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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 18:13

Loin de l'anglo-saxon Halloween imposé par les grands sociétés commerciales, la Corse a toujours respecté la tradition de Sant'Andria (Saint André) le 30 novembre.

A l'occasion de la fin des récoltes et du passage à l'hiver, des jeunes déguisés allaient de maison en maison pour demander des victuailles qui étaient ensuite partagées. La description en est faite dans le texte ci-dessous qui reprend mot à mot celui paru dans notre article du 30 octobre 2016.

 

 

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Ce même article contenait également le souvenir par Marina DAVID de la Sant'Andria de novembre 1959 à Soccia.

 

Cette tradition a été l'objet d'un compte-rendu de Pascal CHAUVEAU dans "Corse-Matin" le 8 décembre 2013.

 

Mais, dans la page Facebook de Santu PINELLI, se trouve un reportage peu connu. Diffusé sur ce qui est maintenant Via Stella, il montre un habitant de Soccia qui, si l'on comprend bien, avait alors 87 ans. Un de nos lecteurs pourrait-il nous donner son identité et dater ce film?

En 3 minutes 20, l'atmosphère de cette fête est bien rendue.

 

 

 

Les déguisés se rassemblent.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.
La Sant'Andria de Soccia en vidéo.
La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Ils vont de maison en maison. On reconnaît ici un four du village et l'église.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.
La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Les maisons sont visitées et leurs occupants donnent de quoi manger.

Ici, des paquets de biscuits.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Là, un saucisson.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Ailleurs, du vin.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Le sac se remplit.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Partout, l'accueil est très amical.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.

 

Finalement, le sac est vidé et son contenu mangé ou bu.

La Sant'Andria de Soccia en vidéo.
La Sant'Andria de Soccia en vidéo.
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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 18:00

Le marché de Noël de Murzo aura lieu dimanche 8 décembre.

Inscrivez-vous si vous voulez tenir un stand.

 

Paru dans "Corse-Matin" du 19 novembre.

Paru dans "Corse-Matin" du 19 novembre.

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 18:00
Il y a 109 ans, Poggiolo, Orto et Guagno étaient dans la tempête

 

Les images de la Côte d'Azur sous la pluie et des inondations qui en résultent ont de quoi impressionner.

 

Elles ressemblent à ce que les villages des Sorru in sù ont connu exactement à la même époque, fin novembre, mais il y a 109 ans.

 

En témoigne cet article paru dans "Le Petit Marseillais" du 25 novembre 1910.

 

Il y a 109 ans, Poggiolo, Orto et Guagno étaient dans la tempête

 

On peut remarquer dans ce texte que les villages ont subi tour à tour la pluie et la neige. Le plus important est la phrase qui rappelle que la récolte de châtaignes était "l'unique ressource". Elle est exagérée pour Poggiolo qui produisait facilement des légumes. Elle n'est cependant pas fausse car l'activité agricole était en régression, faute de bras, les jeunes étant alors de plus en plus nombreux à partir pour l'armée ou les colonies.

 

Officiellement, les intempéries qui ont provoqué le plus de dégâts à Poggiolo sont les pluies et glissements de terrain d'octobre 1992, à la suite desquels la commune a été déclarée en état de catastrophe naturelle

 

Voir le lien suivant.

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 17:41

 

Avez-vous déjà entendu parler du seigneur de Sorro?

L'histoire de ses relations avec les habitants de Guagno permet pourtant de comprendre la situation actuelle de Guagno-les-Bains.

Elle a été contée dans le quotidien "Le Petit Marseillais" du 1er juin 1923 par un nommé CIPRIANI dont le prénom n'est pas donné dans l'article.

 

Petrù et le seigneur de Sorru
Petrù et le seigneur de Sorru

 

Dans le cadre d'une série sur "les centres d'excursion corses", ce texte décrit "l'état lamentable" de l'établissement thermal. Mais l'essentiel est d'expliquer pourquoi Guagno-Village "possède des biens communaux d'une étendue de plus de 200 hectares sur le territoire de la commune" de Poggiolo. L'origine serait à remonter jusqu'au XIe siècle, c'est-à-dire à peu près l'époque de la construction de l'église Sant'Anarilla aux Trois Chemins (voir ici).

