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Quand un homme qui a occupé de hautes responsabilités décède, il a toujours droit, quoi qu'il ait fait, à un concert de louanges unanime.
Ce blog n'est pas le lieu où juger l'œuvre politique de Jacques Chirac. Nous retiendrons seulement qu'il n'oubliait pas ses racines corréziennes et qu'il tenait à montrer sa proximité envers les Français des campagnes et des petites communes.
Le hasard fait que l'un des grands succès de la chanson cette année a été "A nos souvenirs", interprétée par Trois Cafés Gourmands. Elle est à la gloire de la Corrèze et, surtout, des racines que chacun porte en soi.
Ces chanteurs ont "la Corrèze dans le cathéter". Mais on peut remplacer le nom de ce département par n'importe quel "petit bout de terre / Où vit encore mon père" ou bien d'où viennent nos ancêtres.
Tous, "On est des petits enfants / De ce joli coin de France", coin qui peut se trouver près de Tulle comme il peut être dans un village corse ou dans une autre région.
Ecoutez la chanson mais, surtout, lisez bien les paroles.
En quoi un chantier de rénovation de rue à Marseille peut-il intéresser des gens de Guagno ou de Poggiolo?
Il en est pourtant ainsi avec les travaux du boulevard de la Blancarde. L'agrandissement des trottoirs et la création d'une voie cyclable ont lieu sur cette artère, et notamment devant la place CERATI. Le président du CIQ (comité d'intérêts de quartier) vient de protester contre les retards du chantier, contre le manque de concertation de la mairie et contre les défauts du projet de rénovation.
Il demande que la place Philippe CERATI, fermée depuis longtemps à cause de vandalisme sur son aire de jeux, soit transformée en "place de village, vivante, comme elle le fut autrefois, où l'on pourrait organiser des animations, des fêtes" ("La Provence" dimanche 22 septembre).
Cette place a reçu son nom en 1924, en mémoire de Philippe CERATI, adjoint au maire de Marseille, mort accidentellement en 1921. Né à Guagno en 1867, il devint pharmacien. Militant au parti socialiste, il fut élu à la mairie où il joua un rôle important.
Sa biographie a été publiée sur ce blog dans un article intitulé "La réponse à la devinette guagnaise".
Judith, la soeur de Philippe CERATI, épousa Philippe FRANCESCHETTI, lieutenant de la territoriale, originaire de Poggiolo. De leur union, descendent les FRANCESCHETTI, ALESSANDRI, ATLAN, CALDERONI et CAO.
Voici à quoi ressemblait l'aire de jeux de la place Cerati avant d'être vandalisée.
Et la voici maintenant fermée, taguée, démontée et non entretenue.
La place est toujours signalée sur son côté gauche par une belle plaque, œuvre du grand artiste marseillais Bernard BRANDI.
Une plaque du même style et du même artiste existe quelques centaines de mètres plus loin, avenue Maréchal Foch.
Il n'est pas donc pas inutile de s'inquiéter de ce que devient le seul lieu de Marseille dédié à un Guagnais.
Rappel: avec la place Philippe FRANCESCHETTI, un Poggiolais a également été honoré à Marseille. Voir l'article "Souvenir de Philippe Franceschetti".
Avez-vous connaissance d'autres villes où des voies portent le nom de personnes originaires de Poggiolo, Guagno, Orto ou Soccia?
Article rédigé par Michel Franceschetti,
arrière-petit-neveu de Philippe Cerati
Malgré le temps menaçant, "u mele in festa" de Murzo a connu son succès habituel. Le compte-rendu de Pascale CHAUVEAU publié dans "Corse-Matin" de lundi 23 septembre met l'accent sur la variété des produits proposés sur les stands des commerçants et artisans présents à cette foire du miel.
A l'année prochaine !
Le but des Journées du Patrimoine qui ont eu lieu les 21 et 22 septembre est de permettre à tous de voir de près des éléments du patrimoine, et notamment les monuments historiques.
