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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 18:00

Franck ROBINE, préfet de Corse-du-Sud et préfet de région, s'est rendu à Vico vendredi 29 mai.

Pour faire comprendre l'importance de cette visite qui a été une véritable réunion de travail, nous vous proposons des extraits de l'article publié par Corse Net Infos samedi et celui de "Corse-Matin" dimanche.

Les illustrations sont de la Préfecture de Corse-du-Sud.

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Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico
Le préfet de région Franck Robine en visite à Vico

Ce vendredi le préfet de Corse-du-Sud était à Vico pour rencontrer les élus du territoire. Accompagné par le maire et président de la communauté de communes Spelunca Liamone François Colonna et par Bertrand Cervera, premier violon de l’orchestre national de France et président du festival Sorru in Musica, Franck Robine s'est rendu sur le site où le futur centre culturel devrait voir le jour. L'occasion pour le préfet de rencontrer commençants et restaurateurs de la commune et d'échanger sur les protocoles de réouverture du 2 juin prochain.

 

Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico
Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico
 
 
Le projet d'un Centre Culturel à Vico 
Initié récemment, ce projet consiste en la création d’un centre culturel avec des surfaces modulables permettant de construire une offre culturelle variée. Certaines actions seront de portée locale et d’autres nationale voire internationale. Ce projet est porté par la commune pour ce qui est du bâti et une structure restant à finaliser pour le fonctionnement et la programmation culturelle. 
C'est Bertrand Cervera, premier violon de l’orchestre national de France et président du festival Sorru in Musica qui a initié la démarche et la soutient fortement.
L’association « Corse Active » a été mobilisée fin 2019 afin de vérifier la viabilité du projet et porter les premières études préalables. Elle apportera également un financement de 50.000 €/an pendant 3 ans, notamment pour financer le salaire d’un porteur de projet dédié. 
Ces démarches permettront également de préciser le besoin en infrastructure afin de définir le programme des travaux à l’été 2020.
La DRAC est membre actif de l’équipe projet. Des échanges ont été initiés auprès du président de la CdC qui a indiqué être favorable à une association de ses équipes à l’équipe projet.
 
Corse Net Infos
 
Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico
Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico

 

Vico est ma première visite de commune. Répondant à l’invitation de François Colonna, fraîchement réélu, le préfet Franck Robine a fait, vendredi matin, le déplacement en compagnie de Franck Leandri, directeur de la Drac (direction des affaires culturelles) de Corse.

Centre culturel, site archéologique, pôle administratif

Plus qu’une simple visite, ils assistaient à une réunion de travail en présence des deux adjoints, Jean-Pierre Fondeville et Mario Zannier, mais aussi du violoniste Bertrand Cervera, porteur du projet de centre culturel à Vico. « Il s’agit d’un projet d’envergure régionale, qui ne sera pas concurrentiel avec l’espace culturel de Cargèse, précise François Colonna. Il sera multiculturel, autour de la musique, du théâtre, du cinéma. Nous y envisageons tout un travail de déclinaison sur la nature, mais aussi un centre de formation et une partie dédiée à l’hébergement. »

Mais pour l’heure, aucun détail supplémentaire ne peut être communiqué, car le dossier de faisabilité ne sera présenté à la préfecture que le 15 juin prochain. En revanche, d’autres actions d’égale envergure sont sur le point de se concrétiser, et la visite s’est prolongée à Sagone sur le site de la cathédrale Sant’Appianu. « Pour le projet archéologique, tous les voyants sont au vert », se félicite François Colonna.

Les dernières fouilles préventives terminées, il reste quelques tombes à récupérer et le site sera rendu à la commune fin juin, qui bénéficie d’ores et déjà des permis de construire et des financements. À quelques mètres en face, c’est un vaste chantier de terrassement qui va être entrepris, avant d’ériger le pôle administratif : le nouveau centre de tri de la Poste, une maison de services au public avec un fonctionnaire dédié aux liaisons avec les différentes administrations, un espace de coworking, et une maison de santé abritant médecins, infirmiers, kiné, sophrologue, pharmacie et parapharmacie.

