Ce blog qui donne des informations sur la commune de Poggiolo aurait-il failli à sa mission? Il a complètement ignoré un
événement rarissime: la venue officielle d'un ministre en exercice!
En l'occurence, il s'agissait de Michel MERCIER, titulaire du ministère que le blog du quotidien "24 ore" qualifie de "ministère impossible de l’Espace rural - car s’il y a encore un espace, il n’a presque plus rien de
rural".
Jeudi 22 juillet, après avoir passé la matinée à Ajaccio, le ministre est arrivé vers 16 heures en hélicoptère à
Guagno-les-Bains dont il a visité les thermes avant de présider une réunion de travail autour des projets de développement rural dans les cantons des Deux Sevi et des Deux Sorru. Il a ensuite
rencontré les maires de notre micro-région et les membres de la commission du développement rural du Conseil Général avant de repartir pour Paris.
En dehors d'annonces générales diverses sur la ruralité et le PADDUC, notre commune est directement concernée par le
projet de créer un foyer d'accueil médicalisé et de réhabiliter les thermes. Les fonds nécessaires sont de 3,6 milions d'euros pour les thermes et 2,7 millions pour l'hôtel. Mais arriveront-ils?
Ces promesses seront-elles mises en œuvre ou vont-elles encore rejoindre le plus grand cimetière de Corse: celui des promesses sur le redémarrage de Guagno-les-Bains?
Elle est toute souriante et elle semble ravie de découvrir Poggiolo où elle vient passer l'été. Pour Joséphine, née le 25 mars, c'est le premier séjour au village. Elle a
rejoint ses grands-parents Jeanne et Pierre GRIMALDI et elle fait la connaissance de ses cousins César et Roch. Nous souhaitons qu'elle revienne très souvent.
Ce festival itinérant qu'est SORRU IN MUSICA s'est arrêté à Poggiolo mercredi 21 juillet. Les 300 personnes présentes
ont pu apprécier l'octuor en fa majeur de Franz SCHUBERT sur la pittoresque place Inghjo éclairée par la lune. Ce festival participe d'une volonté d'échange et de partage de la musique. Les
concerts sont gratuits mais ils sont préparés par les habitants des villages qui organisent les animations qui ont lieu en fin de journée, le concert débutant à 22 heures. Cette année, les
animations du 21 juillet étaient à Orto mais impliquaient aussi des habitants de Poggiolo et Guagno-les-Bains.
Ce diaporama veut avant tout montrer que la soirée festivalière est aussi une journée communautaire.
L'ouvrage "Lacs et sommets de Corse", cité dans l'article précédent, fait partie de ces compagnons indispensables aux randonneurs d'aujourd'hui qui
veulent parcourir la montagne pendant leurs vacances.
Jadis, les paysans corses n'avaient pas besoin de lire des livres pour savoir où marcher. Les sentiers étaient bien tracés et les savoirs se transmettaient par la famille et l'expérience. Mais nos
ancêtres avaient des compagnons indispensables pour ces parcours qui ne se faisaient pas par agrément mais par nécessité: l'âne et le chien.Leur aide permettait de se sortir de bien des difficultés.
Une petite pensée pour eux avec ces deux photos qui datent de 1961.
Jean-Antoine FRANCESCHETTI avait une ânesse que montre Michel, un de
ses petits-fils.
Il ne faut pas oublier le chien RASPA qui profite ici de la situation en s'installant sur l'imbastu, le bât
traditionnel.
Poggiolo est vraiment un village mal placé pour ceux qui ont comme ambition de bronzer étendus sur
une plage de sable. Pour profiter des plages de Sagone, le trajet dure près de trois quarts d'heure de voiture et la route sinueuse passe par deux cols. Par contre, Poggiolo, comme les autres
villages de Sorrù in sù, est très bien situé pour marcher (et éventuellement bronzer) en montagne en utilisant les nombreux sentiers de cette zone.
Pour bien les connaître, les éditions ALBIANA viennent de prendre une heureuse initiative.
Il y a dix ans déjà, en 2000, paraissait"Corse des Sommets". L’ouvrage, fruit de plus de
vingt ans de randonnées effectuées par un groupe d’amis, les Giranduloni, et Alain Gauthier, géologue et randonneur impénitent, eut un succès important et fut trois fois réédité.
Intitulée"Lacs et sommets de Corse", cette quatrième édition, entièrement refondue, tant
pour ce qui concerne les textes que pour l’iconographie, a été enrichie de nombreux parcours vers les belvédères (2) et les lacs et les pozzines (40). Elle propose, par le jeu des enchaînements
de sommets, 121 sommets culminant à plus de 2000 mètres, et 40 lacs de montagne pour un total de 60 “journées” de randonnée.