Cette dénomination de monuments historiques, créée par le ministre Guizot en 1830, a été reprise par la loi du 31 décembre 1913 et précisées ensuite.
Les monuments historiques peuvent être soit classés, soit inscrits sur la liste officielle, selon leur intérêt historique, culturel ou artistique. Malheureusement, cette liste n'est pas très connue.
Savez-vous que l'on peut trouver des objets classés monuments historiques à Soccia, Orto et Poggiolo?
A Soccia, il existe:
- une huile sur toile représentant le "Baptême du Christ par St Jean-Baptiste" (école italienne du XVIIème siècle)
et surtout
- le triptyque en bois polychrome du XVème siècle représentant la Vierge à l'enfant entourée de St Marcel et St Pierre, classé le 7 mars 1957.
Ils ont fait l'objet d'un article sur ce blog.
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Les monuments historiques de Soccia - Le blog des Poggiolais
Les rediffusions à la télévision ont du bon quand elles permettent d'admirer des images de qualité. Ce fut le cas mercredi 16 mars 2011 à 20h35, avec "Des racines et des ailes" qui rediffusait...
http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-monuments-historiques-de-soccia-69565699.html
Orto et Poggiolo ont été cités dans la liste des "objets mobiliers" classés monuments historiques par l'arrêté du Ministère de la Culture en date du 6 mai 1982.
Le tableau mentionné comme étant à Orto représente "Vierge à l'Enfant remettant le Rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne".
En fait, il se trouve actuellement dans une chapelle latérale (la plus proche de l'autel, à gauche) de l'église St Siméon de Poggiolo. Il a même été utilisé pour imprimer la seule carte postale poggiolaise encore commercialisée (voir l'article La seule carte postale actuelle).
De plus, il se trouve cité, exactement au même endroit, dans l'inventaire réalisé le 2 juin 1905.
Curieux! Orto et Poggiolo auraient-ils des tableaux identiques?
Non, car si le thème est le même, l'agencement des personnages est différent.
L'arrêté ministériel mentionne deux objets se trouvant à St Siméon.
L'un d'eux est décrit comme:
"Tabernacle du maître-autel, bois sculpté, colonnettes torses en bois d'olivier, XVIIe s."
Cette œuvre magnifique est toujours en place. Son auteur n'est pas connu mais le travail est bien de facture franciscaine comme d'autres tabernacles corses. Mais celui de Poggiolo ne peut qu'être magnifique.
En tout cas, lors de sa visite pastorale du 16 juillet 1702, Mgr Giovanni Battista COSTA, évêque de Sagone de 1688 à 1714, nota que ce tabernacle était le plus beau du "delà des monts".
L'autre objet classé monument historique est une:
"Cuve baptismale aux armes de Mgr Raphaël PIZZURNO, marbre blanc, XVIIe s. (provient de l'ancienne cathédrale Saint-Appien de Sagone)."
Monseigneur PIZZURNO naquit en 1600 ou 1601 à Prades (Roussilon). Entré dans les ordres, il fut officia à Gênes et fut désigné comme Général des Mineurs Observantins. Le pape Urbain VIII le nomma évêque de Sagone en 1639 et il prit ses fonctions en février 1640.
Sources: Cronica di a Corsica, estudiosminimos.eu et Wikipedia
La tradition orale donne deux versions de la présence de ses fonts baptismaux:
- dans un premier cas, ce serait un cadeau de l'évêque (ou d'un de ses successeurs) aux Poggiolais;
- dans l'autre version, il aurait été trouvé dans les ruines de la cathédrale de Sagone par des bergers poggiolais qui l'auraient caché sur la plage, dans le sable ou sous des branchages, le temps, la saison hivernale terminée, de l'amener au village lors de la transhumance.