 

La population guagnaise se serait révoltée contre les abus du comte, seigneur de Sorru, et aurait obtenu la gestion des terres situées "entre la rivière de Grosso et la crête méridionale où se trouvent la forêt et la source d'eaux thermales". Ces terrains restent toujours à Guagno sauf la source et ses environs qui appartiennent au département.

 

Col de Sorru vu de Soccia (copie d'écran du reportage de D'Umani sur les Deux Sorru).

Col de Sorru vu de Soccia (copie d'écran du reportage de D'Umani sur les Deux Sorru).

 

Un point de l'accord est à retenir: le seigneur s'engageait à "ne plus s'aventurer au-delà du ravin Rivo-Secco". Or, la rivière de Rioseccu, à mi-chemin des deux villages, marque la limite administrative entre les communes de Poggiolo et de Murzo depuis le décret de Louis-Napoléon attribuant Guagno-les-Bains aux Poggiolais. Le col de Sorru n'est pas du tout poggiolais.

 

Le seigneur avait-il voulu garder entièrement le col pour continuer à contrôler la pieve?

 

Pont de Rioseccu, limite entre Poggiolo et Murzo, vu dans le sens de la descente (photo Google).

Pont de Rioseccu, limite entre Poggiolo et Murzo, vu dans le sens de la descente (photo Google).

Pont de Rioseccu vu dans le sens de la montée (photo Michel Franceschetti, 23 juillet 2009).

Pont de Rioseccu vu dans le sens de la montée (photo Michel Franceschetti, 23 juillet 2009).

 

Qui était ce seigneur? Etait-il un membre de la famille qui s'était établie au château de la Catena, près de Letia? (voir l'article ici).

 

Si cette histoire n'est pas une légende, il faut retenir le nom de Petrù, le chef des Guagnais révoltés. Il serait certainement le premier des habitants de Sorru in sù dont nous aurions l'identité. 

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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 17:35
Le marron à Evisa dimanche

 

La 28ème Foire du marron (et aussi du champignon) aura lieu dimanche 24 novembre à Evisa.

 

Promouvoir les produits de la filière castanéicole, tel est l'objectif des organisateurs de cette manifestation dont le fer de lance est le marron d'Evisa "Insitina" variété de marron d’une grande qualité, offrant la particularité, outre sa valeur distinctive, de ne présenter aucun cloisonnement.

 

Organisée par l'Association Seve in grentu, c'est la fête du marron, fruit comestible du châtaigner, surnommé arbre à pain car c'est le principale aliment du cochon. La farine de châtaigne est classée en AOP depuis 2010. 

 

De nombreux stands installés au coeur du village proposent aux curieux les meilleurs produits de la région, des animations, des expositions, des dégustations...

 

Le marron à Evisa dimanche

 

Le reportage de Via Stella sur la foire de l'an dernier:

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 18:00

Samedi 23 novembre:

 

 

L'Association des Amis du Couvent de Vico organise une Soupe corse au couvent St François (salle Albini) à partir de 20 heures.

 

 

Participation: 18 € hors boissons.

 

 

Réservations auprès de Madame Bassi au 04-95-26-62-29 ou au couvent (uniquement le matin): 04-95-26-83-83 ou 06-46-50-33-60.

 

 

Le nombre de places étant limité, il est recommandé de s'inscrire rapidement.

 

Soirée soupe corse de novembre 2011

Soirée soupe corse de novembre 2011

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 18:00

 

Il est très agréable de regarder le reportage présenté par Celia PETRONI: "Deux Sorru. La Corse grandeur nature", qui a fait l'objet de l'article précédent. Mais...

 

IL COMPORTE UNE ERREUR,

 

une erreur d'autant plus importante qu'elle est au détriment des Poggiolais.

 

 

Après avoir laissé Jean-Mathieu CORIERAS à Saint Elisée, la présentatrice montre Soccia en s'exclamant "Comme c'est beau!" depuis l'héliport d'où le panorama vers ce village est superbe.

 

L'erreur de Celia

 

Mais, alors qu'elle déclare que Soccia "est principalement connu comme étant le point de départ des randonnées pour Crena mais pas que...", défilent des images de ... POGGIOLO !

 

L'erreur de Celia
L'erreur de Celia

 

Au bout de 7 minutes 50 secondes du début de l'émission, après le clocher arrondi de l'église de Soccia, on reconnaît sans contestation le clocher pointu de la chapelle Saint Roch. 