Enfin, Franck Leandri s’est montré intéressé par l’idée de transformer l’ancienne mairie du village en bibliothèque ludothèque, un projet pour lequel il pourrait apporter des financements.

"Corse-Matin"

 

Le préfet est venu discuter sur les projets de Vico
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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 18:00
Sur l'Etat de Cinarca

Le secteur de l'édition reprend peu à peu ses activités, comme les autres branches économiques. Un nouveau livre vient d'être mis en rayon. Ecrit par Claude ARRIGHI, magistrat honoraire, et produit par l'association Letia-Catena, il est consacré à l'histoire de la principauté de Cinarca.

Voici la présentation qui en est faite par l'association.

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Sur l'Etat de Cinarca

                 L’avènement et la chute de l’état de Cinarca

 

Comme elle le fait régulièrement depuis sa naissance, l’association Letia-Catena, qui s’intéresse au patrimoine historique de Letia et de l’ensemble du Vicolais, publie un livre sur les événements qui ont fait l’histoire de la région et qui ont eu aussi une influence directe sur celle de la Corse. L’association vient ainsi de publier, grâce à Claude Arrighi, magistrat honoraire, un livre consacré à L’avènement et la Chute de l’Etat de Cinarca

      La province de Vico, au cœur de la seigneurie de Leca, fut l’épicentre des luttes qui opposèrent au Moyen-âge les Génois aux seigneurs de Cinarca. Les castelli de Catena, de Leca, de Cinarca, de Ghjneparu, édifiés pour certains dès le X° siècle, étaient, outre leur valeur militaire, les symboles forts du pouvoir seigneurial. Ils furent renforcés au cours du XV° siècle par de nouveaux ouvrages, les Rocche Cinarchese : les Rocche di Sia, la Forcina et la Zurlina qui furent le théâtre des événements marquants de cette lutte. Outre les Génois, les autres acteurs qui intervinrent à Catena et en Cinarca furent les Pisans, la Papauté et les Catalans.

       Giovan Paolo da Leca est le dernier de ces héros qui incarnent par leurs noms, ce que fut la Corse de leur temps, ou plus précisément ce qu’ils auraient voulu qu’elle fût. Loin du cliché d’une Corse qui subit, en rebelle résignée, l’inexorable succession des dominations étrangères. Giovan Paolo da Leca faillit pouvoir réaliser à deux reprises son projet en 1488 et 1501. Selon le chroniqueur, « il aurait été illustre dans toutes ses actions si du moins la fortune eût secondé ses desseins ». L’échec de sa seconde campagne et la confiscation de sa seigneurie par l’Office de Saint Georges marquèrent la fin de l’état de Cinarca qu’il avait essayé de promouvoir. Malgré ses efforts répétés, il ne put jamais rétablir la situation, mais il n’abandonna jamais la lutte jusqu’à sa mort en 1507. 

Giovan Paolo haranguant ses partisans ("Mémorial des Corses", tome 1)

Giovan Paolo haranguant ses partisans ("Mémorial des Corses", tome 1)

 

Pour ce précieux travail, Claude Arrighi a engagé de longues recherches, approfondi les connaissances acquises, rassemblé la documentation et enfin rédigé ce texte qui concerne l’État de Cinarca, aux racines de la communauté de Letia. Le fruit de ses travaux demeure d’un grand acquis pour celle-ci, comme pour le Vicolais, la Cinarca et l’ensemble de la Corse. Il a su décrire ces héros du Moyen-Age, ainsi que leur gloire - pour quelques-uns éphémère -, mais aussi les raisons de leur postérité, face à l’image déformée d’une Corse qui aurait subi avec résignation l’envahisseur et les dominations extérieures. Il a su nous démontrer que, beaucoup plus que subir, ces héros ont aussi provoqué ces interventions étrangères dans l’île, celles des Pisans, Catalans et finalement Génois. Tous les chefs successifs de Catena et de Cinarca suivaient néanmoins une démarche précise et cherchaient à mener à bien un projet politique cohérent, dans lequel l’intervention des puissances étrangères demeurait un outil risqué, mais précieux.

