Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 18:38

    Le début du XXème siècle, jusqu'à la seconde guerre mondiale, a été un "âge d'or" pour Guagno-les-Bains.

    Même après la fermeture de l'hôpital militaire en 1883, le hameau recevait de nombreux curistes et touristes. Le "Guide bleu" de 1939 écrit que ce lieu "est non seulement une station thermale très fréquentée, mais aussi une villégiature et un centre d'excursions recommandables dans une contrée accidentée et pittoresque.". Et d'énumérer ensuite les hôtels du lieu:

   

- Grand Hôtel Continental (ouv. toute guagno les bains hôtel l'année; autos et calèche à Vico à l'arrivée de l'autobus t. l. j. pendant la saison; gar.)  

- Central

- de la Terrasse 

- Martini

- Villa des Fleurs

- de l'Etablissement thermal (du 1er juin au 30 septembre)

 

    Il faisait bon vivre mais, voici 80 ans, un drame troubla la fête et fit une très mauvaise publicité à GUAGNO-les-BAINS. Ce fut le 17 août 1931. Reprenons le récit qui parut le 24 août dans "Le Petit Provençal", journal marseillais qui avait une importante rubrique corse.

 

 

    "Mardi dernier, vers 9 heures du matin, le bandit CAVAGLIOLI François et ses deux neveux TORRE Jean-Baptiste et CAVAGLIOLI Toussaint - ce dernier âgé de 17 ans - sont arrivés à GUAGNO-les-BAINS. Ils étaient tous trois armés de fusils et de pistolets avec cartouchières garnies.

   Dès leur arrivée dans cette station d'été, très fréquentée par les malades et les estivants, ils sont allés aux hôtels Casta, Martini Pascal et au débit Leca. Sous la menace de leurs fusils braqués dans la direction des patrons de ces établissements, ils ont exigé le versement de sommes variant de 1.000 à 5.000 francs.

   Après quoi, le bandit CAVAGLIOLI François a posté ses deux neveux au coin de l'établissement thermal tenu par M. Michel SIMONGIOVANNI et lui-même est rentré dans la cour de l'hôtel, a fait lever les mains en l'air aux clients de l'établissement qu'il a rencontrés, puis se plaçant au bas d'une fenêtre, il a appelé le patron: "Michel!  Michel !", son fusil braqué dans la direction de la fenêtre où le propriétaire était susceptible de paraître."

 

    Michel SIMONGIOVANNI, concessionnaire de l'établissement, avait refusé, quelque temps auparavant, le racket établi par le bandit et avait déclaré: "Plutôt que de verser à Caviglioli la somme qu'il me réclame, je suis prêt à lui flanquer cinq balles dans le front" (extrait de Jean BAZAL "Avec les derniers bandits corses", 1973).

 

   "Ce dernier n'ayant pas répondu, CAVAGLIOLI s'est retiré et, de la route, ses neveux et lui ont tiré une trentaine de coups de fusils sur les fenêtres de l'établissement.

   Notre malheureux concitoyen, M. Antoine GUAGNO, qui se trouvait dans sa chambre avec sa jeune femme, atteint à la tête par une balle, fut foudroyé."

 

    Certains textes, mis en référence par Pierre LECCIA sur GENEANET dans sa notice sur Antoine GUAGNO, évoquent l'imprudence de la victime qui se serait mise à la fenêtre pour regarder ("Le Figaro", 26/08/1931, p. 4) ("L'Humanité", 26/08/1931, p. 1) ("Ric et Rac", n° 140, 14/11/1931, p. 2). Les articles se partagent pour localiser l'impact de la balle (tête ou cœur).

    Antoine GUAGNO était né en 1900 à Ajaccio où son père Sébastien dirigeait un important garage. La publicité ci-dessous est extraite de la revue "A Muvra".

garage Guagno

   Le journal continue:

  "Avant de se retirer vers les collines de LETIA, les bandits ont mis le feu au pré qui s'étend en contrebas de l'établissement thermal."