La difficulté de chacune est évaluée, le temps, le parcours, les remarques sont augmentés
d’encadrés qui permettent au randonneur de comprendre le milieu humain et naturel dans lequel il se trouve plongé.
Géologie, botanique, faune, ethnologie, sont au rendez-vous et accompagnent le lecteur au plus haut des montagnes insulaires.
“Puisse le randonneur qui suivra nos pas dans ces balades comprendre avec nous que la montagne
corse est à l'échelle de l'homme, c'est-à-dire que l'on peut tenter de l'appréhender dans sa totalité, sa beauté et sa complexité. Et que pourtant elle nous apporte encore, après des centaines
d'ascensions, sensations et émotions nouvelles, signe que nous ne la connaîtrons jamais complètement.”
Cette année, le Festival Sorru in Musica sera présent à
Pighjolu mercredi 21 juillet par un concert le soir alors que les animations musicales de l'après-midi auront lieu à Ortu. La répartition des rôles entre les deux villages avait
été l'inverse en 2009.
Pour revoir les animations poggiolaises du 22 juillet de l'an dernier, deux films sont disponibles dans la
vidéothèque poggiolaise. Admirez nos jeunes artistes!
Les travaux universitaires des chercheurs originaires du haut-canton connaissent la consécration. Après la thèse du Poggiolais Nicolas PINELLI, c'est au tour du Socciais Pascal OTTAVI de
recevoir le Prix de la Collectivité Territoriale de Corse.
L’ensemble des ouvrages admis à concourir pour le Prix de la Collectivité Territoriale de Corse 2009, sont ceux parus entre octobre 2008 et le 30 septembre 2009.
Sont éligibles les œuvres littéraires ou scientifiques relatives à la Corse qui sont adressées par les auteurs ou les éditeurs à la Collectivité Territoriale de Corse.
Pascal Ottavi est récompensé pour "Le bilinguisme dans l'école de la République ? – Le cas de la Corse" publié aux Editions Albiana. Cette œuvre constitue une étude de
référence sur l'enseignement des langues régionales, l'avenir du bilinguisme et les moyens de le consolider.
Pascal Ottavi est né en 1956 à Ajaccio, est marié et a deux enfants. Il obtient son Baccalauréat en 1973 et est titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation (2004). Pascal
Ottavi a été instituteur de 1976 à 1988, conseiller pédagogique en langue régionale de 1988 à 1992, professeur de langue et culture corses de 1992 à 1996 Formateur en langue et
culture corses à l’IUFM de Corse, de 1996 à 2005 Il est Docteur en sciences de l'éducation. Il est actuellement Maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université de
Corse et doyen de la faculté des lettres. Pascal Ottavi consacre ses activités de recherche à l’évolution du curriculum scolaire en Corse.
Son livre constitue une étude de référence sur l'enseignement des langues régionales, l'avenir du bilinguisme et les moyens de le consolider. À quoi sert d’apprendre le corse ? Que
faire d’une telle langue à l’heure de l’ouverture européenne et de la mondialisation des échanges ? D’ailleurs, plutôt que de langue, ne devrait-on pas parler de dialecte, voire de
patois ? Que devient, dans ces conditions, l’école de la République ? Que devient l’unité de la Nation dont elle constitue le creuset et le garant historique ? La liste des questions
soulevées est grande. Un étude sérieuse et qui fait réfléchir.
Le carnet des adhérents du Syndicat d'Initiative de Poggiolo en 1924, est une mine de
renseignements (voir les articles du 15 juin et du 21 juin).
Il nous apprend ainsi quele plus exotiquedes Poggiolais
était François Antoine MARTINI. Il était exotique car son domicile était le plus éloigné du village: en Guyane. Exotique également car il avait une profession
particulière: il était dans l'administration comme beaucoup de Corses exilés de l'époque, mais dans l'administration pénitentiaire.
François Antoine était appelé aussi "Ceccu Antone" ou "Ceccantone" et
nombreux sont ceux qui se souviennent de ce grand-oncle de Christian, Jean-Martin et François PINELLI. François Antoine était surveillant au bagne de Guyane. En fait,
il n'existait pas un seul bagne pour les condamnés envoyés par les tribunaux français. Le bagne était un chapelet d'établissements éparpillés dans cette colonie. Les plus connus sont les îles du
Diable ou du Salut (où séjourna le capitaine Dreyfus) et Kourou (devenu base de lancement de fusées).
François Antoine MARTINI était plus précisément surveillant au Camp CHARVEIN, camp
forestier dépendant de St Laurent du Maroni, à 300 km de Cayenne, sur la route de St Laurent à Mana.
Le journaliste Albert LONDRES a connu lacélébrité avec sa série d'articles sur le bagne de Guyane. Le premier parut le 8 août 1923 dans "Le Petit Parisien".
