Le gouvernement dit vouloir agir contre les "fake news", ce qui doit vouloir dire "fausses nouvelles" pour les gens ordinaires qui ne parlent pas le langage anglo-technocratique à la mode. Espérons que la liberté d'expression n'en sera pas victime.
Les contre-vérités et les erreurs non-intentionnelles ont toujours existé. Il faut savoir les débusquer.
Celle publiée par "Settimana", le supplément de "Corse-Matin", aujourd'hui vendredi 22 juin est aveuglante.
Dans la double page consacrée aux festivals de cet été en Corse, Sorru in musica estate 2018 est annoncé avec les bonnes dates de début et de fin (du 22 au 31 juillet). Mais le détail est complètement ahurissant.
Les dates publiées pour les spectacles sont :
lundi 21 juillet, mardi 22, mercredi 23 et le reste à l'avenant.
Or, en 2018, les véritables jours sont:
lundi 23 juillet, mardi 24, mercredi 25...
Le programme publié est celui de 2014 !
D'ailleurs, un élément important saute aux yeux: il est annoncé une soirée à Poggiolo. Or, depuis combien d'années Sorru in musica ne vient-il plus dans le village?
Ne vous inquiétez pas: le programme authentique va bientôt être mis à la disposition de chacun.
Professeur d'histoire, Philippe FRANCESCHETTI a réalisé la biographie d'une trajectoire atypique de la résistance qui apporte une nouvelle fois la preuve des ambivalences de la période 1940-1944. Elle illustre l'importance qu'a pu revêtir la religion catholique - et ici Notre-Dame de la Salette - dans l'engagement résistant et plus particulièrement vichysto-résistant.
L'auteur nous fera découvrir comment Antoine Mauduit a créé une communauté («La chaine») promouvant les valeurs de la Révolution nationale comme l'écologiste retour à la Terre, la moralisation de la nation et la mission de rechristianisation. Un résistant «catho-écolo-identitaire» qui fera basculer François Mitterrand dans la résistance après avoir été décoré de la francisque du Maréchal. Une histoire à découvrir.
Mercredi 27 juin 2018 à 20 h
au Graal, 377 avenue de la République, à Toulon.
Le livre "Antoine Mauduit, une vie en résistance", est en vente aux Presses Universitaires de Grenoble (cliquer ICI).
Les riches familles poggiolaises construisirent à la fin du XIXème siècle quatre belles maisons entre les Case Suprane et la place St Roch. La maison de Marione a été montrée la dernière fois. Voyons les trois autres.
Contrairement à la précédente, elles sont occupées régulièrement.
Juste au-dessus de la maison de Marione, sur le terrain de Vignarella, se trouve celle de Bernard et Marie-Claude FRANCESCHETTI.
La maison de Marione à gauche et celle des Franceschetti à droite.
Elle fut construite en 1899 par leur arrière-grand-père Jean-Martin DESANTI (1846-1922), après qu'il eut reçu la Légion d'Honneur et pris sa retraite de sous-officier de carrière.
Jean-Martin Desanti décoré de la médaille militaire.
Deux articles de ce blog lui ont été seront consacrés:
Ses initiales (DJM: DESANTI Jean-Martin) sont gravées avec la date 1899 dans la pierre au-dessus de l'imposte.
En continuant la route, sur le côté gauche, se trouve la maison de la famille CECCALDI.
Là aussi, une porte à deux vantaux est surmontée d'une imposte métallique (alors qu'elle est en bois dans la maison précédente) au centre de laquelle se trouve la date de 1885. Les initiales N et C sont gravées de part et d'autre du demi-cercle.
NC signifie Noël CECCALDI. Né en 1850 et décédé en 1925, il fut forgeron et maire de Poggiolo de 1894 à 1901.
Juste après, en traversant la stretta, il y a la maison MARTINI. Mais, bizarrement, sur le côté de la route, il n'existe qu'une petite porte, sans date ni initiales, qui est en vérité la porte de derrière de cette maison.
L'entrée du bâtiment est de l'autre côté, avec la double porte et son imposte.
Les indications habituelles (ici 1872 et MP) sont regroupées sur la pierre surplombant la partie haute de l'imposte.
MP signifie MARTINI Pierre. Surnommé "Muschino", il vécut de 1837 à 1907, eut huit enfants avec son épouse Antoinette DESANTI (1838-1908) et fut maire de Poggiolo de 1888 à 1894.
