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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 18:00

Envoyée spéciale du quotidien «Le Monde» pour les élections territoriales, Ariane CHEMIN a choisi d’aller à Ortu pour montrer la montée de la prise de conscience corse dans les familles.
Elle décrit ce village comme faisant partie d’un canton dont les enfants se sont fortement engagés pour la France car «on ne compte plus les généraux, responsables de comptoirs coloniaux, prélats et même gouverneur (du Dahomey) ou sous-secrétaire d’Etat (à la marine marchande) qui en viennent».
La journaliste ne précise pas que ces deux derniers personnages (le gouverneur Jean Hyacinthe DESANTI et l’homme politique Noël PINELLI) sont originaires de Poggiolo. Mais il est probable que Madame CHEMIN a consulté le Blog des Poggiolais.

A ce propos, il est dommage que les grandes figures poggiolaises ne soient pas mises en valeur dans le village.



Le reportage publié le 2 décembre commence par la description de la fête des bastelle de samedi 4 novembre à Ortu, quelques heures avant l’assassinat de Patrick JULIEN à Soccia. Presque tous les villages (mais pas tous) du canton ont organisé cette fête traditionnelle.
La représentante du «Monde» décrit en détail la jeunesse et le carrière de l’Ortigais Jean COLONNA, préfet et homme de l’ombre dévoué à Jacques CHIRAC. Elle fait un parallèle avec son fils Romain, enseignant de corse à l’Université de Corte et candidat sur la liste Gilles SIMEONI. La précédente génération travaillait pour la France, sans renier sa corsitude (Jean a toujours parlé corse alors que son fils a dû la réapprendre à l’Université), alors que la génération nouvelle revendique son particularisme.


 

Edmond Simeoni et Romain Colonna (Facebook)

Edmond Simeoni et Romain Colonna (Facebook)

L’article se termine par la contemplation de la fresque du général de Gaulle réalisée par Raymond RIFFLARD sur le mur du Café de la Paix.
Le général, derrière lequel un drapeau tricolore est déployé, est impressionnant «mais de près, on peut voir que la peinture du bleu s’écaille sérieusement, comme si la bannière était rongée». Le symbole est évident.

A ce propos, ne pourrait-on pas tenter de faire classer cette fresque comme monument historique?

Une remarque encore: la photo de village corse montre Vico et Murzo et non pas Orto. Mais le dessin mêlant drapeau corse, croix de Lorraine et les sommets des aiguilles d'Orto est excellent.

 

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Voici l’intégralité de l’article. Les inter-titres et les illustrations ci-dessous sont de la rédaction du «Monde», sauf la dernière photo qui vient du compte twitter d'Ariane Chemin.

 

En Corse, la politique de père en fils


Préfet, Jean Colonna ne jurait que par l’« Etat » français. Enseignant, son fils Romain défend la cause nationaliste et se présente aux élections territoriales. Leur histoire résume l’évolution politique de l’île.

