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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 07:00

 

L'annulation de la procession de Madunnuccia est un événement exceptionnel. Le coronavirus a eu raison des cérémonies habituelles du 18 mars en l'honneur de Notre Dame de Miséricorde qui protégea Ajaccio.

 

Les habitants des Deux Sorru auraient également pu rendre hommage à la Madunnuccia dans l'église d'Orto.

 

Comment est-ce possible?

 

La Madunnaccia à Ajaccio et Orto (ou J'ai les mêmes à  la maison)

 

    Il faut revenir à l'historique de la piété envers cette N.D. de Miséricorde. Elle fut d'abord italienne avant de devenir corse.

 

A AJACCIO

Le site officiel de la ville d'Ajaccio indique:

 

   "Le 18 mars 1536, la Vierge Marie apparut à un vieux paysan, Tonio Botta, près de Savone et lui dit : «n'aie pas peur ! je suis la Vierge Marie. Dit au peuple de faire pénitence en l'honneur du Christ et de sa Mère ».
    Orto, un capitaine marin, ramena à Ajaccio une statuette de la Vierge en 1645. Lors d'une rixe, un ordre jaillit de la statuette et les combattant, effrayés, s'arrêtent sur le champ.
Une grande statue de Notre Dame de la Miséricorde fut alors placée à l'église des Jésuites, aujourd'hui Eglise Saint Erasme.
    En 1656, une peste – comme il en éclatait souvent alors – ravagea la cité de Gêne et menaçait de toucher Ajaccio. Les habitants d'Ajaccio mirent toute leur confiance dans Notre dame de la Miséricorde qui préserva leur ville de ce mal contagieux.
    C'est à la Cathédrale, le 18 Mars 1661 que les Magnifiques Anciens prononcèrent à genoux le vœu définitif et solennel où ils acceptent la Très Sainte Vierge pour Protectrice, Patronne et Avocate d'Ajaccio, la remercie pour tous ses bienfaits, et promettent que chaque année, le doyen d'âge des Magnifiques Anciens mobilisera ses collègues pour célébrer le jour du 18 mars à la perfection."

 

    D'autres précisions se trouvent dans le livre "A Madunnuccia" écrit par France Sampieri et publié en 2010 (ed. Albiana). La quatrième de couverture précise que la maison du capitaine Orto se trouvait dans le quartier de Candia. Au sujet de la statue, il est écrit:

 

    "Enchanté par ce miracle, le capitaine Orto voulut honorer sa Très Sainte Vierge, sa madunnuccia, pour la remercier d’avoir arrêté un massacre, parlé et manifesté la volonté de Dieu. Oui, sa figurine en plâtre n’avait aucune valeur, mais pour lui elle constituait un trésor inestimable. Il eut peur qu’on la lui dérobe, la niche sur la façade de sa maisonnette isolée étant facilement accessible.
    (...)
    Il commanda une grande et belle statue de la Vierge en marbre blanc à un artiste de Gênes. Devant elle, il y aurait deux petites statues représentant la première Tonio Botta, le jardinier de Savone à qui la Sainte Vierge était apparue et la seconde lui-même qui avait eu l’honneur du miracle de Candia."

 

 

A ORTO

 

Photo Christian Paul Didier

Photo Christian Paul Didier

 

    La tradition, toujours vivante dans le village, rapporte que la statue qui se trouve à Orto, et qui y est honorée en même temps qu'à Ajaccio, a été offerte par le même capitaine aux habitants du lieu portant le même nom que lui.

Il est certain que la statue ortigaise ressemble beaucoup à l'ajaccienne, avec la Vierge et le jardinier Botta à ses pieds. Elle se trouve au premier autel à gauche en entrant dans l'église du village.

    Il n'est donc pas nécessaire de déplacer jusqu'à Ajaccio pour honorer N. D. de Miséricorde. Allez à Orto !

