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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 17:58

Suite de l'article consacré à la génération 1968 à Poggiolo.

 

 

Le téléphone fut longtemps un luxe exceptionnel. Les FRANCESCHETTI se souviennent que la maison de Rosine servait quasiment de cabine publique. Combien de fois n’ont-ils pas été réveillés au petit matin par une voix claironnant: «Allo Vico ? Pour le 6 à Soccia, je voudrais le …» ? Il en était de même chez Xavière MARTINI.

 

L’information ne nous noyait pas à flot continu comme maintenant. Si chaque maison avait son grand poste de radio à lampes dans le salon, la télévision ne fit son entrée à Poggiolo qu’en 1965.

 

L’essentiel des nouvelles venait des deux quotidiens «Le Provençal Corse» et «Nice-Matin Corse».

Même si l’information arrivait à petites doses, elle fournissait le sujet de discussions politiques, nourries des idées acquises en ville, idées parfois opposées mais il n’y avait pas de quoi se fâcher. Les discussions avaient lieu sur les marches de Xavière, dans le «magasin», la chambre donnant sur la Stretta, ou chez les BARTOLI.

 

 

 

sur les marches de Xavière

sur les marches de Xavière

Nous faisions tourner sur des électrophones à piles des disques microsillon 33 et 45 tours (on ne disait pas encore vinyle) pour écouter du rock mais aussi du BRASSENS et du BREL qui choquaient les vieux.

écoute de disques sur la stretta (juillet 1968?)

écoute de disques sur la stretta (juillet 1968?)

écoute de disques chez les Bartoli (20 août 1966)

écoute de disques chez les Bartoli (20 août 1966)

Dans nos repaires, nous organisions d’homériques parties de cartes de belote, de sept et demi et de rami.

Les autres distractions? Les boules, le foot (à Guagno-les-Bains, sur un terrain vague derrière l'épicerie de Mimi car le stade n’existait pas).

Equipe poggiolaise à Guagno-les-Bains (juillet 1966).

Equipe poggiolaise à Guagno-les-Bains (juillet 1966).

 

 

Les soirées se passaient en groupe, puisque la télévision ne nous enfermait pas à la maison, souvent en promenade à pied sur la route de Soccia. Et cette route était fréquentée ! Notre groupe (entre huit et vingt individus), nos parents prenant le frais avant de se coucher, des jeunes venant de Soccia et même des Bains. Nous pouvions parler de tout, chanter à tue-tête, délirer. Ces promenades pouvaient aboutir en «boîte», au «Robinson», installé près de la source de St Marcel, ou à Soccia, au bar tenu par François et Antoine DEMARTINI. 

On pouvait boire, jouer au baby-foot ou danser rock, twist et slow loin du regard parental. Beaucoup, qui ne sortaient jamais en ville dans l’année, y allaient régulièrement, avec la désapprobation des grands-parents et l’accord résigné des parents, rassurés de savoir que tout le monde s’y connaissait. Mais un contrôle social existait toujours. Certains matins, avant notre lever, la famille savait souvent ce que nous avions fait la veille.

Des bals se déroulaient chez Fosca, avec Charles ROCCHI par exemple, ou aux Bains, avec Regina et Bruno. Mais on en était encore aux chansonnettes genre Tino ROSSI et il fallait supporter des séries de tango et de paso doble.

La soirée du lundi était celle de la séance cinéma, au rez-de-chaussée de ce qui n’était pas encore l’hôtel «U Paese», pour voir les westerns de l’époque projetés sur un drap de lit fixé au mur. 

Certains soirs, deux ou trois faisaient une sopracena avec une bouteille et un saucisson dérobés dans la cave familiale. Elle pouvait être de grande ampleur avec plus de préparation et de participants. Qui n’a pas vu, à cette occasion, le torse nu de Jean-Pierre  FRANCESCHETTI ou de Jean-Marc OULIÉ tenant à bout de bras une branche servant de broche à un poulet au-dessus d’un feu de bois la nuit aux Trois Chemins ignore ce qu’est un homme musclé.