 

    Il s'agit du terrain sur lequel a été ensuite construit l'Hôtel des Thermes.

 

    Cet article fut complété le 26 août par le même journal qui, dans un nouveau récit de l'événement, donna des détails supplémentaires sur la fuite des bandits:

 

   "En s'éloignant, les malandrins croisèrent sur leur route le capitaine LECA et M. OTTAVI qui, avec leurs épouses, se rendaient à la source sulfureuse. Sous l'œil noir des fusils, les quatre personnes furent en un tournemain dépouillées de leur argent et de leurs bijoux.

   Quelques heures plus tard, le receveur des Postes de Vico recevait à son tour la visite des bandits qui le prévinrent qu'ils lui interdisaient, sous peine d'être tué sans pitié, de donner à qui que ce soit la communication téléphonique pour Ajaccio."

 

 

    "All in all it was a successful day for les Caviglioli" (traduction: "Dans l'ensemble, ce fut une journée réussie pour les Caviglioli"), écrivit ironiquement, dans un article intitulé "Again Caviglioli" (voir ICI), le magazine américain "TIME" du 7 septembre 1931 (car l'affaire de GUAGNO-les-BAINS n'eut pas seulement un retentissement français mais véritablement international).

 

    Mais l'affolement était général à GUAGNO-les-BAINS. "Le Petit Provençal" du 24 août continuait par le paragraphe suivant:

 

    "Dans la soirée, toutes les voitures qui se trouvaient à Guagno et dans les environs ont été réquisitionnées pour permettre aux estivants et aux malades de quitter GUAGNO-les-BAINS qui est complètement désert à l'heure actuelle."

 

Dans son livre, Jean BAZAL écrit:

"A GUAGNO-les-BAINS, l'exode commence. Puisqu'on n'y est plus en sécurité, les familles s'en vont. C'est la ruine pour les hôteliers."

 

    La station ne se releva jamais vraiment de cette journée. Les conséquences en furent nombreuses.

   Nous les verrons dans de prochains articles consacrés à cette période.

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 10:30

Notre canton vient une nouvelle fois d'apprendre une nouvelle désolante:


Jean-Marie FORNERO est décédé brutalement jeudi 6 octobre.


Ses obsèques auront lieu à Poggiolo samedi 8 octobre à 15 h 30.

Toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 19:02

Pour beaucoup, il semble que Poggiolo et les autres communes de montagne ne vivent que quelques semaines l'été. Pourtant, ce sont les habitants résidant toute l'année qui permettent à nos villages d'exister. Mais ils sont trop peu nombreux et ils attendent l'arrivée de nouveaux voisins. L'éditorial du numéro d'octobre de "INSEME", signé "Pascale Chauveau et le comité de rédaction", évoque très bien cette inquiétude, ainsi que l'espoir du renouveau.

-------------

 

VIVRE AU VILLAGE !

 

  Encore une fois, l'automne est arrivé, et je ne peux m'empêcher de ressentir un petit pincement au cœur. Fin août, nous avons vu repartir nos parents et amis venus du continent, puis jusqu'à fin septembre, les touristes se faire de plus en plus rares, et nous savons déjà qu'avant que l'hiver ne s'installe, d'autres maisons vont se refermer.

Pourtant, les derniers à partir n'ont pas forcément un travail porte broussaillesqui les l'y oblige. Pendant des années, j'ai entendu nombre d'actifs qui étaient « montés au village pour le week-end ou les vacances », repartir à regret en disant: «vivement la retraite que je revienne m'installer au village définitivement!». En réalité, seul un infime pourcentage l'a fait. Certains ont même fait construire entre-temps une autre maison, en ville ou plus proche de la ville, plus confortable, plus proche des services de santé, des commerces.