Photo Christian Paul Didier

Photo Christian Paul Didier

 

 De même, l'autre lieu important de vénération de Marie en Corse, Lavasina, est symbolisé au col de Sorru par une chapelle qui lui est dédiée et qui évite de traverser toute l'île pour le pèlerinage (voir sur ce blog les articles consacrés à cet endroit ICI et ICI).

 

   Finalement, à Sorru in Sù, un catholique fervent a tout ce qu'il faut pour prier.

 

   Cela fait penser à une publicité de Panzani qui eut un succès énorme dans les années 80. On y voyait un train de raviolis passer devant les yeux émerveillés d'un paysan qui se mettait à lui courir après tandis que son épouse criait: "Reviens, Léon, j'ai les mêmes à la maison."

 

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 18:00

L'inter-communalité étant devenue une réalité, les Poggiolais doivent connaître la composition des conseils municipaux des communes voisines de Poggiolo.

Nous vous proposons les résultats des élections à Guagno, Letia, Murzo, Orto, Renno, Soccia et Vico (tirés de "Corse-Matin"). Ceux de Poggiolo, publiés dans l'article précédent, ont été remis ici.

 

Quelques remarques s'imposent:

- La participation a été très forte quand deux listes s'opposaient (95,20% à Renno, 90,62% à Guagno et 81,98% à Vico);

- Dans ces trois villages, le maire sortant s'est largement imposé, sauf à Renno où Joselyne Mattei-Fazi a gagné de très peu;

- Tous les sièges ont été pourvus sauf un à Renno;

- Dans les villages à liste unique, Poggiolo a connu le plus grand nombre de votants (86,18%);

 

Les élus autour de Poggiolo

 

 

 

Les élus autour de Poggiolo
Les élus autour de Poggiolo
Les élus autour de Poggiolo
Les élus autour de Poggiolo
Les élus autour de Poggiolo
Les élus autour de Poggiolo
Les élus autour de Poggiolo
Les élus autour de Poggiolo
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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 17:51

Après Orto (voir "Orto fait bloc") et Poggiolo (voir "Unis pour quel programme?"), Pascale CHAUVEAU a présenté les candidats à la mairie de Guagno. Ici, deux listes sont en présence.

Dans l'article paru dans "Corse-Matin" mardi 10 mars, le maire sortant Paul COLONNA donne son bilan et ses projets. Tout n'a pas été réalisé mais les retards (salle des fêtes) seront comblés et la construction de la micro-centrale électrique donne de grands espoirs. On pourra remarquer la place des vieux dans ses préoccupations. 

Vous lirez ensuite l'entretien avec Marlène CIPRIANI, paru aujourd'hui jeudi 12 mars. Les Poggiolais noteront qu'elle fait allusion à la source de la Soccia qui, bien que se trouvant au-dessus de Guagno-les-Bains, appartient à la commune de Guagno.

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Paul Colonna et ses co-listiers

Paul Colonna et ses co-listiers

Samedi après-midi, Paul Colonna présentait en réunion publique sa nouvelle équipe. L’occasion de dresser le bilan des travaux réalisés et présenter son programme à venir. « Je ne dis pas qu’on a été excellent, mais on a fait », annonçait-il d’emblée, reconnaissant plus tard avoir failli au sujet de la salle des fêtes promise, mais qui sera réalisée d’ici deux ans.

 

Sa grande fierté : l’aménagement de six logements sociaux dans l’ancienne gendarmerie, appartenant à la famille Antonini ; la mairie s’étant porté garante de l’emprunt auprès de l’office de l’habitat. Mais aussi l’église du village, construite en trois siècles par les anciens, dont huit vitraux ont été remplacés en 2018.

 

Future centrale micro-électrique

« Mais nous avons essuyé aussi quelques tempêtes, qui ont cruellement impacté la forêt de Guagno », glisse le maire sortant. Paul Colonna rappelle alors le soutien de la Collectivité de Corse pour stocker et évacuer les grumes à terre. Un travail facilité par les pistes forestières et agricoles, créées et entretenues pour désenclaver 11 hectares de forêts à ce jour, et y faciliter l’installation d’exploitants forestiers et d’agriculteurs.