Sopracena aux Trois Chemins le 29 août 1968.

Sopracena aux Trois Chemins le 29 août 1968.

La sopracena et la sérénade sont des traditions anciennes. 

Mais la sérénade, cette séance de chants sous les fenêtres des jeunes mariés, avait changé de nature. Autour de 68, elle était devenue une manifestation ostentatoire de plus en plus énorme avec des pique-assiettes venus de tout le canton, dans un grand gaspillage de nourriture et de boissons.

 

Les excursions en montagne avaient une grande importance car nous en faisions plusieurs chaque été et nous les préparions très sérieusement, grâce notamment à Jacques-Antoine MARTINI. Même ceux qui ne marchaient pas pendant l’année voulaient y participer. C’était l’occasion de s’aérer, de montrer la vigueur de nos muscles. C’était aussi marcher sur les sentiers foulés par les générations de paysans dont nous sommes issus. C’était surtout la possibilité de montrer notre indépendance, loin des adultes, de créer notre propre monde, de nous organiser, se sentir que nous étions une force. Bien sûr, il y eut des épisodes mémorables comme, en juillet 1966, quand dix d’entre nous  furent bloqués vingt-quatre heures dans une bergerie à cause du brouillard.

Bergerie de Bellebonne le 7 août 1965.

Bergerie de Bellebonne le 7 août 1965.

Mais notre jeunesse, comme toute jeunesse, ne pouvait durer. Les voitures devinrent plus nombreuses. Après François OLIVA et Rose-Marie BARTOLI, Jean-Marc TRAMINI, Hervé OULIÉ et moi, nous avons eu le permis de conduire. Les déplacements à Soccia et à Sagone devinrent plus faciles et rapides. Il y eut en juillet 1969 une grande balade de quinze d’entre nous en quatre voitures dans le Nord de la Corse.

Calanques de Piana (20 juillet 1969)

Calanques de Piana (20 juillet 1969)

Mais les groupes devinrent plus réduits. Les mariages commencèrent : Hélène, puis Jean-Pierre et Joël. 

Une autre vie commençait. Rien n’est à regretter. Ce fut un temps, un temps particulier, un temps qui nous a marqués, un temps qui explique le plaisir plus ou moins implicite à se retrouver, un temps qui nous a donnés nos racines, un temps qui, même si nous n’y habitons pas en permanence, nous attache pour toujours à quelques maisons accrochées sur un versant de montagne.

 

Michel FRANCESCHETTI

 

 

 

Photos Jacques-Antoine Martini et Michel Franceschetti. 

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 17:56

Commencer l’année 2019 est une façon de dire adieu à 1968. Le cinquantenaire de cette année mythique a été célébré par des livres et quelques émissions de télévision médiocres et qui n’ont pas eu de succès. Les «baby-boomers» qui firent bouger, un peu, la société sont étudiés dans le récent et très bon livre de Jean-François SIRINELLI «Génération sans pareille» (éditions Tallandier). 

Adieu au cinquantenaire (1/2)

Voici dix ans, «L’Info U Pighjolu» avait, pour les quarante ans de cette année, publié un article de Michel FRANCESCHETTI sur «La génération 68 à Poggiolo» qui montrait comment cette jeunesse s’était comportée au village, apportant des comportements nouveaux pour l’époque mais parfois bien éloignés d’aujourd’hui.

Nous reproduisons une version mise à jour de cet article, avec des liens sur les articles du blog donnant des informations complémentaires.

 

---------

 

 

LA GÉNÉRATION 68 À POGGIOLO

 

 

Cet article a pour ambition de montrer une partie de ce qu’ont connu au village ceux qui sont maintenant pratiquement tous des retraités. Nulle nostalgie ici mais simplement le désir de faire connaître un monde  à la fois proche et lointain. Malheureusement, la place manque pour donner tous les renseignements qu’il faudrait fournir.

 

En regardant les photos prises voici un demi-siècle, il est évident que l’on ne peut s’empêcher de penser: «Nous avons tous pris un sacré coup de vieux». Notre classe d’âge est maintenant presque entièrement entrée dans une nouvelle période de sa vie: la retraite. Toutes sortes de publications, souvent médiocres, rappellent que nous avons eu 20 ans en 1968, voici 50 ans. 