Comme aucune habitation n'existait à cet endroit auparavant, ses occupants furent surnommés "I Martini di a casa nova".
Mais l'énigme n'est pas résolue: pourquoi ces maisons ont-elles été construites à la même époque dans cette partie de Poggiolo?
Il s'y ajoute un autre mystère: pourquoi la maison MARTINI tourne-t-elle le dos à la route?
(à suivre)
En dehors de la première image tirée de Géoportail, toutes les photos utilisées dans cet article sont de Michel FRANCESCHETTI.
Attention: elles seront closes le 22 juin au soir.
Le parcours de cette belle course est décrite dans ce texte extrait du site https://altestrade.org:
Pas de changement pour les habitués. Le parcours essentiellement sur sentiers surplombe le village de Vico.
Le départ est donné de la place Casanelli, au centre du village, en direction du hameau de Chigliani par l’ancienne route.
Au sommet de la Pointe de Tragunato (768 m), courte pause pour les coureurs qui peuvent se ravitailler avant d’entamer un parcours
en ligne de crête avec un point de vue sur le village de Vico, le golfe de Sagone, lavallée du Liamone et la majestueuse Sposata.
C’est aussi un lieu chargé d’histoire où étaient positionnées les pièces d’artillerie pendant la seconde guerre. La course redescend ensuite vers le col de St Antoine en direction du stade, avant d’affronter la seconde difficulté : la montée vers A punta di a Cuma (904 m).
Une belle descente ombragée à travers la châtaigneraie mène les coureurs vers le hameau de Nesa, puis le couvent Saint-François.
L’arrivée est proche, encore une petite descente au terme de laquelle les coureurs traversent le ruisseau du Mangano pour remonter
vers le village et une petite boucle dans les ruelles, puis c’est l’arrivée sur la place centrale.
Les coureurs peuvent se détendre dans la fontaine avant de rejoindre la salle des fêtes pour un repas bien mérité.
Une série de quatre grandes maisons se trouve à l'entrée de Poggiolo. Leur construction a eu lieu pendant le dernier quart du XIXème siècle. Pourquoi à ce moment? Pourquoi sont-elles là?
En entrant dans le village (ce dont les touristes ne s'aperçoivent pas car le panneau d'entrée a disparu depuis bien longtemps) par le Fragnu, une grande maison se remarque en sortant du premier tournant à droite, à Chioso a noce: la maison de Marione.
La date de 1886 et les initiales P et J qui l'entourent n'ont pas été gravées dans la pierre. Elles sont en fer forgé dans l'imposte placée au-dessus de la porte d'entrée.
L'école du village, qui a plusieurs fois changé de lieu, fut quelques années au rez-de-chaussée. La porte ci-dessous, à droite de la porte principale, aurait été l'entrée d'une classe.
Malheureusement, cette maison a été abandonnée depuis la mort de Marione, sa dernière occupante, voici plusieurs dizaines d'années, et elle se dégrade de plus en plus vite. Les portes tiennent difficilement et, l'une après l'autre, les fenêtres s'écroulent.
Images désolantes qui ne sont pas spécifiques à Poggiolo. Elles se retrouvent partout où des héritiers n'arrivent pas à s'entendre pour régler la succession. La maison devient ruine.
La plus vieille maison de Poggiolo est celle de la famille Pinelli, ainsi que l'a rappelé l'article précédent.
La date de 1702 gravée sur son linteau prouve cette ancienneté sans contestation. Cette maison fut construite soixante-six ans avant que la Corse devint française.
Quatorze habitations poggiolaises sont ainsi bien situées dans le temps.
Si vous comptez bien, vous ne voyez que treize années de construction sur cette photo. Il manque le lieu nommé "maison de Ceccantone" qui est un peu plus loin que la fontaine du Lucciu, hors du cadre de ce cliché. Elle sera présentée comme les autres, à la fin de cette série d'articles.
Les maisons datées se répartissent dans tous les quartiers. Trois ont été édifiées au XVIIIème siècle, cinq dans la première moitié du XIXème, quatre dans la seconde moitié et une au XXème (deux en comptant celle de Ceccantone).
Cette série ne concernant que les logements, les autres édifices (fours à pain, chapelles, fontaines, caveaux) en sont exclus.
MAISON 1787
Juste au-dessus de la maison Pinelli, on passe devant un petit bâtiment avec une date illisible.
La montée prend un fort virage à droite pour arriver à un lieu marqué 1787. Il est même doublement marqué.
