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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 12:00

    En même temps qu'il décrivait le débarquement des policiers à Ajaccio, "Le Petit Provençal" du lundi 9 novembre annonçait les premiers résultats:

 

"Plusieurs amis et complices de Bartoli sont arrêtés à Ajaccio.

_________

Le bandit Santoni aurait été tué"

 

    En fait, on avait arrêté le beau-frère du bandit Séverin MORAZZANI et le conseiller d'arrondissement de Zicavo. Quant à SANTONI, il "aurait été tué dans une embuscade", sans plus de précisions.

    La plus grande partie de l'article du quotidien marseillais est consacrée à Antoinette MANCINI, fille de Nonce ROMANETTI et belle-sœur de Madeleine MANCINI.

    Elle était alors à Paris pour tenir des réunions pour faire l'éloge de son père et pour prouver l'innocence de Madeleine, toujours incarcérée à Montpellier. A ce propos, les lecteurs eurent droit à la version MANCINI de l'affaire de LAVA.


   Mais l'événement était dans une autre publication. Contrairement à l'ensemble de la grande presse, favorable à la répression, le quotidien communiste "L'HUMANITÉ" prit une position particulière, à propos de la mort de BARTOLI, sur laquelle peu de renseignements avaient encore filtré.

    L'article non signé, occupant une demi-colonne en première page, présentait le "bandit" BARTOLI (les guillemets sont du journal) comme la victime d'un patron et d'un hôtelier, ce qui était vrai. Pour le journal du P.C.F., BARTOLI et ses congénères avaient été manipulés par la bourgeoisie qui s'en débarrassait car ils ne lui étaient plus utiles. La justice bourgeoise n'est qu'une comédie qui ne s'occupe plus des formes pour défendre ses intérêts.Huma 9 nv pg 1

    Voici le texte complet du point de vue communiste:

   "Nous avons indiqué brièvement, hier, que Bartoli n'avait pas été tué par les  gendarmes, mais assassiné par un patron, de la bande novie des coupeurs de forêts, nommé Simonetti.

   C'est le "bandit" qui a succombé dans un guet-apens!

   En effet Bartoli était en contestation, d'une part avec l'entrepreneur de coupes forestières Simonetti, d'autre part avec le directeur de l'hôtel Continental à Ajaccio.

   Il paraît que Bartoli avait demandé de l'argent à ces deux capitalistes, qui pratiquent aussi "le coup de fusil", mais d'autre manière.

   A bandit, bandit et demi!

   Simonetti attira donc Bartoli à une entrevue près du col de Verde et tandis qu'il feignait de discuter les exigences du "roi de la montagne", traitreusement, il le tua de deux coups de revolver.

   La victime, c'est le bandit! L'assassin, c'est Simonetti! Le sentiment le plus élémentaire de la justice devait faire poursuivre en cour d'assises, Simonetti, le directeur de l'hôtel Continental et le préfet.

   La question ne se pose pas. La justice bourgeoise, en Corse plus encore  qu'ailleurs, n'est que comédie.

   Le crime de Bartoli, que nous avons d'ailleurs jugé hier comme un triste personnage, est d'avoir inquiété les puissants, les riches, au lieu de servir leurs intérêts.

   Les exploiteurs capitalistes de la Corse, après avoir tant utilisé les bandits, veulent, paraît-il, les faire disparaître.

   Alors, comme les bandits, et mieux que ceux-ci, ils tuent. Ils ont assassiné Bartoli, dans un guet-apens. Les dépêches d'hier soir annoncent qu'un autre "bandit", Santoni, a été tué. Procédés sommaires.

   Et les gardes mobiles vont débarquer. Ils vont, sous prétexte d'encercler les "seigneurs du maquis" se livrer en Corse à de véritables manœuvres générales de guerre civile.

   Ils vont aussi, comme nous l'avons dit, profiter de l'occasion pour créer en Corse des centres de force militaire.

   Les "bandits" ont du bon, même en les tuant, on peut s'en servir".

 

   La ligne du Parti était nettement fixée. Elle ne changera plus. A noter que le terme de "épuration" ne sera jamais utilisé par les communistes dans les 23 articles parus en novembre  dans "L'HUMANITÉ" et recensés par Ralph SCHOR (voir ICI).

   Mais les critiques envers l'initiative policière vinrent le lendemain d'un autre côté.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 20:12

   Répondant à l'appel des organisateurs, la municipalité de GUAGNO a programmé le grand concert du groupe INSEME pour ce vendredi 11 novembre à 17 heures dans le centre du village.

                        L'entrée est gratuite.

