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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 18:00

Ce qui est merveilleux en Histoire, c'est qu'elle nécessite un travail dont les résultats peuvent être toujours remis en question. Il suffit d'une découverte, d'un document nouveau, et la vérité affirmée de façon péremptoire est battue en brèche.

 

L'exemple en est fourni par la recherche du premier décoré de la Légion d'honneur à Sorru in Sù.

 

--------

 

Un article précédent donnait le nom d'Antoine François CAVIGLIOLI qui avait reçu cette décoration en 1815 avant de la perdre sous Louis XVIII et de la retrouver sous Louis-Philippe (voir les deux articles: Le Guagnais qui tenait à sa légion d’honneur (1/2): un fidèle d'entre les fidèles et Le Guagnais qui tenait à sa légion d’honneur (2/2): la médaille par tous les moyens).

 

Mais Marie BIANCARELLLI, qui connaît bien l'histoire de Guagno, nous a fait remarquer qu'un autre Guagnais était antérieur dans cet ordre prestigieux:

 

Dominique-Marie GIOVANONI a été décoré en 1805,

dix ans avant son concitoyen CAVIGLIOLI.

 

Pourtant, son nom n'est pas mentionné dans la liste internet de la base Léonore qui fait autorité et qui a été établie grâce aux archives conservées à la Chancellerie de la Légion d'honneur.

L'hôtel de Salm, devenu palais de la Légion d'honneur en 1804, abrite la résidence du grand chancelier et les services administratifs de l'institution. En 1871, une très grande partie des archives de l'ordre a disparu dans l'incendie du palais de la Légion d'honneur lors des combats de la Commune de Paris. Les Tuileries, le Palais-Royal, l'Hôtel de Ville et plusieurs autres bâtiments furent alors détruits ou très endommagés.

Plusieurs séries documentaires ont été reconstituées depuis mais elles comportent malheureusement des lacunes irréparables. GIOVANONI est dans une de ces lacunes.

 

Incendie de l'hôtel de ville de Paris en 1871.

Incendie de l'hôtel de ville de Paris en 1871.

Dans ces conditions, comment retrouver ce Guagnais médaillé? Grâce à un ouvrage remarqué par Marie BIANCARELLI: "Fastes de la Légion-d'Honneur, Biographie de tous les décorés".

Disponible sur le site Gallica, le deuxième tome, dont la troisième édition date de 1844, contient une notice de 45 lignes qui détaille les quinze années de la carrière militaire de cet oublié de Léonore.

 Les récipiendaires cités dans les "Fastes" n’ont généralement pas fait l’objet de reconstitution à moins qu’ils aient été encore vivants lors de l'édition. Or, Giovanoni est mort en 1807...

 

L'oublié de Léonore

 

Que nous apprend la notice des "Fastes"?

 

 

GIOVANONI (DOMINIQUE-MARIE), et non GIOVANINO, comme l'indiquent quelques listes de nomination, né le 25 juin 1768, à Guagno (Corse),

 

Un mois avant sa naissance, le 15 mai 1768, la Corse venait d'être attribuée à la France par le traité de Versailles. Dès le 17 juillet 1768, il fut baptisé en l'église Saint Nicolas par le curé Domenicu LECA, le fameux CIRCINELLU.

L'acte de baptême nous apprend que Dominique-Marie était le fils de Giovanni, lui-même fils d'Antonio, et de son épouse Giovanna. 

Le parrain était Paolo Francesco POLI et la marraine Felice, fille de Francesco Maria BRANDIZI.
 

 
Acte de baptême de Dominique-Marie Giovanoni, établi par le curé Circinellu.

Acte de baptême de Dominique-Marie Giovanoni, établi par le curé Circinellu.

 

Le patronyme GIOVANONI ne se retrouve nulle part ailleurs à Guagno, ni dans les villages voisins, ni dans le Cruzzini proche, dans le dénombrement de 1769-1770, dit dénombrement de CHOISEUL.

D'après les recherches de Marie BIANCARELLI, la famille de Dominique-Marie serait MANODRITTA alors que GIOVANONI serait un patronyme d’origine éponyme.