A Ortu, du Corse français au Corse corse

C’est la Fête des morts à Orto, « village du bout du monde », comme disent les guides touristiques de la Corse-du-Sud. Ce samedi de novembre, quelques jours après la Toussaint, ce bourg de montagne niché à une trentaine de kilomètres à vol de corneilles de Cargèse célèbre la mémoire des défunts.
Dès le matin, autour de tréteaux installés sur la place du village, les femmes roulent la pâte pour les bastelle, ces chaussons fourrés aux blettes, aux oignons ou à la courge qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Les hommes les cuisent dans le four à pain. Des chiens de chasse tournoient autour des gars en treillis qui débouchent les bouteilles comme s’ils chargeaient des munitions. Au fil de la journée et des verres qui se vident, les enfants s’égayent tandis que des jeunes vêtus de noir de la barbe aux pieds font cercle pour entonner des paghjelle – les polyphonies. Parmi eux, un brin sévère, l’intello du village, Romain Colonna, professeur de « socio-linguistique » à l’université de Corte.
Romain Colonna, 35 ans, fait partie de cette jeunesse qui écrit « Ortu » (prononcer « Ortou ») plutôt qu’Orto – « c’est ainsi depuis la fin des années 1980 », résume le maire, Nicolas Rutily. Aux élections territoriales de 2015, les 150 inscrits avaient voté « natio » à plus de 60 % des suffrages, comme presque tous les villages de l’intérieur de l’île. Il n’y a pas si longtemps, les mêmes penchaient pourtant à droite, empreinte de la résistance ou du gaullisme triomphant, même si la Corse fut autrefois très «Algérie française».
Sur l’île, les traces de l’engagement des Corses pour la France sont partout, sur les monuments aux morts, dans les cimetières, au fil des carrières encore parfois en cours… C’est le cas du canton de Romain Colonna. On ne compte plus les généraux, responsables de comptoirs coloniaux, prélats et même gouverneur (du Dahomey) ou sous-secrétaire d’Etat (à la marine marchande) qui en viennent. Evisa, à quelques vallées d’Orto, est le berceau de l’ancien préfet de police de Paris Philippe Massoni, décédé il y a deux ans; et Vico, celui de la première épouse de Nicolas Sarkozy et du père de Mgr Mamberti, aujourd’hui cardinal de la curie romaine.

A Ortu, du Corse français au Corse corse

« Maestru di cunfarenze » à l’université de Corte


Orto, lui, a offert à Jacques Chirac l’un de ses préfets les plus dévoués et aussi le plus discret : Jean Colonna, chargé à l’Hôtel de ville de Paris puis à l’Elysée des affaires « réservées », décoré du mérite et de la « commémo AFN », la médaille « des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord ».
Quant à son fils Romain, celui qui chante face à la montagne, la main sur l’oreille, c’est une des jeunes figures du nationalisme : candidat en 2012 à la législative d’Ajaccio, il est en position éligible (35e ) sur la liste qui réunit indépendantistes et autonomistes pour prendre les manettes de la future collectivité unique, le 3 décembre.
Maestru di cunfarenze à l’université de Corte, comme il se présente, Romain Colonna a consacré l’un de ses premiers livres à la « co-officialité », usage paritaire du français et du corse dans l’administration, une revendication nationaliste. Cet ouvrage, paru aux éditions Albiana, est tout entier écrit en corse. « Une langue que j’avais dans l’oreille, car mon père la parlait avec ma grand-mère, mais que j’ai réapprise pour passer mon Capes de langue et culture corse, en 2003 », raconte-t-il.


SUR L’ÎLE, LES TRACES DE L’ENGAGEMENT DES CORSES POUR LA FRANCE SONT PARTOUT, SUR LES MONUMENTS AUX MORTS, DANS LES CIMETIÈRES, AU FIL DES CARRIÈRES  PARFOIS TOUJOURS EN COURS.


C’est l’un des paradoxes de cette île dont l’électorat a glissé en dix ans d’un sarkozysme enthousiaste, dernier avatar de la droite gaulliste, à un nationalisme désormais victorieux dans les urnes : Jean Colonna parlait le corse bien mieux que son fils.
Après sa naissance, en 1931, le futur préfet avait grandi « au village », chez sa tante Angèle, à laquelle sa mère et son père, postier à Paris, l’avaient confié. Le gamin est charmeur mais rebelle. Il sèche l’école, seul lieu du village où la langue nationale s’impose, et ne parle pas un mot de français. A l’époque, on donne encore des coups de règle sur les doigts de ceux qui se risquent à prononcer un mot de corse en récré ou en classe.