Il est vrai que les évêques du diocèse avaient abandonné Sagone pour Vico en 1569 et s'étaient installés à Calvi à partir de 1625. Mais l'argument n'est pas suffisant.
On peut lire dans les rapports des visites pastorales de 1698, 1702 et 1708 que les couvercles des fonts baptismaux ne sont pas recouverts de tissu de couleur. Mais ces textes ne comportent aucune description de ces bassins destinés aux baptêmes, ni aucun renseignement sur leur origine. La version de la découverte par des bergers se trouve dans le rapport de la visite de... 1887, ce qui est très tardif.
Quoi qu'il en soit, nos villages ont des monuments historiques qui méritent d'être connus et admirés.
Depuis 2013 où était paru le premier tome aux éditions Alain PIAZZOLA, les passionnés du passé de notre île attendaient le second tome de "Histoire de la Corse". Le voici enfin.
Toujours sous la direction d'Antoine-Marie GRAZIANI, un collectif d'historiens raconte la période depuis les révolutions corses du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours.
Un livre essentiel.
Le décès de Maryse NICOLAÏ, mardi 10 septembre à l'âge de 85 ans, ne dira peut-être pas grand-chose aux jeunes d'aujourd'hui. Pourtant, elle était une très grande chanteuse.
Dans les années 70, elle participa au mouvement du riacquistu, cette renaissance culturelle corse. Comme son ami Antoine CIOSI, elle avait débuté dans les chansonnettes avant de s'orienter vers des œuvres plus proches de l'esprit corse.
Elle a interprété "S'o era un", "E tre surelle", "Voceru", "Romantica", "C'est mon pays", "Amore", "Isula Rossa", "La complainte corse", "U pastore", "Ritratu", "A tribbiera", et d'autres encore. Nous vous proposons à la fin de cet article d'écouter "Parlemu corsu" où elle défend la langue de ses ancêtres.
La mort de Maryse NICOLAÏ intervient à moment qui est un tournant pour la chanson insulaire.
Antoine CIOSI, à 88 ans, fait cette année les derniers concerts de son "Ultimu giru".
Il y a deux ans, le groupe I Chjami Aghjalesi a fêté ses quarante ans d'existence par un disque- anniversaire.
I Muvrini avait commencé à se faire connaître, lui aussi il y a quarante ans, avec "Ti ringrazianu".
Le premier enregistrement de Canta U Populu Corsu ("Eri, Oghje, Dumane") date de 1975 (44 ans). A Soccia, nous connaissons tous Ceccè BUTEAU qui entretient toujours l'âme de ce groupe mythique.
Les grands ancêtres laissent la place. Aux jeunes, et ils sont nombreux à le vouloir, de continuer à maintenir la qualité de la chanson corse.
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Dans son excellente production "La musique corse dans tous ses états", Patricia Baudoux a consacré son émission du 8 septembre aux quarante ans d'I Chjami Aghjalesi. Vous pourrez y entendre une douzaine de leurs chansons.
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Emission 569 du 8 septembre 2019 - I CHJAMI AGHJALESI 40 ANNI
"Corsica ... ou la musique corse dans tous ses états" Emission 569 du 8 septembre 2019 Fêtons les 40 ans des Chjami !! Merci aux Editions RICORDU pour l'envoi du double album !! Liste des chants ...
https://www.podomatic.com/podcasts/corsica-podo-17/episodes/2019-07-31T10_53_59-07_00
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Vacances de la Toussaint:
du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026
Dimanche 1er novembre, célébration suivie la bénédiction du cimetière:
- Orto 9h30
- Soccia 11h15
- Poggiolo (église St Siméon): 15 h
- Guagno-les-Bains (bénédiction du cimetière seulement): 16h30
Vacances de Noël:
du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027
Début janvier 2027:
Assemblée générale du Comité des Fêtes.
Vacances d'hiver:
du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027
Vacances de Pâques:
du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027
Vacances d'été:
à partir du samedi 3 juillet
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.