En effet, deux entrées très proches ont cette même date, suivie, comme dans pratiquement toutes les inscriptions, de lettres évoquant la famille du constructeur. Les propriétaires actuels sont les familles TEYSSEDOU et PRINCE, descendants des DEMARTINI qui habitaient ici.
porte de droite
Le linteau de la porte de droite est plus lisible que celui de la porte de gauche mais l'année 1787 est bien apparente.
porte de gauche
MAISON 1834
Après être passé devant ces deux portes, on se trouve en face de la maison de la famille CHABROLLE, ancienne maison BARTOLI et plus anciennement maison DESANTI.
Au dessus de la porte d'entrée, on remarque une grosse pierre polygonale avec une croix et la date de 1834.
En réalité, cette date est peu lisible. Anna-Maria LECA et Noelle MEDURIO, dans leur travail pour l'Université de Corte, ont réussi à prendre un cliché qui permet de décrypter un peu l'inscription. La dernière ligne semble comporter le nom de la famille DESANTI.
Agrandissement de la gravure, photo prise par Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677.
Cette grande maison pourrait avoir été construite en 1834 mais ce n'est pas une certitude. En effet, l'auteur de ces lignes se souvient que cette pierre se trouvait dans les années 1960 de l'autre côté de la terrasse, au bord de la stretta. Et Rose-Marie CHABROLLE affirme que son déplacement avait été une initiative de son père, le docteur BARTOLI. L'inscription se trouvait sur un four à pain aujourd'hui détruit.
Alors, maison construite avant, en même temps ou après ce four?
En dehors de la première image qui a utilisé Géoportail et du cliché réalisé par Anna-Maria LECA et Noelle MEDURIO, les photos viennent toutes de Michel FRANCESCHETTI.
La fête de la musique aura un aspect particulier à Soccia.
Un concert de saxophone sera organisé samedi 16 juin en hommage à Patrick JULIEN décédé tragiquement le 4 novembre dernier. Patrick jouait dans ce groupe.
Venir écouter ce concert sera un moyen de penser à lui.
A l'issue du concert, un méchoui sera proposé à 20 heures par le comité des fêtes. Participation: 25 €. Réservation obligatoire au 04-95-28-33-18.
La sixième édition de A Testa di a Natura qui s'est tenue à Vico le 27 mai a connu un réel succès qui ne peut qu'inciter à continuer l'entreprise.
Pour avoir une idée de cette manifestation, vous pourrez lire le texte du compte-rendu de Pascale CHAUVEAU paru dans "Corse-Matin" du 28 mai.
Le thème principal de cette année était la permaculture, méthode de production qui respecte l'environnement. Elle est expliquée par Jean-Yves TORRE dans le reportage diffusé dans l'émission Corsica Sera, en suivant le lien présenté en fin d'article.
VICU
A Festa di a Natura promet de s'inscrire dans la durée
PASCALE CHAUVEAU
Avec un nombre record d'exposants, des animations inédites et variées, et une météo enfin clémente, la 6e édition d’A Festa di a natura a tenu ses promesses, hier, attirant quelque deux mille visiteurs dans les rues de Vico.
Habituellement établie entre les deux places du village, la foire s'est étendue cette année jusqu'à la salle polyvalente de la mairie. "Le nombre d'exposants a triplé cette année et les records d'affluence sont battus", se félicite François Paoli, président de l'association A Natura, qui a eu recours à un système de rotations de navettes, mises à disposition par la mairie, pour acheminer les visiteurs du parking du stade jusqu'au cœur du village. Un succès qui repose sans doute en partie sur la récente adhésion de la manifestation à la Frac Corsica (Fédération des foires rurales agricoles et artisanales de Corse), gage de qualité des exposants.
Les femmes-artisans en première ligne
Dans ce vaste marché, on trouvait les producteurs habituels, connus et réputés pour leur miel, leur charcuterie ou leurs fromages, les artisans qui profitent des foires et marchés pour sortir de leur atelier et présenter leurs créations, ainsi que les stands associatifs de ceux qui sont là pour partager leur passion.
"Quand vous faites travailler un artisan, vous achetez plus qu'un service : vous achetez des centaines d'heures d'échecs et d'expérimentations, de frustrations et aussi des moments de joie. Plus important, vous achetez à l'artisan plus de temps pour lui permettre de vivre sa passion." Ce beau texte est apposé près du stand d’Alix Jauffreau, la seule femme artisan sellier de Corse. Comme elle, d'autres femmes sont passées maîtres de leur savoir-faire.