 

Son projet phare : les anciens. « Les fêtes c’est bien, mais les anciens restent au village toute l’année, et même si on ne le claironne pas, on respecte leur dignité et on est là pour eux au quotidien, pour déneiger si besoin, et plutôt que de distribuer des chocolats, couper et livrer du bois gratuitement à ceux qui en ont besoin. » Une déclaration qui provoquera une réaction virulente dans l’assistance : « Vivre au village est un rêve, mais il faut pouvoir y gagner sa vie ! C’est bien de respecter les anciens, mais sans jeunes qui partent faute de travail, il n’y aura plus de village ! »

 

En réponse, Paul Colonna se félicite d’avoir permis l’installation de cinq jeunes agriculteurs, créé un emploi municipal et un emploi de secrétaire, les deux à mi-temps, ainsi que deux emplois saisonniers pour tendre la main à tous ceux qui en avaient besoin.

 

« Deux gros dossiers seront traités lors de la prochaine mandature, si je suis élu », a par ailleurs souligné le candidat. A savoir, la centrale micro-électrique, initiée il y a dix ans, dont les travaux débuteront au printemps 2021 pour une mise en fonction à l’horizon 2024. Un projet générateur d’emplois et de retombées financières pour la commune.

 

La mairie a également acquis la maison du capitaine Manudritta (dite maison Masclet), ainsi que tous les terrains attenants. Les terrains seront loués à des agriculteurs sous forme de baux commerciaux. Quant à la maison en elle-même, l’idée d’y aménager des logements sociaux est abandonnée, car la compétence en incombe à la communauté de communes.

 

Les projets tournent autour de la création de chambres d’accueil pour personnes âgées non dépendantes, ou d’un centre d’immersion pour des élèves, voire d’un petit musée du village. « Mais, si un privé arrive avec une idée concrète et des financements, nous sommes ouverts à toute proposition », a suggéré Paul Colonna.

 

 

La liste:

Laurent Angelini; Jeanne Antonini, épouse Poli; Angela Charmillon-Rubini; Paul-Joseph Colonna; Jean-Claude Leca; Rose Leca; Marie-Françoise Pietri; Paul Poli; Marie-Jeanne Quiriconi; Jean-Jacques Royneau; Marie-Madeleine Sichi, née Poli.

 

 

Marlène Cipriani

Marlène Cipriani

 

Pourquoi monter une liste pour ces municipales ?

Que ce soit clair, nous ne montons pas une liste contre Paul Colonna, mais pour Guagno. Notre démarche est de créer une nouvelle dynamique dans un village qui s’endort de plus en plus. Ce n’est pas parce qu’on vit au village qu’on le fait vivre! Bien sûr, il faut des projets structurants, comme refaire le réseau d’eau, enfouir les lignes, entretenir les rues et fontaines… Cela apporte du confort.

Mais à Guagno, les habitants restent chez eux, et ceux qui n’y habitent pas n’ont pas envie de retourner au village car ce qui les attirait avant n’existe plus. L’association Circinella a organisé quelques manifestations, mais c’est aussi le rôle de la municipalité de s’impliquer dans la vie sociale du village.

Notre priorité sera de développer le lien social, pour casser l’isolement, en provoquant toutes les occasions de rencontres intergénérationnelles. Par le biais d’animations régulières dans une salle des fêtes refaite mais aussi par l’aménagement d’un lieu d’accueil communal, avec une bibliothèque, la création d’un terrain de jeux pour les enfants, l’ouverture d’une épicerie communale, la réhabilitation du stade, des journées d’aiutu.

