Il fallait y penser et "L'Express" l'a fait: le lac de Creno ressemble à "un petit air de Canada sur l'Ile de Beauté". L'hebdomadaire titre ainsi un reportage de trois pages sur le lac le plus célèbre de Corse.
Au sommaire du numéro du 31 juillet, un dossier est consacré aux "lieux de sérénité", soit "Vingt splendeurs françaises" présentées dans un cahier spécial de 64 pages. Creno fait parie de la catégorie des "sites de méditation" avec la forêt de Brocéliande, la montagne Sainte-Victoire ou la Vallée des Merveilles.
Il faut retenir la page 63 qui présente la vie et le travail de Jean-Mathieu CORIERAS, le charcutier-muletier poggiolais.
Malheureusement, en écrivant que "le plus bas des lacs corses est aussi l'un des plus faciles d'accès pour les randonneurs", le journaliste va encourager les touristes à venir plus nombreux encore.
Or, le lieu souffre de la sur-fréquentation touristique.
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Photos de Juliette BEC.
Tout le canton connaît la pizzeria de Finfin qui se trouve dans la montagne, au-dessus de Soccia et au début du chemin vers le lac de Crena et aussi du sentier vers le canyon de Zoicu.
Pour l'anniversaire de la tragédie qui coûta la vie à cinq adeptes du canyoning, "Corse-Matin" est revenu jeudi 1er août sur le renforcement des mesures de sécurité notamment à Bavella et à Zoicu.
La signalétique doit être améliorée et de nouvelles prises sécurisées installées.
La question des transmissions est également importante. Or, les téléphones ne sont pas partout opérationnels car il existe des "zones blanches". Un système de radio mobile a donc été mis en place. Thierry OLIVE, responsable de la politique sportive à la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, a expliqué la solution originale utilisée au-dessus de Soccia:
"Les professionnels disposent d'une radio depuis laquelle ils peuvent contacter la buvette, qui en possède une également. Depuis cette buvette, le téléphone passe. C'est donc le responsable du commerce qui contacte les secours en cas d'alerte."
Comme l'écrit la journaliste, "une chaîne humaine aussi rudimentaire que salutaire".
Ainsi, Finfin est la personne par laquelle passent les informations essentiels pour la sécurité des randonneurs et sportifs de l'été.
Merci à lui de tenir ce rôle.
Et n'oubliez pas d'aller déguster ses fameuses pizzas.
Les amateurs de chants corses viendront écouter
le groupe ATTALLÀ
à l'église de Guagno
dimanche 4 août à 20h 30.
Ce groupe n'est encore très connu mais il a une forte personnalité, comme on a pu le lire dans "Corse-Matin" du 6 juin 2019.
Composé de huit personnes (chanteurs et musiciens) Attallà renoue avec le chant et la scène. Attallà n'est pas un groupe de plus sur la scène musicale corse contemporaine. Il y a dans leur démarche, quelque chose d'autre. Ce choix de ne pas faire de scène après la sortie de leur premier disque, en dit long et interpelle, et cela, malgré le succès réel de leur création. Il y a chez ces chanteurs une grande humilité, aucune prétention artistique. Et le public l'attend depuis huit ans. Leur objectif, n'est pas de plaire, encore moins de paraître sur la première terrasse de café venue. Ils disent simplement qu'ils sont là, qu'ils existent et c'est pour cela qu'ils ont besoin de créer.
Il y a dans leur création une vraie couleur musicale, une identité propre, une volonté certaine de montrer autre chose, humblement, sereinement. Ils n'empruntent rien à personne. Ces voix remarquables, contrastantes, n'ont rien à prouver. Elles s'unifient dans un respect mutuel et ne sont pas dans la démonstration.
"Lettara muta", projet artistique caractérisé par des thèmes variés mais classiques pour la plupart, avait été salué par la scène corse il y a 8 ans, et réellement apprécié par le public.
Corse-Matin 6 juin 2019
De son côté, le site Sunemu.net explique l'origine du curieux nom de ce groupe:
L’origine de son nom vient du fait que le groupe répète de façon hebdomadaire à Sainte Lucie de Tallano, et plus précisément au vieux couvent Saint François. A cet emplacement était érigé au moyen age le château de Renucciu di a Rocca, seigneur de la pieve d’ATTALLÀ, qui régna sur la Corse. Le mahométisme, après s'être répandu dans le nord de l'Afrique, chercha à s'établir dans les île de la Méditerranée. Un missionnaire du prophète vint prêcher en Corse la nouvelle religion. En parcourant le pays, il arriva avec sa suite, composée de nombreux adeptes sur les vertes collines qui enceignent le golfe du Valinco. Devant cette somptueuse vallée aux mille richesses il s'écria émerveillé: Attallà ! Attallà !