La dénonciation de la dureté de la vie des bagnards eut un tel succès qu'en septembre 1924 le gouvernement décidera de supprimer le bagne (ce qui n'aura effet que vingt ans plus tard). François
Antoine MARTINI adhéra au syndicat d'initiative de Poggiolo le 7 juillet 1924, donc entre ces deux événements.
Réservé aux "incorrigibles", le Camp Charvein fait l'objet d'une page dans le reportage
d'Albert LONDRES que l'on peut lire ICI, avec des hommes nus coupant du bois douze heures par jour
sous la menace du fusil.
Mais, dans un tel univers, la sensibilité pouvait exister. Certains bagnards pouvaient parfois
montrer leurs talents artistiques.
C'est ainsi que Ceccantone MARTINI
put rentrer au village avec des peintures signées D. CAPBAL.
Ces œuvres de Daniel CAPBAL, comme celles d'autres bagnards artistes (Louis GRILLY ou
Casimir PRENEFATO) montrent une nature apaisée, la jungle amazonienne, la navigation d'Indiens sur l'Orénoque..., thèmes sans danger vis-àvis de l'administration pénitentiaire. Ces scènes naïves,
parfois peintes sur des matériaux de récupération (assiettes, tôle, toile d'uniforme, etc) trouvaient facilement preneur auprès des fonctionnaires et journalistes en poste en
Guyane.
Des œuvres de Daniel CAPBAL sont présentes au MUCEM (cliquez ICI) et à La SEYNE-SUR-MER (cliquez ICI et regardez la page 4) où le musée Balaguier propose "Les artistes du bagne,
Chefs d'oeuvre de la débrouille" (jusqu'au 18 septembre 2011) (ouvert tous les jours sauf le lundi. Horaires : de 10h à 12h et de 14h à 18h).
Toujours en cette même année 1924, François Antoine MARTINIfit ainsi cadeau de tableaux de CAPBAL à des Poggiolais. Le bagne est donc présent d'une
certaine façon sur des murs poggiolais.
La communauté poggiolaise vient de s'enrichir d'un nouveau docteur que tous les Poggiolais connaissent bien.
Vendredi 9 juillet, Nicolas PINELLI vient de devenir docteur en sciences de l'éducation à l'Université de Corte.
Le Blog Poggiolo adresse toutes ses félicitations à Nicolas et à sa famille.
Nicolas PINELLI a été
kinésithérapeute à GUAGNO-LES-BAINS de mai 1987 à fin 1996. Il est installé à Marseille comme ostéopathe depuis 2000 et aussi à Paris depuis 2004. Chargé
d’enseignement en ostéopathie, en anatomie palpatoire et de l'hydroclimatologie à Paris, à Marseille et à l'étranger depuis 1998, il devient coordinateur puis responsable de formation dans
l'événementiel et l'artistique et aussi formateur-consultant pour des entreprises depuis 2005. Comme praticien libéral, il est affilié aux équipes de France de Taekwondo, aux Ecoles des Arts du
cirque et intervient également dans plusieurs événements artistiques et sportifs : coupes du monde de taekwondo et de parachutisme, festival Solidays, « Notre Dame de Paris », concerts
de Johnny Hallyday, compétitions de danses sportives, émissions de télévision sur Antenne 2, etc...
Les détails sur son travail de thèse sont donnés par "Corse-Matin" du mardi 13
juillet:
"Dernièrement, Nicolas PINELLI a brillamment soutenu sa thèse, à l'Université de Corse,
intitulée: "Développer des compétences: uneapproche didactique de la phénoménologie de l'imprévu appliquée aux événements artistiques".
Thèse soutenue devant le jury composé de Jean-Marie COMITI, professeur à l'Université de Corse,
Gérard DUCHAMP, professeur Université de Paris XIII, Franck Gatto, maître de conférences HDR, université de Paul Valéry de Montpellier, Eugêne Gherardi, maître de conférences université de Corse,
Cécile Riolacci, maître de conférences HDR université de Corse, Yves Schwartz, professeur université d'Aix-Marseille.
Pour développer des compétences, cette approche didactique tente de retrouver des voies de
passage des savoirs aux compétences. Pour cela, une démarche déductive installe un dialogue entre 6 modèles théoriques (pédagogie, didactique, formation, management, socioconstructivisme et
cognitivisme). Parallèlement, une démarche inductive construit un modèle expérimental, soutenu par un diagnostic situationnel.
La phénoménologie de l'imprévu analyse des situations, vécues par des professionnels et des
étudiants, issues des événements artistiques. Elle va alors surprendre des flagrants délits d'ingérence. Trois concepts théoriques ont guidé la réflexion de Nicolas PINELLI tout au long de cette
double démarche. Les résultats de cette recherche s'appuient sur des observations, des entretiens et un questionnaire.
Nicolas PINELLI a donc reçu le grade de Docteur en sciences de l'éducation avec
mention très honorable du jury."
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).