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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 18:02

Dans les articles précédents décrivant les maisons poggiolaises , il a été plusieurs fois fait mention des balcons. Ils ornent les façades des "maisons de notables" mais aussi d'autres habitations.

 

Avoir un balcon était signe de richesse et chaque famille voulait en avoir. Le plus souvent, il était sous la forme d'une avancée pas très large ni très longue au-dessus de la porte d'entrée principale. La maison Ceccaldi semble avoir été la seule à exhiber un balcon au premier étage et un autre au second.

 

Le film proposé ci-dessous montre ces balcons de Poggiolo. Et il ne fut pas oublier que, dans la langue italienne, au lieu  de "balcone", on emploie souvent le terme de "poggiolo" pour désigner un balcon...

 

Regardez les poggioli de Poggiolo.

 

© photos Michel Franceschetti

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7 août 2018 2 07 /08 /août /2018 18:05

L'emplacement des maisons dites "de notables" et leurs dates de construction ont déjà été évoquées (cliquer ICI). Il reste à voir leur organisation interne et leurs utilisations.

 

L'entrée de la maison est une porte à deux battants donnant sur un long couloir, comme le montre cette photo de l'intérieur de la maison de Marione.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

On distingue bien, à droite et à gauche, les ouvertures vers des pièces qui étaient, en principe, la cuisine et un salon.

Au fond du couloir, se trouve un escalier en bois tournant à 180° à chaque palier.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Il permet d'accéder à un ou deux étages avec des chambres et souvent, au premier, un autre salon avec balcon. Le balcon, était autrefois signe extérieur de richesse. 

L'escalier allait jusqu'au grenier souvent éclairé par des ouvertures rondes.

Balcon et ouverture du grenier s'observent bien sur la façade de la maison CECCALDI.

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Par contre, pas de cave en sous-sol. Une pièce du rez-de-chaussée servait de cave et de cellier.

Des entrées secondaires existaient sur le devant ou sur le côté, l'une étant la porte de la cave.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Les pièces du bas pouvaient avoir des destinations particulières.

Dans l'actuelle maison de Valère, le salon servait véritablement de bureau de mairie quand le maire était Jean-François CECCALDI (de 1919 à 1941 et de 1943 à 1959). On raconte que la porte de côté servait à faire entrer les conseillers municipaux et les divers solliciteurs.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Un magasin se tint dans la maison MARTINI. Nous y reviendrons dans un prochain article.

 

L'été, l'atout principal de ces maisons était la présence d'une place ombragée.

On pouvait s'y prélasser comme cet individu à barbe rousse, chemise à carreaux et espadrilles en été 1972.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Les enfants avaient de l'espace pour s'amuser.

Michel et Jean-Pierre Franceschetti en été 1952. © Michel Franceschetti

Michel et Jean-Pierre Franceschetti en été 1952. © Michel Franceschetti

On pouvait réunir du monde, comme ici devant la maison MARTINI, lors d'une tournée électorale en 1926.

Photo Martini

Photo Martini

On pouvait bavarder avec le facteur (ici, Mimi CANALE) qui apportait le courrier.

Photo Martini

Photo Martini

Bien sûr, l'herbe pousse.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Mais un minimum d'entretien rend un aspect sympathique à l'endroit.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

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5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 18:00

La tragédie du canyon de Zoicu a remis en mémoire une légende concernant le Liamone dont les rivières de Soccia, Poggiolo et Guagno sont les affluents.

Cet article est paru en août 2014. Il était le sixième d'une série de sept sur "les légendes de chez nous".

 

 

 

Avec ses 41 kilomètres, le Liamone est un long fleuve pour la Corse. Prenant sa source près de Letia, sur le versant ouest du massif du Cimatella, il descend vers le golfe de Sagone après avoir traversé tout le canton des Deux Sorru. Le Fiume Grosso qui passe à Guagno-les-Bains est un de ses principaux affluents.

Ce cours d'eau qui paraît tranquille l'été connaît de fortes variations de débit en fonction des pluies et des saisons. Le phénomène de la fiumara est particulièrement impressionnant (voir l'article Gare à la fiumara). 

