique pourquoi, dans les eaux de la rivière Liamone, ou dans les eaux de l’un de ses trois affluents, Catena, Fiume Grossu ou Cruzzini, chaque année, se noie au moins une personne, son âme étant le prix payé par Liamone à Satan.
Malgré son pont ultra-moderne, l'embouchure du Liamone reste dangereuse.
Cet été, la caravane du Corsica Giru reprend la route des villages durant tout le mois d'août !
Comme chaque année, retrouvez le marché des producteurs et des artisans de 17h00 à 23h00 ainsi que des animations le soir.
Durant la journée, des structures sportives seront installées par Corsica Sports Loisirs !
Le Corsica Giru, organisé par "Corse-Matin", posera ses valises à Bastelica (31/07), Antisanti (08/08), Monticello (09/08), Venaco (10/08), Vico (11/08), Sari d'Orcino (13/08) et Quasquara (14/08).
D'autres années, ce Tour de Corse est déjà passé à Soccia et à Guagno. Il était à Poggiolo le 9 août 2012. Vous pouvez en lire ci-dessous le compte-rendu paru à cette occasion sur le Blog des Poggiolais:
On en parlait de puis longtemps et on se demandait comment l'événement allait se dérouler. Et c'est fait. Hier, jeudi 9 août, les journalistes de "Corse-Matin" sont venus faire, dans le cadre d...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).