Créer du lien social, c’est aussi faire livrer aux personnes âgées, par les entreprises locales, un camion de bois en début d’hiver ; mettre en place un service d’accompagnement pour leurs déplacements ; désigner chaque semaine un « aidant » pour les courses ou réagir immédiatement s’il y a besoin de déneiger.

 

Vous prônez davantage de démocratie participative. Comment ?

Pour commencer, je ne me définis pas comme une tête de liste mais comme la porte-parole d’une équipe où toutes les décisions seront prises collectivement. Les maîtres-mots seront : information et dialogue.

Il est important que chaque Guagnais puisse s’impliquer dans la commune. Pour cela, nous voulons des conseils municipaux publics pour une plus grande transparence, des commissions mixtes composées d’élus et d’habitants, des affichages réguliers de ce qui se passe et une boîte à idées. D’autre part, la transparence budgétaire est essentielle pour renforcer la notion de confiance entre l’équipe municipale et les habitants.

 

Et en matière de vie économique, d’environnement et de patrimoine ?

Nous aiderons bien entendu à l’installation de jeunes agriculteurs. La gestion de la forêt communale est aussi à privilégier. Nous n’avons pas d’éléments précis sur les projets en cours de centrale micro-électrique ou de la maison Masclet. Mais la modernisation du gîte communal et la remise en état de la source A Goccia sont dans nos projets.

 

L’existence de deux listes crée des tensions… Une réaction ?

Une élection, c’est la démocratie, pas la guerre. Nous avons voulu rester sereins et pas agressifs. Nous avons mis de l’énergie, mais pas de violence. J’espère qu’il n’y aura pas de séquelles. Quel que soit le vainqueur du scrutin, j’espère qu’il y aura un panachage des conseillers des deux listes. L’opposition est toujours bénéfique.

 

La liste:

Maria-Francesca Andreotti, Maria-Anghjulella Caviglioli, Marie-Paule Caviglioli, Marlène Cipriani Fleury, Patrick Gaffory, Pierre-Jean Leca, Sylviane Mariani, Noëlle Medurio, Patricia Pieragi, Ange Poli, Jacqueline Schaekis Pozzo di Borgo.

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 12:00
Une triste nouvelle

Nous avons appris le décès de Guy CERVERA.

Toutes nos condoléances à son épouse Suzanne et à toute sa famille. 

Il était le père de Bertrand, le fondateur et animateur du Festival Sorru in Musica.

Une triste nouvelle

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Photo: village de Rennu, site rando-patrimoine.corsica

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 18:00

 

La Corse n'est pas loin de l'Italie, à tel point que, depuis l'île, il est possible de photographier la tour de Pise.

Cet exploit n'est pas à la portée de tout le monde. Il faut un très bon matériel, se trouver au bon moment et avoir un bon emplacement. Ces conditions ont été réunies voici deux ans par Antoine MANGIAVACCA dont la photo de la ville italienne depuis le Monte Cinto a été récemment publiée dans le "Corriere della Sera". Cette image a, comme on dit, "fait le buzz" en Italie et en France et a valu à son auteur d'être interviewé par Pascale CHAUVEAU dans "Corse-Matin" du dimanche 1er mars.

 

La ville de Pise photographiée depuis la Corse © Antoine Mangiavacca

La ville de Pise photographiée depuis la Corse © Antoine Mangiavacca

Ce talentueux photographe, qui vit à Marseille et vient souvent à Soccia, est connu par les lecteurs de ce blog qui a publié plusieurs de ses productions. Par exemple, en mai 2017, il nous avait envoyé la photo d'un large panorama de la Corse depuis un sommet du Var. On pouvait bien y reconnaître le Tretorre et le Cervellu. 

Voici l'entretien paru dans "Corse-Matin":

Il y a deux mois, sa photo de Pise, prise du Monte Cinto, avait fait le buzz. À 23 ans, Antoine Mangiavacca, sous le pseudo de Klape, consacre son temps à sa passion pour l’image, avec professionnalisme et sensibilité. Chacune de ses photos interpelle, trouble, déclenche ce "je-ne-sais-quoi" qui fait la différence. Et si c’était tout simplement un talent fou.