Chaque année, les rives du Liamone connaissent des événements dramatiques (voir les articles Hélitreuillage à Zoicu et Mort dans le Fiume Grosso).

Mais savez-vous que l'origine de ces dangers vient d'un pacte avec le Diable?

Daniela RADUT le raconte dans son livre "Vivant entre deux mondes" paru en 2013 (ed. Société des Ecrivains).

 

 

Golu, Tavignanu et Liamone étaient trois frères, nés dans les montagnes de l’île.

 l'insouciance tragique du Liamone

Un jour, comme ils ne pouvaient plus se résigner à continuer à vivre dans le terrible froid qui s'était installé dans les montagnes, les trois frères ont décidé de descendre vers les plaines, à la recherche d'un endroit avec des températures plus douces et c'est pour ça qu’ils sont partis, chacun sur un chemin, pour se réunir de nouveau, tous les trois, à un certain point sur le rivage.

Golu et Tavignanu ne perdirent pas de temps, ils descendaient donc le plus vite possible de la montagne et, en un temps assez court, ils atteignirent le lieu de rencontre prédéterminé. Ce ne fut pas la même chose avec Liamone qui, après avoir erré à travers les montagnes et les vallées, tout à coup, s'est rendu compte qu'il était très en retard et ne serait pas en mesure d'atteindre le point de rencontre au bord de la mer, selon leur décision prise avant le départ.

Alors, un grand désespoir l'envahit, car il ne savait pas comment tenir sa promesse envers ses frères. Ce fut pour Satan le moment propice, très attendu, et il s'est présenté immédiatement devant Liamone, lui proposant une transaction simple mais horriblement cruelle: lui, Satan, permettrait à Liamone d'arriver à temps au point de réunion avec ses frères sur le rivage et, en échange de cela, Liamone donnera à Satan une âme chaque année. N'ayant pas le choix, Liamone accepta l'accord. 

 

Donc, c'est comme ça que la légende corse explique pourquoi, dans les eaux de la rivière Liamone, ou dans les eaux de l’un de ses trois affluents, Catena, Fiume Grossu ou Cruzzini, chaque année, se noie au moins une personne, son âme étant le prix payé par Liamone à Satan.

Malgré son pont ultra-moderne, l'embouchure du Liamone reste dangereuse.

Malgré son pont ultra-moderne, l'embouchure du Liamone reste dangereuse.

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20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 18:04

Quatorze maisons poggiolaises comportent des dates s'étalant entre 1702 et 1933. Mais il faut parvenir à déchiffrer ces données. 

Les années sont parfois très visibles quand elles sont en fer forgé ou quand la gravure est soignée.

© Michel Franceschetti© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Sur certains murs, la lecture peut être difficile. Le déchiffrage ne peut se réaliser correctement qu'avec un certain éclairage. Le meilleur moment est celui où les rayons solaires sont rasants.

Exemple: la maison 1766 prise à deux moments différents de la journée.

 

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

L'inscription la plus récalcitrante est celle de la pierre marquée 1850. Son éclairage n'est jamais correct et l'incertitude demeure sur la date réelle.

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

Pour trancher entre 1830 et 1850, il a fallu se résoudre à passer un bâton de craie dans les creux. Il n'y a alors plus de contestation.

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

Des inscriptions sont récalcitrantes car le temps les a trop abimées.

Ainsi, le linteau de la cabane qui est à côté de la partie de la maison PINELLI où habitent Dumé et Félicie.

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

Autre difficulté: les réaménagements opérés à des moments ultérieurs détruisent les indices des époques précédentes.

Ainsi, à droite de la chapelle Saint Roch, au-dessus d'une porte sur laquelle est vissée une plaque en cuivre avec le nom "Raymond MARTINI".

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

L'entrée est surmontée d'un petit balcon qui a été ajouté bien après la construction. La preuve en est que l'on devine une inscription. Mais la moitié supérieure des chiffres et des lettres a disparu. Pourra-t-on jamais reconstituer ce texte? 

