La folie de la chasse aux pokémons a touché gravement la France pendant cet été. On a pu voir des jeunes et des moins jeunes déambuler avec leurs téléphones pour essayer de détecter et de capturer ses créatures plus ou moins sympathiques et plus ou moins jolies. Nos villages n’ont pas été à l’écart, même si les adeptes de cette mode ont été moins nombreux que dans les grandes villes.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, les amateurs n’en ont pas été pour leurs frais : des pokémons étaient cachés à Soccia, Poggiolo Guagno. Orto semble avoir été épargné. Espérons que les chasseurs ont bien fait leur travail et que personne ne se retrouvera nez à nez avec les monstres de Nintendo.
Tous les Poggiolais connaissent la statue de saint Roch qui est portée en procession le 16 août. Mais qui sait depuis combien de temps elle se trouve dans le village ? Il n'est pas très simple de le savoir.
Xavier PAOLI a déniché, voici quelques années, aux Archives Départementales d’Ajaccio, un document important intitulé: «L’inventaire des meubles et objets affectés au culte dans les églises de Poggiolo au 2 juin 1905».
Cette liste n'est pas la conséquence de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat votée le 9 décembre 1905. Son article 3 prévoyait de dresser un «inventaire descriptif et estimatif» des biens ecclésiastiques. (voir l’article http://poggiolo.over-blog.fr/2016/01/des-inventaires-difficiles-1-4.html)
Pourtant, ce document date bien de 1905. Il n'y a pas d'erreur. En prévision de la loi se séparation, et afin de ne pas être "spolié", le diocèse d'Ajaccio avait demandé un recensement des biens de chaque église et chapelle. Les membres de la fabrique (la fabrique était l’association des laïcs gérant les finances de la paroisse) ont donc rédigé une liste qui est très précise.
La quatrième page cite bien une statue de Saint Roch se trouvant sur l’autel de la chapelle qui lui est consacrée. Cette œuvre, évaluée à 40 francs de l’époque, aurait, d’après cet inventaire, été achetée par la fabrique en 1855.
La solution serait donc 1855 ? Pas si sûr.
En effet, on peut remarquer un nouvel élément quand la statue est descendue de l’autel pour être placée sur le brancard pour la procession.
Sur le côté droit de la base, une inscription est visible : «LA STATUE RELIGIEUSE PARIS».
Ce nom est celui d’une société importante de fabrication de figures catholiques au XIXème et au début XXème. L’encyclopédie Wikipedia fournit les renseignements suivants, repris sur de nombreux sites :
« La Maison Raffl (aussi connue sous le nom de La Statue Religieuse) était une entreprise de fabrication de statues religieuses et de mobilier d'église installée au 64, Rue Bonaparte à Paris. Raffl est le nom du premier propriétaire, mais il y en eut beaucoup d'autres pendant sa période d'activité, entre 1857 et les années 1920.
Cette société produisait des œuvres de toutes tailles et dans de nombreux différents matériaux allant du plâtre au bronze en passant par le carton comprimé et la fonte de fer.
Cette activité était particulièrement favorisée dans la seconde moitié du xixe siècle, portée par la mode du style sulpicien, la construction de nombreux édifices religieux de style éclectique et leur équipement en statues de saints, et la dévotion populaire renouvelée, par exemple, au Sacré-Cœur de Jésus ou à la Vierge des récentes apparitions (Rue du Bac à Paris, La Salette, Pontmain, Lourdes...). La fabrication en série par le procédé du moulage, notamment en plâtre, permettait des prix de revient très inférieurs à ceux de la statuaire traditionnelle en pierre ou en bois.
Elle en fabriqua des dizaines de milliers (plus de 62.000 pour la seule période de 1871 à fin 1877), installées dans les églises de toute la France et exportant également dans le monde entier. »
Mais, si la fabrique de Poggiolo a fait l’acquisition de la représentation de saint Roch en 1855, elle n’a pas pu l’acheter à cette société qui a débuté en 1857 !!!
Pour résoudre ce problème, plusieurs possibilités existent :
- les rédacteurs de l’inventaire se seraient trompés en notant 1855 comme date de cet achat mais, déjà qu’il se pourrait qu’ils se soient trompés d’un an pour ce document, cela ferait beaucoup !