 

 

De toute façon, chacun sait bien que Poggiolo est le plus beau et le meilleur des villages corses!

 

En attendant une émission complète sur Poggiolo, vous pouvez revoir la vidéo de ce reportage.

 

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7 novembre 2019 4 07 /11 /novembre /2019 18:00

Une excellente initiative qui existe depuis la rentrée scolaire a été décrite dans "Corse-Matin" de lundi 4 novembre: la Scola di cantu di i dui Sorri.

Fabrice MASSIANI, qui avait animé un atelier cet été dans le cadre de Sorru in Musica, donne maintenant, pour les enfants, des cours d'initiation au chant corse et à la guitare au couvent de Vico le jeudi et, pour les adultes, des séances ont lieu le samedi à l'église d'Orto.

Il est encore temps de  s'inscrire pour développer les dons artistiques dans nos villages.

 

 

Pour les retardataires désireux de s'inscrire aux ateliers, les séances ont lieu:

* le jeudi au couvent de Vico pour les enfants 
(chant à 17 h, guitare à 18 h)

*le samedi à l'église d'Ortu de 18h a 20h 

 

- atelier chant 30 € par mois et par élève 

- atelier guitare 30 € par mois et par élève 

 

Informations complémentaires et inscriptions au 06 21 97 16 01 ou sur la page Facebook.

 

Les Deux Sorru chantent grâce à Fabrice et à Bati

 

Dans la reproduction de l'article, une partie a été encadrée de rouge: celle où Fabrice MASSIANI déclare que son "vrai maître est Bâti de Poggiolo".

 

On aura reconnu Jean-Baptiste PAOLI, le fils de Xavier et Marie-Ange, dont l'investissement dans la perpétuation des chants et des traditions corses est important depuis longtemps.

 

24 juillet 2011 à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

24 juillet 2011 à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

 

La vidéo de la Saint Roch 2008 permettra à chacun d'apprécier le talent de Jean-Baptiste.

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 18:00

 

A Marseille, un chantier dans le quartier Blancarde avait provoqué des inquiétudes sur le devenir du jardin Philippe CERATI et de la plaque portant le nom de cet adjoint, d'origine guagnaise, au maire de la cité phocéenne. Voir l'article "Cerati n'est pas tranquille".

 

Philippe sera préservé et embelli

 

En réponse à la demande de Michel FRANCESCHETTI, Madame Marine PUSTORINO, maire des 4e et 5e arrondissements, a envoyé une lettre pour préciser la nature des travaux et pour assurer que la plaque émaillée sera conservée. Les dates de naissance et de décès de Philippe CERATI seront peut-être ajoutées.

 

Merci à Madame le Maire pour l'intérêt qu'elle a manifesté à cette question.

 

Philippe sera préservé et embelli
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24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 20:02

En 1815Antoine François CAVIGLIOLI avait perdu son traitement, son grade de lieutenant et, beaucoup plus humiliant, son titre de chevalier de la légion d’honneur

 

 

Un obstiné qui veut sa décoration

Mais Antoine François avait une famille à nourrir: une femme et deux enfants (sur les quatre qu’eut le couple). Giulia Maria étant morte en 1827, il se remaria avec Maria Flaminia LECA qui avait vingt ans de moins que lui et qui lui donna au moins une fille.

Comme il l’écrivit dans sa lettre du 31 octobre 1832 conservée dans son dossier de la légion d’honneur, il «fut réduit à accepter, pour pouvoir vivre, une place de sergent dans les voltigeurs corses» le 5 novembre 1826. Ce bataillon avait été créé le 6 novembre 1822 par le roi pour lutter contre le banditisme, et notamment contre Théodore POLI, originaire lui aussi de Guagno.

Voir à ce sujet la série des six articles du blog des Poggiolais intitulée «Les exploits de Théodore».

 

Voltigeur corse par Hippolyte Bellangé

Voltigeur corse par Hippolyte Bellangé

 

Il fut nommé sous-lieutenant le 31 mai 1831 mais il n’avait toujours pas sa légion d’honneur.

 

 

Cependant, la situation politique française avait changé. Louis-Philippe, proclamé roi des Français le 7 août 1830, commençait un règne dont les débuts étaient très libéraux.