Le Poggiolo d’il y a 50 ans n’était plus tout à fait le Poggiolo d’antan mais il était bien loin du Poggiolo d’aujourd’hui. La génération 68 (en fait, le groupe des jeunes ayant entre 16 et 24 ans en 1968) a connu ce changement. 

Le professeur Jean-François SIRINELLI avait intitulé «Génération 68» l’article paru en mars 2003 dans la revue «L’Histoire».

Adieu au cinquantenaire (1/2)

Il y expliquait la place particulière de cette génération qui a vécu sa jeunesse dans une France emportée par la croissance. 

«Place à part: jamais une génération n’a été plus différente de celle de ses pères et grands-pères; dans un contexte d’exode rural accéléré, cette génération est celle de l’adieu aux terroirs.»

 

Si certains sont nés à Poggiolo, nous avons, pour la très grosse majorité d’entre nous, vécu en ville (à Paris, Marseille, Nice, Epinay, Troyes…), parfois même, conséquences de l’époque coloniale, en Algérie ou en Afrique noire. Très rares sont ceux qui ont suivi des cours à l’école de Poggiolo avant sa fermeture. 

Mais SIRINELLI ajoutait: «reste que les jeunes gens du baby-boom, souvent petits-fils de paysans, fils de citadins aux racines paysannes proches, ont conservé des attaches avec le village et retournent en vacances chez les grands-parents. ».

 

Il nous semblait naturel de passer les vacances d’été au village, vacances longues: tout le mois de congé annuel de nos parents et même bien plus car plusieurs étaient laissés à la garde des grands-parents ou oncles et tantes. Nous baignions bien dans la vie du village qui restait ce que SIRINELLI nommait « une sorte de réserve naturelle des comportements collectifs ».

Ainsi, au début et à la fin du séjour, la tournée de bises était obligatoire pour saluer des vieux et vieilles dont nous connaissions à peine l’identité.

Il fallait respecter scrupuleusement les heures de repas (à midi et à 20 heures, notre grand-père Jean-Antoine était assis en bout de table, le chapeau sur la tête ; il l’enlevait quand nous étions tous là et le repas commençait).

La tenue vestimentaire était surveillée. Les jours de fête, les Poggiolais de tous les âges tenaient à être bien habillés. Ce fut un beau scandale quand certaines filles passèrent un jour en maillot de bain dans la Stretta. 

 

Adieu au cinquantenaire (1/2)

La présence à la messe, qui avait lieu tous les dimanches, célébrée par Mgr Demartini ou par le curé Milleliri, était impérative même pour ceux qui étaient modérément intéressés. 

curé Milleliri le 15 août 1965

curé Milleliri le 15 août 1965

Ce contrôle strict, encore plus sur les filles que sur les garçons, était difficile à supporter pour les demi ou trois quarts citadins que nous étions.

Les matins poggiolais étaient agités avec les allers et venus au Lucciu pour remplir seaux et brocs, l’eau courante n’étant pas encore installée. Nous devions assumer notre part de la tâche. Les femmes en robe et fichu noir étaient encore nombreuses et la fontaine (dite Radio-Poggiolo) permettait d’échanger les informations et de faire des commentaires sur chacun (en corse pour que les jeunes ne comprennent pas). 

Adieu au cinquantenaire (1/2)
Adieu au cinquantenaire (1/2)

Chaque jour, plusieurs voitures de commerçants arrivaient et klaxonnaient pour attirer les clients (Marie-Thérèse qui était aux premières loges s’en souvient bien). 

Les hommes, leur binette à la main, passaient pour surveiller les rigoles d’arrosage des jardins.

N’oublions pas le facteur tout heureux de se débarrasser d’une bonne partie de son courrier entre nos mains dès qu’il arrêtait sa voiture au centre du village, méthode pas trop réglementaire mais fort conviviale. 