       Avec ses prédécesseurs de Catena et de Cinarca,  Giovan Paolo da Leca sut faire naître et incarner le sentiment national dont la flamme n’allait plus s’éteindre, jusqu’aux luttes de Sampiero, qui se présenta à Vico comme son successeurpour mener l’éternel combat contre la tyrannie et les excès de la dominante, laquelle appliqua avec acharnement sa férule sur la Corse. 

C’est cette même flamme, celle de la libération nationale, qui illumina la grande Révolution Corse de quarante ans, au XVIIIe siècle, et porta le combat de son coordinateur, le général Pasquale Paoli, législateur, chef élu de la nation qu’il structura en proclamant la constitution écrite, issue des lumières du siècle. 

La flamme qu’ils ont allumée et les efforts et sacrifices consentis suscitent l’obligatoire devoir de mémoire et demeurent une source de fierté chez chacun de nos compatriotes. Ils constituent la naturelle inspiration qui guide généralement les comportements des fils de Corse. Ils orientent et marquent, véritablement, le sens de leurs actions. C’est bien ce qui s’est produit durant les années ardentes qui ont fait l’histoire de l’île, où ils sont demeurés les principaux éléments mobilisateurs, d’unité et de rassemblement, autour des valeurs qu’ils incarnent.

                                           ******

 

Le livre  l’Avènement et la chute de l’état de Cinarca est en vente :

--à AJACCIO à la librairie Le Mouflon, 19, Boulevard Fred Scamaroni. 

--et à SAGONE à La Villa Romana.

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 18:00
Les investissements scolaires poggiolais

 

Les articles précédents ont montré que les communes d'Orto (voir ICI) et de Soccia (voir ICI) se sont longtemps démenées pour construire des écoles permettant d'accueillir les élèves et d'offrir des logements décents à leurs instituteurs. Poggiolo n'a pas investi dans des constructions mais dans des locations.

 

Parmi les documents (très incomplets) concernant Poggiolo aux Archives Départementales d'Ajaccio, on trouve les preuves qu'une école fut installée en 1878, si elle n'existait pas avant.

 

Cette année-là, la mairie loua à un nommé Martin PAOLI une salle pour recevoir des élèves au prix de 50 francs par an. Un bail de six ans prenant effet au 1er février 1878 fut signé entre le maire DEMARTINI Baptiste et le même propriétaire afin de loger l'instituteur. Le logement comprenait une cuisine et une chambre ainsi qu'une cave. Le loyer, également de 50 francs par an, devait être versé par trimestre ou semestre "selon qu'il plaira au propriétaire de la maison".

 

Les investissements scolaires poggiolais

 

Le montant du loyer était plus important à Guagno-les-Bains où la municipalité loua le 31 juillet 1882 à Lucie CASALTA, veuve de la ROCCA, un logement de trois pièces avec cave pour un montant de 100 francs par an.

 

Les fournitures scolaires étaient payées par la municipalité. Comme exemple, on peut se référer à l'article "Fin prêt pour la rentrée scolaire" qui donne un devis du matériel acheté pour 1884.

 

 

Les élèves de l'école de Poggiolo en 1900.

Les élèves de l'école de Poggiolo en 1900.

 

Bien évidemment, les dépenses et les soucis étaient moindres quand l'enseignant était Poggiolais ou venait d'un village voisin. 

 

Ainsi, Hélène DUBREUIL se rappelle du Socciais Jojo ANTONINI (en poste à Poggiolo de 1945 à 1954) "surgissant sur sa moto flamboyante, tel un destrier de l'apocalypse" (voir l'article "Hélène évoque Jojo"). Judith OTTAVI-PAOLI, elle aussi de Soccia, n'avait pas de moyen de locomotion et, quand personne ne la conduisait, elle marchait, sauf les jours de neige!!! 

 

Orto, Soccia, Poggiolo, trois villages voisins et des manières différentes d'investir dans le domaine scolaire.

