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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 18:00

 

Le 8 et le 12 juillet derniers, ce blog s'était fait l'écho d'avis divergents sur l'état du chemin reliant Poggiolo à Orto. Le plus simple était évidemment d'aller voir sur place (photos du 24 juillet 2020).

 

En dehors de la première centaine de mètres qui est très embroussaillée, l'ensemble du sentier est en assez bon état. Même si ce n'est pas une autoroute, on peut emprunter les parties en terre et les parties empierrées sans grande difficulté.

 

L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto

 

Les passages des cochons ou des sangliers qui font rouler les pierres sont le problème principal. A la longue, les murs risquent de s'écrouler.

 

 

L'autoroute Poggiolo-Orto

 

Le chemin est bien marqué et, de toute façon, les traces de peinture bleue sont assez visibles pour ne pas craindre de se perdre.

 

L'autoroute Poggiolo-Orto

 

Les pancartes de direction sont parfois en équilibre précaire.

 

 

L'autoroute Poggiolo-OrtoL'autoroute Poggiolo-Orto

 

La croix posée en 1950 (tiens, cela fait exactement soixante-dix ans!) tient toujours par miracle, mais elle a bien besoin d'être refaite.

 

En juillet 2020.

En juillet 2020.

En août 2009.

En août 2009.

 

Heureusement, au bout du chemin, la récompense est toujours présente avec le paysage des aiguilles d'Orto.

 

L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto
L'autoroute Poggiolo-Orto

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Toutes les photos de cet article sont de Michel Franceschetti.

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24 août 2020 1 24 /08 /août /2020 18:37
Elisée attend les pèlerins

 

Pour préparer la messe et le pèlerinage du samedi 29 août en l'honneur de saint Elisée, une équipe de précurseurs bénévoles vient de débroussailler et nettoyer la chapelle et le chemin d'accès au-dessus d'Orto. Merci à eux.

 

Les fidèles pourront partir dès l'aube pour gravir la montagne (pieds nus pour les plus courageux), allumer les cierges devant la statue et couper les genévriers qui seront bénis pendant la procession et la messe (à 10h ou 10h30).

 

Les photos viennent de la page Facebook de "Amicizia di San Liseu".

 

 

Elisée attend les pèlerins
Elisée attend les pèlerins
Elisée attend les pèlerins
Elisée attend les pèlerins
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17 août 2020 1 17 /08 /août /2020 14:37

 

La procession du 16 août s'est très bien déroulée à Poggiolo.

 

Voici quatre films montrant différents moments de cette cérémonie.

 

Pourrez-vous reconnaître les identités des personnes masquées?

 

En tout cas, vous apprécierez la qualité de la chorale conduite par Jean-Baptiste PAOLI et Ceccè BUTEAU.

 

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15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 18:00

 

Dans notre haut-canton, la fête de l'Assomption a commencé vendredi soir 14 août à Orto par une procession aux flambeaux à travers le village. 

 

Deux vidéos montrent cette manifestation d'attachement à la foi et aux traditions chrétiennes. Elles sont l'œuvre de Christian Paul Didier et de Jean Sauveur Didier et peuvent être regardées sur la page Facebook du groupe "Village d'Orto". 

 

En voici quelques copies d'écran.

 

Procession à Orto mais pas à Soccia
Procession à Orto mais pas à Soccia
Procession à Orto mais pas à Soccia
Procession à Orto mais pas à Soccia
Procession à Orto mais pas à Soccia
Procession à Orto mais pas à Soccia

 

A Soccia, Santa Maria delle Grazie était bien remplie ce matin du samedi 15 pour la messe mais la procession habituelle du soir n'a pu être organisée.

 

Judith OTTAVI-POLI, qui anime toujours avec dynamisme les cérémonies religieuses du village, a rappelé dans un petit message bien senti qu'il fallait absolument que de nouvelles personnes s'impliquent.

 

Sinon, comment les valeurs auxquelles certains disent tenir pourront-elles se transmettre ?

 

Procession à Orto mais pas à Soccia
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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 18:01

Chaque 16 août, saint Roch est fêté dans de nombreuses localités, et notamment à Poggiolo. Sa célébrité est telle qu'il est parfois difficile de savoir quelle fut exactement sa vie. Bernard ALLIEZ, professeur honoraire de la faculté de médecine de Marseille et membre de l'équipe qui a rédigé “Vico Sagone, regards sur une terre et des hommes“, nous a transmis un texte qui fait le bilan des connaissances sur ce saint si populaire.