A Ortu, du Corse français au Corse corse

 

 

La route est longue alors jusqu’à la capitale

« Jean courait toute la journée pieds nus dans le maquis », se souvient un villageois. « Cet enfant ne savait que s’échapper, scappà », raconte sa cousine Jeannine Moretti. « Comme tout le monde l’adorait, il était toujours chez quelqu’un, poursuit la vieille dame, chignon élégant, ongles peints et maintien impeccable. Il jouait de la guitare, il avait appris tout seul. Quand il a eu 12 ans, ses parents ont décidé de l’envoyer à Paris. »
La route est longue alors jusqu’à la capitale. Quand il descend d’Orto et passe pour la première fois de sa vie le golfe de Sagone, en bas de la montagne, le petit Jean Colonna croit qu’il s’agit d’un lac, comme celui de Creno, au-dessus du village, aujourd’hui étape obligée des randonneurs du GR20. Il n’a jamais vu la mer.
Par quel miracle de travail et de volonté ce gosse qui débarque en 1943 dans la capitale occupée, sans maîtriser le français, passe le bac au lycée Charlemagne, décroche une licence en droit puis devient ce préfet indispensable à Jacques Chirac ? Son fils Romain l’ignore et, dans la magnifique maison blanche qui domine Orto, surnommée « la préfecture », sa mère, Béatrice, originaire d’un village de Haute-Corse et elle aussi fonctionnaire, n’a guère envie de parler de son mari qui repose depuis 2009 dans le cimetière voisin.
Jean Colonna voyage, comme tant de Corses, gagne le Pacifique et devient, en 1973, sous-préfet des îles Loyauté. « Là, pas de hauteur ni de distance, se souvient l’ancien directeur du Monde Jean-Marie Colombani, qui l’y a croisé à l’adolescence. Les Corses sont souvent plus ouverts à l’autre à l’extérieur de leur île que chez eux : il passait son temps dans les cases avec ses administrés, pieds nus et avec sa guitare » – comme au village lorsqu’il était enfant.

 

 

« Mon père ne théorisait pas sa corsitude »
Quand son troisième fils, Romain, naît en 1982, le préfet Colonna est parisien depuis deux ans, enrôlé comme chargé de mission auprès du maire de Paris, Jacques Chirac. Qui le sait ? Ce bébé qui pose dans un magazine au creux des bras du fondateur du RPR n’est autre que Romain Colonna, le futur candidat nationaliste aux élections de décembre. « Rumanu » – il signe souvent ainsi, même si le prénom n’existe pas en corse – convient qu’il s’agit bien de lui, mais ne se montre « pas très chaud » pour évoquer ce lointain cliché.


« JEAN COLONNA ÉTAIT L’ARCHÉTYPE DU SERVITEUR DE L’ETAT, AU SENS PRESQUE PHYSIOLOGIQUE DU TERME. PUIS IL S’EST MIS AU SERVICE D’UN HOMME, DANS UNE DÉMARCHE AU FOND TRÈS BONAPARTISTE », DÉCRYPTE JEAN-MARIE COLOMBANI.


Dans le Paris des années Chirac, Jean Colonna s’occupe, notamment, des relations entre le RPR et les autres partis, « une sorte de préfiguration de l’UMP, au fond », se souvient l’ancien directeur du cabinet de Jacques Chirac Michel Roussin. Le préfet règne aussi sur la matière électorale, dont il sait tout, et sur la « cuisine » qui va avec. Il est de tous les coups, fourrés ou pas. En 1984, il fait partie de ceux qui pensent que la grande manifestation pour l’école libre, à Versailles, peut porter le maire de Paris plus tôt que prévu au pouvoir.
« Jean Colonna était l’archétype du serviteur de l’Etat, au sens presque physiologique du terme, puis il s’est mis au service d’un homme, dans une démarche au fond très bonapartiste », décrypte Jean-Marie Colombani. Durant toute la décennie 1980 défilent au téléphone, parfois même dans l’appartement familial du Marais, des personnalités comme Alain Juppé, Jacques Toubon, ou encore Roger Romani, l’autre Corse de l’hôtel de ville. Le jeune Romain n’en perd pas une miette.