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 18:00
On peut manger à Soccia

Si les bars et restaurants ne peuvent toujours pas accueillir de clients, ils peuvent pratiquer la vente à emporter, ce qui est très utile. 

 

A Soccia, Jean-Marc BATTISTELLI propose tous les samedis au snack "U Paese" des plats à emporter qui ont beaucoup de succès.

 

Pour Samedi 23 mai, de 18 h à 21h, il est prévu:
   -Plat du jour : Lasagne à la viande accompagnée d'haricots verts 14€
   -Hamburger 6€
   -Nuggets 5,50€
   -Frites 3€
   -Panini steak, poulet, 3 fromages, jambon 5,50€

 

Sur commande avant samedi midi et uniquement à emporter. 
Tel: 06 27 74 41 74. 

 

Comme d'habitude, les mesures barrières seront de rigueur.

 

Des bastelle étaient en vente mercredi 20. D'autres surprises auront lieu.

 

On peut manger à Soccia

 

Par ailleurs, depuis quelques jours, Finfin vend ses pizzas aux clients qui viennent les chercher à Croce Maior.

 

D'autres ouvertures vont se poursuivre. Ouvrez l'œil.

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 18:09

 

A Soccia, dans le quartier de l'Umbriccia, il existe une maison d'habitation dont le style est très nettement celui des années 60. Sur sa façade, se lit toujours l'inscription "groupe scolaire François ANTONINI".

 

Elle fut l'école de cette commune et des villages voisins pendant quelques années.

 

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “groupe scolaire,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “groupe scolaire,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

 

Après la seconde guerre mondiale, quand Orto construisait son école de style "néo-ceaucescu" (voir l'article précédent), Soccia édifiait la sienne. 

 

Comme il est écrit sur la plaque posée sur la maison de l'Umbriccia, "ce groupe a été construit à l'initiative du docteur François ANTONINI, maire de Soccia de 1929 à 1962".

 

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “groupe scolaire,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “groupe scolaire,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

 

François ANTONINI fut également conseiller général du canton de 1933 (après deux scrutins annulés pour fraude) à 1945. Il avait été auparavant un très bon combattant de 1914-1918, comme en témoignent les décorations placées sur ce marbre: croix de guerre (étoile de bronze), croix de guerre des TOE (étoile d'argent), médaille commémorative du Levant, Légion d'honneur (chevalier puis officier), ainsi que la Palmes académiques.

 

Les jeunes Socciais habitant toute l'année au village n'étaient pas très nombreux mais ils méritaient des locaux corrects.

 

La photo ci-dessous, trouvée sur le site Copains d'avant, montre seize élèves pour, semble-t-il, l'année 1950.

 

L'inauguration du groupe scolaire de Soccia

 

Le docteur ANTONINI se battit longuement pour obtenir cette construction dont il ne vit pas l'achèvement. Il mourut le 4 août 1966 à Ajaccio, quelques mois avant l'inauguration.

 

Le groupe scolaire comprenait deux classes et le logement pour un instituteur. Il fut inauguré le 12 novembre 1966, le maire de Soccia étant alors le docteur Antoine OTTAVY. 

 

Les photos de cette cérémonie viennent du journal "Le Provençal Corse" et ont été reprises dans "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud", historique de Soccia écrit par Jean-Baptiste PAOLI. On voudra bien excuser la faible qualité de ces images.

 

L'allocution du docteur OTTAVY fut suivie par celles du docteur CASANOVA, président du Conseil de l'ordre des médecins, du vice-recteur DUCHESNE et du préfet Maurice LAMBERT.

 

D'autres personnalités étaient présentes: le docteur François COLONNA, maire de Murzo et conseiller général de Vico, l'abbé CASTAGNINI de Vico, le curé MILLELIRI de Soccia...

 

L'inauguration du groupe scolaire de Soccia

 

La première photo montre une assistance concentrée au moment des discours. Le docteur OTTAVY est au centre, à côté du docteur CASANOVA. A gauche, avec un chapeau, la veuve de François ANTONINI était présente. Tout à droite, ne serait-ce point Judith qui avait enseigné auparavant à Poggiolo et qui était l'institutrice de Soccia?

