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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 18:00

    Au soir de sa carrière, il arrive à un professeur de se demander s'il a fait œuvre utile, si ses élèves ont retenu quelque chose de ses années de cours, s'il a pu les former à affronter la vie. Ces questions se posent particulièrement en ce début de XXIème siècle où les parents et les élèves ont pris une mentalité de simples consommateurs exigeant des résultats qui sont des dus. Le métier d'enseignant est de plus en plus déconsidéré, sans parler des rémunérations dont le montant fait des Français les plus  mal payés de pratiquement toute l'Europe de l'Ouest.

    La situation était tout à fait différente voici un siècle. Pour preuve, voyons, d'après un document conservé aux Archives départementales d'Ajaccio, ce qui s'est passé à Poggiolo.

   Réuni le 17 mai 1925, le conseil municipal, présidé par Jean-François CECCALDI (qui fut maire de 1919 à 1941 et de 1943 à 1959), décida, à l'unanimité des membres présents, de voter "une gratification de cent cinquante francs à l'instituteur PAOLI Bernard, en récompense du zèle et du dévouement qu'il a toujours apporté dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels et pour les nombreux succès obtenus par ses élèves au certificat d'études primaires."

    Ce certificat était l'examen qui clôturait la scolarité obligatoire et les familles des villages y attachaient un grand prix.   


 

Cliquer sur le document pour l'agrandir.

Cliquer sur le document pour l'agrandir.

Le compte-rendu continue:

    "Au moment où ce modeste fonctionnaire va être admis à la retraite, l'assemblée communale tient à lui témoigner sa vive reconnaissance en votant la gratification précitée qui sera prélevée sur les excédents de recette."

    Le préfet trouva cette initiative fort bien venue. Le jacobinisme vivait son âge d'or et toutes les décisions municipales devaient alors être examinées par la préfecture avant d'être exécutées. La feuille comporte en bas à gauche l'approbation du préfet qui, le 30 juin, fait inscrire ces 150 francs au budget poggiolais.

    Une telle initiative peut paraître presque extravagante aujourd'hui mais il paraissait alors normal que la mairie (donc les parents) montre sa reconnaissance à l'instituteur qui avait permis aux jeunes Poggiolais d'être instruits (les mieux instruits du canton?).

   Bernard PAOLI, merci encore!

Bernard Paoli avec ses élèves.

Bernard Paoli avec ses élèves.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 18:00

   L'article intitulé "L'Olympe en feu" donnait un lien vers un article publié sur ce blog en septembre 2009. Si vous n'y êtes pas allé, vous n'avez pas pu voir le petit film qui en faisait partie. Il est reproposé ci-dessous.

   La petite séquence proposée ici a été filmée le 15 août 1968 depuis une 4L Renault qui revenait d'Ajaccio et qui était conduite par Rose-Marie BARTOLI. Les images d'incendie ont dû être prises dans la descente du col de San Bastiano. A cette époque, chaque été voyait des feux autour de San Bastiano et de Listincone. On pourra remarquer les uniformes de gendarmes qui ont bien changé depuis.

   Les dernières secondes montrent, quelques jours plus tard, un panache de fumée s'élevant du côté de Letia et qui était parfaitement observable depuis Poggiolo.

   Avez-vous des témoignages ou des documents sur les incendies qui ont eu lieu près de Poggiolo à diverses époques?


 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 18:07

    La 24ème édition des journées du patrimoine, les 15 et 16 septembre, aura pour thème général "Les patrimoines cachés". Le pôle touristique Ouest Corsica, qui regroupe les cantons de Sevi, Sorru, Cinarca et Cruzzini, s'implique pleinement dans cette démarche et propose un programme particulièrement riche et varié. Nous y avons particulièrement remarqué:


    - ARBORI: la commune abrite un site fortifié qui date du XVe siècle, "U Castaldu", connu comme étant le château de Ghjuvan'Paulu di Leca. http://littfrancorse.free.fr/imacastaldu.JPG   Perché à 397 mètres d'altitude, il domine la plaine du Liamone sans perdre de vue la mer. Samedi 15 et dimanche 16, à 9 h 30, le laboratoire régional d'archéologie y donne rendez-vous pour une visite guidée d'une durée de 2 heures. Il est impératif de s'inscrire: 04-95-26-41-31 ou info@ouestcorsica.com


    - CARGESE: samedi 15, sur la route de Paomia, visite du lieu-dit San Giovanni, où fut édifiée, au XIIe siècle, l'église paroissiale St Jean-Baptiste. Conférences et ateliers de 9 h 30 à midi et de 15 h à 18 h (entrée libre). Pour conclure la journée, au Bar des Amis, projection de deux films: "Les cathédrales du désert" et "Pourquoi fouille-t-on?".