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Qui est Saint Roch ? , 

un saint populaire invoqué depuis plus de six cents ans pour délivrer les hommes des épidémies les plus meurtriéres les plus graves et les plus généralisées

 

Roch de Montpellier est en effet un des saints les plus représentés et les plus populaires de la Chrétienté. Son nom est porté par de très nombreuses chapelles, églises, rues, hôpitaux, et son image est évoquée dans des tableaux, des sculptures réalisées par des artistes à travers les siècles depuis les plus modestes jusqu'aux plus grands. Il est invoqué comme intercesseur pour lutter contre les maladies contagieuses et la peste en particulier.

La dévotion à ce saint est pratiquée dans de nombreuses villes et village du monde chrétien. Les plus grands peintres se sont inspirés de sa vie dans des tableaux prestigieux (Vivarini, Le Tintoret, Rubens, David, etc…) mais les plus touchantes représentations viennent de l'art populaire où il est représenté en pèlerin avec sa besace, le bourdon, le chapeau, le manteau, les clefs de Saint Pierre, un chien lui apporte un morceau de pain et un bubon à l'aine rappelle qu'il a lui même été victime de la maladie, souvent un ange fait jaillir une source à ses côtés ou soigne sa plaie, est-ce l’ange Raphael, instrument et messager de Dieu qui guérit ? Enfin les coquilles Saint Jacques rappellent son état de pèlerin.

Sa biographie demeure aujourd'hui encore sujette à quelques controverses car les données historiques sont rares et peu précises quant à la chronologie.

 

Statue de saint Roch à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

Statue de saint Roch à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

 

 

Roch  naît à Montpellier en 1348, en pleine guerre de Cent Ans. Au moment des terribles épidémies de peste de 1358 et 1361. Son pére Jean Roch de la Croix était riche et important dans l’administration de la ville. Sa mère , Dame Libére, n’a qu’un fils et l’élève dans l’amour de Dieu et des hommes. Il développe à son contact une sensibilité particulière vis-à-vis des malades et des souffrants.

 

Orphelin à 17 ans, riche et instruit, il entreprend un pèlerinage en direction de Rome pour y vénérer les tombes des saints, apôtres et martyrs récemment découvertes.

 

Il distribue sa fortune, revêt l’habit de pèlerin (chapeau à large bord, un baton, une courge évidée comme gourde, un manteau qui arrive aux hanches, une ou plusieurs coquilles pour puiser l’eau des rivières, une besace portée en bandoulière) et prend la route vers Rome par Mongenèvre et la voie des pélerinages,via francigena.

 

Il arrive à Acquapendente, à quelques jours de marche de la Ville éternelle en 1367. Les gens fuyaient la ville, il va a contre sens. Il y reste trois mois, car la peste y sévit. Il met en pratique l’enseignement médical reçu à Montpellier auprès des maitres de la faculté de médecine, associant la compassion, les prières et l’incision des « abcès ». Il y obtient de nombreuses guérisons. Il agit de même à Césène et arrive enfin à Rome, au début de  1368, où il s’occupe des malades à l’hôpital du Saint-Esprit. Un prélat, guéri par ses soins, lui fait rencontrer le pape, le bienheureux Urbain V ancien moine de Saint Victor de Marseille, qui s’écrie en le voyant : « Il me semble que tu viens du Paradis ! ». Roch quitte Rome en 1370 pour  sa patrie.

 

 En juillet 1371, il est à Plaisance, à l’hôpital Notre-Dame-de-Bethléem, où il assiste, guérit et réconforte les malades. C’est là qu’il va contracter la peste. Il se réfugie alors dans un bois, à Sarmato, pour s’isoler et mourir en paix.

 

Il peut se désaltérer et nettoyer ses blessures grâce à une source proche. Chaque jour, un chien lui apporte un morceau de pain pris dans la cuisine de son maître qui serait le noble Gothard Pallastrelli devenu le disciple et  le premier biographe du saint ainsi que l’auteur de son unique portrait conservé à Plaisance, en l’église Sainte-Anne.

 

Il reprend sa route, mais une guerre entre Milan, et la   Savoie sévit. Ce conflit dure de 1371 à 1375. Pris pour un espion, Roch est arrêté et transféré à Voghera, par un surintendant militaire des Visconti.