Adieu au cinquantenaire (1/2)

N’oublions pas non plus les passages et les cris des ânes, chiens et cochons, et puis les cocoricos des coqs. Le village était bruyant le matin et le soir. Un bruit était rare: celui des automobiles, dont le nombre augmentait peu à peu chaque année.

 

L’après-midi était souvent consacré à la rivière où nous allions à pied pour mieux nous laver qu’à la maison sans eau courante et surtout pour nous détendre entre nous, libres, avec parfois un poste à transistor pour écouter les débuts de Jean-Pierre Foucault sur RMC, seule station pouvant être captée correctement. 

 

(à suivre)

 

 

 

Sauf une, les photos sont de Jacques-Antoine Martini et Michel Franceschetti.

 

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 18:00

L'année a bien débuté pour le village de Murzo et pour la famille COLONNA.

 

Le 1er janvier, Dorothée VELLUTINI, qui gère la mairie de Murzu depuis maintenant vingt-quatre ans, a reçu la Légion d'Honneur.

 

La même décoration avait été attribuée à son père Charles François COLONNA, maire de 1946 à 1976, dont le nom vient d'être donné à la place de l'église du village. La plaque portant l'inscription "Piazza duttore Ch. Fr. Colonna" a été dévoilée le 9 février dernier.

 

photo Pascale Chauveau: Dorothée avec ses frères Dominique, qui fut maire de Vico et Conseiller Général du Canton des Dui Sorru, et Jean, qui fut, lui aussi, maire de la commune,

photo Pascale Chauveau: Dorothée avec ses frères Dominique, qui fut maire de Vico et Conseiller Général du Canton des Dui Sorru, et Jean, qui fut, lui aussi, maire de la commune,

 

A cette occasion, pour les jeunes générations qui n'ont pas connu ce médecin de nos villages, voici la biographie écrite par Bernard ALLIEZ, pages 356 et 357 de l'ouvrage collectif "Vico-Sagone Regards sur une terre et des hommes" (éditions Alain Piazzola) (à commander ICI).

 

 

"Charles François COLONNA, né le 17 janvier 1911 à Vico, est un enfant de Murzo. Après le décès de son père, militaire, alors qu’il n’est âgé que de 9 ans, il sera élevé par sa mère et poursuit sa scolarité à Murzo, puis à Ajaccio. Son père ayant toujours souhaité pour son fils une carrière médicale, Charles se retrouve étudiant en médecine à Marseille où il est hébergé dans une famille amie et se constitue de solides amitiés parmi ses co-étudiants. Son désir de s’installer en Corse ne l’a jamais quitté, il passe sa thèse de médecine en 1938 et rentre à Murzo où la mobilisation le conduit pour quelques mois à être médecin de la place de Sartène. Rapidement, il revient à Murzo puis Vico où il s’installe en 1947. C’est alors que sa vie est entièrement consacrée aux malades et aux familles des trois cantons, Deux Sorru, Deux Sevi et Cruzzini Cinarca. Les anciens s’en souviennent encore avec émotion.

Au début, certaines visites s’effectuaient à pied et/ou à cheval ! Jusque dans le Cruzzini! On raconte qu’un jour, un médecin italien l’appela en consultation à Guagno-les-Bains où existait un camp de prisonniers française. Charles s’y rendit avec sa mule et pour le retour son confrère lui propose une voiture, un chauffeur et de faire ramener sa monture. «Ma mule ne connaît que moi» lui répond Charles!

 

 

La famille Colonna est à l'honneur

 

Maire de Murzo de 1946 à 1976, conseiller général et sénateur suppléant, il considérait la politique comme le prolongement indispensable de son action sociale et médicale. Son épouse l’a aidé et soutenu tout au long de sa vie familiale et médicale, ses enfants ont chacun poursuivi de brillantes carrières médicales et politiques.