 

Plein d’espoir, Antoine François CAVIGLIOLI envoya dès le 28 septembre au Grand Chancelier de la légion d’honneur une lettre pour solliciter auprès du roi «la confirmation de cette récompense nationale». Il fallut attendre un an et, le 28 novembre 1831, une ordonnance royale reconnut les nominations qui avaient eu lieu pendant les Cent Jours. Mais elle prenait effet à partir du 20 mars 1815 et rejetait donc aussi bien CAVIGLIOLI que MULTEDO qui avaient été nommés le 12 mars !

 

Heureusement, une ordonnance spéciale étendit ensuite cette reconnaissance aux nominations antérieures au 20 mars, pendant «le Vol de l’Aigle».

 

Notre Guagnais obstiné envoya son dossier à l’ordre de la Légion d’honneur dont le grand-chancelier était le maréchal MORTIER, ancien compagnon de Napoléon, et ses efforts furent couronnés de succès: Louis-Philippe le nomma chevalier en date du 30 août 1832.

 

Sa joie était incomplète car il lui fallait justifier son identité, prouver qu’il était bien le même personnage que celui qui avait été décoré en mars 1815. Et ce ne fut pas si facile que ça. Le dossier consultable sur la base de données LEONORE permet d'en suivre les péripéties.

 

Des documents, comme la lettre de félicitations du comte DEJEAN, grand trésorier de l’ordre, datée du 8 avril 1815, facilitèrent la procédure. DEJEAN assurait alors l’intérim du grand-chancelier, le comte de LACÉPÈDE, absent de Paris.

 

Lettre de félicitations du comte Dejean, datée du 8 avril 1815.

Lettre de félicitations du comte Dejean, datée du 8 avril 1815.

Comte DEJEAN, trésorier de l’ordre de la légion d’honneur en 1815

Comte DEJEAN, trésorier de l’ordre de la légion d’honneur en 1815

 

Ce fut un peu plus difficile pour Louis MULTEDO dont la lettre de confirmation avait été perdue avec ses bagages lors de la bataille de Waterloo.

 

Antoine François obtint un acte de notoriété établi le 26 février 1833 grâce au témoignage de quatre voltigeurs reconnaissant son identité.

 

La difficulté vint d’un autre document.

 

 

Trois versions pour un baptême

Antoine François avait envoyé en août 1832, demandée par la chancellerie de la légion pour établir son identité, une copie, établie par LECA, maire de Guagno, de son acte de baptême, acte faisant office d'acte de naissance pour la période où l'état-civil n'était pas laïcisé.

 

Acte de baptême : copie d’août 1832

Acte de baptême : copie d’août 1832

 

Elle lui fut refusée car elle était en italien et car elle ne contenait pas les noms de ses parents. Si, de son côté, Louis MULTEDO dut faire traduire son acte en français, CAVIGLIOLI ne le fit pas mais le problème important n’était pas la langue.

 

Dans la lettre accompagnant la nouvelle version, établie le 31 juillet 1833, il déclarait qu’elle était «exactement conforme aux registres existants entre (l)es mains (du maire de Guagno), ce qu’il a enfin fait, mais toujours rédigé en italien; cependant les noms de mes Père et Mère n’y sont pas omis».

Acte de baptême : copie de juillet 1833

Acte de baptême : copie de juillet 1833

 

Il est vrai que l’on peut parfaitement lire: «Antonio Francesco Caviglioli figlio legitimo di Carlo Luigi Caviglioli e Giulia di lui moglie nata Cipriani».

 

Cette copie n’est pas l’œuvre du maire mais de l’adjoint Pinelli qui, en l’absence du maire, l’a écrite «parola a parola per Copia Conforme» à l’original des registres paroissiaux. Tiens, c’est curieux mais la copie signée par le maire LECA porte la même mention. Pourquoi le premier magistrat de la commune aurait-il commis une erreur?

 

Le mieux est de se tourner vers le document original que la numérisation de l’état-civil permet de trouver sur le site des archives départementales de Corse-du-Sud.

 

L’acte de baptême original

L’acte de baptême original

 

Ô surprise, internet nous donne une troisième version qui, comme celle d’août 1832, ne donne pas les noms des parents ou pas exactement les mêmes!

 

Plus précisément, les prénoms du père, Carlo Luiggi, sont suivis d’un mot que l’on peut déchiffrer comme «fontana» mais qui, d’aucune manière, ne peut être Caviglioli. Le nom de Caviglioli est présent mais accolé à la marraine «Giustina moglie (épouse) di Domenico Caviglioli».