    - SOCCIA: l'église Santa Maria Mater Gratie attend de nombreux visiteurs durant le week-end. Soccia triptyque détail   Son triptyque en bois polychrome de la  fin du XVe siècle, représentant la Vierge et l'enfant à la cerise, entourés de saint Marcel et de saint Pierre, ravira sans doute les curieux. Il sera présenté au public au cours des visites guidées qui auront lieu de 9 heures à midi et de 15 heures à 19 heures. L'entrée est libre.


    - SAGONE: cathédrale délabrée   dimanche, sur le site de la cathédrale de Sant'Appianu, des conférences et des ateliers sont proposés au public. Les archéologues présenteront leurs travaux à cette occasion.

  (texte inspiré de l'article paru dans "Corse-Matin" de mercredi 12 septembre)

 

 

    P.S.: le patrimoine de notre micro-région est très riche. Ce blog s'emploie à la faire connaître en se centrant sur Poggiolo et Guagno-les-Bains qui ne sont pas cités ici. Nous espérons qu'il pourra être mieux mis en valeur pas seulement deux jours mais tout au cours de l'année.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:00

Les faits divers d'aujourd'hui prennent une allure très différente quand ils sont racontés à la façon d'Homère ou d'autres écrivains de l'Antiquité. Charles AMET a parfaitement réussi cet exercice dans le numéro de septembre de "INSEME" (pages 11 et 12) en racontant avec force allusions mythologiques l'incendie qui eut le 17 août à Nesa près de Vico.


    AU FEU !


   Vendredi 17 août, 13H00 GMT sur les pentes de notre Olympe, un combat de Titans oppose Prométhée et ses frères au SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours) de la Corse du Sud.
    A 14H30 GMT, trois phénix géants et deux rapides libellules sortis du sein de Thétis déversent, en 42 passages, 300 m3 de bleu réparateur sur les châtaigniers millénaires.
    Durant 24 heures, 80 hoplites lourdement harnachés s'activent au sol sur les braises récalcitrantes.
    La foule du Colisée est partagée entre les compatissants et ceux qui réclament à Saint Pierre qu'au Golgotha soient conduits les Zoroastriens.
    Les compatissants rappellent que personne n'ayant pris soin de son héritage de châtaigniers, on ne peut demander à Prométhée le remboursement des 300.000 drachmes investis par le SOIS pour éteindre le feu de notre Olympe.
    Ce feu nous hellénise ; la faute est collective donc personne n'est responsable.
    Ce feu nous éclaire; puisqu'au sommet de l'Olympe la responsabilité n'est que fumée, pourquoi ceux d'en bas périraient-ils dans les flammes de l'enfer ?

 


Charles Amet

   

   De façon beaucoup plus moderne, un reportage de ce feu a été réalisé par l'animateur du blog  http://bebetricot.canalblog.com/

   Avec sept photos, dont la première est un Canadair passant près de l'église de Vico, il montre comment les avions ont opéré.

   Finalement, 3 hectares de maquis furent détruits. Il n'y eut aucune victime et aucune habitation touchée.


feu Vico

 

   Pour avoir des renseignements sur les incendies à Poggiolo, allez sur l'article publié voici exactement trois ans, le 10 septembre 2009, en cliquant ici.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 18:00

    En Corse, les traditions locales (et plus exactement les fêtes de la Nativité de la Vierge) sont la cause d'une rentrée scolaire décalée par rapport au continent. Cette année, la rentrée scolaire des enseignants a été fixée au vendredi 7 septembre et celle des élèves au lundi 10 septembre. Mais il faut que les bâtiments aient été préparés pour ce jour et que le matériel ait été renouvelé. Cette préoccupation a toujours été, depuis Jules Ferry, celui des municipalités qui ont la responsabilité des écoles primaires.