 

La photo est-elle pour toi un simple passe-temps?

J’habite Marseille mais j’ai toujours passé toutes mes vacances à Soccia d’où ma famille est originaire. Et c’est ici en Corse qu’est née ma passion pour la photo. En faire mon métier était une évidence. Après le bac, j’ai passé un BTS audiovisuel option image, doublé d’une formation approfondie d’un an sur la photographie. Cela m’a permis de faire des stages intéressants, notamment chez Panavision, une référence mondiale dans ce milieu.

Après mon diplôme en juin dernier, j’ai envoyé des CV à des boîtes de production, des offices du tourisme… Mais il s’agit d’un milieu très fermé, et il est compliqué d’y rentrer. J’ai fini par créer mon entreprise en septembre dernier, en tant qu’auto-entrepreneur. Mes revenus sont encore bien trop insuffisants pour pouvoir en vivre, mais mes parents me soutiennent et m’encouragent. Cela me permet de consacrer tout mon temps à la photo.

 


 

Suivez les photos d'Antoine

 

Que signifie "consacrer tout son temps à la photo", quand un clic ne prend qu’une fraction de seconde ?

Je ne fais jamais de photo "au pif", chacune demande beaucoup de préparation. Par exemple, je sais que le 16 mars, il y aura un alignement parfait du couvent de Vico et de la Sposata avec le soleil qui va arriver par-derrière.

Il faudra que je prenne la photo juste avant que le soleil vienne sur la montagne. Il y a des éphémérides à ne pas rater pour obtenir l’alignement parfait et capturer de belles lumières. Je peux passer 30 à 40 heures sur Google Earth pour étudier les reliefs, je tiens aussi compte de la météo sur des sites pointus qui donnent le sens du vent, le taux d’humidité, la hauteur du plafond nuageux… Tout cela me renseigne sur l’objectif à choisir. Sans toutes ces données, on peut rater à un jour près un coucher de soleil intéressant.

 

Dernièrement, le journal italien Corriere della Sera a publié ta photo de Pise, prise du Monte Cinto. Quelle est la genèse de cette photo ?

En réalité, j’étais sur le Monte Cinto pour photographier la côte provençale, de Toulon à Monaco. En me tournant un peu, j’ai vu que Pise était faisable. Cette photo a été faite il y a deux ans, et je l’ai mise sur Facebook quand j’ai créé mon compte professionnel. Beaucoup d’Italiens photographient la Corse depuis l’Italie. Ils ont vu cette photo sur mon site, et l’ont partagée. Environ 2 000 personnes suivaient ma page depuis juin 2016, et en une semaine, les vues ont été multipliées par deux, et la photo a été publiée dans la presse. Je n’en revenais pas !

 

Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019
Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019

Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019

 

Est-ce que cette photo a lancé ta carrière ?

Pas encore tout à fait, mais de plus en plus de gens me découvrent à travers mon site, et cela m’a valu de nombreux messages qui m’ont fait chaud au cœur. Ils me remercient de photographier leur village ou leur belle région. Par ailleurs, un monsieur qui gère le musée d’astrophysique de Pise m’a appelé pour participer à une exposition sur les paysages lointains, pris en infrarouge. C’est une technique qui permet de voir plus facilement à travers les brumes.

L’été dernier, j’ai exposé mes photos dans mon village de Soccia, et, en août prochain, elles seront exposées au couvent Saint-François de Vico. Surtout des paysages et des ciels.

J’adorerais faire des portraits, ou des plaquettes pour les campings, hôtels ou Airbnb, mais personne ne m’en a encore demandé. En réalité, j’aimerais être un couteau suisse capable de tout faire.

 

En cadeau, une toute récente photo (elle a été publiée le 29 février sur la page Facebook de Klape, le pseudonyme d'Antoine).