Monsieur le préfet veut à son tour « faire des affaires ». Il se lance dans une association « pour le développement des relations arabo-françaises », froisse le « grand Jacques », et, alors que TF1 et l’hebdomadaire Valeurs actuelles le donnaient comme un homme « montant » de la chiraquie, à l’instar d’Alain Juppé, il se retrouve préfet hors cadre en mai 1989.
Quand vient l’heure de la retraite, il part s’installer à Ajaccio, tandis que sa femme reste à Paris avec les deux aînés qui poursuivent leurs études : l’un, normalien, devient docteur en philosophie, l’autre agrégé de géographie. Le petit dernier, Romain, choisit de déménager avec son père, en 1996, et donc de vivre à Ajaccio. A l’époque, l’île a pour lui le parfum d’Eden des vacances au village et de la « liberté radicale ».
« Tu vas faire quoi en Corse, garder les chèvres ? », lui demande son prof principal de troisième du collège Massillon, dans le 4e arrondissement. Non, il va entrer en seconde « au Fesch», le lycée le plus réputé de l’île, où sa rébellion adolescente s’imprègne de fièvre nationaliste. « Mon père ne théorisait pas sa corsitude. La mienne est en partie politisée et conscientisée, en partie sentimentale et pulsionnelle », confie-t-il.

A Ortu, du Corse français au Corse corse

 

De Gaulle, en uniforme, coiffé de son képi étoilé
 

Le jeune Romain a 16 ans quand, un soir de février 1998, son père frappe à la porte de la chambre : « Ils ont tué le préfet ! ». Un autre Colonna, l’un des patronymes les plus répandus de l’île, a tué Claude Erignac, à quelques centaines de mètres de leur appartement. Même cette nuit-là, père et fils ne croisent pas davantage le fer que durant ces longues soirées passées en tête à tête où le premier confiait son admiration pour De Gaulle et Bonaparte.
« Mon père a été la victime d’une francisation intense, parfois presque inconsciente », lâche le jeune prof de Corte avec ses mots militants. « Au fond, le fils cherche à se souvenir de ce que le père a voulu oublier. » L’obsession de l’universitaire, ce sont les « méfaits psycho-linguistiques » essuyés, selon lui, par des Corses « sous domination culturelle » jusque dans les années 1970 : sous l’emprise de l’« auto-odi », un « concept catalan » signifiant « haine de soi », ils délaissent inconsciemment leur langue, enseigne-t-il à ses étudiants de Corte.
« J’ai vécu mon arrivée dans cette université comme une seconde libération, le lieu où la culture corse est légitime », raconte-t-il. Etudiant, il avait adhéré à la Cunsulta di i Studienti (CSC), puissant syndicat né à Nice dans les années 1970.
En 2003, le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui mène campagne pour le référendum sur la suppression des deux départements, s’arrête quelques heures dans un amphi de l’université. Alors porte-parole de la CSC, Romain Colonna l’interpelle sur le « racisme anti-corse » dont témoignerait Paris et lance : « En partant, vous pourrez dire veni, vidi, mais certainement pas vici. » Sarkozy, furieux, se renseigne sur le malotru. Son père préfet a déjà pris sa retraite. Que peut-il contre ce futur membre de Femu a Corsica, le parti de Gilles Simeoni, désormais l’homme le plus populaire de l’île ?
Chaque été, entre deux livres, trois thèses et quatre meetings, Romain Colonna retrouve famille et amis au Café de la Paix, le nom que s’est malicieusement donné le bar d’Orto. L’établissement est fermé l’hiver, mais les anciens du village laissent entendre que c’est là qu’il faut entrer pour saisir le paradoxe des Colonna et de la Corse actuelle.
Le maire va chercher la clef. Quand la porte s’ouvre, on ne voit que lui, entre le comptoir et la fenêtre qui donne sur le maquis : le général de Gaulle, en uniforme, coiffé de son képi étoilé. Il est l’unique sujet de la fresque un brin naïve qui dévore tout le mur du bistrot. Le héros français de la Libération a posé ses mains sur sa poitrine, comme s’il voulait parler au cœur d’une foule imaginaire. Derrière lui, un drapeau tricolore lui donne des ailes d’ange, mais, de près, on peut voir que la peinture du bleu s’écaille sérieusement, comme si la bannière était rongée.