    Poggiolo s'en est souvent soucié, comme le montre le devis qui est publié ci-dessous.


    Comment? Il n'existe plus d'école à Poggiolo depuis plus de quarante ans?


   C'est exact (voir article sur les instituteurs de Poggiolo en cliquant ici) mais ce document date de 1884. D'ailleurs, ce "devis estimatif des objets mobiliers nécessaires à l'école", qui se trouve aux Archives Départementales d'Ajaccio, concernait seulement celle de Guagno-les-Bains qui, comme il est écrit sur cette feuille, est un "hameau de POGGILOLO (sic)".


Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

devis école 1884

    NICCI Antoine Joseph, qui se qualifiait de "fournisseur", s'engageait à fournir 11 articles indispensables au bon fonctionnement de l'école, à savoir:

 

1° Une carte de France

2° Une carte d'Europe

3° Un planisphère ou carte Mappemonde

4° Une carte de la Corse

5° Un boulier-compteur

6° Une méthode de lecture par Néel

7° Un tableau du système métrique par Linarès

8° Un bureau-table avec siège

9° Une collection de 40 ardoises quadrillées pour dessin

10° Une collection de bons points

11° Une pendule œil-de-bœuf.

 

    Les lignes 12 et 13 concernaient les taxes à verser pour ce document.

    On peut remarquer que cette liste donnait la quasi-totalité du matériel dont une école de l'époque avait besoin: quatre cartes pour la Géographie, une méthode pour la lecture, un boulier et un tableau du système métrique pour les Mathématiques, des ardoises "quadrillées pour le dessin" mais aussi pour l'écriture et l'orthographe. Les méthode Néelbons points  étaient absolument indispensables pour récompenser les bons élèves.  


    La méthode Néel qui était précisée dans la commande substituait, au manuel de lecture simple, le livre unique qui permettait de lier la lecture, l’orthographe, l’écriture et les leçons de choses.


   Il est à remarquer que la commande portait sur 40 ardoises. Correspondait-elle au nombre d'élèves, en comptant plusieurs ardoises de réserve pour remplacer celles qui se détérioreraient? Ce n'est pas invraisemblable car une lettre du maire dénombrait, en 1886, 32 garçons et 26 filles à l'école de Poggiolo.


    L'instituteur devait avoir un bon bureau puisque celui-ci coûtait 40 francs sur un devis total de 150,10 francs. Il pouvait aussi connaître l'heure en permanence grâce à l'horloge (coût: 35 francs).

   L'année précédente, l'instituteur de Poggiolo avait déjà eu droit à un peu de confort comme l'indique le devis établi par DESANTI François-Marie, menuisier, le 25 janvier 1883: "une estrade avec table et chaise pour le maître" coûtait 35 francs. La commande portait aussi sur "un tableau noir" (13 francs).

 

Cliquer pour agrandir

 

devis estrade 1883

    Il est difficile de donner une équivalence précise entre le franc-or de l'époque et l'euro actuel mais on peut évaluer 1 franc entre 2,5 et 3 euros.

   Les devis furent acceptés par le maire DESANTI Jules Martin (né en 1831 et décédé en 1910) qui dirigea la commune de 1880 à 1888.

   Instituteur et élèves furent comblés. Mais il est permis de se demander si la rentrée eut vraiment lieu dans les meilleures conditions: à cette époque-là, la scolarité reprenait le 1er octobre; or, le devis de NICCI fut présenté durant ce mois et on peut supposer qu'il fallut  quand même du temps pour que tout le matériel fut livré.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 18:00

   Saint Roch est né à Montpellier et mort à Voghera, en Italie, mais l'essentiel de son corps repose à Venise à la suite d'un raid ou d'une transaction qui eut lieu en février 1485. Des morceaux de son squelette se trouvent aussi à Montpellier et dans quelques lieux. Poggiolo possède un fragment d'os du saint. Quel morceau? Depuis quelle date? Arrivé dans quelles conditions? Nul ne le sait. En tout cas, il existe et il est enfermé dans un petit reliquaire en forme de croix richement décoré.

   Autrefois, à la fin de la procession du 16 août, les Poggiolais se pressaient pour aller embrasser la petite vitre protégeant la relique. Le prêtre présentait la croix à chacun  et la nettoyait soigneusement avec un linge entre deux baisers.

