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30 septembre 2023 6 30 /09 /septembre /2023 12:00

 

Parmi les héros de la seconde guerre mondiale originaires de Poggiolo et Guagno-les-Bains, il ne faut pas oublier Jules Antoine Toussaint POLI.

 

Il naquit le 4 mai 1916 à l’hôpital d’Ajaccio. Ses parents étaient Antoine Dominique POLI et son épouse Louise CAMPANA.

 

Antoine Dominique, né le 19 août 1872 à Soccia, fut militaire de carrière. Après son service militaire accompli de 1893 à 1896, il se rengagea en 1898 dans l’infanterie de marine, devenue ensuite infanterie coloniale, participa à la campagne de Madagascar (1899-1900), où il fut blessé en service commandé et obtint la médaille coloniale.

 

Engagé volontaire en octobre 1914, Antoine Dominique fut réformé en décembre 1915. Il se retira à Guagno-les-Bains. Après la naissance de Jules Antoine Toussaint, il revint dans l’armée, dans un régiment de zouaves, le 14 mai 1917, en bénéficiant du classement comme « engagé spécial », et exerça la fonction de surveillant de prison en Algérie. Il termina sa carrière en tant que sergent-major.

 

Deux des enfants d’Antoine Dominique devinrent militaires.

 

L’aîné, Paul, fut capitaine au Maroc.

Paul POLI

Paul POLI

 

Jules Antoine Toussaint fut militaire dans les troupes coloniales.

 

Il n’accepta pas la défaite française de 1940. Il se trouvait alors à Bamako, capitale du Soudan français (le Mali actuel) dont le gouverneur, de mars 1938 à décembre 1940, fut le Poggiolais Jean Hyacinthe DESANTI (1889-1944). Sa biographie a été publiée sur ce blog sous le titre Un Poggiolais au Mali.

 

Peut-être se parlèrent-ils et s'opposèrent-ils.

 

Jules à Bamako

Jules à Bamako

 

Contrairement à Jean Hyacinthe DESANTI, fidèle à Vichy, Jules POLI voulut continuer à se battre, à l'exemple de Fred SCAMARONI alors emprisonné à Bamako.

 

Jules parvint à rejoindre la Grande-Bretagne par un grand périple partant de l'AOF et passant par Gibraltar.

 

Engagé dans l’aviation, il participa pendant quatre ans aux bombardements contre l’Allemagne. Il termina la guerre comme adjudant-chef et obtint la Légion d’honneur.

 

Il s’installa ensuite à Bordeaux et décéda d’un cancer le 1er mai 1983 à Pessac.

 

De son mariage avec Ginette DOUAT, il eut Marie-Louise Patricia en 1951 et Jean-Pierre né en 1952.

 

Jules et Ginette fiancés

Jules et Ginette fiancés

La famille Poli avant le mariage de Jules et Ginette. Assise au centre, Louise, la mère de Jules.

La famille Poli avant le mariage de Jules et Ginette. Assise au centre, Louise, la mère de Jules.

 

Dans sa famille maternelle à Bordeaux, la fille était Patricia, mais en Corse on l'appelait Marie-Louise.     

 

Patricia bébé à Guagno-les-Bains.

Patricia bébé à Guagno-les-Bains.

 

En famille, Jules Antoine Toussaint ne parlait pas corse mais chantait parfois. Ses deux enfants connurent de bons moments lors des vacances à Guagno-les-Bains. Patricia s’en est rappelée dans des commentaires publiés en avril 2010 sur ce blog :

 

Je me souviens de la cruche au retour de la fontaine ainsi que des habits noirs et des fichus des femmes.