   Tous les habitants des villages de Sorru in Su et du Vicolais sont invités à assister à ce récital exceptionnel. Le responsable du groupe, Christian PASSONI, réservera aux Guagnais et à leurs amis une programmation inédite, avant la tournée prévue sur le continent.

   Ajoutons que le marché de Noël de POGGIOLO, le 4 décembre, sera également animé par Christian PASSONI.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 12:00

Le voile fut levé dimanche 8 novembre 1931. "Le Petit Provençal" de ce jour-là titra dans ses pages "Marseille", sur trois colonnes:


"LA CAMPAGNE DU MAQUIS

_______________________

Une action de grande envergure va être menée contre le banditisme en Corse 

_______________________

Près de six cents garde-mobiles se sont déjà embarqués, hier"


 

novembre 08 dimanche 1 

 

   L'expression "La campagne du maquis" donnait l'impression qu'une véritable guerre avait commencé et qu'elle devait durer assez longtemps. Très vite, les différents journaux utiliseront plutôt l'expression de "l'épuration de la Corse".

 

POURQUOI FAIRE?

 

L'article commençait par la justification de l'expédition:

"Après la sanglante tragédie de Bologna (sic! au lieu de BALOGNA), le gouvernement a pris des mesures énergiques pour tenter de réprimer l'action du banditisme en Corse. L'envoi du corps expéditionnaire avec un complet matériel de guerre pour lutter contre les hôtes indésirables du maquis indique la lutte sérieuse que le gouvernement a l'intention de mener. Jusqu'ici les gendarmes qui auraient la périlleuse mission de lutter contre les bandits ne disposaient que de moyens bien faibles."


    En fait, ce raisonnement ne tient pas car la fusillade de BALOGNA avait eu lieu le 2 novembre. Réussir à monter et à faire partir une telle expédition en cinq jours aurait été un véritable exploit. D'ailleurs, le journaliste, qui signe J. T., se contredit trois paragraphes avant la fin du texte en révélant: "Nous croyons savoir que les opérations seront dirigées par le général Huot, commandant la XVe région de gendarmerie, qui, dès mercredi dernier, s'est rendu en Corse, en hydravion". Ce mercredi était le 4 novembre.


UN PROJET ANCIEN


    Le projet était bien plus ancien. Dans sa communication sur "La presse française continentale et l’extermination des bandits corses en 1931", au colloque sur "LE BANDITISME ET LES REVOLTES DANS LES PAYS MEDITERRANÉENS"  (octobre 1981), Ralph SCHOR écrit: "A vrai dire, depuis le milieu de 1930, un policier, le commissaire Natali, avait été chargé de rassembler un maximum de renseignements sur les criminels et de préparer l'intervention des forces de l'ordre".


    Le gouvernement était présidé depuis janvier 1931 par Pierre LAVAL, qui était aussi ministre de l'Intérieur, et comprenait deux élus corses: François Piétri au Budget et Adolphe Landry au Travail et à la Prévoyance Sociale. Nul doute que tous les trois avaient discuté du projet depuis un bon moment.


    Il est à noter que le couplet sur les faibles moyens des gendarmes ne tenait pas beaucoup alors que les pandores corses venaient d'éliminer CAVIGLIOLI et BARTOLI les jours précédents.

 

LE CORPS EXPÉDITIONNAIRE


    De quoi se composait ce véritable corps expéditionnaire?

    "Le Petit Provençal" était assez disert sur le sujet:

"un matériel considérable de tanks, d'autos-mitrailleuses, de mitrailleuses,, appareils à gaz, grenades; etc...

    Le contingent comprenait plus de cinq cents gardes mobiles avec armes et bagages. Un colonel et plusieurs officiers commandent le détachement."

   Le journal du lendemain comptera: "vingt camions automobiles pour assurer le ravitaillement, cinq autos blindées et un avion".


    Tout ce monde-là monta sur le cargo "El Djem" mais une partie du matériel fut transportée sur le "Dougga".

    Même si J. T. écrit que la destination est un "secret de polichinelle", "le commandant du navire avait reçu un pli cacheté avec l'ordre de ne l'ouvrir qu'en mer."

 

novembre 08 dimanche El Djem

 

UN BATEAU LÉGENDAIRE

   A propos du bateau, une légende se retrouve dans de nombreux ouvrages sur cette répression.

   On peut souvent lire, et encore dans de toutes récentes études , que les policiers embarquèrent sur "Le Djebel". Certains y voient même une illustration de la situation quasi-coloniale dans laquelle la Corse était réduite. En réalité, le navire réquisitionné s'appelait "El DJEM", du nom d'une ville tunisienne célèbre pour son amphithéâtre, le plus grand de l'Empire romain après le Colisée de Rome et celui de Capoue.