Étymologiquement on peut expliquer ce mot par « at » présent et « Allah » Dieu. Le pays était un don de Dieu, le paradis terrestre, la terre promise. La légende était belle, elle a fait du chemin et on la raconte encore...
Le programme des débats de l’été 2019 a été publié.
Ces réunions, organisées par l'Association des amis du couvent, se tiendront au Couvent St François de Vico chaque vendredi du mois d'août, à 21h.
Comme chaque année, des thèmes importants seront abordés par des intervenants de qualité.
Le premier débat, sur un sujet qui est vraiment d'actualité, "Ecologie et justice sociale", sera animé par le Père François EUVÉ qui dirige la revue jésuite "Etudes".
On peut réfléchir même en été.
Nous sommes à quelques jours de l'anniversaire du drame de Zoicu. Ce jour-là, un groupe de personnes pratiquant le canyoning a été emporté par la vague de la fiumara. Il y eut cinq morts. Voir article ici.
A Soccia, où les habitants restent choqués, une cérémonie religieuse va commémorer cette catastrophe le jeudi 1er août prochain, en présence de parents des victimes. Ce sera à 17 heures à Croce Maior, près de chez Finfin.
Les journalistes ne manqueront certainement pas cette date.
Sur Europe 1, chaque matin, Martin FENEAU revient sur des lieux ayant marqué l'actualité. Le 4 juillet, il était à Soccia pour voir les mesures de sécurité mises en place depuis la crue meurtrière.
Le Festival Sorru in Musica fait halte à Soccia vendredi 26 juillet. Il ne faut pas râter la seule soirée qui se déroulera dans le haut-canton.
Comme d'habitude, elle comprendra une partie conviviale avant le concert proprement dit.
en partenariat avec ESTRU PAISANU-Museu di Corsica
avec la participation des élèves de l’Académie de musique Sorru in Musica
Bach, Saint Saëns, Villa Lobos…
Iwao Furusawa et Bertrand Cervera (violons)
Stéphane Petitjean (piano et arrangements)
Philippe Noharet (contrebasse)
Premier prix du concours de musique du Japon et du prestigieux concours Abbado, élève de Toshiya Eto, de Nathan Milstein ou Ivry Gitlis, Iwao Furusawa se produit dans le monde entier et a joué auprès d’artistes de renommée internationale, tels que Yo-Yo Ma et Stéphane Grapelli. Il nous offre ses créations originales, autant d’invitations à découvrir son univers multiple. Et toujours inspiré.
AJACCIO • ZONZA • PIANELLO • SANT’ANDRÉA-DI-BOZIO • SANTA-REPARA- TA-DI-MORIANI • GALÉRIA • CORTE • GHISONI
SALICETO • MOROSAGLIA • SOCCIA • MURZO • LOPIGNA • POGGIO-DI-NAZZA • LUGO-DI-NAZZA • ZALANA • OLMETO • COGNOCOLI-MONTICCHI • CALENZANA
ZICAVU • ZICAVO • BASTELICA • COTI CHJAVARI • COTI-CHIAVARI • QUENZA • CORTI • CORTE • U PRUNU • PRUNO • UPULASCA • POPOLASCA • A PARATA • PARATA • SANTA LUCIA DI MERCURIU • SANTA LUCIA DI MERCURIO • CASTIFAU • CASTIFAO
Quelle chance: Poggiolo est entre Soccia et Murzo !
Le festival de musique Sorru in Musica offre toujours des spectacles musicaux de grande qualité. La qualité est présente dans le choix des morceaux musicaux et dans celui des interprètes.
La qualité existe au niveau des annonces. La brochure contenant le programme et l'affiche sont toujours élaborées avec soin, toujours avec un violon à la place principale. Le plus souvent, elles sont réalisées par l'agence Kalli design de Sandrine Uccelli.
La collection que nous vous présentons est incomplète. Elle commence avec l'affiche de 2008. L'un de nos lecteurs aurait-il la reproduction des quatre années précédentes?
On pourra remarquer que la dernière mention de Poggiolo date de 2014 mais que Soccia a toujours été présent.
"Christian, arrête-toi! Ça commence à bien faire!".
Il est rare qu'un prêtre interrompe sa messe pour s'écrier ainsi. Mais il est vrai que, en ce dimanche de juillet 1965, Christian PINELLI était un enfant de chœur bien turbulent. Et puis, le curé, le Père MILLELIRI, connaissait tout le monde à Poggiolo et pouvait se permettre une certaine familiarité avec ses ouailles.
Originaire de Sotta, dans le sud de la Corse, Paul MILLELIRI naquit le 1er décembre 1917. Mobilisé en 1939, il resta prisonnier en Allemagne du printemps 1940 jusqu'à la fin de la guerre. Il était dans le stalag V-B, en Forêt-Noire, où étaient rassemblés de nombreux soldats corses.