Nous étions deux petits enfants blonds venus de Bordeaux le temps des vacances jusqu’en 1961… Il y avait la rivière, les femmes qui lavaient le linge, celles qui pleuraient l’été, les cochons qui mangeaient le savon, la fontaine au-dessus, l’épicerie avec les caramels et les cartes postales, le four à pain de ma grand-mère qui un été s’est écroulé, son pétrin. Je me souviens très bien de tout, presque comme sur une carte postale, le baraquement aussi, le vieux car d’Ajaccio à Guagno-les-Bains…

 

Jules et le mulet à Guagno-les-Bains

Jules et le mulet à Guagno-les-Bains

 

Patricia rencontra à Fribourg un Allemand originaire de ce pays que son père avait bombardé, et elle devint Madame FIEBIG en 1974.

 

Le couple a eu trois enfants et plusieurs petits-enfants qui ont fait d’excellentes études. S’il y a actuellement un Jules et un Antoine dans la famille, le prénom du grand-père Dominique n’a pas été repris car personne ne le méritait.

 

Et Patricia parle parfois à ses petits-enfants de son père Jules Antoine Toussaint POLI, un enfant de ce petit village qui était allé à l’école pieds nus et qui longtemps ne parlait pas français mais qui sut bien mener sa vie.

 

Toutes les photos de cet article ont été fournies par Patricia Fiebig.

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26 septembre 2023 2 26 /09 /septembre /2023 18:00

 

 La Corse a été libérée en 1943. Mais les Corses ont combattu dans l'armée française pendant toute la seconde guerre mondiale. Nombreux y ont perdu la vie. 

 

Devant le monument aux morts de Poggiolo pour 1914-1918, une plaque comporte six noms de Poggiolais morts en 1939-1945.

 

 A-t-on encore des souvenirs sur eux dans les familles? Que sait-on sur eux?

 

La France libérée par les Corses 1/3

 

CANALE Pierre: né à Guagno-les-Bains en 1917, il était sergent-chef dans la 5ème compagnie du 144ème RIA et mourut en 1940 à NOGENT L'ARTHAUD dans l'Aisne.

DESANTI François Marie: soldat du 22e Bataillon Nord-Africain, il avait 20 ans quand il fut tué le 2 octobre 1944 à ROMCHAMP FOUR A COKE (Haute-Saône) près de BELFORT.

DESANTI Jean: né en 1914, était adjudant au 11e RTAT et décéda le 19 mars 1941 en Allemagne, à RAVENSBURG WEINGARKEN, où il était prisonnier.

ORAZI François Mathieu: né en 1924, était soldat à la 10e compagnie de tirailleurs algériens et mourut des suites de ses blessures à CITÉ AMÉLIE dans le Haut-Rhin le 28 janvier 1945.

OTTAVY Marc Jean (orthographié OTTAVI sur la plaque) (photo ci-dessous): Soldat dans la 1ère Armée Française. Né le 14/09/1922 à Constantine (Algérie). Mort le 19 novembre 1944 à PONT DE ROIDE dans le Doubs.  Plus de renseignements dans l'article De l'Algérie aux rives du Doubs. 

 

VINCIGUERRA Paul (photo ci-dessous): naquit en 1924 à Poggiolo et fut tué au combat le 23 avril 1945 en Allemagne. Il était soldat dans le 1er Régiment de spahis algériens de reconnaissance.

 

 

 

Comme pour l’ensemble du pays, le nombre est bien inférieur au carnage de 14-18 (trente morts pour Poggiolo).

 

On peut constater que trois sur six ont péri en trois mois, lors des durs combats de l’hiver 1944-45 dans l’Est.

 

Autre particularité : la grande majorité faisait partie d’unités d’Afrique du Nord, soit pour y avoir été recruté, soit pour y avoir rejoint la France Libre.

 

 

En ce quatre-vingtième anniversaire de la libération de la Corse, pensons à leur sacrifice qui nous a permis de vivre libres.

 

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24 septembre 2023 7 24 /09 /septembre /2023 18:02

 

La libération de la Corse en 1943 fut réalisée en partie grâce aux mouvements de résistance insulaires. A la suite de la capitulation italienne du 8 septembre, le Front National donna l'ordre d'insurrection le 9, ce qui entraîna la décision du général Giraud d'envoyer des troupes depuis Alger.