Dès que possible, il circule en «traction», puis en 2 CV, enfin dans une DS qui devient célèbre dans tous les villages et sur toutes les routes. Il fut l’un des derniers à pratiquer des ponctions lombaires dans les bergeries, des accouchements à domicile même au forceps!, des réductions contentions de diverses fractures et luxations sans compter les plaies de toute nature, etc. mais toujours avec un grand souci d’hygiène et d’asepsie. C’est en assistant un accouchement à Balogna qu’il décèdera brutalement à l’âge de 65 ans, en 1976.

A Vico, il fut considéré comme le «médecin des pauvres», n’hésitant jamais à donner les médicaments ou les soins sans contrepartie. Aimé et regretté dans tous les villages, sa générosité sans limite, sa stature et son embonpoint restent comme des signes d’un homme accueillant et inspirant confiance."

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 17:30

La très grosse majorité des transports entre les Deux Sorru et le continent passe par Ajaccio. Le port est desservi par les deux compagnies Corsica Linea et La Méridionale. Mais, à partir d'octobre, quand la Collectivité de Corse aura fait son choix pour la nouvelle DSP (délégation de service public), La Méridionale ne sera peut-être plus présente dans la capitale régionale. Dans cette perspective, les passagers n'auraient plus aucun choix et, d'autre part, des licenciements seraient à craindre dans La Méridionale. Un mot d'ordre de grève est sur le point d'être lancé.

Tous les renseignements dans l'article de Jean-Luc CROZEL paru aujourd'hui dans le supplément économique de "La Provence" et repris dans "Corse-Matin".

 

La Méridionale absente d'Ajaccio?
 

JEAN-LUC CROZEL

La Méridionale, filiale maritime du groupe Stef qui assure la continuité territoriale sur la Corse dans le cadre d’une délégation de service public (DSP), va-t-elle connaître des difficultés ? Et qui sait, être amenée à ne plus faire naviguer que deux de ses trois navires, ce qui aurait immanquablement des répercussions sur les effectifs ? Ces interrogations, qui depuis plusieurs jours empoisonnent le quotidien des 500 membres d’équipage et des personnels au sol, ont poussé leurs représentants à demander la réunion d’un comité d’entreprise extraordinaire. Celui-ci s’est tenu hier matin à Marseille, au siège de la compagnie, dans un climat plutôt tendu. Et à son terme, la menace d’un préavis de grève qui pourrait prendre effet dans cinq jours, c’est-à-dire pour le week-end prochain, a été évoquée. Il pourrait être remis aujourd’hui.

Comment en est-on arrivé à ce stade, La Méridionale n’ayant pas la réputation d’être une habituée des mouvements sociaux ?

Petit retour en arrière. Depuis la disparition de la SNCM et l’arrivée de la Corsica Linea, les deux compagnies assurent de concert la desserte de l’île de beauté, tant sur ses ports principaux que sont Bastia et Ajaccio, que sur les ports dits secondaires, répartis entre les deux. Cette desserte conjointe, appelée à se poursuivre durant la prochaine campagne estivale, prendra fin en octobre.

Terme de l’entrée en vigueur d’une nouvelle DSP d’une durée de 15 mois.

Dans ce contexte, un appel à candidature a donc été lancé par la collectivité de Corse (CdC). Trois compagnies ont répondu : Corsica Ferries qui a été éliminée ; Corsica Linea et La Méridionale.

Mais cette fois, les deux ont chacune remis leurs offres de manière distincte, avec le détail des services proposés, ligne par ligne. Preuve que les relations ne sont pas au beau fixe. Par ailleurs, la proposition d’un rachat de La Méridionale faite par Corsica Linea au groupe Stef, qui a répondu que la compagnie n’est pas à vendre, a laissé des traces (un épisode toujours démenti par les diri- geants de Corsica Linea, ndlr).

Référé de la compagnie devant le TA de Bastia

L’inquiétude des salariés vient de ce que la CdC aurait fait savoir que sur les 5 lignes, Corsica Linea était toujours en compétition pour l’ensemble des liaisons, dont Ajaccio. La Méridionale ne l’étant plus que sur trois d’entre elles avant le choix final de l’appel d’offres : Bastia, Porto-Vecchio et L’Île-Rousse.