   La coupure de presse nous apprend que ce cargo de 1.500 tonnes appartenait à la Société maritime Coloniale et était commandé par le capitaine Briand.

   Une photo de ce navire est au centre de l'article avec d'ailleurs une erreur: le cargo est qualifié de paquebot.

 

_________________

Les photos de cet article peuvent être agrandies en cliquant sur elles.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 12:00

    C'est avec un  plaisir évident que, le samedi 7 novembre 1931, "Le Petit Provençal" annonça à ses lecteurs que "Le Bandit corse BARTOLI a été abattu".


UNE MORT MYSTÉRIEUSE

   Le "correspondant particulier" du quotidien marseillais signala que Joseph BARTOLI avait été abattu près du col de Verde "par une personne dont on ignore l'identité, et sur laquelle les autorités gardent le plus grand secret". Cette nouvelle, bien mystérieuse, était accompagnée du rappel de quelques méfaits du bandit, "dont sa présence lors de la tuerie de Lava". Les lecteurs étaient supposés savoir ce qu'il y eut à Lava. Mais il est vrai que la presse en avait beaucoup parlé les années précédentes.


    En fait, le 30 mai 1928, trois membres de la famille MANCINI avaient été assassinés dans leur bergerie du golfe de Lava par une bande dirigée par le bandit Mancini MadeleinePERFETTINI. Le bruit courut que l'instigatrice en était Madeleine MANCINI (photo ci-contre), ancienne maîtresse de ROMANETTI. Elle fut condamnée le 27 février 1929 aux travaux forcés à perpétuité pour la mort de son oncle et de ses deux cousins. Mais plusieurs journaux et les avocats de Madeleine réussirent à obtenir la révision du procès.   

   BARTOLI, adjoint de PERFETTINI, était présent à Lava et, du fond du maquis du haut Taravu où il était installé, avait également défendu son innocence.

   Il faudra attendre le 9 novembre pour que les lecteurs connaissent les circonstances de la mort de BARTOLI.

 

L'EXPÉDITION SE PRÉPARE

    Mais, le 7 novembre, on put aussi lire l'annonce d'un événement bien plus important. Sous le titre "D'importants détachements de gardes mobiles sont arrivés, hier, à Marseille". Le sous-titre expliquait encore mieux: "Ils se rendraient en Corse". La dépêche n'était pas mise en évidence. Non signée, elle était courte et placée dans les pages intérieures. Mais la lecture du texte est tout à fait explicite:


    "D'importants détachements de gardes mobiles venus de différentes villes de France et dont le point de concentration était Marseille, ont débarqué l'avant-dernière nuit en gare Saint-Charles.

    Ces gardes mobiles ont été immédiatement tranportés en camions automobiles au camp de Sainte-Marthe, en attendant d'être dirigés aujourd'hui, vers une destination qui serait, selon toutes probabilités, la Corse, où, en raison de la tragédie du maquis qui vient de se dérouler, d'exceptionnelles mesures sembleraient devoir être prises.

    Le matériel dont disposent les gardes a été embarqué, hier après-midi, sur un vapeur que l'on dit être spécialement affrété pour ce déplacement de troupes."


novembre 07 samedi


   Comme pour la mort de BARTOLI, il était fait allusion à un fait que le lecteur était censé savoir. Qu'est-ce que "la tragédie du maquis qui vient de se dérouler"? L'agression de GUAGNO-LES-BAINS? La fusillade de BALOGNA? 

   Toujours est-il que le gouvernement avait décidé d'agir. A Marseille, plus personne ne pouvait l'ignorer.

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 16:51

Lors de ce week-end prolongé de Toussaint, de nombreuses activités étaient possibles. Marthe POLI nous le montre pour le village de Guagno: cuisson au four, visite au cimetière, promenade dans une nature aux couleurs variées ... et, pour les enfants, déguisements à la façon d'une tradition américaine.

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:39

    L'automne est une saison où la végétation se pare de couleurs très diverses. D'ailleurs, toutes les saisons ont leur beauté, surtout dans notre région où les espèces sont multiples, tellement multiples que peu de gens, même ceux qui habitent au village toute l'année, les connaissent toutes.

    Pour établir un état de cette diversité et permettre d'identifier les herbes et les arbustes qui croissent au bord des chemins, il existe un blog très utile

http://www.balogna.sitew.com


    Réalisé par Gabriel CHAPUIS, qui habite à BALOGNA, ce blog est une mine d'informations de grande ampleur sur les plantes consommables, les plantes médicinales et les plantes des bords des chemins.
 fontaine cachée lauriers-roses 


    Vous ferez connaissance avec la menthe insulaire, la laitue des murs, la trépane barbue, etc...