 

Sur la seconde photo, pour le vin d'honneur, l'ambiance est beaucoup plus détendue.

Le personnage qui est tout à fait à gauche ressemble beaucoup à Laurent-Antoine PINELLI, dit "Antunarellu", le premier adjoint du maire de Poggiolo.

 

L'inauguration du groupe scolaire de Soccia

 

Mais, après un tel démarrage, l'école ne dura pas longtemps. Même avec les élèves des villages voisins, les effectifs étaient faibles et l'administration rectorale finit par imposer le regroupement de tout le primaire à Vico. 

 

Et maintenant l'ex-groupe scolaire garde toujours son nom mais sa vocation est simplement de servir de logement.

 

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 19:24
Les élèves d'Orto

 Pour compléter le précédent article sur l'ancienne école d'Orto, Jean-Luc, le créateur du site ortu.free.fr, a eu la grande gentillesse de nous faire parvenir cette très rare photo de classe. 

 

Elle montre que, effectivement, il y avait beaucoup d'élèves à la fin du 19ème. Son arrière grand-père Jean-André Battesti est à gauche de l'instituteur qui lui pose une main sur l'épaule. Outre le grand nombre d'enfants, on peut remarquer aussi la diversité des tenues, qui semble indiquer que la vie pouvait être rude en ce temps-là...

 

La photo peut être agrandie par un simple clic.

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 17:59

 

La question posée par Martine CHITI était toute simple. Le 29 avril, elle avait demandé à l'animateur du groupe Facebook "Village d'Orto" quel était le grand bâtiment en ruines visible sur la photo de profil de ce groupe. Curiosité tout à fait normale.

 

Ecole éphémère, ruines durables

 

Il en a résulté pendant une huitaine de jours une intense discussion avec des dizaines de commentaires. Contrairement à ce qui se passe trop souvent par internet, les interventions ont été sérieuses et constructives, alternant souvenirs familiaux et recherches documentaires.

 

Nous allons résumer les résultats de ce débat qui peut intéresser tous les villages de notre haut-canton.

 

Ce bâtiment disproportionné par rapport aux maisons d'Orto était une école. Mais quelles furent ses dates de construction et de fonctionnement?

 

Le site ortu.free.fr montre une autre photo du même lieu.

Ecole éphémère, ruines durables

 

La grande maison est un peu moins délabrée et surtout, au contraire de la photo de Facebook, le clocher de l'église voisine est plat. Il n'a pas son sommet avec horloge et lanternon pointu.

 

Cette vue est donc plus ancienne mais elle n'a pas de date. On peut supposer qu'elle est certainement d'avant 1914.

 

Le site indique qu'il s'agit du "groupe scolaire" qui "a gardé longtemps la belle allure Napoléon III de ses heures de gloire".

 

En fait, la construction n'a certainement pas été opérée pendant le Second Empire, même si cette période s'en était préoccupée. En rendant la scolarité obligatoire, la Troisième République inonda la France d'écoles qui ont souvent des plans très similaires. Détails sur le site le temps des instituteurs.

 

Ainsi, il n'est pas étonnant que la mairie (et ex-école) de Rosazia ait eu la même allure.

 

Photo tirée du site http://preciosa.eklablog.com/

Photo tirée du site http://preciosa.eklablog.com/

 

Le bâtiment d'Orto paraît immense mais il faut se rappeler qu'il avait plusieurs parties: salles de classe (séparées pour garçons et filles), logement de fonction des instituteurs et salle de réunion du conseil municipal.

 

Cette école a dû être construite entre, grosso modo, 1880 et 1900. Les élèves étaient nombreux car, en 1891, la population ortigaise comptait 546 personnes, d'après le recensement officiel. Soccia en avait alors 787. Poggiolo atteignit son optimum en 1901 avec 598 habitants. Son école avait alors 29 élèves filles et 26 garçons (voir l'article La cent dixième rentrée scolaire).

