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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 17:42

Une erreur visible par tous et qui n'est pas rectifiée devient une vérité. Il faut la rectifier au plus tôt. Mais encore faut-il se rendre compte de la contre-vérité.

Le conseil général de Corse-du-sud a fait installer des pupitres d'information dans les villages de Sorru in Sù en octobre 2015. Pendant l'été, les touristes, avides de renseignements sur cette région si particulière, s'arrêtent pour les lire. Par contre, les habitués des lieux n'y ont pas particulièrement attaché d'importance. Et c'est là leur erreur...

Dans ce blog, plusieurs erreurs et approximations concernant Poggiolo et Guagno-les-Bains avaient été relevées.

Mais les panneaux de Soccia auraient dû être examinés car une même grosse erreur se trouve deux fois.

Lisez le texte placé devant la mairie puis celui du lutrin qui est un peu plus loin, à la bifurcation de la route faisant le tour du village. Cliquez sur les images pour bien lire. 

Voyez-vous le problème?

devant la mairie

devant la mairie

à la bifurcation

à la bifurcation

Les éminents lecteurs habituels du Blog des Poggiolais n'ont aucune difficulté à trouver l'erreur, tant elle est manifeste:

Il est écrit par deux fois que san Marcellu était église piévane et que, après son abandon, ce rôle fut rempli par l'église paroissiale de Soccia.

Rien de plus faux !

Une énorme erreur à Soccia
Une énorme erreur à Soccia

 

Une église piévane était l'église principale de la pieve. Pendant longtemps, au Moyen Age, les baptêmes ne se déroulaient que dans ce bâtiment, même si des églises secondaires et des chapelles existaient dans le même territoire. Le lieu servait aussi de siège à l'assemblée qui attribuait les pâturages collectifs et de tribunal local (renseignements trouvés sur Wikipedia).

 

Pour Sorru in Sù, l'église piévane fut au Xème siècle Sant'Anorilla ou Sant'Anarilla, aux Trois Chemins, entre Poggiolo et Soccia.

L'archéologue Moracchini-Mazel en avait trouvé quelques pierres dont une a été retrouvée en 2013 par Noelle MEDURIO et Anna-Maria LECA dans le cadre de leur recherche sur le patrimoine bâti des Deux-Sorru (voir le compte-rendu ICI).  

pierre vestige de Sant'Anarilla (site m3c.univ-corse.fr)

pierre vestige de Sant'Anarilla (site m3c.univ-corse.fr)

Cette église fut remplacée, peut-être au début du XVIème siècle, par Saint Siméon de Poggiolo.

Quant à San Marcello, elle n'a jamais été qu'une chapelle, édifiée peut-être à cause de la présence d'une source qui coule toujours près de la route. En dehors de quelques pierres éparses, il reste un vestige important: le triptyque peint sur bois à la fin du XVème et représentant la Vierge à l'enfant entourée de saint Marcel et de saint Pierre, classé monument historique depuis 1957. Or, le texte de présentation placé sous cette peinture dans l'église de Soccia indique bien qu'elle se trouvait "dans une modeste chapelle située non loin du village au lieu dit "San Marcello" dont les vestiges ont pratiquement disparu aujourd'hui".

 

 

Une énorme erreur à Soccia

Questionné en août dernier, Jean-Baptiste PAOLI, le spécialiste de l'histoire socciaise, nous a confirmé l'impossibilité que San Marcello ait jamais été église piévane.

A Soccia, l'église Santa Maria delle Gratie était une simple chapelle installée au XVIème siècle. Elle devint paroissiale en 1713, avec autorisation par l'évêque de Sagone d'ouvrir des registres paroissiaux.

L'église de Poggiolo resta piévane jusqu'en 1781, année où l'évêque choisit celle de Guagno. Mais le curé poggiolais s'y opposa jusqu'à la fin de la Révolution.

 

Il est inutile de chercher quel est l'auteur de cette bourde mais il est indispensable de ne pas la laisser perdurer.

Elle risque de devenir vérité officielle, tout comme le mythe des séances de cure thermale de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie à Guagno-les-Bains.

