Les lutins du Père Noël ont été accueillis avec grand plaisir à Poggiolo.
Ils ont animé l'arbre de Noël offert par la mairie et le comité des fêtes dans la salle polyvalente dimanche 18 décembre. Merci à "Tutt'in Festa" qui a encore une fois montré un spectacle très entraînant pour les enfants du village.
De son côté, le comité des fêtes de Soccia a organisé le procès des Père Noël, spectacle dont les acteurs étaient une quinzaine de Socciais. Le compte-rendu détaillé a été publié par "Corse-Matin" le mercredi 21 décembre (voir ci-dessous).
Sophie DESNAULT BURLE et Jean-François FRANCESCHETTI ont la joie d'annoncer la naissance de Carla qui a eu lieu à Marseille, à la clinique Bouchard, le mercredi 21 décembre à 2 heures 30 du matin.
Le bébé pèse 3,300 kilos.
Selon la formule consacrée, la mère et l'enfant se portent bien.
Toutes nos félicitations aux heureux parents, ainsi qu'à Bernard et Marie-Claude, les grands-parents paternels, et à Brigitte et Bernard, les grands-parents maternels.
Carla s'appelle également Augusta, Jeanine, prénoms de deux de ses arrière-grands-mères.
Elle n'a pas de rapport avec Poggiolo. Elle colle à la peau d'un Corse célèbre mais elle ne concerne pas la Corse. Elle est devenue indispensable à la célébration d'une fête chrétienne mais elle n'a absolument rien de religieux.
L'évoquer est indispensable car elle a exactement 70 ans ces jours-ci et que son succès a été, et est toujours, immense.
Vous avez compris qu'il s'agit de la chanson
"PETIT PAPA NOËL" !
Cette chanson vendue à des centaines de millions d'exemplaires depuis sept décennies est en fait intimement liée à son époque. Les paroles de la version originelle étaient celles de la prière d'un fils demandant au père Noël le retour de son père, prisonnier de guerre en Allemagne.
En 1946, elles furent transformées, pour les besoins d'un film dans lequel jouait Tino ROSSI, par Raymond VINCY. Il en fit un "cantique laïc" qui "est plébiscité car, notamment, il répond aux instructions gouvernementales du ministre Marcel-Edmond NAEGELEN. Celui-ci veut supprimer les atteintes à la laïcité à l'école de la République, provoquées par le régime de Vichy, et notamment supprimer les chants religieux" (notice de Wikipedia). Or, aucune allusion religieuse n'existe dans ce texte.
Après la Seconde guerre mondiale, le chanteur corse Tino Rossi s'apprête à jouer dans le film musical Destins. Un chant de Noël est au menu du scénario. Le tournage suit son cours jusqu'au moment où la chorale d'enfants noirs américain qui devait assurer le tour de chant se décommande. Il n'y a plus qu'à trouver autre chose...
Problème, Tino Rossi refuse d'interpréter un chant classique du type ritournelle catholique. On est en 1946 : les relents de Vichy ne sont pas loin. En faisant le tour des compositeurs à la mode à l'époque, Tino Rossi se retrouve chez Henri Martinet, compositeur de plusieurs opérettes. Alors que le chanteur star s'apprête à prendre congé bredouille, son imprésario apostrophe le musicien: "Mais au fait, Henri, pourquoi ne montres-tu pas cette chanson que tu avais écrite pour l'opérette que nous n'avons jamais pu monter ?". Il s'agit de la fameuse prière d'un enfant au Père Noël pour voir revenir son père retenu prisonnier en Allemagne. Tino Rossi est conquis par la berceuse.
Le parolier Raymond Vincy est chargé de remanier les paroles. Pour le refrain qu'il fait à sa sauce, le compositeur Vincy s'inspire de l'oeuvre "Tiebe Paiom" ("Nous te chantons") de Dmitro Bortnianski, un chant liturgique orthodoxe russe du XIXe siècle: les mesures 6 à 9 de la partie ténor ont donné le thème du refrain de Petit Papa Noël. Un refrain qui résonnera notamment dans la scène finale du film "Destins" (1946) de Richard Pottier, entonné là encore par Tino Rossi, également acteur.
Ça y est, le chant a trouvé sa place dans le film Destins !
" C'est la belle nuit de Noël / la neige étend son manteau blanc... ".