 


    Savez-vous qu'octobre est le mois de a nocca, a pecitella et a Cepita o a Pecita?


 

    Pour chaque plante, le nom français, le nom corse lorsqu’il est connu, et le nom latin sont précisés. Il en est de même pour le nom de la famille. Pour certaines espèces, il est même précisé à quel endroit précis de BALOGNA ou de ses environs elles ont été trouvées.


    Comme la prospection se situe entre 300 m et 550 m, les plantes présentes dans ce village peuvent très bien se retrouver à POGGIOLO et dans d'autres villages.


    Pour mieux apprécier la nature corse, allez sur  http://www.balogna.sitew.com


    Un Poggiolais amateur de plantes pourrait-il réaliser le même travail?

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 08:04

Vendredi 11 novembre ne sera pas seulement le jour du souvenir des victimes des deux guerres mondiales (cérémonie à 11 h 30 au monument aux morts, suivie par un apéritif offert par la mairie).
Ce même jour, à 17 h, le groupe INSEME se produira à la salle des fêtes.


Cette formation, née en septembre 2003, est animée par une même passion qui est celle de chanter la Corse en langue corse à partir d'un répertoire de chants traditionnels. Le groupe, qui s'est produit dans de nombreuses manifestations cette année, présentera à Poggiolo son nouveau spectacle avant sa nouvelle tournée sur le continent, qui passera d'abord par l'animation du marché de Noël à Kaysersberg en Alsace.

Entrée gratuite.

Renseignements: 06-86-67-11-29.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 15:19

    En novembre 1931, le gouvernement français, dirigé par Pierre LAVAL, lançait une expédition de grande envergure contre le banditisme en Corse.

 

   Les bandits, qui n'étaient plus "bandits d'honneur" depuis longtemps, accumulaient les actions criminelles, humiliaient les pouvoirs publics et devenaient les vedettes des journaux et magazines.

    Dans ce blog, la série d'articles intitulée "Mauvaise pub pour Guagno-les-Bains" a évoqué la situation du banditisme de l'époque dans notre zone des Deux-Sorru.

   L'attaque de l'établissement thermal le 17 août 1931 fut le déclencheur. Des forces policières nombreuses et lourdement armées débarquèrent à Ajaccio le 8 novembre 1931. L'île fut soumise à un véritable régime militaire. L'opération fut assez efficace car plusieurs hors-la-loi furent arrêtés (certains plusieurs mois après). Il est vrai que deux d'entre eux avaient été éliminés juste avant l'arrivée des renforts continentaux: François CAVIGLIOLI le 2 novembre et Joseph BARTOLI le 6 novembre.

 

   On parla alors de "l'épuration du maquis", terme qui, malgré son ambiguïté, est réutilisé pour cette nouvelle série du blog de POGGIOLO. Evoquer largement ces épisodes n'est pas incongru sur ce blog car les Deux-Sorru furent souvent placés au centre de ces opérations. Le moment de cette publication n'est pas innocent car, en 2011, nous sommes exactement à quatre-vingts ans de ces événements. La chronique sera quotidienne et s'étalera du 7 novembre au 2 décembre. 

 

    Cette "épuration" sera racontée uniquement au moyen d'articles parus dans des quotidiens continentaux. Nous verrons ainsi comment pouvaient être informés les Français éloignés du théâtre d'opérations. La base essentielle sera "LE PETIT PROVENÇAL", quotidien marseillais ayant le grand tirage de tout le Sud-Est. A la Libération, il céda la place à "LE PROVENÇAL" qui est maintenant devenu "LA PROVENCE". Il publiait souvent des articles sur la Corse, en raison de la forte présence insulaire à Marseille. La collection en a été étudiée aux Archives Départementales de Marseille.

bandeau Petit Prov


 

   Nous nous servirons également de deux journaux très politisés: "L'ACTION FRANÇAISE", royaliste, et "L'HUMANITÉ", communiste. Eux aussi ont rendu compte de cette expédition mais en y ajoutant leurs propres analyses politiques, souvent originales par rapport à l'ensemble de la grande presse. Le site GALLICA  (http://gallica.bnf.fr/) permet d'accéder à leurs versions numérisées.