 

Les soldats qui débarquèrent faisaient partie du  1er bataillon de choc, du 69e régiment d'artillerie de campagne, de tirailleurs marocains et de tabors marocains. Parmi les soldats, il y avait donc des Marocains, mais aussi des Français d'Algérie engagés ou mobilisés et des Français de métropole qui avaient rejoint l'Afrique du Nord, dont un certain nombre de Corses.

 

Et parmi eux, Mimi CANALE, de Guagno-les-Bains, décédé le 28 octobre 2014.

 

La Corse libérée par les Corses

 

Mimi avait donné un long entretien sur sa vie au bulletin "INSEME" d'avril 1998. Au sujet de la guerre, il avait déclaré: 

 

La guerre est arrivée, qu'avez-vous fait ?

J'ai fait la guerre! comme engagé volontaire. En 1943, j'ai participé au débarquement en Corse avec les goumiers marocains.

 J'étais le premier soldat arrivé à Vico.

Puis, ça a été Bastia comme "radio", Teghime, San Stefano, puis l'Italie avec le fameux Cassino, la Provence, l'Autriche et l'Allemagne.

 

 

Ce blog a déjà publié en mai 2012 un très attachant souvenir de sa guerre en Italie (voir La campagne d'ITALIE de Mimi CANALE).

Les prochains articles évoqueront la part des Poggiolais à la Résistance et à la Libération de la France.

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13 septembre 2023 3 13 /09 /septembre /2023 18:00

 

La rentrée scolaire a été placée sous la polémique concernant les vêtements. Le gouvernement a, après beaucoup de retard, décrété l'interdiction dans les établissements scolaires de certains vêtements trop connotés comme islamistes.

 

A cette occasion, est revenue dans les médias l'idée d'imposer un uniforme aux élèves. Contrairement à ce que certains ont pu raconter, l'obligation n'a jamais existé dans les établissements publics, sauf dans les Antilles. A la rigueur, dans le primaire, il était recommandé d'avoir une blouse ou un tablier (sans style ni couleur imposés) quand l'utilisation du porte-plume et de l'encrier entraînait de gros risques de taches sur les habits.

 

Ce qui est certain, c'est que les vieilles photos montrent que les écoliers de Poggiolo n'ont jamais porté d'uniforme.

 

Les écoliers poggiolais en 1900 (liste de leurs identités en cliquant ICI)

L'uniforme? Quel uniforme?

 

Avec Bernard PAOLI dans les années 1920:

L'uniforme? Quel uniforme?

 

Avec Jojo ANTONINI, entre 1945 et 1954:

 

Au premier plan, François PINELLI, Mélanie PASSONI, Ernestine MALAGUTI et Marie BATTESTI, et au second plan, Toussaint COLONNA, Antoine SICCHI et Jacques DEFRANCHI.

Au premier plan, François PINELLI, Mélanie PASSONI, Ernestine MALAGUTI et Marie BATTESTI, et au second plan, Toussaint COLONNA, Antoine SICCHI et Jacques DEFRANCHI.

 

Ensuite, en 1956, avec Angèle POMPEANI:

De gauche à droite, Jean-Marc TRAMINI, Guy TRAMINI, Jean-Martin PINELLI, Germaine SICHI, Noël SICHI, Jean-Marie PASSONI et Rita PINELLI.

De gauche à droite, Jean-Marc TRAMINI, Guy TRAMINI, Jean-Martin PINELLI, Germaine SICHI, Noël SICHI, Jean-Marie PASSONI et Rita PINELLI.

 

Avec Judith OTTAVI, en 1964-1965, la dernière classe de Poggiolo.

Christian PINELLI, Angèle ANGELINI et Lucie OTTAVY.

Christian PINELLI, Angèle ANGELINI et Lucie OTTAVY.