Le premier marché de Noël de Murzu s'est tenu le 4 décembre à la place de celui de Poggiolo (voir l'article "Murzu remplace Poggiolo"). Il a eu un grand succès et il n'est pas exclu de le continuer chaque année.
Il a déjà été révélé le nombre de marches permettant d'accéder à la mairie (voir l'article: "les marches de la mairie"). Mais combien l'ancienne mairie en a-t-elle?
Après la seconde guerre mondiale, et jusqu'à la fin des années 70, la maison communale se situait dans un bâtiment appartenant à la famille du maire Martin PAOLI, à droite de la chapelle Saint Roch.
Comme il a été souvent de tradition, l'entrée est précédée d'un perron de quelques marches se terminant par une plate-forme juste devant la porte.
La première volée de trois marches conduit à un petit palier.
La seconde série est appuyée sur le mur de la maison. Elle comporte quatre marches qui aboutissent à un palier carré.
Pour entrer, il faut encore deux marches pour entrer. On en arrive ainsi à un total de neuf marches.
Mais il faut se rappeler qu'il y avait ensuite un escalier intérieur...
Sans être très haute, la position élevée de l'entrée permet de dominer la placette qui est entre l'ancienne mairie et la chapelle.
On peut ainsi être bien vu et entendu quand on chante (ici lors de la soirée Sorru in Musica du 15 juillet 2013).
L'annonce des numéros tirés pour la china est mieux entendue. La bordure du perron peut servir également de bancs aux joueurs (comme ici le 16 août 1999).
Un article précédent ("pourquoi la fontaine est-elle incomplète?") a montré qu'il était difficile de remplir des récipients à la fontaine du Lucciu, activité d'ailleurs tombée en désuétude depuis l'installation de l'eau courante dans les maisons de Poggiolo. Un autre ("Le bar des fauchés") a rappelé que cet endroit permettait de se rafraîchir.
Mais le lieu n'est pas vraiment abandonné et il a parfois une utilité.
Par exemple, le bassin peut servir à nettoyer un sanglier qui vient d'être abattu et que l'on vide de ses viscères, ce qui s'est passé au petit matin du 21 août dernier.
La dépouille, propre et mise à l'abri, toutes les traces de sang furent effacées un peu plus tard par les chasseurs, soucieux de la propreté des lieux.
En dehors des barres servant de supports pour les récipients à remplir (voir l'article du 3 décembre), un autre élément très particulier est absent de la fontaine de Poggiolo.
Jacques-Antoine MARTINI s'en est souvenu et a eu la gentillesse d'envoyer le commentaire suivant:
"Il manque aussi l'inscription "bar des fauchés" qui avait subsisté plusieurs dizaines d'années pour le plaisir de tous. Elle avait été tracée au goudron en demi-cercle au dessus de la sortie de l'eau."
Effectivement, ces trois mots pouvaient se lire pendant une partie des années 1950 et 1960. Si l'eau remplissait les brocs et les cruches destinés à être portés dans les maisons, elle pouvait être consommée directement et gratuitement quand on avait la gorge sèche.
On allait donc au "bar des fauchés". Et l'on pouvait souvent voir le dos et les fesses de tel ou tel qui s'hydratait au Lucciu au lieu d'aller dans un des bars existant à l'époque (voir les articles "Anciens et nouveaux bars" et "La Liberté était à Poggiolo").
Photo prise par Marie QUAIRÉ le 15 août 1967 en fin de matinée, quelques minutes après la photo publiée dans l'article du 3 décembre dernier.
Photo extraite d'un film tourné un après-midi de juillet 1965 par Michel FRANCESCHETTI.
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Il était également très agréable, et même nécessaire, de se rafraîchir au "bar des fauchés" après une nuit passée dans un "vrai" bar ou dans une "boîte de nuit". Passer le crâne sous l'eau du jet permettait d'avoir les idées assez claires pour arriver jusqu'à son lit. ll est même arrivé que le noctambule, vraiment très fatigué, mette carrément sa tête dans le bassin!
Mais personne ne s'est jamais noyé au "bar des fauchés".
La rédaction du blog serait heureuse qu'un lecteur ait l'amabilité de lui faire parvenir une photo de la fontaine avec l'inscription "bar des fauchés".
A Cunfraternita di u Padre Albini organise une collecte au profit des Restos du cœur jusqu'au 15 décembre.
Les denrées alimentaires non périssables peuvent être déposées dans les magasins qui participent à la collecte ou dans l'église du couvent Saint François de Vico.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).