 

 

 

entra comme carabinier à la 3e demi-brigade d'infanterie légère le 20 février 1792, fut nommé caporal le 1er novembre suivant, et fit avec honneur les campagnes de 1792 à l'an V à l’armée d'Italie. II se distingua particulièrement le 3e jour complémentaire an Il, à la prise d’une redoute piémontaise dans la gorge du Limon, où il entra le premier après avoir tué plusieurs ennemis de sa main.

 

Dans le calendrier grégorien, la date de ce fait d'arme est le 19 septembre 1794. L'armée d'Italie était alors dirigée par le général Pierre du MERBION. La campagne d'Italie qui fit la gloire de Napoléon BONAPARTE se déroula en 1796. GIOVANONI n'y était pas.

 

 

La Convention nationale, par son décret du 23 frimaire an III, le nomma sous-lieutenant au 10e bataillon de l'Isère, incorporé plus tard dans le 57e régiment d'infanterie de ligne.

Embarqué en l'an III sur le vaisseau le Duquesne, il fit preuve de la plus rare bravoure à la prise du vaisseau anglais le Berwick, le 22 ventôse, et ne montra pas moins d'intrépidité dans le combat naval qui eut lieu le lendemain.

 

Il participa à des combats navals comme fantassin embarqué.

Si les guerres maritimes de la Révolution et de l'Empire sont dominées par la défaite de Trafalgar, il ne faut pas oublier que la marine française eut de bons succès. Capturé le 12 mars 1795, le Berwick était un navire britannique de 74 canons et 550 marins qui était sorti de Saint-Florent (la Corse était alors occupée par les Anglais) pour aller vers Livourne.

 

Maquette du Berwick (agorajeux.com)

Maquette du Berwick (agorajeux.com)

 

 

Passé en l'an VI aux armées d'Angleterre et d’Helvétie, il fit les les campagnes des ans VII, VIII et IX à l’armée du Rhin et sur les côtes de l'Océan, et se fit surtout remarquer en montant le premier à l'assaut d'une redoute qui dominait Feldkirch, et au combat de Feldkirch, le 3 germinal an VII, où il rallia une quarantaine d'hommes à la tête desquels il se mit en tirailleur. Ce mouvement hardi arrêta la marche de l'ennemi, qui serrait de très près le 2° bataillon de la 57e, lequel se trouvait obligé de battre en retraite, et fut même un moment en danger de perdre son drapeau.

 

Comme nous allons le voir, cet exploit, qui eut lieu le 23 mars 1799, fut déterminant pour la carrière de GIOVANONI.

Il se passa à près de 160 kilomètres de la ville  autrichienne d'Innsbruck, lors des combats de la deuxième coalition, alors que BONAPARTE était en Egypte. L'armée française était dirigée par Masséna. 

 

 

Embarqué sur Ia flotille de Boulogne le 6 thermidor an lX, Giovanoni se trouva au combat du 28 du même mois contre les Anglais.

Une nouvelle fois, le montagnard de Guagno se retrouva sur un bateau. La flottille de Boulogne était la force navale constituée par Napoléon et rassemblée à Boulogne-sur-Mer pour préparer l'invasion de l'Angleterre. 

GIOVANONI s'opposa aux raids ennemis lancés contre la flottille.

Il ne resta à Boulogne que trois mois.

L'oublié de Léonore

 

 

Il débarqua le 7 brumaire an X, fut nommé lieutenant le 10 frimaire suivant, et reçut un sabre d'honneur le 10 vendémiaire an XI.

 

 

La valeur de GIOVANONI fut reconnue par l'obtention de ce sabre d'honneur. Les armes d'honneur avaient été instituées par l'arrêté du Consulat pris le 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799). Elles étaient données pour des faits d'armes bien précis qui étaient mentionnés sur le diplôme et sur l'arme donnée.

La photo du diplôme, que nous devons à Marie BIANCARELLI, permet de lire que la récompense est due à l'héroïsme montré à Feldkirch (orthographié Feldkirk sur le document).