 

Sa renommée était grande mais, fidèle au vœu d’anonymat de tout pèlerin, Roch ne révèle pas son identité et demande à pouvoir reprendre son chemin. Sa requête est rejetée, il est mis au cachot.

 

Son emprisonnement dure plusieurs années. Il ne dévoile son identité que la veille de sa mort, le 16 août  1378 . Le cachot s’est illuminé et le dernier souhait de Roch, a été d’intercéder pour les gens en souffrance. Il est enterré avec dévotion à Voghera qui, immédiatement après sa mort, lui consacre une fête. Il fera partie des derniers saints canonisés par la « vox populi » et il sera vénéré comme tel peu de temps après sa mort, la canonisation « officielle » intervenant bien plus tard  

 

Ses reliques, volées à l’exception de deux petits os du bras restés à Voghera, sont aujourd’hui gardées dans l’église qui lui est dédiée à Venise à coté de la scuola San Rocco . Au XIXe siècle, un tibia a été donné au sanctuaire Saint-Roch de Montpellier, qui possèderait également son bâton de pèlerin. Roch est invoqué contre toutes les pestes humaines et animales. Il est le « patron » des maçons, des carriers à cause de son nom, des vagabonds, des chiens entre autres, son culte est universel.

 

Depuis ces temps éloignés, il fut considéré comme l’intercesseur principal contre cette maladie, la peste, responsable d’une effroyable mortalité partout où elle sévissait et elle sévissait partout ! St Roch est vénéré dans le monde entier par des œuvres d’art des plus modestes aux plus prestigieuses et par des édifices des plus anciens et vénérables aux plus majestueux. Le culte de ce saint se manifeste également pour intervenir auprès des troupeaux, des animaux, des vagabonds, des S.D.F., des pèlerins, également des maçons, des carriers.

 

La peste a été éradiquée depuis la découverte du bacille responsable par Alexandre Yersin, le « bactériologiste debout », un des premiers élèves de Louis Pasteur, en 1892, et des antibiotiques plus récemment. Mais tant de « pestes » nous menacent qu’un tel homme jeune, courageux, proche des souffrants, modeste, compétent, mérite toujours d’être honoré, admiré et prié .

 

 

 

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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 06:57

 

La fête de Saint Roch aura bien lieu dimanche 16 août à Poggiolo.

 

La confirmation vient d'en être faite par le Père Michel BRUNE, du couvent de Vico, qui supervise les paroisses du secteur de Sagone. Dans "Corse-Matin" d'aujourd'hui, vendredi 14, il annonce: 

 

"Ces quelques jours, en fonction de l'évolution sanitaire, certains villages ont revu leur position. A Guagno, les paroissiens ont préféré renoncer à la procession; à Balogna, il a été décidé que la statue serait sortie sur le parvis de l'église mais sans procession, à Poggiolo ou à Letia, en revanche, celle-ci est maintenue."

 

Traditionnellement, la procession est suivie d'un apéritif offert par la mairie.

 

 

 

 

 

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4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 18:01

Les Oblats de Vico et les fidèles qui s'étaient déplacés samedi 1er et dimanche 2 août ont honoré Notre Dame des Anges avec une grande ferveur en présence de Mgr de Germay, évêque de Corse.

 

Plutôt qu'un long texte, nous vous proposons quelques photos de la procession du samedi à la grotte et de la messe du dimanche en plein air. Vous y reconnaîtrez un Poggiolais.

 

Pour être au courant de l'actualité religieuse, regardez la page Facebook Couvent de Vico.

 

Rappel: tous les mardis d'août à 20 heures, la communauté des Oblats vous invite à un temps de rencontre et de convivialité sous la forme d'un apéritif sous le tilleul de la place du couvent. Participation libre.

 

Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.
Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.

Copies d'écran page Facebook Couvent de Vico.

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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 18:30
Le cadeau de l'évêque

L’église Saint Siméon de Poggiolo s’enorgueillit de posséder de magnifiques fonts baptismaux en marbre blanc.

 

Et, surtout, ils seraient un cadeau de l’évêque de Sagone.

 

Photo Hélène Dubreuil.

Photo Hélène Dubreuil.

 

Ils se trouvent juste à côté de la porte d’entrée. Ils auraient été donnés à la paroisse en 1644. C’est du moins ce qui est écrit dans « l’inventaire des meubles et objets affectés au culte dans les églises de Poggiolo » de juin 1905. 