 

   Cette chronique ne sera pas une véritable étude historique et scientifique. Nos articles résumeront ou copieront les textes les plus significatifs de l'époque avec des commentaires réduits et partiels. Ils seront illustrés avec des reproductions d'articles, de photos et de caricatures. Tout ne sera pas diffusé: nous nous centrerons sur les Deux-Sorru ou sur ce qui est général, mais pas sur tous les fronts établis par la police. Cette série d'articles est un gros travail et il est possible que des erreurs s'y trouvent. Dans ce cas, n'hésitez pas à les signaler. Vous pouvez également faire part de vos réactions dans la rubrique "Commentaires" qui est dessous chaque article. 

 

    Bien entendu, entre les parties de cette rétrospective, le blog continuera à vous informer de l'actualité de POGGIOLO pour 2011 (ces informations paraîtront alors en fin de journée tandis que les articles de la chronique des 80 ans seront publiées  à midi).

 

 

   Rendez-vous le 7 novembre.

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 19:32

L'AACSIC communique:

 

   La 7° e édition du marché de Noël de Poggiolo est programmée pour le dimanche 4 décembre. Le public pourra faire plaisir aux petits comme aux grands dans des domaines aussi variés que l'art, la culture, les livres, les bijoux, l'agro-alimentaire.

   Les exposants désireux de participer à ce grand marché sont invités à se faire connaître et à confirmer leur participation avant le 10 novembre prochain en contactant le 04-95-24-58-87.     Ce marché aura lieu à la salle polyvalente chauffée et éclairée et bénéficiera de toutes les installations nécessaires mises à la disposition de l'Association Artistique et Culturelle de Sorru in Su, par la municipalité de Poggiolo.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 19:00

La fusillade du 2 novembre 1931 dans laquelle François CAVIGLIOLI perdit la vie se déroula à l'entrée du village de BALOGNA, agrippé à la montagne, à 4 kilomètres et demi de VICO, au bout d'une route sans issue.

 

balogna

 

Une manière originale de présenter ce village est celle qui a été choisie par Michel ASTRE, qui habite à Antibes et dont une fille vit en Corse. Il a publié de très nombreux poèmes sur son site (http://michel.astre.pagesperso-orange.fr/).

Voici celui qui est consacré à BALOGNA et qui peut concerner bien d'autres villages:

 

Balogna

Ceux qui n’y sont jamais venus
Le croient perdu en bout de route.
Pour ceux qui y vivent aucun doute :
C’est loin, mais loin d’être perdu.

C’est par la route qu’on le gagne ;
On le voit grimper au rocher
Bien au-dessus de son clocher,
Accroché à flanc de montagne.

Tout en escaliers et gradins,
Tout bâti en pierre de taille
(De par leur forme et par leur taille)
Et tout parsemé de jardins.

Village du cœur de la Corse
Où j’aime revenir souvent,
Témoignage ô combien vivant
De nos anciens et de leur force.

Balogna (Corsica) 3 août 2003

 

 

Existe-t-il des poètes qui pourraient également

célébrer les charmes de POGGIOLO? 


Par la même occasion, on peut goûter deux autres des œuvres de Michel ASTRE, qui sont également adaptables à POGGIOLO et dans d'autres villages:


Une fois par an

Ils reviennent une fois par an
Prendre possession du village
Retrouver amis et parents
À travers des yeux d’un autre âge

En criant à toute force
Qu’ils sont plus corses que les Corses

Ils reviennent une fois par an
Critiquer le vin, le fromage,
Le petit bonheur apparent
Qui leur rappelle leur jeune âge

En criant à toute force
Qu’ils sont plus corses que les Corses

Ils reviennent une fois par an
Changer d’air, faire le ménage,
Pester contre et gonfler les rangs
Des touristes assis sur les plages

En criant à toute force
Qu’ils sont plus corses que les Corses

Ils reviennent une fois par an
Et font ensemble le voyage
Ils viennent d’endroits différents
Mais parlent le même langage

14 juillet 2002, Sagone & Balogna
Michel ASTRE, Poèmes et chansons pour les cinq saisons.

 

 

 

Una banda di purcillucci

Ce petit troupeau de cochons
qui semblent sortir de leurs rêves
quand je passe avec mon fourgon
me rappelle un peu mes élèves ;
ils ont le même œil qui se lève
lorsque je leur fais la leçon.

Bocca à Seve (Corsica) 17/07/02

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Vacances de la Toussaint:

du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026

 

Dimanche 1er novembre, célébration suivie la bénédiction du cimetière:

- Orto 9h30

- Soccia 11h15

- Poggiolo (église St Siméon): 15 h

- Guagno-les-Bains (bénédiction du cimetière seulement): 16h30

 

Vacances de Noël:

du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027

Début janvier 2027:

Assemblée générale du Comité des Fêtes.

Vacances d'hiver:

du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027

Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

à partir du samedi 3 juillet

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

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