Extrait du n°386 (mai 1983) de "Le lien", bulletin de l'union nationale des amicales de camps de prisonniers de guerre.
Ce séjour eut des conséquences sur sa santé qui était fragile et sur sa vocation religieuse qui fut renforcée par les malheurs qu'il vit autour de lui.
Sorti du séminaire en juillet 1951, il fut nommé curé de Poggiolo, Soccia et Orto en 1956. A cette date-là, après le décès d'Ange Mathieu PASTINELLI, curé depuis 1928, un accord fut conclu entre le diocèse et les Oblats, confiant aux Pères de Vico la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains.
Le nouveau curé déploya une grande activité dans ses trois paroisses. A Poggiolo, il était parfois relayé pour les messes par le Monsignore Martin DEMARTINI (voir l'article "Curés sac au dos!").
La photo ci-dessous (extraite d'un film de Michel Franceschetti) permet de voir, sortant de l'église Saint-Siméon, le visage émacié, orné de petites lunettes, de l'abbé MILLELIRI qui précède la statue de la Vierge portée par Jean-Marie PASSONI, Etienne PINELLI et François PINELLI le 15 août 1965.
Ce curé "très classique et parfois même intransigeant", ainsi qu'il est écrit dans l'article de "Corse-Matin" du 28 juillet 2003, faisait des homélies parfois un peu longues mais il ne rechignait pas devant l'effort.
A pied ou sur un âne, il gravissait le chemin vers Saint Elisée en gardant sa soutane. Elles aussi extraites d'un film double 8, ces autres photos, bien que très floues, le montrent dans ce vêtement traditionnel le 29 août 1968, sur les bords du lac de Creno.
Paul MILLELIRI appliqua les réformes décidées par le concile Vatican II qui eut de si grandes conséquences sur les célébrations religieuses (voir l'article "L'effondrement religieux en France et en Corse").
Certains fidèles socciais furent, paraît-il, mécontents de la disparition du vieux carrelage et d'un grand lustre de leur église.
Mais la grande affaire fut la construction du nouveau presbytère de Soccia, à gauche de l'église Sainte Marie.
L'édification de ce grand bâtiment fut financée grâce aux dons des habitants et par les produits des kermesses.
Dans ces grands rassemblements estivaux, les jeux étaient variés: jeux de massacre, lancers d'anneaux sur des bouteilles, lapinodrome (paris sur le numéro de la boîte dans laquelle entrera un lapin lâché au centre du jeu)...
On pouvait payer pour écouter des disques, manger des gâteaux ou acheter des livres d'occasion (pas toujours très catholiques puisque l'on y trouva une fois "L'amant de Lady Chatterley"!!!).
Des bénévoles mirent aussi la main à la pâte sur le chantier.
Le résultat fut une belle maison.
Destiné à servir de logement au curé et à abriter des groupes de scouts l'été, le presbytère fut, après le départ du Père MILLELIRI, l'objet d'un long litige. L'association paroissiale et la mairie croyaient en être propriétaires alors que l'édifice appartenait à l'évêché.
En 1972, après dix-sept ans à Sorru in Sù, l'abbé MILLELIRI devint curé de Bonifacio, la région d'où il était originaire.
A la suite de son départ, en vertu d'un accord conclu en 1967 entre Mgr COLLINI, évêque d'Ajaccio, et le supérieur des oblats, les paroisses de Poggiolo, Soccia et Orto furent désormais desservies par le couvent de Vico.
Dans la ville de l'extrême-sud corse, le curé fit montre d'une grande activité pastorale et fut très aimé de ses paroissiens.
Il contribua à mettre en valeur la patrimoine religieux de la cité, restaurant par exemple avec Geneviève MORACCHINI-MAZEL le vieux couvent St François et publiant, avec elle et le général SERAFINO en 1981 un cahier CORSICA sur "Les monuments et œuvres d'art de la Corse: Bonifacio" qui fait autorité.
Nommé chanoine honoraire juste avant sa retraite en 1995, Paul MILLELIRI se retira dans son village de Sotta où il décéda le 26 juillet 2003.
Apprenant son rappel à Dieu, ses anciens fidèles de Poggiolo, Soccia et Orto furent très déçus que le long article biographique qui lui fut consacré dans le "Corse-Matin" du 28 juillet ne fasse aucune allusion aux années passées dans ces villages.
Merci à François Canonici pour ses renseignements sur la période bonifacienne et merci à Judith Ottavy-Poli pour ses souvenirs de l'époque socciaise.
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Vacances de la Toussaint:
du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026
Vacances de Noël:
du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027
Début janvier 2027:
Assemblée générale du Comité des Fêtes.
Vacances d'hiver:
du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027
Vacances de Pâques:
du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027
Vacances d'été:
à partir du samedi 3 juillet
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.