 

En prime, une photo des écoliers d'Orto et une de ceux de Soccia, toujours sans uniforme (à dater et à identifier):

 

L'uniforme? Quel uniforme?
L'uniforme? Quel uniforme?
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11 septembre 2023 1 11 /09 /septembre /2023 18:00

 

Le 12 septembre 2023 est le jour exact où Pierre Marie NIVAGGIOLI aurait eu cent ans s'il avait vécu.

 

Malheureusement, il est mort en 1950, il y a 73 ans, à l'âge de 27 ans. Son nom n'est pas inconnu des Poggiolais ou des passants qui jettent un coup d'œil sur le monument aux morts. 

 

Sur les quatre côtés de l'obélisque commémoratif, sont gravés les noms des trente soldats poggiolais victimes de la première guerre mondiale. Devant, deux plaques sont posées. L'une est à la mémoire des morts de 1939-1945 et sur l'autre se lit la simple inscription en lettres dorées:

 

INDOCHINE

LT PIERRE MARIE NIVAGGIOLI

 

Pierre Marie aurait eu cent ans

 

Il s'agit d'un soldat oublié d'une guerre oubliée: la guerre d'Indochine qui, de 1946 à 1954, vit la France tenter de sauvegarder son empire colonial d'Extrême-Orient.

 

Pierre Marie NIVAGGIOLI était lieutenant au 4ème RAC (régiment d'artillerie coloniale) quand il fut tué au combat le 4 mai 1950 près de MY THO, dans le delta du Mékong, au sud de l'actuel Vietnam. Il eut la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze, la Croix de guerre des TOE (théâtres d'opérations extérieures) avec palme et étoile de bronze et la Légion d'Honneur.

 

Sa mort pourrait suffire pour se souvenir de lui. Mais son identité et sa naissance méritent également attention.

 

NIVAGGIOLI n'est pas un nom de Poggiolo. Il est fréquent à Murzo et à Muna. Mais la mère de Pierre Marie était d'origine poggiolaise.

 

Il naquit le 12 septembre 1923, non pas à Poggiolo ni en Corse, mais à Sousse, en Tunisie. Cette ville était alors, grâce à Jean François GALLINI, une véritable annexe des Deux Sorru. Pratiquement toutes les familles des villages des Deux Sorru y étaient présentes. Il est recommandé de lire l'article intitulé L'empire sahélien des Sorrinesi qui fait une étude approfondie de cette colonisation très particulière.

 

Statue de Gallini à Sousse.

Statue de Gallini à Sousse.

 

S'étant engagé dans l'armée, Pierre Marie NIVAGGIOLI suivit les cours de l'Ecole de Cherchell (en Algérie). Dans cette ville, à la caserne Dubourdieu, avait été créée l'E.E.A.A.F.N. (Ecole des Elèves-Aspirants d'Afrique du Nord) dans le but de former rapidement des centaines de chefs de section et de peloton nécessaires à l’ossature des unités de toutes armes après que, à la suite du débarquement anglo-américain de novembre 1942, l'Afrique du Nord française eut basculé dans le camp des Alliés.

 

Pierre Marie fit partie de la 4ème promotion, dite Promotion "MARCHE AU RHIN", qui forma 782 élèves du 16 avril 1944 au 30 octobre 1944, avant d'aller combattre en Europe.

 

Pendant sa formation, le 1er août 1944, les futurs aspirants furent passés en revue par le général de Gaulle, comme le montre la photo suivante.

 

Photo extraite du site http://www.emicherchell.com/ecole/historique.html

Photo extraite du site http://www.emicherchell.com/ecole/historique.html

Moins de six ans plus tard, le jeune officier mourait en Indochine.

 

Pour son centenaire, ayons une pensée pour Pierre Marie NIVAGGIOLI, symbole de ces Corses qui furent si intimement liés au sort de l'empire colonial français. 

 

Le 11 novembre prochain, lors de la cérémonie habituelle, la mairie aura-t-elle une attention particulière pour lui?