Depuis le mois dernier, le Parc Naturel Régional a engagé une vaste opération d'amélioration de l'habitat en milieu rural. Dans les objectifs annoncés, on peut lire entre autres: «favoriser le maintien des personnes âgées à domicile», ou encore «dynamiser l'activité des artisans dans le secteur du bâtiment». On pourrait se demander ce que le Parc, qui se consacre habituellement à la faune et à la flore, a à voir là-dedans. José Paoli, chef de projet de cette opération, argumente à juste titre: «dans la nature, il y a la faune et la flore, et il y a l'homme. On ne peut se préoccuper que de l'un ou de l'autre, sinon il n'y aurait pas d'équilibre».

porte MarioneAlors, avec cette nouvelle action du Parc, qui prévoit de réhabiliter au moins 200 à 250 logements anciens dans les trois ans à venir, on se prend à rêver. On imagine déjà des maisons dégradées devenir plus fonctionnelles, mieux isolées et plus douillettes; on imagine les différents corps de métiers du bâtiment grouiller dans les villages en ramenant un peu de vie, voire embaucher pour faire face aux nombreux chantiers; on imagine qu'au lieu de constater qu'une nouvelle maison s'est fermée après un enterrement, on commencera à compter combien de nouveaux auront osé franchir le pas de rester au village.


On oubliera les soirs où l'on n'était même pas quatre pour faire une belote, les commerçants ambulants retrouveront plus de clients que de kilomètres parcourus, et on bombera doublement le torse quand, comme à chaque fin d'été, on nous demandera: «mais comment faites-vous pour rester là toute l'année?»

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 18:43

"Le chant des Allobroges", l'hymne savoyard, contient l'expression, souvent reprise: "L'air pur de vos montagnes". L'air est très sain dans les montagnes mais il doit l'être plus particulièrement à Sorru in Sù si l'on en croit l'article paru dans "Corse-Matin"dimanche 2 octobre.


La photo et le texte peuvent être agrandis en cliquant dessus.

 

centenaire photo

centenaire Guagno

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 00:07

Il était 14 heures 45 hier vendredi 30 septembre quand, à la maternité St Joseph de Marseille, Alexandre a poussé son premier cri. Il est le fils de Michel CAO et de son épouse Catherine, fille de Brigitte et Michel FRANCESCHETTI, qui sont ainsi grands-parents pour la troisième fois.

Le bébé mesure 54 cm et pèse 3,89 kg.

Tout le monde se porte bien.

Alexandre



Partager cet article
Repost0
30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 07:08

 

Ce blog adresse ses condoléances à la famille Colonna à l'occasion du décès de Marie-Jeanne ORSATELLI, sœur d'Archange, de Jean-Baptiste et de Toussaint .

Les obsèques ont lieu aujourd'hui vendredi 30 à 15 h 30 à St Siméon. 

 

Copie de l'avis paru dans "Corse-Matin":

 

 

POGGIOLO – CORTE- ALATA – VENZOLASCA

Ses frères et belles sœurs :
M et Mme Archange Colonna, leurs enfants, petits enfants
et arrière petits enfants ;
M et Mme Jean Baptiste Colonna, leur fils et petite fille ;
M et Mme Toussaint Colonna ;
Les enfants et petits enfants de feu Pierre Colonna ;
Ses beaux frères et belles sœurs :
M et Mme Baptiste Orsatelli, leurs enfants et petits enfants ;
Les enfants et petits enfants de feu Mme et M Pinelli ;
Ses cousins et cousines :
Les enfants et petits enfants de feu Marphise Tomasi ;
Les enfants, petits enfants et arrière petits enfants de feu
Marie Dominique Passoni ;
Mme Jean Martini et sa fille ;
Les enfants et petits enfants de feu Martin Martini ;
Les enfants et petits enfants de feu Marie Françoise Leca ;
Les enfants, petits enfants et arrière petits enfants de feu
Antoinette Cipriani ;
Les enfants et petits enfants de feu François Colonna ;
Les enfants et petits enfants de feu Angèle Leca ;
M Edouard Landolfini ;
Les amis fidèles :
Maryse, Jeannine et Dany ;
Les familles Colonna, Martini, Passoni, Leca, Cuénot, Landolfini,
Cipriani, Pompéani, Orsatelli, Rocca, Paoli, Pinelli, Cortopassi,
Conzaga;
ses cousins de Corte et de Poggiolo;
ont la douleur de vous faire part du décès de