Soit trop peu pour assurer l’exploitation de trois navires. Or l’immobilisation de l’un d’entre eux aura forcément des conséquences en termes d’effectifs. D’où les craintes exprimées par les syndicats.

Une situation à laquelle s’ajoute une contestation en référé, par La Méridionale devant le tribunal administratif de Bastia, de plusieurs appréciations de la CTC quant à son offre de desserte.

De quoi corser un peu plus la situation.

La Méridionale exploite une flotte de trois navires en propriété. Elle emploie 500 personnes, dont un tiers vit en Corse. Elle a réalisé l’an passé un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros.

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 17:11
Réaction à la menace de fermeture de classe au collège de Vico

Pour s'opposer à la menace de fermeture de classe, parents et enseignants du collège de Vico ont bloqué les établissements scolaires de la ville ce matin, lundi 18 février. Le rectorat a proposé une réunion demain mardi à Ajaccio pour tenter de trouver une solution.

Lire l'article de Pascale CHAUVEAU en suivant le lien ci-dessous:

La photo est de ©Stella Rossi (Via Stella)

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 17:56
Qui veut travailler à Guagno-les-Bains?

OFFRES proposées par Pôle Emploi :


Handicap Dépendance Corse du Sud recrute :
🔹 un Éducateur spécialisé / une Éducatrice spécialisée en CDI 35h / semaine, 2734€ / mois, débutant accepté ➡️ bit.ly/2RUQixG
🔹 un / une Aide médico-psychologique en CDI 35h / semaine, 2158€ / mois, Mutuelle, Primes, débutant accepté ➡️ bit.ly/2RUQixG

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 19:10

Quel avenir dans nos villages ..... ?

Le Rectorat veut fermer une classe de Sixième au collège de Vico.


Message des parents d'élèves du village :
Avec ou sans enfants scolarisés, 
les enfants des villages de l'OUEST-CORSE comptent sur votre mobilisation en solidarité !
Partagez !

Mobilisation: Le Rectorat veut-il tuer le collège de Vico?
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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 17:32
Yvette nous a quittés
Yvette nous a quittés

Avec Yvette TRAMINI, une personnalité poggiolaise vient de s'éteindre.

 

En dehors de ses états de service militaires, au sein du 25e Bataillon Médical attaché à la 9e DIC (division d'infanterie médicale), elle fut en 1977 la première femme élue au conseil municipal de Poggiolo.

 

Toutes nos condoléances à sa famille.

Yvette nous a quittés
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 19:37
Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Parmi les jeunes qui tiennent à travailler dans les villages, une mention particulière doit être attribuée à Jean-Mathieu CORIERAS. Déjà cité parmi les charcutiers des Deux Sorru (voir l'article précédent), il est appelé "l'infatigable muletier-convoyeur" dans l'article qui lui est consacré par  Pascale CHAUVEAU dans "Corse-Matin" du 13 février.

 

Le blog des Poggiolais avait signalé le 2 septembre 2010 le succès de Jean-Mathieu, né le 17 septembre 1991, au brevet professionnel de tourisme équestre.

photo J-M Franceschetti, article du 2/9/2010

photo J-M Franceschetti, article du 2/9/2010

 

Le fils de Dominique est maintenant l'un des rares muletiers corses à pouvoir transporter des marchandises en montagne, là où l'hélicoptère est plus cher.

Lisez ci-dessous l'article de la correspondante des Deux Sorru, qui a été agrémenté de quelques photos issues de Facebook.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Le film L’enquête corse faisait dire à l’un des personnages: " Je connais tous les chemins de mon pays". Sans se vanter, Jean-Mathieu Corieras affirme, à l’identique, connaître tous les sentiers de l’île. Avec son père, qui possède des chevaux et des ânes, le jeune homme, âgé désormais de 27 ans, a commencé très jeune à sillonner la montagne et à se laisser griser par le sentiment de liberté que les espaces d’altitude procurent.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

 