 

relique

 

   Depuis plusieurs années, cette coutume a progressivement été abandonnée. Mais cet été, lors de la réunion préparatoire à la St Roch, certains membres du comité paroissial ont demandé de renouer avec la tradition. Le Père Dominique a été très surpris d'apprendre l'existence de la relique et il a accepté de la faire honorer.

   Tout avait été préparé; le reliquaire avait été nettoyé; un linge avait été mis en place.

  Malheureusement, à la fin de la procession, après le "Dio vi salvi regina" en plein air sur la place, le prêtre a oublié d'aller chercher la relique au fond de la chapelle. Il a mis fin à la cérémonie et aucun paroissien n'a eu le temps de lui rappeler ce qui avait été convenu. Dommage!

 Saint Roch a été dignement fêté cette année, comme le montrent les articles précédents (voir ICI et ICI et ICI et ICI). Il attendra bien encore un an pour avoir un contact plus direct avec les Poggiolais. Il ne sera pas oublié.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 18:00

   Les bars de Poggiolo ont fait l'objet de deux articles (voir ICI et ICI) et d'un troisième paru le 29 juin dont nous vous donnons une autre version à la suite de nouvelles informations.


   Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA nous a fait parvenir cette scène de fête de mariage d'avant-guerre.

café gare mariage

   Elle se passe sur la terrasse d'un Café dont le lieu est facile à retrouver: c'est, au début du village, la maison de Marie, Germaine et Pierrot.

 

café gare actuel

 

   La terrasse est toujours là, avec les mêmes portes et fenêtres. La façade, en pierres apparentes avec des joints épais, est toujours la même. Certains se souviennent que ce café était toujours en activité après la seconde guerre mondiale, dans les années 50.

 

   A l'origine, dans cette maison construite en 1931, le bar était au rez-de-chaussée, au niveau de la route. Il fut déplacé à la hauteur de la terrasse quand le bas devint un garage pour voiture à essence.

   Son nom était "Café de la Liberté", comme le prouve cette photo qui date de 1961, alors que son activité s'était arrêtée.

café de la liberté

   La plaque avec ce nom resta encore longtemps.

café de la liberté plaque

  

   Malgré cette inscription, certains Poggiolais (J-M FRANCESCHETTI, Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA) se souviennent qu'il était parfois appellé, dans des conversations, "Café de la Gare", mais l'origine en est inconnue.


   Ce qui est certain, c'est que l'existence de ce Café de la Liberté, tout comme les autres qui ont déjà été évoqués, témoignait d'un temps où Poggiolo était bien peuplé de gens qui restaient toute l'année et qui aimaient se rencontrer.

 

 

NB: au centre de la photo de fête, face au photographe, la jeune fille en robe blanche est Xavière MARTINI. Certains se souviennent encore d'elle.
La personne en robe noire à côté de Xavière est Claire Nicolet.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 18:01

    La journée du 16 août ne peut être une réussite sans la préparation de plusieurs bénévoles. En dehors des cuisinières qui ont préparé de quoi se sustenter avec l'apéritif (voir article précédent), il ne faut pas oublier les petites mains qui ont préparé l'église.

   Il a fallu couper des arbustes aux Trois Chemins et les fixer sur la façade autour du portail, mettre la statue du saint sur le brancard qui permettra de la transporter, faire la chasse aux toiles d'araignée et à la poussière, mettre de superbes fleurs, sortir les bancs et les disposer sur la place, aller chercher des chaises et des tables à la salle des fêtes, etc. Les travaux indispensables sont finalement assez nombreux et occupent plusieurs heures d'activité.

   Remercions donc Pierre, Christian, Philippe, Thierry, Claude, Marie, Germaine, Jeannine, Marie-Ange et les autres que nous avons pu oublier. Sans eux, St Roch ne serait pas St Roch.

   Regardez le diaporama.

 

 
   Et ce sont les bras d'Hélène qui ont fait sonner la cloche pour appeler à la cérémonie.
hélène cloche
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 18:03

    Le 29 août est la date traditionnelle du pèlerinage de Saint Elisée. Depuis les années 1960, la fête de ce saint a été déplacée dans le calendrier catholique au 14 juin. Mais, chez les Sorrinesi, les traditions sont plus fortes que les décisions vaticanes.