Ariane CHEMIN

extrait du tweet d'Ariane Chemin

extrait du tweet d'Ariane Chemin

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 09:30

Le succès de la liste conduite par Gilles SIMEONI a été une déferlante dans toute la Corse. Les Deux Sorru, et notamment le haut-canton, ont même donné aux nationalistes de meilleurs résultats que la moyenne insulaire.

A Poggiolo, le dépouillement s'est effectué très simplement.

Pierrot ouvrait l'enveloppe, Jean Silius PAOLI, premier adjoint, prenait le bulletin et le passait au maire Angèle PINELLI qui lisait le nom de l'heureux élu.

OTTAVY OTTAVJ (la fille du docteur) et Vonette (l'épouse de Jean PINELLI de Soccia) inscrivaient chaque voix sur les feuilles de décompte. 

dépouillement de l'élection territoriale du 21 mars 2010 (cliché Madeleine PAOLI)

dépouillement de l'élection territoriale du 21 mars 2010 (cliché Madeleine PAOLI)

 

On se rendit compte rapidement de la tendance. Sur les 113 bulletins des résidents ou des électeurs inscrits sur la liste électorale qui sont venus voter, la majorité régionale sortante a eu 77 voix, soit plus de 68%. La liste du Rinnovu de Paul-Félix BENEDETTI a obtenu de son côté 17 voix (15,04%), donnant un total de 94 voix (soit 83,18%).

En 2015, les trois listes nationalistes ou autonomistes représentaient 47 bulletins, soit 43,92%.

La progression est impressionnante, en nombre absolu, comme en pourcentage, d'autant plus que, contrairement à l'ensemble de l'île, Poggiolo a vu l'abstention diminuer. 113 votes ont été exprimés contre 107 il y a deux ans.

Il faut remarquer que le nombre d'électeurs inscrits dans la commune a diminué de 10 unités (156 inscrits maintenant contre 166).

Dans les villages voisins, la liste SIMEONI est en tête: 67 voix à Soccia, soit exactement 50% des voix exprimées, 73 (63,48%) à Guagno et 82 (80,39%) à Orto. Dans ce dernier village, qui fut depuis 1958 la place forte du gaullisme, le score nationaliste provient en grande partie de la présence de Romain COLONNA à la 35ème place. Même s'il est mentionné, sur la liste déposée à la préfecture, comme étant d'Ajaccio, il est d'une famille très connue à Orto.

Le prochain article de ce blog donnera des renseignements importants sur Romain COLONNA et sur ce que signifie sa candidature.

Election du 3 décembre 2017 à Poggiolo

Election du 3 décembre 2017 à Poggiolo

Elections territoriales de 2015  à Poggiolo (premier tour)

Elections territoriales de 2015 à Poggiolo (premier tour)

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 18:01

Pour que les traditions ne se perdent pas, la population de Murzu a tenu cette année à partager un grand moment de convivialité et de transmission pour la nuit du 1er novembre.
«Le Journal de la Corse» du 10 novembre consacre une page à cette fête.

Murzo: Per fà ch’è l’usi ùn si perdenu…

Pour l’association «Saint Laurent», qui organise aussi «u mele in festa», la tradition des morts ne consiste pas simplement à fleurir le cimetière.
400 bastelle furent confectionnées dans la journée et dégustées le soir avec du vin chaud sur la place de l’église où un grand feu fut allumée.

Murzo: Per fà ch’è l’usi ùn si perdenu…
Murzo: Per fà ch’è l’usi ùn si perdenu…

Avustinu MASSEY, le dernier sonneur de cloches de Murzu, en profita pour donner quelques leçons dans le clocher.

Murzo: Per fà ch’è l’usi ùn si perdenu…


Cette fête dans laquelle religion et paganisme vont «manu in manu» est, comme l’écrit le journal, une façon de garder  «e tradizione antiche chi sveglienu l’estru di i nostri paesi».

Dommage que tous les villages du canton n’aient pas pu organiser une telle soirée!