Madame Marie Jeanne ORSATELLI
Née Colonna


Survenu à l’hôpital de Corte le 28 septembre 2011.
La levée du corps aura lieu à l’hôpital de Corte le vendredi 30 septembre
à 12 heures.
Les obsèques religieuses seront célébrées en l’église Saint Siméon de Poggiolo
ce vendredi à 15h30.
La famille remercie tout particulièrement pour leurs bons soins les Docteurs
Casamata, Manzi, le docteur Estevez de la clinique Maymard ainsi que le personnel de son service, ses infirmières Vanina et Véronique, ses voisines
Madame Lusinchi et Lucciani.
Cet avis tient lieu de faire part et de remerciements.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 16:05

La Fête du Miel à Murzu dimanche 25 septembre a été un vrai et grand succès.

Mais les apiculteurs n'ont pas été les seuls à bénéficier de l'affluence. Les organisateurs avaient ouvert la journée à des artisans, artistes et écrivains.

Parmi eux, Mathieu HENRY Mathieu HENRY photoa été très sollicité pour vendre et dédicacer son livre.

Fils d'Yves HENRY et de Valérie BARTOLI , et petit-fils de Séraphin BARTOLI, dit "Finfin", il est d'origine socciaise. A 25 ans, il vient de publier "Fenêtre sur l'étrange" aux Editions Persée. Ce livre de 200 pages, contient quinze nouvelles dont une a d'ailleurs le bal de la St Laurent à Murzu comme cadre.Mathieu Henry couverture

Comme le résume Mathieu HENRY, ces nouvelles montrent "la mécanique d'une vie sans histoire qui glisse doucement entre fantastique et étrange et, au-delà, une réflexion sur le destin".

Une lectrice enthousiaste a publié le commentaire suivant sur Amazon:

"J'ai aimé ce livre surprenant, car il m'a fait, à la fois frémir, sourire et réfléchir.
Je conseille à tous ceux qui aiment les histoires qui ont un début, une fin et une progression stimulante de lire ce livre, ils ne le regretteront pas."


Alors, n'hésitons pas à ouvrir cette fenêtre.

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 16:20

Le journal "Corse-Matin" d'aujourd'hui, mardi 27 septembre, titre en première page sur "Ces vaches errantes muées en danger public".

Le thème de l'errance des animaux revient régulièrement mais, cette fois, le problème semble être devenu de plus en plus grave, surtout dans le canton des Deux-Sorru. Et il ne s'agit pas des plaintes d'estivants gênés pendant leur bref séjour au village.

Le thème avait déjà été évoqué (avec un certain recul historique) dans notre article du 10 mars 2010.

Le quotidien insulaire de ce jour donne l'exemple d'incidents qui se sont produits à LETIA et à PIETROSELLA (au sud d'Ajaccio). Nous reproduisons ici la  partie de l'article évoquant LETIA. Il est à rapprocher du décès qui a eu lieu en juillet dernier (voir l'article en cliquant ici) et qui est évoqué de façon poignante dans le dernier numéro de INSEME (lire ici).

 

vaches corse-matin

"Vaches divagantes: la série des accidents mène à la colère.


Dimanche à Letia Saint-Roch, une dame de 96 ans a été renversée

par un bovin sur le pas de sa porte.


Ces vaches-là n'appartiennent apparemment à personne. Elles errent sur les routes de l'île, promenant leur maigreur de départementale en nationale. S'aventurant au cœur des villages, y broutant les potagers et les plantes à fleurs. Causant de manière régulière des accidents de la circulation. Chargeant parfois aussi les promeneurs imprudents qui s'aventurent sur leur "territoire" lorsqu'elles sont accompagnées de veaux ou qu'un taureau s'est mêlé au troupeau. Aucun propriétaire ne les revendique jamais lorsqu'elles se font attraper. En deux jours, en Corse-du-Sud, elles ont été cause d'accidents qui auraient pu être fatals.