Installé à son compte à Poggiolo, où il se consacre à la châtaigne et à l’élevage de cochons, Jean-Mathieu, titulaire de l’ATE (accompagnateur de tourisme équestre), ajoute une corde à son arc avec cette activité complémentaire. Très vite, la demande de transport de matériel s’avère supérieure au transport de personnes. Ils ne sont plus, en Corse, que quatre ou cinq muletiers à acheminer ainsi les marchandises en montagne, et ce, à bien moindre coût que ce que nécessite le recours à l’hélicoptère.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Les fournitures à transporter sont multiples: des sacs à dos convoyés de refuge en refuge, pour des randonneurs souhaitant faire le GR 20 plus légers, aux groupes électrogènes ou aux planches de coffrage destinées à la rénovation d’une bergerie, à Camputile. Ou encore du matériel de maçonnerie pour remettre en état une chapelle, comme cela a été récemment le cas au-dessus d’Aleria. Le Parc naturel fait souvent appel aux services de Jean-Mathieu Corieras, notamment pour livrer du ravitaillement.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

 

Mais il arrive aussi que le muletier fasse office d’ambulancier, quand il prend en charge des randonneurs victimes d’une entorse. La demande la plus originale qui lui a été faite reste néanmoins, pour l’heure, le transport des zodiacs d’une équipe de géologues qui devaient carotter le fond du lac de Creno afin d’en étudier la sédimentation.

 

 

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Et quand on demande à Jean-Mathieu Corieras s’il utilise des cartes pour s’orienter dans les régions éloignées de chez lui, la réponse fuse: "Jamais de carte... Tu montes, tu trouves! s’exclame-t-il. Même s’il arrive que j’appelle, parfois, les gens du coin pour savoir si ça passe".

Jean-Mathieu le muletier poggiolais
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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 18:55

Le grand mérite des excellents articles de Pascale CHAUVEAU est de nous montrer des jeunes ont voulu vivre au pays et y travailler en continuant les traditions. Alors qu'il est facile de s'apitoyer sur la désertification de nos villages, la correspondante de "Corse-Matin" pour les Deux Sorru montre souvent des raisons d'espérer.

Ainsi, dimanche 3 février, elle a présenté trois jeunes de Poggiolo, Soccia et Orto qui entretiennent et renouvellent la charcuterie corse.

On charcute dans les Dui Sorru
 
Alerte rouge pour les cochons d'au moins 18 mois, pesant dans les 90 kg, menacés de finir en figatellu et saucisson... Dans chaque village, jusqu’en février, c'est l'époque où l'on charcute

Au siècle dernier, chaque famille élevait, tuait et charcutait ses propres cochons, et ceux qui n'en possédaient pas achetaient un cochon charcuté ou non", rappelle Philippe Pozzo di Borgo, 31 ans, éleveur à Soccia. Aujourd'hui, ils ne sont plus que quelques éleveurs dans les villages des Dui Sorru à perpétuer une tradition qui permet la production d'une charcuterie de qualité. C’est aussi le cas de Jean-Mathieu Corieras, à Poggiolo, âgé de 27 ans et installé depuis quatre ans.

Le premier a fait sa formation au lycée agricole de Borgo, le second à Corte, mais tous les deux s'accordent sur le fait que, même si les formations sont bonnes, la transmission orale est essentielle. "Le métier, on l'apprend chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu qui, après un stage chez les Rutily à Orto, puis chez Toto Canavelli, à Poggiolo, dont le père était boucher, a bénéficié d’un total de... 75 ans d'expérience.

 

"Le métier, on l'apprend d’abord chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu Corieras, âgé de 27 ans et installé à Poggiolo depuis quatre ans.

"Le métier, on l'apprend d’abord chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu Corieras, âgé de 27 ans et installé à Poggiolo depuis quatre ans.

Pourtant, la façon de consommer est différente aujourd'hui. "Autrefois, on pouvait garder les saucissons d'une année sur l'autre. On fabriquait un figatellu spécial, de la taille d'un saucisson, qu'on mangeait le 15 août, rempli dans le tiraculu (le boyau du colon), tandis qu’à Noël on mangeait une mula", se souvient le père de Philippe. Il faut préciser qu'à l'époque la charcuterie était plus salée, pour être sûr de bien la conserver. "E meglio a stupa che a chjità! (il vaut mieux cracher que jeter!)", rappelle Pascal Rutily avec humour, en glissant ce proverbe qui sous-entend que nos anciens mangeaient trop salé... Progressivement, la dose de sel a été réduite de moitié.