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 07:09
Visite électorale

Jacques Casamarta et ses colistiers de L'avenir la Corse en commun/L'avvene a Corsica in commune tiendront des réunions publiques aujourd'hui, lundi 27 novembre, dans les mairies de:

- CARGESE à 14 heures

- VICO à 15h30

- MURZO à 16h15

- COGGIA à 17H30.

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 17:15

Samedi 2 décembre: 

soirée soupe corse au couvent St François à partir de 20h.

Prix: 20€. 

S'inscrire auprès de Mme BASSI (04-95-26-62-29) ou au secrétariat du couvent, le matin uniquement, au 04-95-26-83-83.

La soirée soupe corse de novembre 2011.

La soirée soupe corse de novembre 2011.

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 18:00

L'installation de Russes blancs en Corse en 1921a déjà fait l'objet de deux articles sur ce blog. Ce thème vient d'être repris le 24 novembre par "Settimana", supplément hebdomadaire de "Corse-Matin".

Le dossier de trois pages présenté par Caroline MARCELIN décrit l'arrivée du paquebot "Rion" à Ajaccio le 15 mai 1921 avec près de 3.800 Russes fuyant le régime bolchévique, et leurs difficultés à trouver du travail et à s'installer, pour ceux qui ne sont pas repartis.

Retour sur l'épopée des Russes de Corse

Ce dossier permet de préciser certains éléments. Ainsi, dans l'article paru sur ce blog le 20 novembre 2015, on pouvait lire:

 

"Un exemple d’enracinement existe dans la brochure consacrée à Muna par l’association A Mimoria (aimablement prêtée par Jean-Baptiste PAOLI, de Soccia). Faisant la liste des familles autrefois présentes dans ce village, il est écrit :

«BIKODOROFF, nom apparu vers 1939 à la suite du mariage d’une jeune fille NIVAGGIOLI avec un homme d’origine russe».

Des personnes ayant ce patronyme se trouvent maintenant à Murzo, Letia et Appietto."

"Settimana" donne plus de détails avec le témoignage de  Marie-Line BIKODOROFF, infirmière à l'hôpital d'Ajaccio, qui n'a pas connu son grand-père.

"Un Cosaque de la province du Don, enrôlé dans l'armée blanche. Il est mort quand mon père avait deux ans et mes oncles et tantes n'en parlaient pas. Ils ont souffert car ils sont nés hors mariage. Ma grand-mère, une NIVAGGIOLI de Muna, l'a rencontré à Vico. Il travaillait alors au garage qu'avait monté un autre réfugié, BARANOWSKI. Aujourd'hui, on dit que les Russes se sont très bien intégrés. Mais leurs conditions de vie étaient quand même très difficiles. Et pour leur famille aussi: ma grand-mère était partie avec un étranger, vous imaginez un peu cette histoire, ici, dans les années 20?".

 

Ce dossier est à lire. Vous y trouverez aussi la vie du célèbre TAO dont le cabaret de Calvi est célèbre et celle du peintre MESTCHERSKY.

 

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24 novembre 2017 5 24 /11 /novembre /2017 07:20
Tournée électorale

Les représentants de la liste Pè a Corsica font leur tournée électorale vendredi 24 novembre dans nos villages des Deux Sorru.

- 10 h 30: LETIA (merria)

- 12 h: ORTU (sala di e feste)

- 14 h 30: U PIGHJOLU (merria)

- 15 h 30: GUAGNU (merria)

- 17 h: ARBURI-BALOGNA (merria)

-18 h 30: réunion publique à VICU

Le même jour, tournée dans les Dui Sevi:

- 19 h 30: MARIGNANA (merria)

- 12h : OTA (merria)

- 13 h 30: osteria "le Romulus"

- 15 h 30: PIANA (merria)

- 16 h 30: CARGHJESE (merria)

 

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 18:08

Le gouvernement ayant décidé de fixer aux 3 et 10 décembre les élections territoriales corses, les listes ont été déposées et les promesses commencent à être publiées. Mais, dans cette campagne électorale qui débute, un thème sera certainement absent: le thermalisme corse.