 

 

Cliquez sur la photo ci-dessous pour l'agrandir.

 

L'oublié de Léonore

 

La dernière ligne de ce document officiel indique qu'il a été "Donné à Paris, le dix Vendémiaire an douze de la République française".

Or, la notice des "Fastes" mentionne la date du 10 vendémiaire an XI. Encore une fois, le travail d'historien ne doit pas être de recopier simplement mais aussi de comparer les sources. Ici, il ne fait pas de doute que le livre s'est trompé. 

Dominique-Marie GIOVANONI a bien été récompensé le 10 vendémiaire an XII, c'est-à-dire le 3 octobre 1803.

 

Entré avec son grade dans le bataillon de tirailleurs corses, le 17 thermidor an XII, il fut créé officier de la Légion-d'Honneur le 25 prairial suivant, et devint adjudant-major le 9 fructidor an XIII.

 

La création officielle de la Légion d'Honneur date du 19 mai 1802. Au bout d'un certain temps, elle remplaça les armes d'honneur dont les titulaires furent intégrés dans la nouvelle décoration, ce qui fut le cas de notre personnage. On peut remarquer qu'il fut directement "créé officier de la Légion-d'Honneur" sans passer par le grade de chevalier.

 

 

Il fit ensuite les campagnes des ans XIV, 1806 et 1807, au 4e corps de la grande armée, obtint le grade de capitaine le 23 novembre 1806, et fut blessé mortellement au combat du 7 février 1807, la veille de la bataille d’Eylau.

 

 

Eylau, en Prusse orientale (en Russie maintenant), fut une bataille terrible opposant l'armée française aux Russes et aux Prussiens. Les tirailleurs corses, commandés par Antoine-François Morandini, furent en difficile posture au combat de Hoff le 6 février 1807. Peut-être GIOVANONI perdit-il la vie lors d'accrochages qui eurent lieu le 7, la veille de la grande bataille, comme l'écrivent les "Fastes".
 
Dominique-Marie GIOVANONI fut bien le premier militaire de notre haut-canton à recevoir la Légion d'honneur et à mourir au combat tandis que l'autre Guagnais légionnaire, Antoine-François CAVIGLIOLI, mourut dans son lit et dans son village.
Napoléon à Eylau  (par Antoine-Jean Gros).

Napoléon à Eylau (par Antoine-Jean Gros).

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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 09:40
Mardi, obsèques à Soccia

Toutes nos condoléances.

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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 18:00

Le texte ci-dessous a été rédigé par Philippe OTTAVI au nom de l'association Ambiente di u Pumonte, créée en 2016 à partir du Collectif per u Pumonte Pulitu à l'origine de la fermeture du centre d'enfouissement de Vicu. Ce document tente d'expliquer la nouvelle crise des déchets que nous subissons.

Ce point de vue est une tribune libre qui n'engage pas le Blog des Poggiolais. Il peut ne pas être partagé par tous nos lecteurs qui peuvent réagir s'ils le désirent.

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Tribune libre: Triez les déchets

 

 Novembre 2019, blocage du centre d’enfouissement de Vighjaneddu.

 

 

 “Triez !”. 

       Cette injonction, ce cri du SYVADEC, de la CAPA et d’autres communautés de communes signe l'échec total de la méthode de tri-collecte employée sur plus de 90% du territoire de la Corse. Elle s’opère essentiellement par les conteneurs des points d’apports volontaires (PAV) disséminés dans nos villes et nos campagnes. Le tri plafonne à 30% de matières (ou flux) recyclables et les tonnages à enfouir représentent toujours près de 70% des déchets ménagers. Et ça déborde !