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

 

La recherche du passé est un long fleuve mais pas tranquille du tout !

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 19:04

La plus récente des maisons datées de Poggiolo est à l'écart du cœur du village. 

La villa MARTINI se trouve sur le côté gauche de la route, après le monument aux morts et la fontaine du Lucciu. Derrière une grille, une allée conduit directement à la maison, en partie cachée par la végétation. 

 

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Elle a les caractéristiques des maisons de notables déjà décrites (dans l'article "Les notables et les routes"): forme massive, presque carrée, balcon en façade, dans un terrain évitant de toucher un autre édifice. Bien évidemment, elle est au bord de la route construite à la fin du XIXème siècle.

La date de construction n'a pas été gravée sur le linteau de l'entrée mais sur une plaque apposée à côté de la porte d'entrée.

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

L'inscription complète est:

Villa

F. A. Martini

1933

 

Elle est donc la plus récente des maisons poggiolaises datées. Parmi elles, aucune n'a la qualification de "Villa". 

D'ailleurs, parmi les anciens du village, on l'appelle plutôt "la maison de Ceccantone".

Les lettres F et A sont les initiales de "François Antoine", "Ceccu Antone" en corse, compacté en "Ceccantone". 

 

Ceccantone (photo Martini)

Ceccantone (photo Martini)

François Antoine MARTINI est né en 1878. Il s'engagea en 1897 dans l'armée, au 12e Régiment d'Infanterie. En novembre 1903, il devint surveillant militaire dans les établissements pénitentiaires de Guyane, plus exactement au camp de Charvein. 

Sa présence dans ce lieu, ainsi que les souvenirs qu'il en ramena, a été décrite dans un article précédent.

Ceccantone prit sa retraite en mai 1928 et s'installa dans sa "Villa" terminée cinq ans plus tard.

A cette époque, elle était la maison la plus éloignée du cœur du village.

Très loin, aux Trois Chemins, se trouvait seulement la maison attenante au "petit four" dont la date de construction est inconnue.

Il fallut attendre une vingtaine d'années pour voir s'édifier, à l'initiative de Martin de Sorru, la maison COLONNA.

 

Maison Colonna  © Michel Franceschetti
Maison Colonna  © Michel Franceschetti

Maison Colonna © Michel Franceschetti

Une photo prise d'avion autour de 1960 montre, au fond et en haut,  le relatif isolement de ces deux maisons.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Mais, depuis les années 1970, de nombreux chantiers ont essaimé le long de la route de Soccia et un nouveau quartier est apparu.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

3: maison Ceccantone - 5: maison Colonna. Cliquez pour agrandir.

3: maison Ceccantone - 5: maison Colonna. Cliquez pour agrandir.

François Antoine MARTINI est décédé le 20 janvier 1968. La famille de son neveu Xavier PINELLI y a logé. Puis, le couple ROSANO  y fut locataire jusqu'en 2011.

En 2013 et 2014, de grands travaux ont complètement restructuré le bâtiment.

 

 

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Les côtés de l'allée d'entrée avaient été transformés par ROSANO en un beau jardin floral qui a maintenant cédé la place à des installations de jeux pour les enfants de la famille.

La maison Ceccantone est toujours vivante.

 

(à suivre)

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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 17:21

Un peu plus bas que la chapelle Saint Roch et des deux maisons présentées la dernière fois (voir l'article "Autour de Saint Roch"), il reste à voir autour de la place Inghjo quatre maisons portant des dates de construction très étalées dans le temps: 1766, 1832, 1850 et 1931.

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

 

Maison 1766:

A la Teghia, en face de la maison Franceschetti, se trouve une placette dominant la stretta. L'entrée de la maison MICHELANGELI, où habitent Marie-Paule et Jean-Marc FRANCHI, est surmontée par un linteau allongé.

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

 

La date gravée est 1766, ce qui en fait la deuxième maison la plus ancienne des maisons datées de Poggiolo, après la maison PINELLI 1702), comme vu dans un article précédent.

