Les autocollants sont les représentations les plus courantes d'un village (voir article précédent) mais la palme de l'insigne le plus original, pour ne pas écrire le plus ahurissant, est celui d'Orto!!!
Il a existé un écusson sous la forme d'un badge en tissu destiné à être cousu sur un vêtement. Il transformait ce village de montagne en station balnéaire d'Orto-plage!!!
Il était le résultat d'un détournement d'un ancien écusson de Moriani-Plage. Il correspond à une époque (fin des années 60, début 70) où l'on apposait de tels insignes sur les sacs à dos ou les blousons.
Cette pièce unique n'est pas du tout représentative de la réalité ortigaise et elle fut certainement une initiative individuelle. Elle a été miraculeusement conservée. Elle était visible sur un excellent site consacré à Ortu qui est fermé depuis plusieurs années.
Souvent, les arrières des automobiles sont décorés d'autocollants qui ont pour but de montrer dans quel lieu les vacances se sont passées ou de quel endroit on est originaire. Même si la mode n'en est pas aussi grande qu'il y a quelques années, les Corses ont été particulièrement nombreux à pratiquer ce genre de décoration car, qu'ils soient en Corse ou sur le continent, ils veulent montrer qu'ils
"sont de quelque part Et portent dans leur cœur une ville ou un village Où ils pourraient trouver leur chemin dans le noir"
comme dans"Adélaïde",cette vieille chansoninterprétée par Jacques DEBRONCKART en 1965.
Un article précédent montrait des autocollants poggiolais mais connaissez-vous les images des autres villages de Sorru-in-sù?
Le modèle le plus classique et le plus rayonnant a été à Soccia:
L'autocollant le plus historique est de Guagnu. Avec le pistolet et la croix, il se réfère au curé guagnais CIRCINELLU qui refusa de se soumettre à la France.
Mais le plus révolutionnaire était Ortigais.
Il a été réalisé par Jean-Marc Demarchi.
Le village d'Ortu est représenté par une autre production.
Ce dessin, œuvre de Christian Didier, est remarquable en ce qu'il est très proche de la réalité, comme le montre cette photo.
Soccia a également été représenté par son église.
Ici, l'église a des proportions légèrement inexactes (le toit de la nef, et surtout du bas-côté, est raccourci). Mais l'angle choisi, le côté sud, est très classique. Sainte-Marie se voit bien de cette façon en venant par la route de Poggiolo.
Soccia a également eu deux autocollant très sportifs.
Celui-ci:
Et celui-là:
Les Socciais, décidément très sportifs, avaient créé voici pratiquement soixante ans l'Olympique Socciais. Les initiales O.S. permettaient des plaisanteries renforcées par les dessins d'os sur l'autocollant.
JACQUES DEBRONCKART Adélaïde. Qu'ils soient d'ici où de n'importe quel parage Moi j'aime bien les gens qui sont de quelque part Et portent dans leur coeur une ville ou un village Où ils pourrai...
A l'occasion de l'annonce par le Comité des fêtes u Pighjolu/ I Bagni de la prochaine mise en vente de tee-shirts, un article a présenté les anciennes productions poggiolaises dans ce domaine. ...
Souvent, on se moque des gens du Sud-Ouest qui veulent dire "chocolatine" au lieu de "pain au chocolat". Mais, en Corse, il existe des endroits où l'on déguste des "bastelle" et d'autres où l'on se régale de "curconi".
D'où la question qui vient d'être posée par Marie-Bernadette ESTERNI-COGGIA:
Sujet : "A la recherche d'information sur les curconi" envoyé par ESTERNI COGGIA (mb.esterni-coggia@orange.fr) le mercredi 19 février 2025 à 06:36
Bonjour, nous sommes en cours d'écriture d'un livre de recettes de cuisine avec notre association Culori di Coghja.
A Coggia et peut-être également à Soccia et ou à Guagno, on nomme les "bastelles" confectionnées à la Toussaint des "curconi".
Je suis à la recherche des origines de cette appellation spécifique.
Auriez-vous des pistes ? Avec un grand merci d'avance.
Le Conservatoire Corse des Techniques Picturales, animé par José Colombé, très connu à Vico, va organiser, à partir du début du mois de mars, des cours de peinture au couvent St François.
Messe, pulenda, artisans, la Tumbera, foire dédiée aux porcs corses et à la cuisine traditionnelle, est organisée à Rennu chaque premier week-end du mois de février.
A Orto, dimanche 19, la messe de Saint Antoine a été animée par la Confrérie Sant'Antone abbate qui a accueilli deux nouveaux membres: Nicolas et Jean-Silius.
Les souvenirs sur Guagno-les-Bains vers 1905 publiés le 14 janvier ont suscité des interrogations car était évoquée la traversée du Liamone sur un bac comme s'il n'y avait pas de pont.
Marie BIANCARELLI, une fidèle lectrice de ce blog, a trouvé un document déterminant: le cadastre napoléonien de 1857. Sur la matrice de la commune de Coggia, dont fait partie l'embouchure du Liamone, un pont est nettement tracé.
Cliquer sur le document pour l'agrandir.
On peut imaginer que ce pont fut ensuite plusieurs fois détruit et reconstruit. C'est possible mais la nécessité d'un passage par bac a dû être rare.
Par ailleurs, sous l'Empire, un pont avait été construit par la Société Clément qui exploitait le bois de la forêt du Libbiu. Ce pont se situait au-dessous d'Arbori.