 

       Les chiffres du SYVADEC du 1er semestre 2019 montrent une performance de tri de recyclables de 15% seulement par la collecte en points d’apports volontaires (PAV). Il reste donc pour ce type de collecte, 85% de résiduels à enfouir (déchets non inertes en mélange, potentiellement polluants). Pour les apports en déchetterie, le tri de recyclables atteint 85% de recyclables. Mais au total pour ces deux modes de recueil ce sont bien 70% de déchets qu’il faut enfouir, le tri global des recyclables plafonnant à 30%. La collecte en points d’apports volontaires (PAV) est bien un échec total. Comme il n'est pas possible que chacun apporte en déchetterie à plusieurs kilomètres de son domicile l’ensemble de ses déchets bien triés, il faut impérativement changer la méthode de la collecte.

Les ordures s'entassent devant l'école de Vico.

Les ordures s'entassent devant l'école de Vico.

 

Et pourtant…

     Depuis la fermeture de Tallone en juin 2015 puis celle de Vicu en mars 2017, compte tenu des deux capacités réglementaires, l’une annuelle et l’autre totale, du tonnage des résiduels à enfouir dans chaque site restant, il était facile de prévoir qu’il fallait impérativement augmenter très rapidement le taux de tri des recyclables qui n’était que de 20% en 2015 pour réduire les tonnages à enfouir, éviter la saturation des sites et l’exaspération montante des populations riveraines.

 

Or...

     La méthode Zéro Déchet fait la preuve de son efficacité partout où elle a été mise en place avec obtention de taux de tri dépassant les 60% dès la fin de la première année. Outre les mesures de réduction des déchets à la source et les mesures de réutilisation et de réemploi, cette méthode repose sur 3 points : 

  1. Le tri à la source (à la maison) des recyclables dont celui des fermentescibles qui à eux seuls représentent environ 30% des déchets ménagers, 
  2. La collecte de contrôle des différents flux, de préférence en Porte à Porte,  La Tarification Incitative assise sur le poids du résiduel.
  3. A moyen et long terme, les coûts de fonctionnement de la méthode Zéro Déchet restent les plus bas.

 

Malgré cela….

         Les collectivités responsables de la gestion des déchets, mairies, puis à partir du 1er janvier 2017 (Loi Notre) les communautés de communes, se sont obnubilées à disperser sur l’ensemble du territoire des conteneurs d’apports volontaires (PAV) et pour certains (CAPA et CAB) à lancer des études coûteuses sur des procédés industriels très lourds en investissements et en fonctionnement et moins fiables que le tri à la source (à domicile et gratuit !) de la méthode Zéro Déchet. Après plusieurs années, ces études n'ont toujours pas abouti.

 

Et pourtant...

    Les recommandations, réglementations, lois, jurisprudences, imposent le respect de la hiérarchie des méthodes ; 

d'abord, trier au maximum, 

traiter les fermentescibles au plus près de leur zone de production, 

favoriser la réutilisation et le réemploi (recycleries), 

et parallèlement réduire à la source les déchets. 

 

Sur un résiduel minimisé au maximum, à 25, 20, voire 15% des déchets ménagers, envisager alors des processus industriels de tri dont le calibrage et donc les coûts seraient très fortement minorés. Ils permettraient de réduire encore le résiduel. Pour un tri de 80% le résiduel à traiter dont une petite partie resterait à enfouir serait de 45 000T par an au lieu des 165 000T qui sont actuellement enfouis.

 

Et enfin...

    Le rural ne cesse d'affirmer qu'il n'a pas vocation à rester le dépotoir de l’urbain.

Les solutions industrielles massives requièrent des investissements très lourds et donc les retours sur investissement. Ceux-ci bloquent toute évolution progressive du tri pour pérenniser le maintien de leur quantité de matières premières indispensables à leurs fonctionnements.

Elles imposent des transports longs et massifs, forcément coûteux et polluants.

Elles continuent malgré les progrès techniques à générer des pollutions gazeuses, liquides et solides importantes : TMB (tri mécano-biologique), Incinérateur, CSR (combustibles solides de récupération)

 

Au total 

    Que de retard perdu !

    Que d’argent gaspillé !

    Que d’exaspération de l'opinion publique !

 

Il est indispensable de passer très rapidement à la méthode Zéro Déchet et suivre la dynamique des centaines de territoires qui, en France et en Europe, sont déjà opérationnels depuis des années.