Nos villages ne méritent pas une Histoire travestie.

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 18:01

Les amateurs marseillais de Napoléon pourront profiter dès le début octobre de plusieurs activités intellectuelles sur leur période favorite avec deux conférences et un séminaire universitaire.

 

1- Le 6 octobre, conférence de la Société Napoléonienne sur le chirurgien LARREY

 

vendredi 6 octobre à 18 h 30 à la Maison de la Corse

(69/71 rue Sylvabelle)

par le docteur Paul CHAPOY

sur le sujet

Jean-Dominique LARREY 

« Chrirurgien de la Grande Armée »

 

Elle sera suivie d’un apéritif.

Pour les amateurs marseillais de Napoléon

2- Le 7 octobre, l'historien Jacques SAINT-PIERRE donnera une conférence du Souvenir Napoléonien sur le grand corsaire SURCOUF

Statue de Surcouf à Saint-Malo.
Statue de Surcouf à Saint-Malo.

Statue de Surcouf à Saint-Malo.

3- Séminaire sur "Napoléon Ier et le Premier Empire" à l'Université du Temps Libre. 

Pour les amateurs marseillais de Napoléon
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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 18:00

Initialement prévue pour le 19, la conférence de Francis MERCURY organisée par l'association Letia-Catena aura lieu samedi 26 août.

Les conférences de Letia

 

La biographie de Francis MERCURY peut être consultée en cliquant ICI.

 

Letia-Catena a également organisé le 5 août une conférence d'Antoine Marie GRAZIANI dont nous vous montrons deux photos.

Les conférences de Letia
Les conférences de Letia

 

Il ne faut pas oublier que, samedi 12 août, le professeur Bernard ALLIEZ a fait une conférence sur le personnage de saint ROCH.

Ne serait-il pas intéressant de lui proposer de venir parler de ce thème à Poggiolo, pour le 16 août prochain?

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 18:00

Pour les non-initiés, l'histoire de la Corse paraît particulièrement complexe. Il faut donc saluer l'heureuse initiative des Editions Albiana de publier "Les grandes dates de l'histoire corse" par Jean-Marie ARRIGHI.

Les grandes dates de l'histoire corse

La quatrième de couverture présente ainsi ces 152 pages:

L’histoire de la Corse est singulière pour des raisons à la fois géographiques et circonstancielles.

Placée au cœur de la Méditerranée, au voisinage direct de l’Italie et de la Sardaigne, elle appartient au monde latin. Conquise au xviiie  siècle par la monarchie française, elle est européenne depuis lors.

Son histoire suit plus ou moins fidèlement celle des puissances tutélaires qui l’ont tour à tour administrée, plus d’une douzaine depuis l’Antiquité !

Sur cette terre battue par les flots, vit un peuple plurimillénaire qui s’est parfois farouchement opposé, jusqu’à l’indépendance, parfois a su composer, voire adhérer avec détermination, jusqu’à la mort de ses enfants, aux puissances qui l’administraient sans jamais perdre son originalité.

Construit par ces échanges, ce peuple a traversé les siècles et porte une histoire dont la richesse reste parfois à explorer.

Dates, événements, personnages marquants, permettront au lecteur de se familiariser avec les mouvements d’une histoire passionnante.

Les grandes dates de l'histoire corse

Jean-Marie Arrighi est inspecteur d’académie, inspecteur pédagogique régional en retraite. Auteur de nombreux ouvrages historiques, notamment d’une Histoire de la Corse et des Corses (coauteur O. Jehasse, Perrin, 2008). Il a codirigé le tome VII du Mémorial des Corses (Albiana, 2000).

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 18:16

Depuis le 1er janvier 2017, les cigarettes sont vendues dans des emballages neutres, tous semblables, avec des photos horribles et des textes de mise en garde, alors que les noms des marques sont écrits en tout petit, tout cela dans le but d'inciter les fumeurs à réduire leur consommation.  

Il n'est donc absolument pas imaginable de voir des paquets décorés par des photos de Poggiolo ou de Guagno-les-Bains.