- la statue actuelle avec l'inscription «LA STATUE RELIGIEUSE PARIS» ne serait pas celle achetée en 1855 mais un nouveau modèle qui aurait été commandé plus tard, après l’inventaire, soit après 1906.
Or, nous trouvons des renseignements plus fournis que sur Wikipedia avec le site http://patrimoine-de-lorraine.blogspot.fr/2011/11/bar-le-duc-55-conference-sur-jeanne.html :
« Depuis le 1er mars 1907 les Maisons Raffl, Froc-Robert, Peaucelle, Raphaël Casciani et Cachal-Froc, sont réunies sous le nom de MAISON RAFFL.
Le 1er avril 1907, Auguste Peaucelle (1865-1941) s'associe avec Yvonick Pacheu et Lecaron afin de créer "La Statue Religieuse" ».
SOURCE : Bernard Mugnier - La Statuaire Johannique - Tome second - page 369 - 2011.
Notre statue de saint Roch daterait donc d’après le 1er avril 1907 ? Pourquoi pas ?
Seules les archives de la paroisse de Poggiolo, si elles existent, pourraient donner une certitude.
Chaque année, pour la fête du saint, la statue de saint Roch est sortie de sa chapelle pour faire le tour de Poggiolo en procession.
Ce rite semble immémorial mais, si l'on ignore quand a débuté la dévotion au saint montpelliérain, sa statue a bien été construite à une année précise.
Quelle est donc la date de fabrication de la statue de saint Roch qui est à Poggiolo?
Le blog des Poggiolais va s'interrompre (encore!) pendant une semaine.
Il reprendra son activité dimanche 2 octobre par l'habituelle devinette mensuelle.
Au revoir !
Celine Alfonsi a envoyé un commentaire à l'article du 27 août sur Les autocars d’antan (2/2)
Elle apporte un complément important aux renseignements qui avaient été publiés:
"J'ai lu avec intérêt la rubrique concernant le transport de voyageurs Soccia - Ajaccio effectué par Dominique Antoine Ottavy dit Tramontero. Je voudrais ajouter que mon grand-père Jean Antonini et son frère Louis par la suite ont aussi assuré le même service avec le transport du courrier pendant des années, et c'est vraiment dommage de passer sous silence une figure aussi attachante et populaire qu'était mon grand-père Jean Di Ghjacumu".
Le monde bouliste corse sait que le rendez-vous incontournable du mois d’août se trouve à Poggiolo avec le Challenge Umberto CHITI.
La version 2016 a eu lieu vendredi 19 août.
Le succès populaire a été grand comme l’a prouvé le nombre de véhicules garés près de la salle des fêtes.
Les compétiteurs étaient bien évidemment attirés par les prix, sous forme d’argent ou de coupes, mais aussi par la convivialité toujours présente
Poggiolais ou non, les sportifs étaient de tout âge et pas simplement masculins.
Les concurrents ont dû affronter une forte chaleur mais ils ont su se concentrer sur leur jeu.
Finalement, pour les tous les joueurs, vainqueurs ou non, une excellente journée.
Une expression courante dit que Poggiolo est le village des enfants, le paradis des enfants. Il est vrai que (et il en était ainsi dans les générations précédentes) les jeunes sont heureux dans ce village où ils sont libres d’aller et venir pour jouer chez les uns ou les autres. Il n’est pas nécessaire d’attendre le jour officiel des jeux d’enfants.
Des parents peuvent prendre des initiatives. Ainsi, Mathilde, un beau matin (le 9 août), a annoncé qu’elle organisait un atelier peinture. Elle a posé contre le mur de la maison voisine un carton sur lequel elle a fixé une grande feuille. Puis, elle a donné pinceaux, pots de peinture et tee-shirts d’adultes pour servir de tabliers aux enfants. Quelques-uns, qui allaient voir les copains, se sont ajoutés au groupe initial et chacun a pu donner libre cours à son inspiration.
Poggiolo, village d’enfants. Poggiolo, village d’artistes.
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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:
Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.
Du 20 au 29 juillet:
Festival Sorru in musica.
La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.
Mardi 4 août:
bénédiction des maisons à Poggiolo.
Dimanche 16 août après-midi.
Messe et procession de saint Roch:
Mercredi 19 août:
Récital Diana di l'Alba
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.