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 17:59

La cérémonie d'hommage à des soldats français morts au combat est toujours poignante, d'autant qu'elle peut s'organiser très vite après le décès et que les moyens modernes de transport permettent un rapatriement rapide des corps. L'émotion en est encore plus forte.

 

cour des Invalides 2 décembre 2019 (photo THIBAULT CAMUS/AFP)

cour des Invalides 2 décembre 2019 (photo THIBAULT CAMUS/AFP)

 

Il n'en a pas toujours été ainsi. Pendant longtemps, les cadavres jonchant les champs de bataille étaient ensevelis sur place, sauf pour quelques grands généraux.

 

Avec la première guerre mondiale, des nécropoles et des ossuaires rassemblèrent les restes de nombreux soldats. Mais des familles voulaient que leur enfants reposent dans leur ville ou village d'origine. De nombreux transports furent organisés mais il fallut du temps.

 

 

Ainsi, ce fut le cas pour au moins un Poggiolais qui est mentionné dans un journal quotidien. "Le Petit Marseillais" du 12 juin 1922 contient un encadré intitulé "Le Retour de nos Morts Glorieux". il annonce que, ce jour-là, le navire "Liamone" doit partir pour la Corse avec les cercueils de vingt-cinq soldats insulaires provenant de Creil et d'Orient.

 

Le retour des morts à Poggiolo

 

Le dernier nom de la liste est "Desanti Jean, sergent, Poggiolo".

 

Il s'agit de Jean Toussaint DESANTI, fils de François-Marie DESANTI (1865-1902) et de son épouse Françoise COLONNA (1868-1942). Il est né le 29 avril 1892 à Poggiolo.

 

Alors que, comme beaucoup de Sorrinesi, il habitait en Tunisie, il s'engagea dans l'armée à l'âge du service militaire. Le 18 mars 1913, il entra au 4e régiment de marche des tirailleurs algériens. Il devint sergent au début de la guerre, le 12 septembre 1914.

 

Mais, quelques semaines plus tard, le 2 octobre 1914, il mourut au combat à Crouy, dans la Somme. Il fut le quatrième des trente Poggiolais victimes de cette guerre. Il est inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo sous l'identité de "DESANTI JEAN" et il lui est donné le grade de "sergent major" au lieu de "sergent".

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

Son corps, placé dans la nécropole de Creil, fut ramené par train jusqu'à Marseille le 11 juin 1922 et embarqué le 12 pour être inhumé dans son village de naissance presque huit ans après son décès.

 

Un cœur gravé signale toujours sa présence.

 

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

 

D'autres familles durent attendre pour voir revenir les cendres de leurs héros.

 

Ce ne fut pas spécifique à 1914-1918. A la fin de la seconde guerre mondiale, plusieurs années furent nécessaires avant le retour du corps de Marc Jean OTTAVY, mort le 19 novembre 1944 à Pont-de-Roide (Doubs) où il fut d'abord inhumé. Sa tombe fut entretenue par une famille de cette commune jusqu'à ce que le transfert vers le caveau familial à Poggiolo put être organisé.

 

 

 

 

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 18:00

La gestion des déchets en Corse est devenue catastrophique. Le centre d'enfouissement de Viggianello est bloqué et les déchets s'accumulent.

 

Dans notre partie de l'île, ils sont mis en balles qui s'entassent sur le site de Vico en jolis paquets bleus ou verts. Mais jusqu'à quand? 

 

Un Noël sans déchets?

 

Mardi 3 décembre, "Corse-Matin" a publié un communiqué de la communauté de communes Spelunca-Liamone:

 

Par le biais d’un communiqué envoyé à notre rédaction, la communauté de communes Spelunca Liamone indique aux habitants du territoire que"le blocage du centre d’enfouissement de Viggianello impose une collecte des ordures ménagères restreinte et qui doit se limiter à l’indispensable, d’où l’importance du tri sélectif et des systèmes de compostage. Nous invitons donc nos concitoyens à s’engager résolument dans un tri efficace de leurs déchets : emballages, verre, papiers, journaux, textiles, déchets alimentaires. Le Syvadec distribue gratuitement des composteurs et des lombricomposteurs. Vous trouverez de plus amples informations sur le site internet : spelunca-liamone.corsica." 