Le tabac, richesse oubliée de Poggiolo

Pourtant, au XIXème siècle et au début du XXème, de tels paquets auraient pu exister. Le village avait alors une richesse qui est maintenant totalement oubliée mais qui assura de bons compléments de revenus:

 

L'ERBA CORSA

 

ou, si vous préférez, 

 

LE TABAC.

 

La culture du tabac a été introduite en Corse depuis l'Italie du Nord dès la fin du XVIème siècle. La production et la vente en étaient libres sous les Génois.

Même après avoir instauré en 1810 le monopole de l'Etat sur les tabacs, Napoléon Ier, pour ne pas ruiner les paysans insulaires, accorda aux Corses le privilège de planter et de vendre librement l'herbe à Nicot.

Dans les villages, on cultivait la nicotiana rustica, appelée l'erba corsa, pour la consommation locale.

La plante était souvent semée en avril dans les enclos à bétail momentanément abandonnés. Elle profitait du fumier qui avait engraissé la terre et la récolte avait lieu en août. Puis, les feuilles étaient séchées à l'air libre.

Le détail de toutes ces opérations se trouve dans l'article "La culture du tabac en Corse" de Cyprien GABRIEL (Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale, 1922).

Plant de tabac sauvage à Lopigna (photo Pipe club de Corse http://pipeclubdecorse.e-monsite.com)

Plant de tabac sauvage à Lopigna (photo Pipe club de Corse http://pipeclubdecorse.e-monsite.com)

Au milieu du XIXème siècle, des variétés plus élaborées furent implantées près de Corte, d'Ajaccio (à Campo dell'Oro) et de Cargese. En 1925, la production corse atteignit 400 tonnes, dont 20 à Cargese.

Liste des planteurs corses aidés par le conseil général en 1930 (photo Pierre-Jean Luccioni)

Liste des planteurs corses aidés par le conseil général en 1930 (photo Pierre-Jean Luccioni)

Les feuilles ramassées étaient vendues aux industriels comme Henri ALBAN. Déjà propriétaire d'une usine de tabac à Bône, ALBAN fonda en 1913, au 89 du cours Napoléon, la manufacture d'Ajaccio célèbre par sa façade de style néo-mauresque décorée de mosaïques, classée depuis 1992 comme monument historique.

Concurrencé par l'usine Job-Bastos de Toga près de Bastia, l'établissement ferma en 1940.

 

photo msoldi1 (https://www.flickr.com)

photo msoldi1 (https://www.flickr.com)

Le tabac, richesse oubliée de Poggiolo

Pendant la seconde guerre mondiale, la production recula pour faire place aux cultures vivrières. Malgré un rebond après 1945, le tabac corse cessa peu à peu d'être cultivé et disparut entre 1950 et 1970.

 

Certains Poggiolais se souviennent encore d'avoir goûté cette "herbe" au goût particulièrement âpre et fort.

Les animateurs de l'excellente série documentaire "Fora di strada", diffusée le samedi sur Via Stella, ont évoqué cette production dans l'épisode sur les "Lacs des cimes". Paul, allongé sur les bords du lac de Creno, suçote une tige de nénuphar, fleur qui est une des particularités de ce lieu, et il explique à Karine ce qu'était ce tabac corse.

Veillez à augmenter le volume sonore car le son est un peu faible.

Les anciens fumaient l'erba corsa comme tabac à pipe. Ils la chiquaient parfois.

Le tabac était conservé dans dans des zani ou zanetti, petites bourses en peau de chat.

Pour l'allumer, on se servait de l'amadou, matière inflammable extraite de l'amadouvier (u pane d'esca), champignon parasite des arbres.

Photo extraite de http://pipeclubdecorse.e-monsite.com/

Photo extraite de http://pipeclubdecorse.e-monsite.com/

Poggiolo et Soccia (où cette culture est avérée dès avant 1850) produisaient suffisamment de tabac pour la consommation des villageois et dégageaient même un excédent qui était écoulé surtout dans le Niolu en échange notamment de fromages. Les Poggiolais manquaient de produits laitiers car ils étaient plus cultivateurs qu'éleveurs. Mais leur "erba", dont la qualité était assez réputée, permettait au village de retirer un bénéfice appréciable.