Cet exemple montre que le témoignage peut être fragile, imprécis.
Mais ce risque ne doit pas empêcher chacun dans sa famille de parler avec la vieille génération pour recueillir ses souvenirs, même plus ou moins enjolivés ou déformés, et de constituer des dossiers d'archives familiales, indispensables pour comprendre qui l'on est.
Il y a 120 ans, comment vivaient les curistes qui passaient l'été à Guagno-les-Bains? Un texte permet de le savoir. Il a été publié en 1989 dans le numéro 2 du bulletin de l'association A Mi...
Dans son récit sur Guagno-les-Bains vers 1905, publié récemment sur ce blog, Marie Rose Colonna di Cinarca écrivait que sa mère racontait: "Il n'y avait pas alors de pont sur le Liamone. On ...
Dans son récit sur Guagno-les-Bains vers 1905, publié récemment sur ce blog, Marie Rose Colonna di Cinarca écrivait que sa mère racontait:"Il n'y avaitpas alors de pont sur le Liamone. On traversait avec un bac sur lequel on embarquait la patache".
Effectivement, le passage du Liamone a longtemps constitué une difficulté dans les temps anciens, ce qui poussa souvent les troupes génoises envoyées rétablir l'ordre dans le Vicolais à venir en bateau pour débarquer à Sagone.
Mais ce témoignage est en contradiction avec un texte paru sur ce même blog le 2 juin 2011. Sous le titre "La Corse grecque", il reproduisait le récit de Charles MAURRAS, l'écrivain royaliste, qui s'était rendu en berline à chevaux d'Ajaccio à Cargese pendant l'été 1897.
La version de Charles Maurras
Pétri de culture grecque, le nationaliste MAURRAS s'enthousiasma de la beauté du paysage et se mit à le comparer à celui de l'Attique, lui qui avait été présent, comme journaliste, en 1896 en Grèce pour les premiers Jeux Olympiques modernes. Il identifia le Liamone au Céphise qui coule près d'Athènes.
"Un petit fleuve se montra. Il s'appelle Liamoneet, selon l'usage commun des fleuves corses, s'égoutte dans la mer plutôt qu'il ne s'y jette. Une longue nappe sans déversoir s'est donc formée de part et d'autre de l'embouchure. Quoique l'air parût immobile, la pente des eaux presque nulle, l'étang était tout sillonné de petites rides et leur frisson se continuait à la cime des bouquets de joncs émergeants. Une pareille vue reforma tous mes souvenirs un instant désunis par les eucalyptus, et elle leur donnait un nouvel accent. Suivant le grand chemin, entre le marais du Liamone que tourmente la fièvre, et les clairs et salubres flots, il m'était impossible de ne pas évoquer sur ma gauche la mer d'Athènes et, à droite surtout, les menues flaques frissonnantes déterminées par le Céphise Éleusinien. Comme le chemin de Cargèse, la Voie Sacrée se trouve prise, en avant d'Éleusis, entre les marais et la mer.
Elle traverse le Céphise sur un petit pont de pierre analogue à celui qu'on a jeté sur le Liamone;les antiques rhetoibouillonnent à peu près de même manière que cette onde maigre et furieuse, mystérieusement crispée et rebroussée, comme d'une aile oblique qui courrait sans fin sous les eaux."
Voiture à chevaux près de la tour génoise de Sagone, sur la route de Cargese, en 1898.
Quel pont et à quelle date?
Le futur fondateur du journal L'Action Française (en 1908) écrit bien qu'il existait alors un "petit pont de pierre". Or, ce voyage date de l'été 1897. Une partie des notes prises alors (mais pas celles sur Sagone et Cargese) fut publiée dans La Gazette de France en septembre 1897. L'ensemble complété parut en novembre 1900 dans La Revue hebdomadaire sous le titre "Les Cargésiennes". Il forma finalement en 1901 une partie du livre "Anthinéa".
"Vers 1905", comme l'écrivit Marie Rose Colonna di Cinarca, le bac n'était donc plus utile. On peut supposer que les souvenirs qu'elle retranscrit datent d'avant 1897. D'ailleurs, la propriétaire de l'hôtel Continental qui organisait des soirées pour ses clients était Marie Lucie CASALTA, veuve d'Alexandre de la Rocca (1837-1880). Or, née à Renno en 1847, elle mourut à Guagno-les-Bains en 1903, donc avant 1905.
Quand le pont fut-il construit?
En 2014, quand le pont actuel fut mis en service, toute la presse précisa qu'il remplaçait celui construit... en 1920 !
Charles MAURRAS a-t-il inventé le "petit pont de pierre" ou est-ce bien celui-ci qui fut remplacé par un autre en 1920?
Il existe bien sur internet une vieille carte postale montrant le "Pont du Liamone" mais elle n'est malheureusement pas datée.
Est-ce le même pont que l'on retrouve sur cette vue de 2009?
Un lecteur de ce blog pourrait-il répondre à ces questions?
Pont du Liamone en 2009.
Le pont actuel est bien différent. La vue ci-dessous est prise du même endroit que la photo non datée (trouvée sur le site La Marsiale).
Il y a 120 ans, comment vivaient les curistes qui passaient l'été à Guagno-les-Bains? Un texte permet de le savoir. Il a été publié en 1989 dans le numéro 2 du bulletin de l'association A Mi...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).