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

 

 

Maison 1832:

De l'autre côté de la place Inghjo, s'allonge le bâtiment surnommé "la maison de Tata". Une porte à deux battants est en haut d'un terrazzolo, le perron avec quelques marches.

 

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

Au dessus du linteau, une pierre bien découpée, de forme presque carrée, porte trois lignes gravées:

 

D.O.M.

M.R.F.

I°. M°. 1832

 

On retrouve l'expression D.O.M., abrégé de l'expression latine Deo optima maximo, c'est-à-dire "à Dieu très bon, très grand", vue dans l'article précédent.

L'un de nos lecteurs pourrait-il donner l'explication de la deuxième ligne?

En tout cas, la date de construction est bien 1832.

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village
Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village
Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

 

Le linteau fut à une époque couvert par le mot "CAFÉ" tracé à la peinture. Un tableau analysé dans l'article "Le café de la ruelle derrière St Roch" le montre bien.

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

 

 

 

Maison 1850:

En sortant de la place par les marches de droite, on rejoint la stretta. Juste à l'angle que fait la ruelle, se trouve dans le mur une pierre qui a été préservée du crépissage recouvrant cette dépendance de la maison de Louis DEMARTINI.

On peut y voir les quatre chiffres qui forment l'année 1850.

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

Très curieusement, elle ne se trouve pas au-dessus d'une entrée mais à environ un mètre de hauteur. Aurait-elle été déplacée d'une autre partie de la maison ou viendrait-elle d'un autre édifice?

 

 

Maison 1931

En face, de l'autre côté de la rue, une inscription plus discrète surmonte la porte de la maison.

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village
Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

 

La particularité de cette date est d'être du XXème siècle alors que toutes les autres sont des XVIIIème et XIXème siècles.

La coutume a disparu au siècle suivant. Une seule autre maison porte une date d'après 1900. Elle est près de la fontaine, au début de route vers Soccia. Elle sera présentée dans un autre article. 

Ici, les initiales

D. A.

sont suivies de l'année

1931

 

 

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

 

La date interroge: cet édifice a-t-il été construit en 1931 ou n'est-ce que le moment de sa réorganisation?

Le cadastre de 1857 montre qu'une maison existait alors. Elle portait le numéro de parcelle 441 (cercle vert).

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

Les photos aériennes récentes montrent une construction un  peu différente (cercle bleu).

 

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

Un grand réaménagement a donc dû se produire en 1931.

 

Une autre  modification a eu lieu tout récemment, en 2017: la porte n'existe plus!

 

Elle a été remplacée par une fenêtre moderne à double vitrage. 

Les maisons poggiolaises: 6 - Le bas du village

Vannina BERNARD, qui habite là, explique que cette modification a été imposée pour des raisons d'isolation, d'autant que, lors des orages, la pluie du ruisseau entrait dans la maison.

Mais elle a tenu, et elle a eu bien raison, à conserver la date.

 

Tradition et modernité peuvent parfois s'accommoder.

(à suivre)

 

Photos © Michel Franceschetti (sauf le cadastre et les deux vues aériennes)

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 12:32

A l'occasion des 20 ans de l'appellation,

les apiculteurs en AOP Miel de Corse

vous invitent sur leurs exploitations !

Les vendredi 6 et samedi 7 juillet, les apiculteurs vous ouvrent leurs mielleries dans différentes micro-régions de Corse. Venez les rencontrer et déguster la gamme des 6 miels en AOP !

Des animations et visites sont organisées par les apiculteurs pour vous permettre de découvrir ou redécouvrir le monde fascinant des abeilles et le métier «d’éleveur d’abeilles».

A Murzu, atelier et rencontre avec Jean-Luc Battesti à la Casa di u mele.

Réservation au 06 82 89 60 18. 

Les mielleries sont ouvertes pour vous vendredi et samedi

Et n'oubliez surtout pas:

 

U Mele in Festa

Dumenica 23 di Sittembre

in Murzu !

 

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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 17:59

Après les Case Suprane et les maisons de notables échelonnées le long de la route, il reste à voir les habitations voisines de la chapelle et de la stretta.

