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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 17:57

Parmi les quelques ponts qui enjambent le Fiume Grosso, lequel est le plus ancien?

Les plus connus sont ceux du Genice et de Caldane à Guagno-les-Bains. Sur le plan-terrier établi à la fin du XVIIIème siècle par les autorités françaises, un pont est dessiné et nommé à Caldane mais il ne s'agit pas du pont actuel, construit entre 1851 et 1857 (voir l'article qui lui a été consacré). Par contre, aucun pont n'est visible au Genice.

 

Solution de la devinette: le pont disparu du Genice

 

Pourtant, Pierre MARTINI a trouvé, près de l'actuel pont du Genice, des vestiges des fondations d'un pont génois

Nous publions l'étude qu'il vient de réaliser sur cet endroit où des vestiges anciens peuvent être devinés. Il les explique et accompagne sa description de réflexions personnelles.

L'ensemble forme une originale méditation ambulatoire.

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Voulez-vous bien me suivre tout au long de cette petite méditation ambulatoire, à la découverte de quelques empreintes des temps passés, méconnues parce que presque invisibles?

 

Regardez la carte, le Nord...faisons un tour d'horizon: au delà du Fiume Grossu (ex Guagno...ex Liamone!) la rive droite qui monte vers U Pighjolu au loin et Soccia et Ortu... Devant nous, en rive gauche de la rivière, voici le lieu dit U Genice dont nous allons maintenant surprendre quelques débris de vies jetés ci et là jadis par nos séculaires ancêtres.

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

 

 

Lisez la carte, voyez : vous seriez-vous douté qu'un pont "à dos d'âne" dit aussi pont génois, construit en des temps très anciens, en élément lithique, plus vraisemblablement qu'en bois, sautait la rivière à cet endroit? Vous verrez qu'aux points Pn et Ps, on en distingue encore les deux ancrages ou appuis de fondation.

 

Le point F indique, au débouché du pont, un four à pain, en très vieilles pierres moussues, dont la structure est bien conservée.

 

Le point C1 est un chemin antique, en partie dallé et empierré; il rejoint le point C2, chemin ancien, lui, mais cadastré, donc plus récent que C1 qui, non cadastré, a de toute évidence été oublié ou négligé par les topographes modernes, ainsi il est sorti de l'Histoire. C2 reliait aux temps jadis Vico à Guagno. Plus tard encore, une route moderne appelée chemin départemental n°... en rouge sur la carte, a relié ces deux villages; C2 a disparu sous des monceaux de terres rapportées au hasard, et puis la même route départementale fut lancée vers le nord à la recherche des trois villages de la rive droite; un pont moderne fut jeté sur la rivière et le vieux pont à dos d'âne est lui aussi sorti de l'Histoire, oublié, sans utilité, il a disparu, en ces temps lointains, sans doute difficiles où on n'avait pas le loisir de s'inquiéter des vieilles pierres et des monuments en péril. Ainsi, horresco referens, combien de témoins ici et là sont-ils à jamais péris?

    

Le point M est l'emplacement d'une maison, genre maison forte, du XVIII siècle, peut-être un peu moins, sans doute un peu plus... et puis, disparue la maison... plus une pierre... à la suite de quelque mésentente familiale. Dans l'inattention que nous portons à tout ce qui nous a précédé, nous sommes aussi blâmables que nos anciens, bien plus même, dans la mesure où nous avons conscience du mal que nous faisons aux choses inaniméesJe me souviens avoir vu, sous la maison, un captage d'eau, une source d'eau potable; détail important pour qui veut essayer de raconter le passé ou de l'imaginer.

 

Enfin, le plus mystérieux est ce point marqué T qui indique la présence d'un ou deux tumulus, de forme pyramidale, en galets de rivière, enfouis sous des broussailles.

 

Photo Géoportail.

Photo Géoportail.

 

Voilà ce que, sans prétention, je voulais vous faire découvrir ce petit espace de vie à présent tout à fait invisible; lieu de vie économique, écologique, si l'on veut bien entendre ces deux termes dans leur sens exact: c’est-à-dire pour l'un,"qui règle sagement les dépenses de sa maison", et pour le second, "qui adapte ses habitants au milieu naturel où ils vivent et travaillent." J'ajouterai que se trouve peut-être ici, également, une sorte d'espace cultuel... de traditions indigènes, symboliques, de rites perdus... mais vraisemblablement paléo-chrétien...Les hommes ont toujours mis leurs espoirs dans la déification d'une moindre chose, en un moindre lieu... un instinct?...