 

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3 juin 2023 6 03 /06 /juin /2023 17:51

 

A quel endroit était-ce?

En quelle année était-ce?

Deux questions aux réponses difficiles.

 

Un groupe mystérieux au bord de la route

 

La photo, qui vient du Fonds Saveriu PAOLI, a certainement été prise tout près de Poggiolo mais il est difficile de mieux préciser.

 

Quant à la date, nous n'en savons rien. Simplement, le troisième personnage en partant de la gauche serait Philippe FRANCESCHETTI, frère de Jean-Antoine. Sachant que "Filipone" est né en 1901 à Poggiolo (et décédé à Marseille en 1970), on peut raisonnablement estimer que l'image aurait été prise vers 1920, certainement entre 1918 et 1920. Le moment est important car la jeunesse des visages montre que ces garçons ont échappé de justesse à la mobilisation pour la première guerre mondiale qui venait à peine de s'achever. N'oublions que trente Poggiolais venaient de mourir dans ce massacre.

 

Philippe fut ensuite mobilisé pour la "drôle de guerre" en 1939-1940 mais les combats furent d'un tout autre ordre.

 

Les identités de ces sept jeunes seraient, de gauche à droite:

Jean Noël PINELLI,

François DEMARTINI,

Philippe FRANCESCHETTI,

Jean-Baptiste DESANTI,

Jean-Baptiste CECCALDI,

Toussaint CECCALDI.

et en hauteur, au second plan, Jean DESANTI (de u Rossignolu).

 

Mais si un de nos lecteurs a plus de renseignements...

 

 

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20 février 2023 1 20 /02 /février /2023 18:00

 

Une série de photos déjà diffusée sur ce blog montrait une excursion au lac de Creno en 1952.

 

Philippe PRINCE a retrouvé d'autres clichés de sortie en montagne, cette fois à Camputile.

 

Malheureusement, ils ne sont pas datés. Ils sont certainement de 1954.

 

Les identités ne sont pas mentionnées. On peut reconnaître sans hésitation Jean-Martin FRANCESCHETTI (1925-2013), juché sur un âne.  C'est un peu plus difficile pour les autres.

 

 

Hier et maintenant: Camputile en 1954
Hier et maintenant: Camputile en 1954
Hier et maintenant: Camputile en 1954
Hier et maintenant: Camputile en 1954
Hier et maintenant: Camputile en 1954
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4 février 2023 6 04 /02 /février /2023 18:00

 

Le 1er février 2023 est la date du cent-vingtième anniversaire de la naissance de Martin PAOLI qui fut conseiller général et maire de Poggiolo.

 

 

Fils de Bernard PAOLI et de son épouse Madeleine OTTAVY, Martin naquit donc le 1er février 1903 à Poggiolo. 

 

Son père était un instituteur de valeur, à tel point que, le 17 mai 1925, le conseil municipal poggiolais lui vota une gratification de 150 francs "en récompense du zèle et du dévouement qu'il a toujours apporté dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels et pour les nombreux succès obtenus par ses élèves au certificat d'études primaires." (voir l'article "Le bonheur d'enseigner")

 

Bernard Paoli avec ses élèves (photo transmise par Jacques-Antoine Martini).

Bernard Paoli avec ses élèves (photo transmise par Jacques-Antoine Martini).

 

Martin suivit le chemin de son père dans l'enseignement et milita également en politique, au sein du parti socialiste SFIO.

 

 

Il fut élu conseiller général du canton de Soccia le 23 septembre 1945 et devint vice-président du conseil général de la Corse (qui ne formait alors qu'un seul département). 

 

Solution de la devinette: La mairie de Poggiolo va-t-elle rendre hommage à Martin?

 

Le 19 mars 1959, il succéda à la tête de la mairie de Poggiolo à Jean-François CECCALDI qui assumait cette fonction depuis 1919. La mairie, alors installée au rez-de-chaussée de la maison de l'ancien maire, fut transférée dans une maison appartenant à Martin PAOLI, juste à côté de la chapelle St Roch.