Jusqu'à présent, la gestion des stations thermales est assurée par les départements, quand ils veulent bien s'en occuper. Ainsi, l'établissement de Guagno-les-Bains est abandonné depuis longtemps car les projets de relance évoqués plusieurs fois à l'assemblée départementale n'ont jamais abouti.

 

Le thermalisme sera-t-il oublié aux prochaines élections?

Pourtant, les cures thermales peuvent bien fonctionner en Corse. 

L'exemple en est donné par les Bains de Pietrapola. Le "Corse-Matin" du 6 octobre dernier nous apprend dans l'article reproduit ci-dessous que cette station est ouverte sans interruption depuis 1978 et qu'elle a reçu cette année près de 400 curistes, alors qu'il n'y est proposé "ni hébergement, ni service de restauration et qu'il n'existe pas de transport public pour y accéder."

Une incertitude existe sur le sort des employés du site quand le transfert de compétences aura eu lieu. Mais, le problème réglé, Pietrapola poursuivra son activité. 

 

 

Que deviendra Guagno-les-Bains? 

Il faudrait en parler avant l'élection. Des élus et des simples citoyens de notre micro-région pourraient poser la question aux différents candidats.

Guagno-les-Bains ne doit pas être oublié des futurs dirigeants corses.

cliquer sur ces images pour les agrandir.
cliquer sur ces images pour les agrandir.

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 07:09
Les obsèques de Patrick JULIEN auront lieu le 11 novembre à Soccia
Les obsèques de Patrick JULIEN auront lieu le 11 novembre à Soccia
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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 23:40
A gauche : le colonel Stéphane Dutrilleux, commandant de la section de recherches de la gendarmerie de Corse-du-Sud. A droite : Eric Bouillard, procureur de la République d'Ajaccio. © Radio France - Marion Galland - France Bleu RCFM

A gauche : le colonel Stéphane Dutrilleux, commandant de la section de recherches de la gendarmerie de Corse-du-Sud. A droite : Eric Bouillard, procureur de la République d'Ajaccio. © Radio France - Marion Galland - France Bleu RCFM

Quarante-huit heures après le drame qui a coûté la vie à Patrick Julien, un berger de 27 ans a été mis en examen pour assassinat, ce soir, et placé en détention provisoire. Le suspect, Antoine Pietri, aurait eu une vive altercation avec la victime, il y a quelques jours, au sujet d'un terrain géré par l'association foncière pastorale (AFP), dont Patrick Julien était président.

"Les nombreux témoignages recueillis sur place ont orienté les investigations", a expliqué Eric Bouillard, procureur d'Ajaccio, qui a ajouté:  

"La qualification de l'assassinat a été retenue par le parquet, parce que nous considérons qu'il ne s'agit pas d'une mauvaise rencontre ou d'un acte fortuitIl est probable que Patrick Julien ait été abattu selon un plan qui peut être prémédité, certainement dans le cadre d'un guet-apens. Nous savons qu'il existait un différend portant sur un terrain situé à l'endroit-même où la victime a été abattue. Ce terrain était revendiqué pour l'exploitation par Antoine Pietri qui est mis en cause dans cette affaire. Quelques jours auparavant, une altercation avait eu lieu. Plusieurs témoins nous l'ont rapportée. Les perquisitions nous ont permis de retrouver des armes, un véhicule utilisé pour se rendre sur place, ainsi que des vêtements. Les deux armes saisies correspondent au calibre qui aurait été utilisé ce jour-là."

De son côté, le mis en examen, représenté par Mes Dominique Paolini et Anna-Maria Sollacaro, continue de clamer son innocence.

 

(d'après Radio France Bleu RCFM)

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Lundi 8 juin:

à 19h, messe des Corses célébrée par le cardinal Bustillo à la cathédrale de la Major à Marseille.

Dimanche 14 juin:

messe à Soccia en présence du cardinal Bustillo.

 

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

 

Messe et procession de saint Roch:

Dimanche 16 août après-midi.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

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