 

La municipalité d'Orto décida la construction d'une école, financée par la mairie avec des prêts et des subventions de l'Etat. Poggiolo préféra l'option de la location de parties de maisons particulières.

 

Le maître d'œuvre fut  un certain ALZIPIEDI de Murzo.

 

Mais, au bout de très peu d'années, vers 1900, le bâtiment fut fermé à cause de la fragilité de la poutre maîtresse qui faisait craindre l'effondrement du plancher de l'appartement du couple d'instituteurs. Les élèves furent transférés dans la maison de Jeanne ROCCA.

 

La ruine resta en place durablement. Jean-Luc, le rédacteur du site ortu.free.fr se souvient avoir connu "ses poutres tombées à terre nous servant de terrain d'entraînement à un équilibre rendu indispensable par les ronces qu'elles surplombaient". 

 

Les débris furent enlevés au début des années 60 pour laisser la place à une nouvelle école édifiée en un  style que Jean-Luc qualifie de "néo-ceaucescu" (Ceaucescu était le dictateur de la Roumanie communiste de 1965 à 1989). 

 

Mais il était tard et la population diminuait à grande vitesse. Après Guagno-les-Bains en 1964 et Poggiolo en 1965, l'école d'Orto ferma en 1970. Celles de Soccia et de Guagno subsistèrent quelques années de plus.

 

L'école abrite maintenant la mairie et la salle des fêtes.

 

tiré du site http://www.nuvellaghju.com/

tiré du site http://www.nuvellaghju.com/

 

L'aspect de cette partie du village a bien changé. Mais il reste des photos qui étonnent toujours.

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 18:00

La santé est, avec la pandémie actuelle, la préoccupation de chacun. On apprendra donc avec plaisir que la pharmacie de Vico vient de se moderniser pour mieux recevoir dans ses nouveaux locaux les habitants des Deux Sorru. 

Pascale CHAUVEAU a posé quelques questions à Philippe BUCHERT sur l'officine et sur les transformations du métier de pharmacien. Nous reproduisons l'entretien paru dans "Corse-Matin" d'aujourd'hui jeudi 14 mai et nous le faisons suivre de l'article historique paru dans ce blog le 5 mars 2017, lors de la réouverture de la pharmacie.

 

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La pharmacie déménage et s’agrandit

Depuis quelques jours, la pharmacie du village s’est installée dans de nouveaux locaux, cours Joseph Colonna, pour la plus grande joie du pharmacien Philippe Buchert qui avait repris l’officine il y a tout juste trois ans.

À peine installé vous déménagez déjà ?

En réalité, je n’avais pas le choix. L’agence régionale de la santé nous avait sollicités pour qu’on transfère la pharmacie dans des locaux plus adaptés. Notamment avec un sas d’entrée car les livreurs ne doivent pas pénétrer dans la pharmacie. Qui plus est, nous avons pu aménager des toilettes qui n’existaient pas dans l’ancien local et bénéficier d’une vraie surface préparatoire.

Photo Pascale CHAUVEAU

Photo Pascale CHAUVEAU

Cela suppose-t-il que vous préparez encore certaines médications ?

Hélas non. Cela se perd complètement dans les pharmacies modernes. Quand j’ai commencé en 1983, on préparait encore des sirops, des suppositoires, mais aussi des gélules amincissantes, savons et bains moussants. On vendait même de l’eau minérale. Cela me manque un peu. Les pharmaciens faisaient aussi de la vaccination, notamment pour la grippe, mais à Vico il y a de nombreux infirmiers qui sont là pour ça. En revanche, j’ai des diplômes d’orthopédie et d’audioprothèse, et je vais proposer des semelles orthopédiques et des corsets.

Avec une surface plus que doublée, l’offre de parapharmacie et cosmétiques va-t-elle doubler elle aussi?