Cette richesse a été complètement abandonnée et son existence disparaît rapidement des mémoires.

Maintenant, pour s'enfumer les poumons, il n'est plus possible d'utiliser du tabac autochtone.

Le tabac, richesse oubliée de Poggiolo

Documents utilisés:

- Jean COPPOLANI: "Cargèse. Essai sur la géographie humaine d'un village corse" (, 1949)

- Cyprien GABRIEL: "La culture du tabac en Corse" (Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale, 1922)

- Pierre-Jean LUCCIONI: "Tempi fà, arts et traditions populaires de Corse" (ed. Albiana, 2007)

- Jean-Baptiste PAOLI: "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud"

- site du Pipe Club de Corse: http://pipeclubdecorse.e-monsite.com/

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 18:00

L'association Letia-Catena déploie une très grande activité dans la recherche sur l'histoire de nos villages.

Elle a publié  en 2012 "Le Patrimoine historique et religieux de la communauté de Letia", puis en 2014 "L'armée du Regnu di Corsica sous le généralat de Pascal Paoli. L'exemple de la compagnie Arrighi" (voir présentation dans l'article "Prochaine publication sur l'histoire des Deux Sorru") et en 2016 "L'attaque du préside génois d'Ajaccio par l’avocat Giuseppe Maria Masseri (1763)" (voir les articles "Les projets de Letia-Catena" et "Quand Letia attaquait Ajaccio").

 

Continuant sur cette lancée, Letia-Catena publiera dans quelques semaines un nouvel ouvrage, résultat d'un travail effectué par les membres de l’association: "L’Agriculture à Letia jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Aspects coutumiers et savoirs traditionnels".

D'après les auteurs, "le sujet porte sur la spoliation des terres des communautés de la montagne du Vicolais (Sorru in Sù et Sorru in giù), qui bénéficiaient des Prese à blé de Paomia jusqu’en 1771."

Ce livre concerne également la culture des céréales, du Néolithique à la première guerre mondiale, l’exploitation de la châtaigneraie, les moulins de la communauté et la vigne qui s’étendait à l’arrivée des Français à quelques 107 hectares.

 

Ecrit par divers membres de l’association, il n'est pas consacré exclusivement à Letia, car il évoque les autres communautés de notre montagne où le savoir-faire était identique.

Les lecteurs du blog seront avertis du moment exact de la parution de l'ouvrage et des endroits où se le procurer.

 

Site internet : http://letia-catena.fr/

 

Un livre sur l'agriculture d'autrefois
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 18:00

A Sagone, les restes de la cathédrale Sant’Appianu sont bien connus depuis longtemps mais ils se dressaient tout seuls près de l’embouchure du fleuve Sagone. Ces dernières années, les travaux de Daniel ISTRIA ont permis de trouver deux baptistères et beaucoup d’autres vestiges (voir l’article de ce blog: le bilan de l'année 2012).

Mais d’autres éléments sont apparus récemment, comme le révèle «Corse-Matin» du 22 janvier.

Le projet «centre-bourg» de la commune de Vico a été choisi par le gouvernement pour faire partie des 52 communes bénéficiaires de subventions étatiques. Il consiste notamment en la création d’un ensemble administratif de 1.400 m2 qui doit s’élever tout près de l’ancien ensemble religieux. Des fouilles préventives ont été réalisées entre août et octobre derniers (2016) par la société Arkémine, connue pour avoir réalisé l’étude du bâti historique du centre ancien de Bastia et pour avoir fouillé le site du village médiéval déserté de Lazer (Hautes-Alpes). Les chercheurs ont très rapidement découvert de nouveaux et nombreux vestiges antiques, paléochrétiens et médiévaux d’un petit quartier artisanal.

Cette zone sera protégée et mise en valeur pour les touristes qui se rendront ainsi compte de l’importance du port de Sagone dans l’Antiquité. 