La communauté de communes précise que les ordures ménagères du Spelunca Liamone sont actuellement mises en balle "grâce à l’aide de la communauté d’agglomération du Pays ajaccien avant d’être stockées sur le quai de Vico où 150 balles sont déjà entreposées". Au total, 432 balles (environ 388 tonnes) correspondant au tonnage de la période d’interruption de l’enfouissement, soit du 8 novembre au 31 décembre, devraient être entreposées sur le quai de Vico.

Un Noël sans déchets?

Pour les encombrants, le programme du mois de décembre prévoit un seul jour d'enlèvement pour Poggiolo, Guagno-les-Bains et Soccia:

 

mercredi 11 décembre.

 

Le suivant aura lieu le mercredi 8 janvier.

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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 06:49

Communiqué de la mairie de Murzu:

 

Paru dans "Corse-Matin" lundi 2 décembre.

Paru dans "Corse-Matin" lundi 2 décembre.

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 06:59
Deuil à Guagno-les-Bains

Toutes nos condoléances.

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 17:59

Les associations Zeru Frazu, Couvent-Saint- François-Eglise Verte, Ambiente di u Pumonte et  l'associu Si Pò Fà se sont associées pour la projection d'un film-débat sur les déchets ménagers : "Déchets ménagers en Corse, bilan et perspectives".

 

Venez alors découvrir ZERU FRAZU un film de Jean-Michel Schiavo et Stella Productions.

 

La projection-débat aura lieu le samedi 30 novembre à 17h au couvent St Francois de Vicu dans la salle Albini.

 

Nous vous attendons nombreux !

Zéro déchet en Corse
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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 18:13

Loin de l'anglo-saxon Halloween imposé par les grands sociétés commerciales, la Corse a toujours respecté la tradition de Sant'Andria (Saint André) le 30 novembre.

A l'occasion de la fin des récoltes et du passage à l'hiver, des jeunes déguisés allaient de maison en maison pour demander des victuailles qui étaient ensuite partagées. La description en est faite dans le texte ci-dessous qui reprend mot à mot celui paru dans notre article du 30 octobre 2016.

 

 

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Ce même article contenait également le souvenir par Marina DAVID de la Sant'Andria de novembre 1959 à Soccia.

 

Cette tradition a été l'objet d'un compte-rendu de Pascal CHAUVEAU dans "Corse-Matin" le 8 décembre 2013.

 

Mais, dans la page Facebook de Santu PINELLI, se trouve un reportage peu connu. Diffusé sur ce qui est maintenant Via Stella, il montre un habitant de Soccia qui, si l'on comprend bien, avait alors 87 ans. Un de nos lecteurs pourrait-il nous donner son identité et dater ce film?

En 3 minutes 20, l'atmosphère de cette fête est bien rendue.

 

 

 

Les déguisés se rassemblent.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.
La Sant'Andria de Soccia en vidéo.
La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Ils vont de maison en maison. On reconnaît ici un four du village et l'église.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.
La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Les maisons sont visitées et leurs occupants donnent de quoi manger.

Ici, des paquets de biscuits.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Là, un saucisson.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Ailleurs, du vin.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Le sac se remplit.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Partout, l'accueil est très amical.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Finalement, le sac est vidé et son contenu mangé ou bu.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.
La Sant'Andria de Soccia en vidéo.
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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 18:00

Le marché de Noël de Murzo aura lieu dimanche 8 décembre.

Inscrivez-vous si vous voulez tenir un stand.

 

Paru dans "Corse-Matin" du 19 novembre.

Paru dans "Corse-Matin" du 19 novembre.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Dates à retenir:

 

Messe de Pâques:

Dimanche 5 avril à Soccia à 10h30.

Vacances de Pâques:

du samedi 11 avril au lundi 27 avril.

Samedi 18 avril:

Carnaval de Sorru in sù.

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

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