 

 Que penser de tout cela? Qu’y avait-il ici? Qu'en dire? Il faudrait faire un concours d'imagination, établir des hypothèses, monter des modèles, comme le disent si habilement les savants après avoir  fait une découverte; répondre à moult questions... inventer des sujets de réflexion... mais qui encore s'y hasarderait?

 

Qui étaient les hommes et les femmes, les enfants qui vivaient et mourraient ici? Ils s'auto-alimentaient bien sûr, mais aussi faisaient-ils commerce des produits de leur travail, agricoles, d'élevage, de la pêche, d'un petit artisanat du bois ou de la pierre... ils survivaient. Et toutes les voies de communication qui divergent en tout sens de cet endroit naturellement favorisé, heureux, étaient des vecteurs de commerce, bien sûr mais aussi des voies bellicistes, sans doute. Ces hommes ont abandonné ici, sans chercher à les conserver pour une improbable postérité, les quelques traces qui nous restent encore.

 

Peut-on imaginer que ces gens, de fortunes diverses se rassemblaient à l'occasion autour d'un culte? Lorsqu'on pressent qu'une l'histoire a existé en un endroit et qu'on n'en n'a aucun témoignage, ou si peu, il faut la créer, cette histoire... mais, attention!... ne pas divaguer pour autant... toujours rester dans le droit fil du raisonnable. Peut-on imaginer aussi qu'ils se réunissaient dans la maison fantôme... une auberge, quelques literies, quelques commerces. Il me revient alors incidemment cette vieille complainte "le train de Bastia" ... "quantu passera u train tira encu a mitralliosa…». Cela est mal transcrit sans doute, mais comprenne qui pourra!... Rencontres politiques, encore, dans la maison, ou claniques; de patriotes... pour ceci, cela, contre ceux-ci; il se monte des cabales, des partis, des expéditions... des révolutionnaires s'énervent, à voir!

 

Cette maison, peut-être encore le fief d'un seigneur (ne sommes-nous pas au centre de cette ancien pays que l'on nommait jadis la Terre des Seigneurs?); ou d'un malandrin local, autoproclamé, contrôlant tout l'espace à son profit: pont, chemins, octroi, cultures, moulins, pâturages, points d'eau, points de feu, lieux de vie... contrôlant sans doute ainsi les quelques concentrations humaines à peine naissantes qui s'appèleront bien plus tard Poggiolo, Orto, Soccia... et d'autres, mortes-nées parce que non viables... Maison qui fut tout simplement ce lieu de réunion de malfaiteurs dont nous parlent à l'envi certaines légendes peut-être controuvées, bandits qui saignaient les parages, profitant de leurs extraordinaires valeurs économiques, eaux, cultures et élevages, bois, sentes et le pont, passage obligé des mouvements entre diverses communautés, et cet incessant voyage des peuples qui nous a par la suite mené jusqu'au bout du monde... instinct de survie! Voilà, à chacun à présent de comprendre à sa façon ce qu'était le petit morceau de terre qui vient de sortir de l'oubli; à chacun de croire ce qu'il désire, comme le disait exactement le vieux Jules (César) qui connaissait si bien les hommes. Dans cette interrogation, j'ai moi-même mon idée, je la garde. Peut-être pourrons-nous confronter un jour toutes nos pensées si variées et sans doute si riches.

 

Photo Google

Photo Google

Et alors, j'ai repris mon chemin, à l'aventure; passant le pont de pierre, si étroit,100 mètres à peine en aval de ce qui reste de notre vieux pont "à  dos d'âne", j'ai pensé à ce bel apophtegme de Gogol: "l'architecture est une chronique de l'univers, elle parle encore quand les chansons et les traditions se sont tues". Ah! cette âme russe... incomparable mélancolie... Le long de la route, de part et d'autre, plus aucune architecture qui puisse encore parler...et que pourrait-elle raconter? Plus de chansons non plus et nulles traditions nulle part. Je ne vois qu'une terre abandonnée, sale, saupoudrée de carcasses d'automobiles et de déchets dont se débarrassent des hommes sans conscience en clamant tout haut qu'ils aiment leur terre... pauvres d'eux... vanitas!