 

 

Ses nombreuses activités le retenant souvent à Ajaccio, Martin était représenté au village par son premier adjoint Laurent Antoine PINELLI, dit Antunarellu.

 

 

Lieu de la mairie du temps de Paoli. Photo Michel Franceschetti.

Lieu de la mairie du temps de Paoli. Photo Michel Franceschetti.

 

Martin PAOLI obtint la légion d'honneur par décret du 9 juillet 1949, notamment car "il se dépense avec ardeur, tact et conviction en faveur de l'école laïque et des œuvres scolaires", ainsi que l'écrivit dans son dossier Maurice PAPON, le préfet de Corse de l'époque.

 

Fonds Saveriu Paoli.

Fonds Saveriu Paoli.

 

Cette photo de groupe, qui vient du Fonds Saveriu PAOLI et qui semble avoir été prise au cimetière, montre de gauche à droite:

Antunarellu,

puis Martin PAOLI,

​​​​

Pierre LECA (merci à Jean-Marc TRAMINI pour l'avoir identifié),

Félix PINELLI,

Pierre COLONNA,

François Antoine MARTINI (dit Ceccantone)

et Jean-Baptiste PAOLI.

 

 

Même si certains l'accusèrent de ne pas avoir fait assez pour le village, il faut mettre au crédit de Martin PAOLI le bétonnage, vers 1963-1966, du chemin mal empierré qu'était la stretta, la modernisation de l'éclairage public en août 1966 et surtout l'installation de l'eau courante dans toutes les maisons, en 1967-1968.

 

 

Sa mort, le 1er juin 1968, voici 55 ans, ne fut annoncée qu'avec retard dans la presse, les journaux ne paraissant pas à cause de l'effervescence sociale du moment.

 

On peut remarquer que sa mandature (19 mars 1959-1er juin 1968) correspond pratiquement à la présidence du général de Gaulle (8 janvier 1959 – 28 avril 1969).

 

 

De son mariage en 1925 avec la Socciaise Anne OTTAVY, il avait eu un fils Bernard qui fut rapidement élu maire de Poggiolo. Il le resta jusqu'en 1989.

 

 

Le conseil municipal élu en 1977. Bernard PAOLI est à droite. Photo Jacques-Antoine Martini.

Le conseil municipal élu en 1977. Bernard PAOLI est à droite. Photo Jacques-Antoine Martini.

 

Son siège de conseiller général revint, après une campagne acharnée contre le Socciais Ange CARLI, au Guagnais Jean Antoine GAFFORY.

 

 

 Le conseil municipal actuel pourrait avoir une pensée pour cet ancien maire.

 

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11 janvier 2023 3 11 /01 /janvier /2023 18:05

 

Voici la dernière série de dates se terminant par le chiffre "3" qui concernent des événements de l'histoire de Poggiolo.

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Septembre 1943 (il y a 80 ans): Mimi CANALE, de Guagno-les-Bains, débarqué en Corse avec les goumiers, est le premier soldat à entrer dans Vico libéré.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/05/les-heros-poggiolais-de-la-seconde-guerre-mondiale.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/05/la-guerre-de-mimi.html

 

 

Septembre 1943 (il y a 80 ans): Jean-François CECCALDI, élu maire en 1919 et chassé par le gouvernement de Vichy, reprend la tête du conseil municipal. Il resta à ce poste jusqu'en 1959, soit un total de quarante ans.