Il y a 10 ans, il créait à Orto l'EARL San Liséu, pour perpétuer la tradition et répondre à une demande grandissante de charcuterie artisanale de qualité. Dans ce domaine, la production est vendue avant même d'être fabriquée. Nul besoin de publicité, le bouche à oreille suffit. D'une année sur l'autre, les villageois passent commande, des livraisons réalisées jusqu'à Ajaccio et de nombreux colis expédiés sur le continent pour ravitailler la diaspora en figatelli frais.

A Orto, Pascal Rutily a créé l'EARL San Liséu pour perpétuer la tradition et répondre à la demande croissante.

A Orto, Pascal Rutily a créé l'EARL San Liséu pour perpétuer la tradition et répondre à la demande croissante.

 

"E bonu è cio chi piacce"

Comme pour le brocciu ou le fromage, la dégustation de charcuterie artisanale amène toujours la même question: de qui elle est? On goûte, on compare, mais Philippe rappelle un autre proverbe: "e bonu è cio chi piacce (le meilleur c'est celui qui vous plait)". Certains amateurs ne lui achètent que le figatellu, d'autres que le saucisson. Chaque producteur a sa propre spécificité et les goûts varient aussi en fonction des régions : plus on va vers le Sud, plus la proportion de foie dans le figatellu est élevée, si bien que le figatellu de Bastelica, jugé trop fort en goût, déplaît fortement aux gens de Castagniccia...

 

Pour Philippe Pozzo di Borgo, de Soccia, comme pour les autres producteurs, le passage par l'abattoir garantit une qualité sanitaire et permet de travailler de suite un animal arrivant propre et froid.

Pour Philippe Pozzo di Borgo, de Soccia, comme pour les autres producteurs, le passage par l'abattoir garantit une qualité sanitaire et permet de travailler de suite un animal arrivant propre et froid.

Pour Philippe, Jean-Mathieu ou l'EARL San Liséu, un seul mot d'ordre : la qualité. Chacun élève ses propres cochons, majoritairement de race corse, ou en tous cas nés ici, et apporte un soin particulier à l'alimentation des bêtes en milieu naturel ou en enclos fermé. De bons mélanges de céréales, avec surtout de l'orge au moment de la finition, et pas trop de gras ni de cendres pour assurer la qualité de la chair figurent aussi parmi les éléments essentiels. Par ailleurs, malgré un léger surcoût, le passage obligatoire à l'abattoir leur garantit une qualité sanitaire, et permet de travailler de suite un animal qui arrive propre et froid.

Pourtant, "s’il faut de la charcuterie industrielle, précise Pascal Rutily, elle ne doit pas être vendue au même prix!". Son regret? Que trop peu de restaurateurs ou de commerçants jouent le jeu de la qualité. "Certains achètent un peu de charcuterie artisanale, mais ils vendent majoritairement de l'industrielle, relève-t-il. Or, s'il y avait plus de demandes, l'offre s'amplifierait. Surtout si les quelques producteurs que nous sommes dans le haut-canton se regroupaient, comme cela a été fait à Guitera chez Stéphane Paquet, où ils arrivent à produire 800 cochons de manière professionnelle mais traditionnelle néanmoins." L’idée est lancée...

 PASCALE CHAUVEAU

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Vacances de la Toussaint:

du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026

 

Dimanche 1er novembre, célébration suivie la bénédiction du cimetière:

- Orto 9h30

- Soccia 11h15

- Poggiolo (église St Siméon): 15 h

- Guagno-les-Bains (bénédiction du cimetière seulement): 16h30

 

Vacances de Noël:

du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027

Début janvier 2027:

Assemblée générale du Comité des Fêtes.

Vacances d'hiver:

du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027

Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

à partir du samedi 3 juillet

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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