 

      L’étranger qui passe par ici, à pied ou en voiture, l'indigène qui sans cesse sillonne les routes (en voiture, lui évidemment) peuvent-ils  penser qu'en même temps qu'avec notre extrême modernité, nous avons atteint le point la plus bas de notre terrestre aventure, dans une vertigineuse précipitation?

 

Le pont génois de Pianella à Ota.

Le pont génois de Pianella à Ota.

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 18:00
La devinette du mois: où est le vieux pont?

Le Fiume Grosso est le cours d'eau qui traverse notre haut-canton avant de se jeter dans le Liamone. Pour le traverser l'été, il existe de nombreux gués. Mais, à certains endroits, les rives sont escarpées et, plusieurs mois de l'année, aucun passage ne serait possible sans des ponts.

 

Connaissez-vous le plus vieux pont à avoir été construit sur le Fiume Grosso?

 

Réponse demain.

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 18:00
Sorru in Musica versions printemps et été

Sorru in Musica Veranu aura lieu début mai.

Parmi les concerts et interventions pédagogiques prévus, vous pouvez déjà noter:
 
Vendredi 10 mai
à 14h30 à OMESSA-FRANCARDU
intervention pédagogique auprès des élèves de l'école bilingue.
 
Vendredi 10 mai,
à 19h, à OMESSA
Concert à l'église Saint'Andria
Découverte de la fresque, en partenariat avec la DRAC.
Entrée libre.
 
Dimanche 12 mai
à 18 h à VICU, église du COUVENT SAN FRANCESCU
Concert en clôture de "A festa di a natura".
Une corbeille sera mise à disposition en soutien à l'association caritative "Au bonheur de Lily"
Entrée libre.
 

 

 

Sorru in Musica versions printemps et été

 

Et cet été, le festival se déroulera du 21 au 30 juillet !

Sorru in Musica versions printemps et été
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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 18:00

Dans l'esprit de beaucoup, les archives sont trop souvent synonymes de lieux sombres et poussiéreux où l'on passe de longues heures à feuilleter des papiers jaunis.

 

La réalité est de plus en plus éloignée de ces clichés grâce au scanner et à internet: de nombreux documents sont désormais numérisés et disponibles sur la Toile.

 

Dans ce domaine, il faut saluer le travail des archives départementales qui viennent de mettre à la portée de chacun les images de plusieurs dizaines de titres de la presse corse, alors que le fameux site Gallica de la BNF n'en propose que huit.

 

Ainsi, chacun peut avoir accès à la mythique "A MUVRA".

 

Parfois, la collection n'est pas complète comme, par exemple, pour "La Corse catholique" où il manque plusieurs numéros de l'année 1936.

 

On peut découvrir des publications moins connues comme "Le bulletin paroissial de Vico" qui exista de 1929 à 1938.

 

Image extraite de "Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes"

Image extraite de "Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes"

Ce bulletin fut créé par le Père Dominique FRANCHI, curé de Vico de 1928 à 1955. Il est cité à la page 253 de l'ouvrage collectif "Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes" (éditions Alain Piazzola) qui est toujours disponible en librairie ou par correspondance (Amazon: https://www.amazon.fr/Vico-Sagone-Regard-sur-terre-hommes/dp/2364790441).

 

Ce périodique fournit de nombreux renseignements sur la vie religieuse à Vico pendant les dix années qui précédèrent la guerre. Mais il permet aussi de connaître les activités de l'association La Vicolaise de Paris ou d'apprendre que l'électricité fut installée en 1938 (dix ans avant Poggiolo).

 

Cette publication apporte même une précision chronologique sur la visite pastorale de l'évêque, Mgr RODIÉ, à Poggiolo, qui a été décrite dans un article précédent.
 

La presse corse (et même vicolaise) accessible sur internet

Le bulletin écrit que cette visite eut lieu le mercredi 10 juin 1936.

 

N'hésitez donc pas à vous plonger, par écran interposé, dans les vieux journaux insulaires !

 

L'adresse du site des archives départementales est: 

http://archives.corsedusud.fr/Internet_THOT/FrmSommaireFrame.asp

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 18:00

Mgr de GERMAY, l'évêque de Corse, sera présent à Marseille

 

le 27 avril 2019

 

pour la 84ème journées des vocations sacerdotales pour la Corse.

Les cérémonies se dérouleront à la Cathédrale de la Major à Marseille.