Se pose alors la question de savoir quelles furent l’importance et la profondeur des relations entre la ville romaine et les villages de l’intérieur. L’influence romaine, puis chrétienne, a-t-elle pu se faire sentir rapidement à Poggiolo?

Sur les photos ci-dessous, extraites l’une du «Corse-Matin» du 22 janvier, et l’autre de Google Earth, la cathédrale est cerclée de rouge, les baptistères sont en jaune et le quartier artisanal découvert cet été est entouré de bleu.

 
Il suffisait de creuser un peu.
Il suffisait de creuser un peu.

Vous pouvez lire ici l'intégralité de l'article de "Corse-Matin " du 22 janvier 2017.

Photos et article peuvent être agrandis en cliquant sur leur image.

Il suffisait de creuser un peu.
Il suffisait de creuser un peu.
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:15

Pour commencer l'année 2017, la devinette du mois posait deux questions concernant un tableau d'une rue de Poggiolo:

 

1- Quel est l'endroit du village qui est représenté ici?

 

2- Quel est l'artiste qui en est l'auteur?

Solution de la devinette du mois: une rue de Poggiolo

1- Quel est l'endroit du village qui est représenté ici?

Pas de problème particulier pour reconnaître la rue qui est montrée ici. Elle est parallèle à la Stretta et va de l'arrière de la chapelle Saint Roch, visible au fond à gauche, jusqu'à la place Inghjo, qui commence au premier plan du tableau. La maison de droite est appelée "maison de Tatanella" ou encore "maison de Tata".

Son état actuel n'est pas très différent de l'œuvre d'art.

 

Solution de la devinette du mois: une rue de Poggiolo

Quelques différences existent entre la peinture et la photo:

- au bout de la rue, le troisième perron est maintenant protégé par un auvent;

- au bout, la maison qui termine la rue (dite "maison de Julie") a été entièrement reconstruite mais a gardé les mêmes dimensions;

- le grand bâtiment clair ("maison Ceccaldi") qui domine tout au fond n'a pas la même cheminée;

- le sol, autrefois dallé, est cimenté depuis les environs de 1965.

On peut remarquer le souci des détails. Le nombre des fenêtres est conforme à la réalité. Les formes des pierres des maisons et des perrons ont été respectées.

 

2- Quel est l'artiste qui en est l'auteur?

La réponse est moins évidente mais on peut distinguer les lettres "R. R." dans le coin inférieur droit. Ces initiales sont celles de Raymond RIFFLARD, né à Paris en 1896 et mort à Sagone en 1981.

Il a laissé de nombreuses œuvres sur la Corse. Il a notamment décoré ou restauré de nombreuses églises de notre micro-région, comme à Soccia, Letia, Evisa, Marignana. Il est l'auteur, en 1958, dans un bar d'Orto, de la fameuse fresque représentant le général de Gaulle (voir l'article "Le général de Gaulle à Orto"). Qu'il ait réalisé un tableau d'une rue de Poggiolo n'a donc rien d'étonnant.

D'autres renseignements sur sa vie et son œuvre se trouvent dans l'article "Sauver Choupik et Rifflard".

 

 

Merci à Claude MARTINI pour son aide.

Félicitations à Jean-Marc TRAMINI qui a été le premier à donner les réponses exactes à cette devinette.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 16:55

Cette photo de la nouvelle statue de Circinellu à Guagnu, vue de côté, permet de mieux distinguer la croix sur la poitrine, qui rappelle son état de prêtre, toute proche du fusil du combattant corse.

Circinellu vu de côté
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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 18:01

Après deux ans de travail, l'associu Pà u Ricordu di Circinellu a réussi son pari. Samedi 3 décembre, la statue du curé patriote a été placée à Guagnu.

Après une messe dans l'église San Niculau, la statue de Circinellu a été inaugurée et bénie place de la mairie. Puis, après l'intervention de l'historien Antoine Marie Graziani, ce fut la fête avec le groupe Cuscenza à la salle municipale.

 
La nouvelle statue.

La nouvelle statue.

Texte de l'inscription placée à la base de la statue.

Texte de l'inscription placée à la base de la statue.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Vacances d'été:

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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