"Le village de Soccia sous la brume matinale, avec les aiguilles d'Ortu et les crêtes de Rinella en fond éclairées par le Soleil. Les oiseaux étaient la cerise sur le gâteau pour cette image !"

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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 18:00
La devinette du mois: les chaussures perdues des Grecs

Tout le monde connaît l'aventure de ces Grecs réfugiés qui furent installés en Corse, à Paomia, par les Génois. Chassés par les Vicolais, ils s'enfuirent à Ajaccio jusqu'à ce que le comte de Marbeuf, représentant de Louis XV, leur permette de se fixer à Cargèse.

 

Parmi les nombreux affrontements avec les Corses, l'un d'eux est particulier car les Grecs y perdirent leurs chaussures. Quand et à quel endroit proche de nos villages cette mésaventure arriva-t-elle?

 

Réponse demain.

 

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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 06:41
Deuil à Soccia

Toutes nos condoléances aux parents et aux proches.

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 18:00

Comme dans de nombreuses petites communes, le maire d'Orto se représente aux élections municipales à la tête d'une liste unique.

 

L'union permet d'éviter des ressentiments qui durent parfois longtemps car ils sont surtout des problèmes d'ego. Mais l'union n'est utile que quand elle lie ensemble des personnes motivées pour se battre en faveur de leur village et quand il existe des projets communs. Par projets communs, il faut bien sûr entendre des actions précises et réalisables.

 

Nicolas RUTILY donne, dans cet entretien avec Pascale CHAUVEAU paru dans "Corse-Matin" de dimanche 23 février, une belle liste de projets réalistes: "goudronner la route, rénover l’éclairage public, et numériser le cimetière". Cette dernière idée serait très utile pour les familles et les historiens en quête des ancêtres. Il désire également aboutir à "l'aménagement du sentier qui va d’Orto au lac de Creno en sentier-patrimoine". Il est indispensable de savoir bien mettre en valeur toutes les richesses touristiques et patrimoniales que possède une commune.

 

Ainsi, pour Poggiolo, on peut se référer aux articles sur les 12 merveilles poggiolaises (Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12 et Connaissez-vous le guide touristique de Poggiolo? La carte des merveilles poggiolaises).

 

Orto fait bloc

 

Maire sortant, Nicolas Rutily privilégie "l’unité" du village

 

PROPOS RECUEILLIS PAR PASCALE CHAUVEAU

 

Seul en lice pour ces élections, le maire sortant, qui brigue un troisième mandat, déclare : "Nous devons faire bloc pour maintenir la vie chez nous". / PHOTO P. C.

 

Candidat unique pour sa première élection, Nicolas Rutily était confronté à une liste d’opposition il y a 6 ans. Pour ce 3e mandat, le candidat à la mairie est seul en lice.

Vous présentez une liste partiellement renouvelée, avec des membres qui avaient fait campagne contre vous aux dernières municipales. Pouvez-vous préciser les raisons de ce choix ?

Il est important de préserver l’unité du village, et d’intégrer des jeunes dans l’équipe. Les divisions de pulitichella dans les villages, souvent dues à des problèmes d’ego, sont la mort de nos communes, qui se divisent et en gardent les meurtrissures durant plusieurs années. Trois membres de mon équipe sont partis pour permettre à des nouveaux d’intégrer l’équipe et de pérenniser le travail effectué. Le rural est en soins palliatifs. Les paroles et les grands discours des politiques ne nous atteignent plus. Soit nous sommes trop loin, soit nous sommes trop hauts. Nous devons faire bloc pour maintenir la vie chez nous.

 

Quel bilan tirez-vous de vos précédentes mandatures ?

Dans une petite commune comme la mienne, ce qui est fait est de suite visible. Le gros chantier a été la remise aux normes de notre station d’épuration, entièrement refaite pour devenir une station biologique avec des roseaux.