Six portent des dates de construction, sur un total de treize dans l'ensemble de Poggiolo.

Deux sont proches de la chapelle Saint Roch: les maisons 1816 et 1828.

Les maisons poggiolaises: 5 - autour de St Roch

 

 

La maison 1816

A gauche de Saint Roch, l'endroit encore appelé par les anciens "maison de Santa Joffre", a la particularité de présenter une datation gravée en chiffres romains.

Les maisons poggiolaises: 5 - autour de St Roch
Les maisons poggiolaises: 5 - autour de St Roch
Les maisons poggiolaises: 5 - autour de St Roch

On peut lire:

MDCCCXVI

Dans notre écriture, ces lettres signifient:

1816

 

On peut remarquer que le D des 500 a été gravé à l'envers.

D'autre part, l'inscription se trouve au premier étage, contrairement à toutes les maisons précédemment présentées.

 

 

 

 

La maison 1828

Juste après la chapelle, sur le bord droit de la stretta, près de l'entrée de l'ancien bar de Jean-Marie ORAZY (voir l'article "Après le café oublié, le café caché"), voici une autre belle indication.

Les maisons poggiolaises: 5 - autour de St Roch
Les maisons poggiolaises: 5 - autour de St Roch
Les maisons poggiolaises: 5 - autour de St Roch

La partie en demi-cercle est bien visible grâce à un filet récent de peinture noire. 

Elle comprend un cercle surmonté d'une croix au-dessus de l'inscription F.D.O.M., du moins si l'on interprète ce cercle comme servant aussi de lettre O.

Le globe avec la croix se retrouve sur la façade de la maison DESANTI-CHABROLLE déjà présentée dans les Case Suprane (voir l'article ici).

Ne serait-ce pas un orbe? Ce mot vient de l'expression latine orbis terrarum qui se traduit par «cercle des pays» et symbolise la domination du Christ sur le monde.

De plus, F.D.O.M. fait penser à l'expression D.O.M., abrégé de l'expression latine Deo optima maximo, c'est-à-dire "à Dieu très bon, très grand".

Si des lecteurs nous proposent d'autres significations, nous les accueillerons volontiers.

 

Quoi qu'il en soit, l'imprégnation catholique est évidente. Chaque nouvelle construction était placée sous la protection de Dieu, protection renouvelée chaque année avec la traditionnelle bénédiction des maisons (voir les articles sur la "spergiata" ICI et ICI).

 

La base du demi-cercle est encadrée par deux volutes. L'année 1828 est encadrée par deux groupes de deux lettres peu lisibles. 

 

(à suivre)

 

© Photos Michel Franceschetti

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 18:00

Les images anciennes provoquent toujours un peu de nostalgie. Mais elles sont également des témoignages à analyser pour découvrir de nombreux éléments du passé, et notamment de la vie quotidienne.

Il en est ainsi de la photo publiée dans "Settimana" vendredi 29 juin. Dans la série "I ricordi di i Tomasi", ce numéro a montré une vue de Soccia dont la date est inconnue mais se situe juste avant ou juste après la seconde guerre mondiale..

On pourra retenir l'erreur contenue dans le titre de l'article: "Jadis dans la verte pieve de Sarroinsù", puisque la pieve se nommait Sorroinsù.

De même, il existe dans le texte de description de cette image deux autres erreurs que sont suivies par la mention (sic).

 

Regardez bien cette belle photo et cherchez quel est l'endroit précis de Soccia qui est montré. Elle peut être agrandie en cliquant sur elle.

Soccia, jadis

"Le village de Soccia, à une date indéterminée. Dans la micro région des Dui-Sorri (sic), le découpage administratif de l'époque en avait fait deux cantons: le Sorru d'en haut, celui d'en bas. Dans la haute vallée, Soccia était le chef-lieu d'une pieve composée des communes d'U Pughjolu (sic), d'Ortu et de Guagnu. 