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/11/sous-l-uniforme.html

 

14 octobre 1943 (il y a 80 ans): une des premières décisions du maire réinstallé fut d'interdire la divagation des animaux. Fut-elle efficace?

http://poggiolo.over-blog.fr/article-div-117148298.html

 

 

1953 (il y a 70 ans): l'escalier en bois du clocher de l'église Saint Siméon est reconstruit en béton.

http://poggiolo.over-blog.fr/2020/06/stage-cloches.html

 

 

19 juillet 1963 (il y a 60 ans): le séisme le plus important enregistré dans le Sud de la France (magnitude: 5,9 à 6) au cours du XXème siècle est ressenti à Poggiolo.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-30524055.html

 

 

mars 1973 (il y a 50 ans): après de gros travaux, réouverture des thermes de Guagno-les-Bains par la société d'économie mixte gérée par Charles HOUVER. Le 16 mars 1976, la source est déclarée d'utilité publique par arrêté ministériel. Mais la fermeture intervint vingt ans plus tard.

 

 

1973 (il y a 50 ans): réforme cantonale qui supprime la moitié des cantons de Corse. Vico et Soccia deviennent les Deux Sorru. Dominique COLONNA, maire divers gauche de Vico, est le premier conseiller général de cette nouvelle entité.

http://poggiolo.over-blog.fr/adieu-a-jean-gaffory

 

 

1973-1974: grande souscription pour la réfection de l'église Saint Siméon et son clocher.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/02/les-poggiolais-donnent-1974-1-4.html

 

 

12 juillet 1983 (il y a 40 ans): fiumara (crue provoquée par de fortes pluies) d'un niveau record au pont des Bains.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-gare-a-la-fiumara-67644850.html

 

 

1983 (il y a 40 ans): fermeture du café de Jean-Marie ORAZY. Le Belvédère reste le seul bar de Poggiolo.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-anciens-et-nouveaux-bars-106840106.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/04/bar.html

 

 

 

1993 (il y a 30 ans): décès, à 97 ans, de Jean-Baptiste PAOLI, dernier survivant des anciens combattants de 1914-1918. Il est à droite sur la photo.

A gauche: Jean-Antoine FRANCESCHETTI, avant-dernier survivant de la guerre, décédé en 1987, à 90 ans.

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/10/solution-de-la-devinette-du-mois-deux-soldats-sur-une-photo-centenaire.html

 

 

2013 (il y a 10 ans): lors des travaux de restauration, CORTI, assistant de Marios SEPULCRE et arrière-petit-fils du peintre BASSOUL, décroûte la  peinture verte de la chapelle Saint Roch et retrouve les couleurs originelles en brun marbré des colonnes.

http://poggiolo.over-blog.fr/alors-et-la-surprise-de-saint-roch

 

 

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28 décembre 2022 3 28 /12 /décembre /2022 18:07

 

Rien ne serait plus simple, si la volonté en existait, que de trouver où rendre hommage à "l'homme le plus cultivé de Corse": sa maison familiale.

 

Gian Antonio PINELLI, dont quatre articles de ce blog viennent de rappeler la vie très fournie, est né en 1760 dans la même demeure que là où il est mort en 1832.

 

La maison PINELLI serait une des plus anciennes de Poggiolo. Faisant partie des Case Suprane, elle domine la route actuelle.

 

Toutes les photos de cet article sont de Michel Franceschetti.

Toutes les photos de cet article sont de Michel Franceschetti.

 

D'après une inscription aujourd'hui disparue, elle aurait être édifiée en 1610, puis elle fut agrandie pour atteindre ses dimensions actuelles en 1702, comme l'indique un linteau gravé.

 

La maison de Gian Antonio


Actuellement, la partie nord-ouest, la plus ancienne, est à Félicie et Dominique.

 

La maison de Gian Antonio

 

La partie sud-est est à Ernestine et a fait l'objet d'un article précédent (cliquer ici)

 

 

La maison de Gian Antonio

 

Mais aucune inscription, aucune plaque en ce lieu, aucune indication dans un quelconque dépliant. Les Poggiolais actuels sont-ils capables de penser aux Poggiolais d'antan?

 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Jeudi 13 août:

Grand bal animé par Sirocko.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.

 

Lundi 17 août:

- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.

- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alban Poggiolo.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

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