 

L'évêque de Corse à Marseille

 

A 15 heures,

CONCERT

avec la participation de

Philippe GUEIT aux grandes orgues, trompette de René PERINELLI,

Jonathan PILATE baryton, Chorale FIOR DI MACHJA.

 

 

A 16 heures,

MESSE

concélébrée par

Mgr Georges PONTIER,

Archevêque métropolitain de Marseille,

et

Mgr Olivier de GERMAY,

Evque d'Ajaccio pour la Corse.

CHANTS ET ANIMATION MUSICALE

interprétés par 

Chorale FIOR DI MACHJA,

Philippe GUEIT aux grandes orgues et les trompettes de René PERINELLI.

 

 

17 H 30

TEMPS DE RENCONTRE CONVIVIAL

AUTOUR DU VERRE DE L'AMITIÉ

SUR LE PARVIS DE LA CATHÉDRALE.

 

 

Renseignements et réservation:

Comité des Vocations Sacerdotales 42 Quai du Port 13002 Marseille

19 Cours Napoléon BP 36 - 20181 Ajaccio cedex 01

Jean-Baptiste RENUCCI 06-81-64-82-69

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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 18:01

Pendant l'incendie de Notre-Dame de Paris, un pompier d'origine corse a eu un rôle très important que met en évidence l'entretien publié dans "Corse-Matin" de lundi 22 avril.

 

Stéphane CECCALDI a été appelé dès le début du sinistre au COGIC (centre opérationnel de gestion interministérielle des crises) car ce pompier a une spécialité très particulière d'expert en protection du patrimoine. Il est notamment titulaire d'une thèse sur la naissance du droit canonique au XIIème siècle et d'une autre sur le mobilier intérieur à la fin du XVIIème siècle.

L'article décrit le rôle que cet officier sapeur-pompier volontaire, qui dirige le service de sécurité incendie du Château de Versailles et du Trianon, a tenu pendant ces heures dramatiques et le bilan qu'il dresse de la situation actuelle de la cathédrale.

Issu d'une famille de Cristinacce et ayant passé son enfance à Marseille, Stéphane CECCALDI travaille également avec le SIS 2 A à la sécurisation du patrimoine de Corse du Sud. Il est donc tout à fait qualifié pour expliquer historiquement l'implantation des églises insulaires et leur importance pour l'identité de nos villages.

 

 

Pour le pompier de Versailles et de ND de Paris, l'église est le point de rassemblement identitaire du village
"L’église du village reste le point de rassemblement identitaire du village"

 

L’émotion est très vive dans la population. Preuve, s’il en fallait, de l’absolue nécessité de protéger le patrimoine ?

Oui, l’incendie de Notre-Dame est un vrai traumatisme psychologique qu’il faut prendre en considération, qu’il soit lié à la foi ou à un sentiment d’appartenance à une communauté. Il n’y a pas que les conséquences financières de la reconstruction et la perte patrimoniale. Lorsque j’assure des formations sur la sécurisation du patrimoine aux pompiers, je leur dis toujours de ne pas oublier que l’église du village reste le point de rassemblement identitaire d’une communauté, au-delà de toute croyance. C’est souvent le seul bâtiment ancien que l’on ait conservé dans une petite commune et dont on est fier.

 

Vous parlez des églises de village... Vous travaillez avec le Sis 2A pour la sécurisation du patrimoine. Quelle est votre mission ?

Nous procédons à un recensement des différents lieux culturels religieux, privés, châteaux, etc. C’est un travail que je fais depuis dix ans dans les Yvelines. Ce qui permet de rédiger, avant le sinistre, des fiches opérationnelles pour alerter de l’importance patrimoniale du lieu concerné, comme ce fut le cas à Notre-Dame. Un travail qui, à terme, peut amener, comme c’est le cas dans les Yvelines ou au musée Fesch, à la rédaction d’un plan de sauvegarde des biens culturels (PSBC) qui détermine les œuvres prioritaires à évacuer en premier ou à protéger.

 

Quels bâtiments en Corse devraient-ils, à votre sens, bénéficier de ce plan ?

La maison Bonaparte, la cathédrale d’Ajaccio bien sûr, où se trouve un tableau de Delacroix, l’église de Bonifacio avec ses fameuses statues de procession, le musée de la préhistoire à Sartène et un nombre absolument immense par rapport à la taille du département d’églises très anciennes avec des parties peintes importantes.