A l’image de Coralie d'Amore, qui s'est installée cette année comme artisan savonnier à Vico. Sur son stand, elle arbore fièrement l'attestation "slow cosmétique" (l'équivalent du guide Michelin des cosmétiques), qu'elle a décrochée au terme de sa première année d'exploitation pour ses produits écolos, naturels, et respectueux des 80 critères imposés par la charte.
Parmi les femmes qui exposent, on trouve aussi Jena, spécialiste des décors en trompe l'œil, qui crée des dessins qu'elle fait imprimer sur du tissu, vendu au mètre ou avec lequel elle confectionne des robes, sacs, ou petits coussins.
Et il y a aussi Cécile Grimaldi, qui a réussi le pari audacieux d'installer son atelier de joaillerie à Poggiolo. Elle parcourt inlassablement les foires et marchés de Corse où elle a assis sa notoriété.
Un peu plus loin, le club du cursinu est là pour la première fois. Une dizaine de chiens ont été confirmés et ont pu passer le test de sociabilité sur la foire. En face, les passionnés du club d'écriture de Vico partagent avec les visiteurs leur passion des mots, entre portraits chinois, acrostiches, tautogrammes (tous les mots d'un texte devant commencer par la même lettre ou syllabe) et lipogrammes (une lettre est bannie).
Ailleurs, encore, on s'initie à l'art de la vannerie, avec le foyer rural di a Riventosa. Tandis que d’autres découvrent la centaine d’objets réunis par Jean-Claude Morati, tous témoins d'un temps révolu.
Une belle ambiance, à la clé, que la présence d’Eva Colas, Miss Corse 2018 et première dauphine de Miss France, et le concert attendu de Jean-Claude Buteau et Aurélien Amet avec leur groupe Primura n’ont fait que rehausser.
La permaculture, une philosophie qui, appliquée à l'agriculture, propose un modèle respectueux des ressources et de l'environnement, à l'honneur de la 6ème édition de la Festa di a Natura qui...
La devinette du mois vous demandait laquelle, parmi les vieilles maisons de Poggiolo, est la plus ancienne et quelle est sa date de construction.
Plusieurs vieilles bâtisses du village portent une date gravée au-dessus de leur porte d'entrée. Beaucoup sont du XIXème siècle, d'autres du XVIIIème.
On ne sera pas surpris d'apprendre que la doyenne est la maison PINELLI, aux Case Suprane, car cette famille est une des plus anciennes du village, et peut-être même la plus ancienne.
Quelle est donc sa date de construction?
Au bord de la streta, sur la façade où se trouvent les portes d'entrée de cette maison, aucune date n'est visible.
Dans leur inventaire du patrimoine bâti du canton (consultable sur le site de la Médiathèque Culturelle de la Corses et des Corses), Noëlle MEDURIO et Anna Maria LECAont pourtant noté la présence d'"un linteau gravé donnant une datation (1702)".
Mais elles n'ont pas précisé de quel côté est ce linteau.
D'ailleurs, l'ancienneté du bâtiment est encore plus grande si l'on en croit la brochure sur les PINELLI écrite voici plusieurs années par Toussaint PINELLI.
On y lit:
"Les PINELLI entreprennent dans la première décennie XVIIème siècle la constrution à Poggiolo de leur maison familiale sur un mur de laquelle on peut remarquer, gravée dans le granit, la date de 1610 (partie appartenant actuellement à nos cousins PINELLI qui l'occupent).
Cette première construction fut agrandie ultérieurement pour satisfaire à l'accroissement familial et atteignit ses dimensions actuelles dès l'année 1702 (date gravée sur la façade est)."
Mais il y a une erreur: la date 1702 se trouve sur la façade OUEST, ou plus exactement SUD-OUEST, du côté appartenant à Ernestine.
Cliquer pour agrandir l'image.
Si la date est lisible, le reste de l'inscription est vraiment indéchiffrable. Mais le doute n'est pas permis: la maison PINELLI est la plus ancienne de Poggiolo.
A la suite de partage d'héritage, la maison est maintenant divisée en deux. Dominique PINELLI et sa sœur Félicie, descendants directs des premiers bâtisseurs, habitent toujours la partie la plus ancienne, celle de 1610, dont la porte est bien placée du côté EST, ou plus exactement NORD-EST. Mais la pierre portant cette date a disparu lors de travaux.
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).