Je dirais qu’elle va plutôt évoluer, en faisant augmenter les gammes intelligemment. Je vais remplacer certaines marques par des produits plus professionnels, notamment pour certains cosmétiques et produits pour bébés. Et je souhaite également améliorer le rayon vétérinaire, car il y a une grosse demande dans le canton. Mais en conclusion, outre le fait que l’espace supplémentaire permettra plus de rangements, cela sera surtout plus confortable pour les clients en cette période où la distanciation physique est de mise.

 

 

 

BREF HISTORIQUE DE LA PHARMACIE DE VICO

(paru sur le blog des Poggiolais le 5 mars 2017)

 

Cette activité est ancienne à Vico.

Dans le chapitre "A propos de la santé à Vico" de l'ouvrage "Vico-Sagone. regards sur une terre et des hommes", le docteur Bernard ALLIEZ signale qu'il devait exister au Moyen Age un "spiziale" (apothicaire) mais que l'existence d'une pharmacie est bien prouvée par un document officiel du 23 septembre 1833. Le pharmacien était alors Venture (ou Bonaventure) MULTEDO.

A la fin du XIXème siècle, il exista même deux officines. En 1905, Don François BIANCARELLI en racheta une, puis l'autre un peu plus tard. Très aimé de ses concitoyens, il fut maire de Vico de 1919 à 1935. Son nom fut donné au square du monument aux morts.

Bernard ALLIEZ écrit: "Après son décès, en 1944, sa fille Rosine assurera la marche de la pharmacie pendant deux ans sous la "tutelle" du président du conseil de l'ordre des pharmaciens d'Ajaccio jusqu'à ce qu'elle épouse Henri CULIOLI, pharmacien originaire de Petreto, qui reprendra l'officine familiale de Vico jusqu'en 1967". 

Il n'est pas dit dans ce livre que leur fille Marie-Dominique, née en 1955, fut, de 1982 à 1996, la première épouse de Nicolas SARKOZY et la mère de ses fils Pierre et Jean.

 

La nouvelle pharmacie vicolaise

 

Le docteur ALLIEZ indique également que, dans les années 1990, la pharmacie, ayant été reprise par Jean Roch CALLAY, fut déplacée à son emplacement actuel, la maison Colonna.

 

La nouvelle pharmacie vicolaise
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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 18:00

 

Le sentier unissant Poggiolo à Orto existe depuis des siècles. Près de l'église Saint Siméon, il se divise, une bifurcation allant vers Soccia. 

 

Pendant des siècles, la circulation entre ces villages passait par ces chemins. La localisation du quartier poggiolais des Case Suprane s'explique par leur présence. 

 

La création de la route départementale à la fin du XIXe siècle a entraîné l'abandon de cet itinéraire.

 

Maintenant, ce chemin est une agréable promenade. Le film suivant vous incitera peut-être à le découvrir.

 

Résumé du film:

Le vieux chemin piétonnier de Poggiolo à Orto débute à gauche de l'église Saint Siméon et commence par longer le mur du cimetière. Il côtoie par moments des murs dressés par nos ancêtres. On retrouve aussi des morceaux de chaussée et de marches taillées dans le roc. Le trajet est jalonné de marques de peinture bleue. 
Une partie du chemin est à couvert de l'ardeur du soleil estival mais on peut profiter de belles vues sur le Tretorre, Guagno et les impressionnants monts d'Orto. 
La promenade se termine au cimetière d'Orto où le sentier rejoint la route goudronnée.

(Photos Michel Franceschetti)

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 18:00

 

La route entre Orto et Poggiolo est une promenade que beaucoup fréquentent l'été mais qui est agréable en toute saison.

 

Chantal SINTENAC PAOLI vient de publier sur Facebook une série de dix-sept photos, présentée en diaporama, pour illustrer cette petite balade.

 

Partant de la croix d'Orto et s'arrêtant aux premières maisons de Poggiolo, cet ensemble montre les curiosités naturelles, les paysages de montagne et la route de Guagno ainsi que la végétation printanière. Un moment de tranquillité déconfinée!

 

Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
Promenade d'Orto à Poggiolo
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona).

 

Lundi 13 juillet:

Grand bal au Belvédère.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival 

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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