Dimanche matin, une dame de 96 ans ouvre sa porte d'entrée, à Letia Saint-Roch. Elle n'a pas fait un pas à l'extérieur qu'elle se trouve face à plusieurs vaches, est heurtée par l'une d'entre elles. Et chute lourdement. Son voisin, un médecin ajaccien qui passe le week-end au village, est attiré par le bruit. Il se précipite. Avec l'aide de l'infirmière qui arrive quelques minutes plus tard, il vient en aide à la nonagénaire. Choquée, souffrant de diverses contusions, la victime n'a, fort heureusement, rien de cassé. "A son âge, une fracture devient très grave", commente sa fille, Françoise Mercuri-Chiappini. "Physiquement, elle se remet, mais elle a été vraiment traumatisée", ajoute-t-elle. D'autant que cette mésaventure n'et pas la première. Deux semaines plus tôt, la retraitée avait vu le rideau de sa porte d'entrée au trois-quarts dévoré par des bovins errants.

"C'est bien simple, aujourd'hui, ce ne sont plus les animaux qui vivent dans des enclos, ce sont les gens qui s'enferment derrière des grillages et des portails", tempête Françoise Mercuri-Chiappini. Pour autant, elle ne jette pas la pierre à tous les éleveurs. "J'en connais qui sont très scrupuleux, très attentifs", assure-t-elle. Elle attend cependant que des mesures soient prises contre les autres.

"Je ne sais pas si ces bêtes viennent de Letia ou des communes voisines. Mais, pour ma part, c'est le dernier avertissement. Si le maire ou les propriétaires de ces animaux ne font pas le nécessaire, j'agirai...", assure-t-elle, déterminée.

Avant de terminer sur une note positive: "Je tiens à remercier le médecin et l'infirmière qui sont venus en aide à ma mère. S'ils n'avaient pas été là...", dit-elle en frémissant à l'idée que cet accident aurait pu se produire en pleine nuit".


Isabelle LUCCIONI

iluccioni@corsematin.com

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 19:24

Les différents instituteurs qui ont enseigné à Poggiolo (voir ICI l'article qui leur est consacré) n'ont jamais travaillé dans une véritable école.

Le bâtiment utilisé pour les cours a été différent selon les époques, en fonction de ce que la municipalité pouvait louer. La dernière localisation était sur la place Inghjo. La précédente se trouvait au rez-de-chaussée de ce que l'on appelle la maison de Marione. Elle se trouve au bord de la route et voici ce que l'on peut en voir aujourd'hui. L'écriteau placé au-dessus de la porte ne permet absolument pas de deviner l'inscription d'origine.

école Poggiolo

 

Soccia bénéficia, dans les années 60, de la construction d'un beau groupe scolaire en haut du village. Maintenant que, depuis 1970, la seule école est à Vico, le bâtiment sert d'habitation.

 

école Soccia

 

Pour Orto, les renseignements et les photos se trouvent sur le site du village, à l'adresse:

http://ortu.free.fr/Mairie.htm

 

Quant à Guagno, des photos des écoliers de 1961 sont ICI. Mais si vous avez des images de l'école elle-même...

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 19:18

En cette période de l'année, la grande question d'actualité est toujours la rentrée scolaire.

 

instit Xavier Ottavi

  

Le document exceptionnel sur le temps passé qu'est la photo des écoliers de Poggiolo en 1900, publiée le 9 septembre 2010 (voir en cliquant ICI), montrait aussi le visage de l'instituteur de l'époque. Il s'appelait Xavier OTTAVI et était originaire de Soccia.

 

Or, il n'a pas été le seul Socciais à avoir enseigné aux Poggiolais. Faudrait-il penser que nos voisins possédaient plus de science, plus de savoir que les Poggiolais?