 

Cadeau ou non, l’origine sagonaise est enregistrée dans l’arrêté ministériel du 6 mai 1982 qui classe monument historique cette « cuve baptismale aux armes de Mgr Raphaël PIZZURMO, marbre blanc, XVIIe siècle (provient de l’ancienne cathédrale Saint-Appien de Sagone) ».

 

Effectivement, sur le bord de l’objet, on peut lire « EPISCOPUS SAGONEN », le reste étant effacé.

 

Photo Hélène Dubreuil.

Photo Hélène Dubreuil.

 

Mais un doute a été avancé par Xavier PAOLI. 

 

A la suite d’un meurtre particulièrement odieux qui souilla le sanctuaire en 1634, Saint Siméon avait été désacralisée et remplacée par la chapelle Saint Roch.

 

L’assassinat avait provoqué une grave crise entre Mgr SIRI, l’évêque de Sagone précédent, et le gouverneur génois d’Ajaccio, crise qui n’était pas totalement apaisée quand Raphaël PIZZURNO (et non pas PIZZURMO) obtint sa nomination en 1639. Il prit ses fonctions en février 1640 à Calvi où le siège épiscopal était fixé depuis 1625, après avoir été à Vico, Sagone étant trop menacé par les attaques barbaresques.

 

Mgr Pizzurno. Image minimospedia.

Mgr Pizzurno. Image minimospedia.

 

On ne sait pas quand l’église poggiolaise put reprendre ses activités mais l’année 1644 était peut-être un peu prématurée. Le cadeau aurait-il été donné à l’occasion de la resacralisation du bâtiment ?

 

Toujours est-il que, de toutes les visites pastorales dont la trace a été conservée, celle de 1686, par de PETRIS, délégué de Mgr Gio. Battista SPINOLA, envoyé par Rome pour inspecter les diocèses de Corse, est la seule à ne pas décrire Saint Siméon et les objets liturgiques. Le rapport se contente de noter qu’il n’y a pas de campanile mais « des cloches perchées sur un châtaignier » et qu’il existe deux confréries (une pour les hommes, une pour les femmes « en costume blanc ») dans la paroisse.

 

Un siècle plus tôt, en 1589, Mgr MASCARDI avait trouvé des fonts baptismaux « en maçonnerie ».

 

L’église est de nouveau présente dans la relation de la visite opérée par Mgr COSTA, évêque de Sagone, le 15 juin 1698. Il est écrit : « fonts baptismaux avec couvercle de bois non doublé de tissu…Il faudra le faire ». La doublure fut encore réclamée lors des visites de 1702 et 1708. A cette dernière date, il est précisé que ces fonts conservaient alors « huiles et eau pour les baptêmes des trois villages Poggiolo, Orto, Soccia », ce qui était normal pour une église piévane. Mais aucun de ces rapports ne donne l’origine des fonts.

 

Déjà malmenée par des doutes chronologiques, l’idée du cadeau de l’évêque est battue en brèche par un document du XIXe siècle.

Dans le rapport de la visite épiscopale de 1887, il est écrit : « cuve des fonts baptismaux dit-on cachée par des bergers à la plage de Sagone puis plus tard ramenée à Poggiolo ». L’état d’abandon de St Appien aurait permis cette capture.

 

Ruines de la cathédrale St Appien de Sagone (photo Michel Franceschetti).

Ruines de la cathédrale St Appien de Sagone (photo Michel Franceschetti).

 

 

Cette version, qui a été transmise par tradition orale dans certaines familles poggiolaises (Michel FRANCESCHETTI se souvient l'avoir entendue de la bouche de son grand-oncle Filippone), rejoint ce qui est imprimé dans le bulletin paroissial de Vico en décembre 1931. 

 

 

 

Bulletin paroissial de janvier 1930.

Bulletin paroissial de janvier 1930.

 

Un article, anonyme mais vraisemblablement rédigé par le curé Dominique FRANCHI, donnant un bref historique du diocèse, consacre un petit paragraphe à « ce qu’est devenu le mobilier de l’ancienne Cathédrale de Sagone ». 

 

La réponse est : 

« Les objets massifs du culte après être restés longtemps sur place furent heureusement sauvés de la destruction par les paroisses voisines. La tradition veut que le Tabernacle du Maître-Autel surmonté d’un beau ciborium en marbre multicolore se trouve eu couvent de Saint François de Vico. Le baptistère également en beau marbre blanc est dans l’Eglise de Poggiolo. Les habitants de Renno que leurs démêlés continuels avec les Grecs de Paomia obligeaient à passer souvent devant la Cathédrale en ruine, en profitèrent pour en déménager l’un de ses plus beaux autels dédiés à Saint Roch ».