Mais nous avons dû aussi faire face à l’effondrement de trois murs importants suite aux fortes pluies, notamment le mur qui soutient l’unique route du village qui, en s’effondrant, l’a entraînée dans sa chute, coupant le village en deux (voir l'article Eboulement à Ortu). Après un vrai combat, nous avons heureusement obtenu l’arrêté de catastrophe naturelle, qui donne accès à des fonds de solidarité des communes du rural, et les reconstructions ont été rapidement menées. Pour information, la station d’épuration représentait un budget de 350 000 euros, et un seul mur a coûté 300 000 euros. À l’échelle du village, cela posait bien évidemment des problèmes budgétaires.

 

Malgré vos peu de moyens, avez-vous malgré tout des projets ?

L’entretien du village, entièrement à la charge de la commune, occupe l’essentiel de nos dépenses. Il est prévu dans les six mois à venir de goudronner la route, rénover l’éclairage public, et numériser le cimetière.

Avec les jeunes, nous avons mis en route un projet d’aménagement du sentier qui va d’Orto au lac de Creno, en sentier-patrimoine avec des explications sur la faune et la flore. Même si la plupart des gens vont à Creno au départ de Soccia, de plus en plus de monde passe par ici. Le trajet dure à peine plus longtemps, une heure trente au lieu d’une heure quinze, mais l’avantage est qu’on reste à l’ombre puisqu’il traverse la châtaigneraie. La prochaine mandataire sera vouée à la recherche de ressources financières. Le tourisme lié au lac devrait pouvoir ramener des retombées financières sur le village.

Le mur d’escalade de haut niveau, parfaitement équipé est à 15 minutes à pied du village, aussi.

Mais avant tout, il est impératif de doter Orto d’un vrai parking pour pouvoir accueillir le monde. Nous sommes activement à la recherche d’un terrain à l’entrée du village. Des pourparlers sont en cours avec les propriétaires privés.

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 18:29

 

 

Plus vite entre Ajaccio et San Bastiano

 

Il est loin le temps des voitures à cheval pour aller d'Ajaccio au village. On ne s'en rend pas compte mais la première mise en circulation du transport automobile de la cité impériale à Vico date de 1902 (voir l'article Du cheval au cheval-vapeur (n°2)).

 

Les voyages ne furent pas toujours faciles à cause de la forte déclivité sur les pentes des cols de San Bastiano et de Listincone, comme l'indique une nouvelle parue le 19 mars 1909 dans "La Croix" et dans d'autres quotidiens continentaux:

 

   "CORSE - Une automobile dans un ravin - L'automobile faisant le service d'Ajaccio à Vico descendait la rampe de Listincone, quand les freins ne fonctionnant plus, le mécanicien ne put rester maître de sa voiture, qui alla buter contre le parapet de la route. Toute la carrosserie se détacha et tomba dans le ravin, entraînant les voyageurs, dont deux furent grièvement blessés."

 

 

D'autres accidents eurent lieu presque chaque année jusqu'à maintenant. Une manifestation eut même lieu en 2015 pour demander plus de sécurité.

 

 

Actuellement, de grands travaux sont en train de bouleverser ce chemin afin de la rendre plus sûr et de rendre plus rapides les liaisons entre Ajaccio et Sagone, et de là avec Cargese ou Vico. Un reportage d'Isabelle Luccioni, dans "Corse-Matin" de samedi 22 février, fait le point sur ce chantier qui va bouleverser cette partie de la Corse.

 

Les travaux de San Bastiano seront achevés avant la saison

 

ISABELLE LUCCIONI

Les engins de chantiers se sont momentanément interrompus sur la route qui mène au golfe de Sagone. Une procédure habituelle entre deux phases de travaux selon le service des routes de la Collectivité de Corse.

La population s’était habituée aux feux temporaires qui rythmaient les déplacements vers le golfe de Sagone. Habituée aussi aux énormes engins de chantiers qui, depuis deux ans, creusent la montagne pour améliorer la RD81. La promesse d’une circulation plus fluide, à terme, avait rendu tout le monde patient.