 

Si l'on regarde ce qu'il en a été depuis la seconde guerre mondiale, il est vrai que les jeunes Poggiolais ont bénéficié de deux enseignants d'exception venant de Soccia que furent Jojo et Judith.

 

Joseph, dit Jojo, ANTONINI a laissé le souvenir "d'un maître attentif et enjoué", véritable "hussard de la République", écrivit Hélène DUBREUIL en décembre 2007, lors du décès de cet instituteur. Après avoir commencé à Porto et avoir été mobilisé en 1943 et 1944, il fut nommé en 1945 à Poggiolo où il exerça jusqu'à l'été 1954.

école Antonini

  Sur cette photo (dont on excusera la mauvaise qualité), publiée en octobre 2007 dans le journal "L'Info U Pighjolu", Jojo ANTONINI pose avec, au premier plan, François PINELLI, Marie BATTESTI, Ernestine MALACETTI et Mélanie PASSONI, et au second plan, Toussaint COLONNA, Antoine SECCHI et Jacques DEFRANCHI.

 

Après son départ pour Paris, il fut remplacé par Angèle POMPEANI, originaire d'Alata et épouse d'un Poggiolais, Jean-Baptiste COLONNA, plus connu sous le pseudonyme de Nini.

école Pompeani

Sur cette photo, prise sur la place Inghjo et publiée dans le même journal cité plus haut, Angèle POMPEANI est entourée par, de gauche à droite, Jean-Marc TRAMINI, Guy TRAMINI, Jean-Martin PINELLI, Germaine SICCHI, Noël SICCHI, Jean-Marie PASSONI et Irène PINELLI.

 

Il y eut ensuite Paul COLONNA (de Vico).

Le Poggiolais Xavier PAOLI effectua, en 1960-1961, un remplacement de presque toute l'année scolaire. Rappelons que Xavier, qui a amassé une abondante documentation, est actuellement la véritable mémoire du village (on lui doit le résumé historique qui est consultable ICI).

Judith OTTAVI, elle aussi originaire de Soccia, fut d'abord institutrice à Guagno-les-Bains (car ce village avait aussi une école!) de 1958 à 1964. Avant elle, la station thermale avait vu se succéder Mademoiselle LECA puis, en 1957-1958, le Poggiolais Louis DEMARTINI.

Pour 1964-1965, Pascal MINICONI prit sa place à Guagno-les-Bains tandis que Judith était nommée à Poggiolo. Ce fut la dernière année pour ces deux écoles, fermées par l'administration pour effectifs insuffisants.

 

P1864-copie-1.jpg

Judith fut ensuite institutrice dans son village de Soccia jusqu'en 1970. Après son mariage avec Dominique POLI, elle partit pour l'Essonne et y accomplit le reste de sa carrière jusqu'à sa retraite en 1997. Judith (photo ci-contre, prise en juillet 2009) reste maintenant toute l'année à Soccia. Mais cette retraite n'est pas inactive. Elle joue un rôle important dans les activités paroissiales et municipales. Son dynamisme naturel s'exerce aussi bien pour le catéchisme que pour l'animation liturgique.

 

L'école, élément essentiel de la vie d'un village, n'est plus là. Il ne sert à rien de la regretter. Il est important de garder dans son cœur l'attachement à ses racines, et il est encore plus important de continuer chaque jour à faire vivre concrètement le village.

 

 

N. B.:

1 - Cet article, composé à partir de conversations et sans consultations de documents, comporte peut-être des erreurs ou approximations. Nos lecteurs ne doivent pas hésiter à les signaler.

2 - De même, si certains anciens élèves veulent faire part de quelques souvenirs d'école, ce blog leur est ouvert.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

---------------

 

 

 

Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du lundi 24 au dimanche 30 août:

Exposition de portraits réalisés par Sylvie GHISLAIN-LEANDRI au couvent de Vico. Vernissage le 25 à 20 h.

 

Samedi 29 août:

pèlerinage à Saint Elisée.

---------------

---------------

L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

-----------------

Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

..............

 

 

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.