La Corse regorge d’un patrimoine religieux qui se trouve davantage dans les campagnes que dans les villes. Pour réévangéliser la Corse, Pise, au XIIe, XIIIe siècles, a implanté des églises dans les campagnes, pour aller plus vite à moindres frais.

Plutôt que de construire une église dans chaque village, un édifice était alors implanté au milieu de rien, une église qui était ensuite partagée, à titre d’exemple, par quatre communes dans un rayon de 3 km. Je travaille pour le Sis 2A mais la Haute-Corse est également remplie de trésors. Le Cap Corse, la Castagniccia… des fresques extraordinaires se trouvent aussi dans les églises du côté de Corte.

 

Propos recueillis par Caroline MARCELIN

 

Dans la pieve de Sorru in Sù, l'implantation de l'église Sant'Anarilla près des Trois Chemins correspond bien à ce récit. Au XVIème siècle, elle fut remplacée par l'église piévane de St Siméon. Cette histoire a été racontée dans l'article de ce blog dont voici le lien:

 

 

A noter: Stéphane CECCALDI a déjà été présenté aux lecteurs de "Corse-Matin" dans son édition du 17 novembre 2018.

Cliquer sur l'image pour lire l'article.

Cliquer sur l'image pour lire l'article.

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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 23:59

 

Joyeuses Pâques !

 

Que vous soyez croyants ou non, passez une bonne journée de Pâques, symbole de l'espérance qui permet de vaincre tous les malheurs.

 

Fresque sur la voûte de l'église Saint Siméon de Poggiolo (photo Michel Franceschetti).

Fresque sur la voûte de l'église Saint Siméon de Poggiolo (photo Michel Franceschetti).

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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 18:00
Douleur du Vendredi Saint et défense du patrimoine à Poggiolo

Pour les catholiques, la douleur de l'incendie de Notre-Dame de Paris est d'autant plus vive que cette catastrophe a eu lieu au début de la Semaine Sainte qui, avant l'annonce de la résurrection le dimanche de Pâques, passe par la douleur de la mort du Christ sur la croix le vendredi.

La désolation des parents et amis de Jésus est bien représentée à Poggiolo par le grand tableau de la descente de la croix, réalisé par Damaso MESTRACCI, qui se trouve dans l'église Saint Siméon. 

Ce chef d'œuvre a été présenté dans deux articles précédents de ce blog. Nos lecteurs pourront s'y référer.

 

Cette peinture a été réalisée en 1939.

Ne faudrait-il pas profiter de l'année 2019 pour fêter dignement les 80 ans d'une des merveilles de Poggiolo? Quand on a un patrimoine, il faut bien le protéger, mais aussi le faire connaître.

 

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 18:00

Jean-Martin DESANTI (voir l'article précédent) se maria deux fois: avec une Italienne et avec une Guagnaise.

 

L’ITALIENNE

La première fois, ce fut le 9 septembre 1878, à PÉRONNE, alors qu’il était en garnison à TOUL.

Il épousa Rose Catherine Aima BRANDIA, une Italienne, née à ROME en 1837 et habitant PÉRONNE où elle était ménagère. Ses parents à elle étant décédés, la seule contrainte fut de traduire en français ses actes d’état-civil.

Par contre, Jean-Martin dut obtenir l’autorisation de sa hiérarchie, en l’occurrence du général commandant le 6ème corps d’armée, et aussi de ses parents, âgés alors de 66 ans pour son père et de 64 ans pour sa mère. Il avait pourtant 32 ans!

Rose DESANTI née BRANDIA.

Rose DESANTI née BRANDIA.

 

L’acte de mariage de PÉRONNE nous apprend que les publications de projet de mariage se firent devant la porte des maisons communes de PÉRONNE et de POGGIOLO (les dimanches 11 et 18 août 1878 à midi, au village). Il n’y avait donc pas d’affichage public à cette époque.

Rose avait 41 ans lors du mariage, soit 9 de plus que son époux.

Ils n’eurent pas d’enfant et Rose, après avoir suivi son mari en Algérie, mourut le 26 février 1898 à POGGIOLO, un an après l’attribution de la Légion d’Honneur à Jean-Martin. Elle est enterrée dans le cimetière privé de J B DEMARTINI à POGGIOLO.

Pierre tombale de Rose.

Pierre tombale de Rose.

 

LA GUAGNAISE

Le veuvage de Jean-Martin fut très bref.