 

 

Tabernacle du couvent de Vico © Direction du patrimoine, 1992.

Tabernacle du couvent de Vico © Direction du patrimoine, 1992.

 

Malheureusement, l’article ne donne aucune date et le texte, assez ambigu, peut faire penser que les faits remonteraient à la suppression du diocèse par la Révolution Française.

 

Le doute n’est pas permis : les fonts baptismaux de Poggiolo proviennent bien de la cathédrale de Sagone. Mais un cadeau ou une récupération d’un objet à l’abandon ?

 

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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 17:01

Comme la silhouette de l'église Saint Siméon domine largement le village de Poggiolo, tout le monde croit la connaître. Pourtant, certains des lecteurs de ce blog ne se souvenaient pas de l'existence de la statue de Jeanne d'Arc qui a fait l'objet d'un article récent.

Il serait peut-être utile de procéder à une visite du bâtiment. 

 

 

Copie d'écran Google Maps.

Copie d'écran Google Maps.

 

Sa construction fut décidée en 1863 pour remplacer l'ancienne église qui était trop vétuste. Le gros œuvre fut achevé en 1874.

 

L'ancien édifice est décrit dans l'article A quoi ressemblait l'ancienne église? (1/2)

 

Comme la majorité des églises catholiques, Saint Siméon est en forme de croix latine. 

 

Le chœur montre l'Est, ainsi qu'il en est traditionnel. Il est à fond plat et non pas arrondi.

 

La nef est large tandis que les branches Nord et Sud du transept sont assez courtes. Ces deux branches forment deux chapelles: celle du Nord (à gauche) est dédiée à la Vierge et celle du Sud (à droite) à Saint Jean-Baptiste.

 

Les voisines de Jeanne

 

En bordure de la nef, ont été placés quatre autels.

 

A gauche, un est consacré à Notre Dame de Miséricorde. A droite, un est pour Sainte Lucie et l'autre est occupé par le "sepolcro" (voir les articles "Le Christ était noir" et "Le sepolcro de Poggiolo a été oublié").

 

 

Dans cet article, il va seulement être question de la chapelle St Jean Baptiste où se trouve la statue de Jeanne d'Arc. Elle a plusieurs voisines: cette chapelle regroupe 5 des 18 statues et 3 des 6 ex-voto dénombrés dans cette église.

 

Les voisines de Jeanne

 

En partant du chœur et en allant vers la droite, on voit la statue de Saint Martin, puis celle de Sainte Thérèse. Il est à remarquer que la petite sainte de Lisieux a été reconnue par l'Eglise à la même époque que la libératrice d'Orléans: béatifiée en 1923 et canonisée en 1925 (1909 et 1920 pour Jeanne).

 

Les voisines de Jeanne
Les voisines de Jeanne

 

Thérèse de l'Enfant Jésus eut rapidement une très grande popularité, dont témoigne la présence, sous le tableau voisin, d'un ex-voto datant de 1931.

 

Les voisines de Jeanne

 

Entre les statues de Jeanne et de Thérèse, une peinture à l'huile est accrochée. Elle mesure 1,52m sur 1,16m et représente le baptême du Christ par Jean Baptiste.

 

Les voisines de Jeanne

 

Ce tableau est classé au titre d'objet par les Monuments Historiques depuis le 26 septembre 2016. Trois autres objets de cette église sont également classés, et depuis plus longtemps. Ils seront présentés dans d'autres articles. 

 

Ce blog l'écrit et le rabâche depuis toujours: il existe vraiment des richesses à Poggiolo !!!

 

L'auteur de cette œuvre n'est pas connu. Il serait un Corse du XIXe siècle.

 

La scène du baptême est reproduite sur la voûte de la chapelle grâce au talent du peintre Mario SEPULCRE qui a restauré en 2007 les fresques originelles de COPPOLANI et BASSOUL datant de 1903.

  

Les voisines de Jeanne

 

Au fond de la chapelle, a été placé un autel parfaitement identique à celui de la Vierge qui se trouve dans la chapelle d'en face. Mais celui-ci supporte la statue de Jean Baptiste reconnaissable à son vêtement en poils de chameau cité dans l'Evangile.