    Donc, à la fin du mois d'août, se déroule la messe à la chapelle qui porte le nom du disciple et successeur du Prophète Élie, fidèle au Dieu unique d'Israël, face aux cultes païens de Baal et d'Astarté.

 

St Elisée chapelle

 

   Le problème est que ce bâtiment se trouve à 1511 mètres d'altitude, au sommet du Monte Sant'Eliseo qui domine le lac de Creno. Il faut donc, depuis Soccia ou Orto, monter en suivant un étroit sentier. L'effort n'empêche pas les pèlerins d'être toujours nombreux. La cérémonie religieuse se termine par un apéritif et un pique-nique sur place ou autour du lac.

   Mais, parfois, au moment de Saint Elisée, la religion n'est qu'un prétexte pour faire une marche en montagne. Cet aspect de cette journée peut être illustré par le film ci-dessous.

   Il montre François ORAZY, Bernard et Michel FRANCESCHETTI le 29 août 1968. La nuit précédente avait été bien remplie par une sopracena (repas en plein air et en pleine nuit) aux Trois Chemins.

 

sopracena

 

   En rentrant à Poggiolo, ils rencontrèrent la voiture de l'abbé MILLELIRI, curé de Soccia et Poggiolo, qui allait à Orto pour gravir la montagne et qui crut que ces jeunes (entre 17 et 19 ans à l'époque) partaient pour le pèlerinage. Du coup, pour montrer de quoi ils étaient capables, ils décidèrent d'y aller.

   Après un bref repos (pas même deux heures de sommeil), ils partirent au petit jour,  après avoir mis un peu de saucisson et de pain dans un sac et sans oublier d'emporter la caméra Ercsam (voir ici l'article sur cet appareil) qui a permis d'avoir ces images. La route jusqu'à Soccia se fit bien évidemment à pieds. Puis, ce fut la montée sous les châtaigniers au-dessus du village (car la route jusqu'à Croce Maior n'existait pas, de même que la pizzeria) pour rejoindre le chemin de Creno. Mais le trio n'eut pas la force ni l'envie de monter jusqu'à St Elisée et il resta sur les bords du lac.

   Le film, non sonorisé, montre que les Poggiolais furent ensuite rejoints par des Socciais, dont certains peuvent être reconnus, et que ce fut un bon moment de détente. En le visionnant, vers 1 minute 30, on peut distinguer la soutane du curé qui avait gardé le costume ecclésiastique traditionnel pour cette ascension.

   Les drapeaux tricolores peuvent surprendre mais ils venaient de la décoration qui, à Soccia et à Guagno, marquait l'élection, quelques jours plus tôt, de Jean GAFFORY comme conseiller général.

   Une vue panoramique permet de distinguer, vers 1 minute 50, la bergerie de l'Arate, car le groupe filmé (le trio s'était dissocié) ne rentra pas par le sentier habituel mais en suivant la rivière.

   Et merci à saint Elisée de donner l'occasion d'une bonne sortie en montagne!

 

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 18:00

    Après la messe et la procession de Saint Roch, rien ne serait plus bête que de laisser chacun rentrer de son côté. Aussi, depuis une douzaine d'années, un apéritif dînatoire est organisé au centre de Poggiolo.

    La municipalité fournit l'apéritif et les Poggiolais sont invités à porter tartes, quiches, cakes, gâteaux et toute autre douceur salée ou sucrée. Cette année, de nombreux habitants ont mis la main à la pâte et les estomacs ont pu être bien remplis.

    Mais les sourires présents sur tous les visages traduisaient surtout le plaisir de se voir, de se parler, de se connaître, de sentir que le courant passe à l'intérieur de la communauté. L'ambiance fut très joyeuse et la rencontre se prolongea tard dans la nuit.

 

 

    Pour comparer les années, il est possible de regarder les photos de l'apéritif publiées en 2011 (cliquez ici) et le film de celui de 2009 (cliquez ici).

 

 

Conformément à la loi, chaque personne présente sur ce diaporama peut faire jouer son droit à l'image. Dans ce cas, son visage sera retiré.

 

 

ATTENTION !

CET ARTICLE EST LE HUIT-CENTIÈME
(800ÈME!!!)
PUBLIÉ SUR LE BLOG DE POGGIOLO.
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

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