 

Dans la copie signé par le maire, le père est «Carlo Luigi», avec un seul «g» et sans nom de famille, tandis que Giustina est déclarée épouse de «Domenico fontana». Voilà qui pourrait changer totalement l’identité de notre soldat.

 

En dehors du curé, seul le parrain, «Polo francesco Poli», a signé. 

 

Enfin, il est bien spécifié que le père de l’enfant était absent. Où se trouvait-il pour cet événement important?

 

Comment interpréter ces variantes? Le jour du baptême, de LECA, le curé de Guagno avait-il été tellement distrait ou ému qu’il aurait inversé les noms du père et de la marraine?

 

Un point à remarquer: de LECA avait tenu à accompagner sa signature du titre de piévan que lui disputait alors farouchement le curé de Poggiolo Giovanni BONIFACY (voir article http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/permanence-et-mutations-de-sorru-in-su-1/2-les-origines-et-l-organisation-religieuse-de-la-pieve.html).

 

Peut-on aller jusqu'à imaginer que cet acte tente de cacher un secret familial? Ce serait exagéré.

 

Si la copie réalisée par le maire avait déjà supprimé «fontana», la version suivante, celle de PINELLI, est un tripatouillage éhonté du document originel: les deux mentions CAVIGLIOLI, pour l’enfant et pour son père, ont été délibérément ajoutées par l’adjoint au maire.

 

Sans cette astuce, Antoine François n'aurait peut-être jamais pu récupérer sa légion d'honneur en 1833, avec dix-huit ans de retard.

 

Quand, en 1857, Napoléon III créa la médaille de Sainte-Hélène pour distinguer les anciens soldats de son oncle, Antoine François CAVIGLIOLI la reçut.

 

 

Il mourut à Guagno le 27 octobre 1868, à l’âge de 87 ans. Et l’acte de décès mentionne bien «chevalier de la légion d’honneur», le titre qui symbolise toute sa vie.

 

 

Documents utilisés:

1- Site La Corse militaire:

 

2- Site Archives départementales de Corse-du-Sud: registres d’état-civil de Guagno 

(http://archives.corsedusud.fr/Internet_THOT/FrmSommaireFrame.asp)

 

3- Site Mémoire des hommes: bataillon de chasseurs de l’île d’Elbe

(https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YToxMDp7czoxMDoidHlwZV9mb25kcyI7czo3OiJhcmtvX2lyIjtzOjg6ImltZ190eXBlIjtzOjM6ImpwZyI7czo0OiJyZWYwIjtzOjM6IjEwOCI7czo0OiJyZWYxIjtpOjIyO3M6NDoicmVmMiI7czozOiIxNDMiO3M6NDoicmVmMyI7czowOiIiO3M6NDoicmVmNCI7czowOiIiO3M6MTI6ImltYWdlX2RlcGFydCI7czo3NjoiL1BBUkNPVVJTSU5ESVYvQ09OVFJPTEVUUk9VUEUvR1IyMFlDLzIwWUMwMTA1WC9TSERHUl9HUl8yMF9ZQ18wMTA1WF8wMDU5LkpQRyI7czoxNjoidmlzaW9ubmV1c2VfaHRtbCI7YjoxO3M6MjE6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWxfbW9kZSI7czo0OiJwcm9kIjt9#uielem_move=456.296875%2C73&uielem_islocked=0&uielem_zoom=40&uielem_brightness=0&uielem_contrast=0&uielem_isinverted=0&uielem_rotate=F)

 

4- «Les troupes corses de la Révolution au 1er Empire (1789-1815). Des processus et des mutations, la Corse militaire une identité complexe» par Jean-François GIFFON-SCAPULA (http://bibliotheque-martial-lapeyre.napoleon.org/Default/doc/SYRACUSE/71704/les-troupes-corses-de-la-revolution-au-1er-empire-1789-1815-des-processus-et-des-mutations-la-corse-)

 

5- Base leonore de la Légion d’Honneur (http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr):

dossiers Antoine François CAVIGLIOLI et Louis MULTEDO.

 

6- Wikipedia : 

-les Cent Jours (https://fr.wikipedia.org/wiki/Cent-Jours)

-comte Dejean (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-François-Aimé_Dejean)

 

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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
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Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona).

 

Lundi 13 juillet:

Grand bal au Belvédère.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival 

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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