Depuis plusieurs semaines pourtant, les interrogations sont nombreuses. Le chantier est à l’arrêt et ne semble pas sur le point de reprendre dans l’immédiat. Conséquences des intempéries de la fin 2019 ? Difficultés non prévues ? En l’absence de réponse, les théories les plus farfelues sont développées.

Y compris celle d’un problème majeur de financement qui trouverait sa source dans les difficultés de fusion des départements dans la Collectivité de Corse.

 

Plus vite entre Ajaccio et San Bastiano

Entre deux phases de travaux

Ces extrapolations font sourire à la CdC. "Nous sommes entre deux phases de travaux. Les terrassements sont achevés. On doit maintenant passer aux enrobés. C’est un moment classique dans toute réalisation de route. Il reste à poser les GBA (barrières en béton) les glissières et les couches d’enrobé. Les travaux devraient reprendre très vite", expliquent les responsables du service des routes.

"Dès que les premiers enrobés seront posés, cela va aller très vite. Et de plus, c’est constant, cela donne l’impression que la fin des travaux est proche", précise le maître d’ouvrage. "Quoi qu’il arrive, la route sera terminée pour l’entrée dans la saison estivale", estime-t-il.

14 millions d’euros co-financés par le PEI

Le chantier - les chantiers devrait-on dire - de la RD 81, ce sont trois chantiers en un sur l’axe qui relie Ajaccio au golfe de Sagone.

Tout d’abord, la réalisation d’un "créneau" (une voie pour les véhicules lents permettant les dépassements) jusqu’au col San Bastiano. Une opération qui a coûté 9 millions d’euros hors taxe.

Plus vite entre Ajaccio et San Bastiano

Ensuite, la réalisation d’un giratoire au niveau du Listincone (1,5 million d’euros).

Enfin un autre "créneau" à la Balisaccia (3,5 millions d’euros).

Ceci sans compter les améliorations de moindre importance avec notamment des rectifications de virages pour les rendre plus faciles à négocier. En tout, le montant des travaux s’élève à 14 millions d’euros hors taxe, co-financés par le PEI.

On imagine mal, dans le cadre de ce type de financement particulièrement encadré, comment il serait possible que les travaux soient interrompus pour des raisons budgétaires.

Rapprocher Sagone d’Ajaccio

La conséquence de cette amélioration de la RD 81 est évidente. Elle permettra de faire gagner un temps précieux aux automobilistes qui empruntent cet axe. Permettant à ceux qui vivent à l’année dans les secteurs de la Liscia, de Sagone et de Cargèse de se rendre à Ajaccio de manière plus rapide.

Et d’éviter l’été les "processions" derrière des cars ou des caravanes.

"On pourrait nous reprocher la possibilité d’aller plus vite et de créer ainsi des risques supplémentaires d’accidents. C’est tout l’inverse, en fait. Les créneaux permettant de doubler les véhicules lents en toute sécurité vont éviter les situations d’énervement qui conduisent à des dépassements dangereux", rappelle-t-on au service des routes.

Les exemples existants de ces passages à trois voies ont été largement expérimentés sur d’autres axes (en allant vers Cauro ou dans le secteur de Corte notamment). Ils permettent un "partage de la route" entre poids lourds et véhicules de tourisme, personnes qui travaillent et vacanciers qui admirent les paysages.

Un confort de déplacement que tous ceux qui passent par San Bastiano espèrent bien voir de manière concrète... et rapide.

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 17:27

 

Le groupe Facebook "Village d'Orto", dont l'existence a été annoncée dans un article du Blog des Poggiolais, est en pleine croissance.

 

Vendredi 21 février, il avait 144 membres. Aujourd'hui, dimanche 23, à 17 heures, il est passé à 185, soit 41 de plus. L'augmentation a donc été de 28,5% en deux jours.

Bravo!

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.