Sur ce cliché, le village était sans doute plus peuplé qu'aujourd'hui. Plus de 700 âmes au début du vingtième siècle, la population à (sic) chuté à 300 au sortir de la guerre avant de se stabiliser à environ 150 aujourd'hui. 

Dans ce paysage villageois séculaire, les signes d'une certaine modernité sont déjà visibles. Des câbles (pas encore ceux de la fibre) amènent l'électricité et même l'éclairage public dans les ruelles du village, comme en atteste le lampadaire situé sur la façade de droite. La charrette en bois et l'âne en charge de la tirer auraient sans doute besoin d'un peu de lumière à la nuit tombée, mais pas les premières automobiles. 

La rue, large et bétonnée, trahit en effet leur présence à cette époque. Sur la façade de gauche, une cabine de toilette installée sur le balcon indique que l'eau courante est arrivée dans les maisons." 

Jean-François Pacelli 

 

Toutes les photos présentes dans cette rubrique "I ricardi di i Tomasi" sont disponibles chez Photo Hall, 18 Cours Napoléon à Ajaccio. 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 18:05

Les quatre maisons construites à Poggiolo entre 1879 et 1899 ont de nombreux points communs dans leur architecture, évoqués dans les articles précédents.

Leur situation dans le village est également particulière. 

Les maisons poggiolaises- 4: les notables et les routes

Elles sont placées entre les Case Suprane et le quartier Saint Roch.

Elles n'ont pas pris la place d'habitations plus anciennes car, comme le prouve le relevé cadastral de 1857, cette partie intermédiaire n'était pas encore habitée au milieu du XIXème siècle.

 

Les maisons poggiolaises- 4: les notables et les routes

 

La route départementale n'existait pas encore. Les quatre maisons qui nous intéressent bordent cette route. Elles ont certainement été placées pour profiter des avantages de la proximité avec la route dont les travaux ont été très longs.

 

Pendant des siècles, Poggiolo n'a été reliée à Soccia et Orto que par des sentiers partant de Saint Siméon. Pour rejoindre Guagno-les-Bains et Vico, le chemin débutait aux Trois Chemins.

L'image ci-dessous montre l'ancien cadastre sur lequel ont été placées les quatre habitations et, en rouge, la nouvelle route.

 

Les maisons poggiolaises- 4: les notables et les routes

 

Routes et "maisons de notables" ont provoqué un grand changement dans la structure du village. Les deux ensembles séparés ont été assemblés et la circulation qui était surtout nord-sud est devenue est-ouest, le long de la route. Le mouvement s'est accéléré à la fin du XXème siècle où les nouvelles maisons ont été installées en suivant la voie vers Soccia.

Elles se reconnaissent bien dans l'illustration suivante, qui utilise une vue photographique de Google Maps.

La lettre N a été placée sur les quatre maisons "de notables".

Cliquez sur la photo pour voir les détails.

Cliquez sur la photo pour voir les détails.

 

De Poggiolo aux Trois Chemins, toutes les constructions datent d'après 1950, sauf les numéros:

- 1: maison PASSONI

- 2: maison PAOLI (ex-LOVICHI)

- 3: maison dite "de Ceccantone"

- 4: maison DUBREUIL (dite "petit four")

 

Il reste une question: pourquoi la maison MARTINI, pourtant bien au bord de la route, lui tourne-t-elle le dos et a-t-elle son entrée principale du côté Saint Roch?

Certains descendants de Pierre MARTINI disent que, au moment de sa construction, en 1879, la route n'existait pas encore et que, quand le tracé devait être décidé, il fut demandé à "Muschino" s'il préférait que la route passât devant ou derrière la maison. La réponse fut: "derrière", choix dont la famille n'eut qu'à se réjouir, surtout quand on voit le flot quotidien de voitures vers le lac de Crenu l'été.

 

 

Muschino (photo Martini)

Muschino (photo Martini)

 

 

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Bien évidemment, si vous constatez des erreurs dans ce texte, vous pouvez en faire la remarque en écrivant dans la partie "Commentaires" sous cet article. 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

à partir du samedi 3 juillet

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

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Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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