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

 

La photo ci-dessus date de juillet 2013, dans le cadre de la collecte de renseignements opérée par Noelle MEDURIO et Anna-Maria LECA pour un travail universitaire (voir l'article  "Deux jeunes filles ont enquêté sur notre patrimoine").

 

Mais la statue a une autre allure dans une photo du 21 août 2016: les poils de chameau sont devenus dorés !

 

Les voisines de Jeanne

 

Entretemps, elle a été restaurée par l'artiste Ewa POLI. 

Ewa POLI

Ewa POLI

 

Cette statue est ancienne car elle est mentionnée dans l'inventaire de juin 1905. Elle était alors placée au même endroit. Elle fut offerte par Jean-Baptiste PAOLI (1824-1907) en 1875 et avait une valeur de 30 francs.

 

Les autres statues de la chapelle n'étant pas citées dans cet inventaire, elles ont donc été installées après 1905.

 

La statue de Saint Restitute est dans ce cas. Cette sainte, ici représentée agenouillée, était la patronne seconde du diocèse de Sagone depuis 1729. Une plaque de 1925 exprime sa reconnaissance pour une prière, avec une faute d'orthographe qui a transformé son nom en Restitude. La statue a donc été installée entre 1905 et 1925. Plus de renseignements sur Restitute en cliquant ICI.

 

Les voisines de Jeanne
Les voisines de Jeanne

 

La statue de Jeanne d'Arc évoquée dans un article précédent n'est vraiment pas toute seule.

 

Mais, si la chapelle St Jean Baptiste vient d'être décrite, la visite de l'église de Poggiolo n'est pas terminée.

 

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En dehors de la copie d'écran Google, d'Ewa Poli et de la photo de l'autel St Jean Baptiste, tous les schémas et toutes les photographies de cet article sont de Michel Franceschetti.

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 18:07

Une très importante vente de 230 objets corses (livres anciens, autographes, cartes géographiques, monnaies et médailles, tableaux) se déroulera à Marseille le jeudi 25 juin, 5 rue Vincent Courdouan, à 14h30. 

Une partie des livres et des cartes viennent de la collection du Père Joseph Marie GOUGE, qui fut longtemps curé de St Roch d'Ajaccio.

 

Ex-libris du Père Gauge

Ex-libris du Père Gauge

 

Parmi les objets de valeurs, quelques pièces maitresses comme le Code corse, un très beau manuscrit de l’histoire de la Corse écrit par Francesco Canari au XVIIIème siècle ou encore une lettre de "Madame mère", Laetitia Bonaparte en personne.

Les prix estimés varient entre 20€ et 5 000€.

Voici ce qu'en écrit son frère dans la préface du catalogue:

Une partie des livres concernés par cette vente a appartenu à Joseph Marie Gauge, prêtre. Très attaché à la Corse où il exerça son ministère de 1945 à 1990, il en visita tous les villages et découvrit tous ses sommets et autres lieux sauvages. Son attachement provenait de ses racines corses, fier de ce que sa mère portât le même nom que Pietro Felce (Pietro Cirneo) et fût originaire du même village.

Il consacra beaucoup de temps à rassembler le maximum de livres, revues, et documents sur la Corse. Il fut également avec l’abbé Alberti, curé de Calenzana, le découvreur du sarcophage de Sainte Restitude et justifia l’origine des ossements retrouvés à l’intérieur.

Il avait émis le souhait que cette bibliothèque restât en Corse ; malheureusement la vie ne se déroule pas comme on le souhaiterait. Frère (le quatrième) de Joseph et avec maintenant huit petits- enfants, en en ayant beaucoup parlé avec eux, j’ai bien compris que le maintien de cette bibliothèque dans son intégralité et en un lieu unique et surtout sa lecture n’étaient pas à l’ordre du jour pour eux. Je préfère donc en faire profiter d’autres amoureux de la Corse. Cependant en les ouvrant et en les lisant, ayez une pensée pour lui.

 

Exposition publique:

Mercredi 24 juin de 10h à 18h et jeudi 25 juin de 10h à 12h

Renseignements

04 65 65 25 95 - marseille@debaecque.fr


Toutes les photographies sont consultables en ligne sur www.debaecque.fr

 

Pour regarder le catalogue des objets en vente, téléchargez le fichier suivant:.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Vacances de la Toussaint:

du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026

Vacances de Noël:

du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027

Début janvier 2027:

Assemblée générale du Comité des Fêtes.

Vacances d'hiver:

du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027

Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

à partir du samedi 3 juillet

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

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