Dès le 12 juillet 1898, soit quatre mois et demi après le décès de Rose, il se remaria avec Marie Gaëtane CERATI, née en 1862 à GUAGNO où eut lieu la cérémonie. La décision avait été prise rapidement puisque l’acte de mariage indique que les publications avaient été faites à POGGIOLO et à GUAGNO les 26 juin et 3 juillet. Les parents de la mariée ne signèrent pas car ils ne savaient pas écrire.

 

Marie Gaëtane Cerati à la fin de sa vie.

Marie Gaëtane Cerati à la fin de sa vie.

 

Jean-Martin avait alors 52 ans et sa nouvelle épouse 35 (17 ans de moins!).

Elle lui donna les enfants qu’il attendait. Trois disparurent très vite: au bout de 9 jours, 43 jours et 16 mois. Mais l’aînée, née le 3 novembre 1900, vécut 94 ans et porta le prénom de Rose, en souvenir de la première femme de Jean-Martin.

 

Acte de naissance de Rose Desanti.
Acte de naissance de Rose Desanti.

Acte de naissance de Rose Desanti.

 

Pour couler une vie familiale agréable, Jean-Martin fit construire une belle maison sur son terrain de Vignarella.

La porte d’entrée est toujours surmontée par ses initiales (D JM) et par la date de construction (1899).

Cette maison atteint donc cette année l'âge de 120 ans!

Elle fait partie des "maisons de notables" présentées dans un article précédent.

Jean-Martin couche chez Leonore. 2/2 : LA VIE FAMILIALE

 

LES FRANCESCHETTI

Rose, plus souvent connue comme Rosine, se maria le 19 janvier 1922 avec Jean-Antoine FRANCESCHETTI, né en 1897, lui aussi fils d’une CERATI de GUAGNO, prénommée Judith.

Jean-Antoine était le neveu de Philippe CERATI, adjoint socialiste au maire de Marseille, dont la biographie a été publiée sur ce blog.

Philippe FRANCESCHETTI (1857-1921), le père de Jean-Antoine, avait lui aussi fait carrière dans l'armée. Voir l'article sur "Les prénoms préférés des familles".

 

Jean-Martin Desanti en 1921.

Jean-Martin Desanti en 1921.

De gauche à droite: Marie Gaëtane (se protégeant la figure avec la main), Rose, Jean Martin Desanti et Jean-Antoine Franceschetti.

De gauche à droite: Marie Gaëtane (se protégeant la figure avec la main), Rose, Jean Martin Desanti et Jean-Antoine Franceschetti.

 

Jean-Martin rendit son dernier soupir peu après, le 13 mars 1922, à l’âge de 75 ans.

Le chevalier de la Légion d’Honneur repose maintenant dans le cimetière privé de J B DEMARTINI à POGGIOLO, juste à côté de la tombe de Rose, son premier amour.

Jean-Martin couche chez Leonore. 2/2 : LA VIE FAMILIALE

Il ne connut donc pas ses deux petits-fils Philippe (prénom traditionnel chez les FRANCESCHETTI) né la même année 1922 à Poggiolo et Jean-Martin (comme son grand-père) né en 1925 à Marseille.

Quant à Marie Gaëtane, elle survécut vingt-trois ans à son mari Jean-Martin. Décédée le 21 mars 1945, elle fut enterrée dans le cimetière communal, aucune place n’étant alors disponible dans le cimetière privé.

 

Rosine et Jean-Martin DESANTI ont eu 23 descendants actuellement vivants:

- 14 FRANCESCHETTI (le plus jeune est César, né le 21 octobre 2017, et le plus âgé Michel, né le 2 novembre 1949)

- 3 CALDERONI

- 3 ALESSANDRI

- 2 CAO

- 1 ATLAN

 

 

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 09:40
Le patrimoine n'est pas éternel

 

Le terrible incendie de Notre-Dame de Paris montre que tout patrimoine est fragile et peut disparaître.

 

Le travail de nos ancêtres doit être préservé de la destruction, de l'ignorance et de la bêtise. Chacun, dans sa région, sa ville ou son village, doit se préoccuper de la meilleure façon de le conserver et de le faire connaître.

 

Sur cette Terre, nous sommes tous des passants temporaires et aussi des passeurs qui devons transmettre le meilleur du passé aux générations suivantes. C'est notre devoir à tous.

 

Le patrimoine n'est pas éternel
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona).

 

Lundi 13 juillet:

Grand bal au Belvédère.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival 

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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