La fête de l'Assomption est un moment important de l'année à Soccia.
L'église Sainte Marie vient d'être entièrement nettoyée en perspective de la messe du 15 août (qui sera comme toujours accompagnée de la procession dans le village). Les gros bras ont sorti tous les bras tandis que les petites mains ont astiqué, avec Judith toujours infatigable. Voir ce diaporama réalisé à partir des photos publiées sur la page Facebook de Santa Maria Soccia.
Mais un 15 août socciais ne serait rien sans son bal dans la salle des fêtes de la mairie.
Et la semaine continuera par le tournoi de football avec les fameux matchs "mariés contre célibataires", équipes masculines et féminines, vendredi 18 et le retour de la kermesse samedi 19.
Les membres de l'association Letia-Catena poursuivent leur travail de mémoire et d'édition. En atteste, la parution du troisième volume de "Letia témoignages et documents" auquel 120 personnes ont participé.
Si cet excellent travail a été réalisé pour Letia, si un autre a été publié sur Figari (voir l'article "150 photographies racontent l'histoire du village" ), pourquoi un groupe ne pourrait-il pas s'organiser pour raconter Poggiolo?
Par ailleurs, Letia-Catena organise ses Scontri 2023 le samedi 12 août prochain: voir l'annonce publiée ici.
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Article paru dans Corse-Matin le 30 juillet sur le nouveau livre consacré à Letia:
Un ouvrage radieux
Entre archives, photos noir et blanc prises sur le vif et témoignages "bien vivants", les membres de l'association Letia-Catena présidée par Patrick Cerruti cultivent l'art de la réminiscence. Au point de transformer l'exercice en petite aventure collective. Car, c'est tous ensemble, acteurs associatifs et villageois que l'on brasse les siècles et que l'on fait revivre les scènes de jadis. Et, de volume en volume, le nombre de contributeurs locaux augmente dans des proportions importantes. "120 personnes ont participé à la réalisation du tome III de la série Letia, témoignages et documents, qui vient de paraître. Nous observons un petit engouement", se félicite-t-on au sein de Letia-Catena.
Des retrouvailles et une émotion vive
Les souvenirs se sont fait hommage, aux colporteurs, aux commerçants, aux tailleurs de pierre, aux médecins et autres figures marquantes d'autrefois. "Nous avons fait le choix d'insérer des chapitres qui tiennent lieu de biographie. Les gens retrouvent des visages familiers, des fragments de la vie d'avant. C'est très émouvant",admettent les rédacteurs.
Letia sépia ramène ainsi sur la place du Fondu à Saint-Roch, auprès de Patriziu Fella, le bancarottaitalien qui vendait aussi bien des peignes à puces que des coupons de tissus à carreaux et de l'eau de Cologne"extra pour les mouchoirs".
D'autres fois, c'est l'arrivée de Jean-Marie Fieschi, le canistrellaghju que l'on guette avec impatience. Toujours en bleu de chauffe, il vient de Renno, à dos d'âne et "parle fort comme tous les gens" de son village.
Dans la mémoire de Letia se nichent encore Ange-François Padrona, "Néné" qui "monte le pain deux fois par semaine et approvisionne les épiceries", puis Joseph Tidori, "le seul à avoir un CAP de boucher en Corse après guerre". Lorsqu'il n'organise pas des farandoles électorales, il vend sa viande "jusqu'à Muna, Salice et Pastricciola".
Surgissent les silhouettes d'Augustin Mosca, le facteur qui jusque dans les années 1960 faisait sa tournée sur son cheval roux, d'Antoine Nivaggioli, l'épicier dont les deux fils feront partie des morts de la Grande Guerre, ainsi que d'Andria Callegari sur le pas de la porte de sa boutique, "À la ville de Vico".
Les carnets intimes de Letia mettent aussi en lumière Feliciola - Félicie Raffalli -, l'épicière de Poghju à Botte qui offrait des friandises aux enfants, ou César Arrighi, qui chaque année à Pâques avait la responsabilité d'allumer le feu de la Résurrection.
Il y a 60 ans et plus, Sébastien Chiappini, construisait des murs de soutènement du côté de la maison Ragazzacci, de celle de Zia Filiciola ou de la route de Noce. Ils font toujours partie du paysage contemporain. "Lagate fà à Bastianu..."
Le mois d'août qui débute va être chargé en activités variées à Orto.
Les cérémonies religieuses traditionnelles vont côtoyer les animations de l'ACO (Associu Crena Ortu). Il y en aura pour tous les goûts.
8 Août:
à 11h: messe de la Saint Dominique
Paella avec animation musicale (ACO)
14 août:
à 22 heures, procession
15 août:
à 11 h, messe de l'Assomption.
17 août:
bénédiction des maisons
18 août:
fête des enfants (ACO)
23 août:
concours de boules (ACO)
29 août:
matin, procession de Sant' Eliseu
soir, bal (ACO)
L’Evêque de Corse sera présent cette année à San Liseu le 29 août. Les personnes ayant des difficultés à se déplacer auront la possibilité de s' y rendre en hélicoptère au départ d'Orto.
La chasse au trésor du samedi 5 août a été un grand succès.
Plus de vingt-cinq enfants répartis en plusieurs équipes ont arpenté les rues de Poggiolo, allant de maison en maison pour recueillir des renseignements sur le trésor, en échange de réponses à des énigmes sur la Corse et Poggiolo ou d'épreuves sportives. Une bonne occasion pour les jeunes générations de discuter avec leurs aînés et de penser à leurs racines.
La journée s'est terminée sur la place par un spuntinu qui a duré très longtemps dans la bonne humeur.
Les incendies qui ont ravagé la Grèce, la Sicile, l'Algérie... sont des désastres qui ont, à juste titre, concentré l'attention des journalistes. Du coup, ils ont accordé peu d'importance au séisme d'une magnitude de 3,2 ressenti près de Niort jeudi 27 juillet 2023. Il est vrai qu'il a causé peu de dégâts, surtout par rapport à celui des 16 et 17 juin dans la même zone, en Vendée, où deux communes viennent d'être déclarées en état de "catastrophe naturelle".
N'oublions pas que notre partie de la Corse est sujette aux tremblements de terre.
Ce risque a d'ailleurs été ressenti voici juste soixante ans.
Le tremblement de terre du vendredi 19 juillet 1963 a été le plus important enregistré dans le Sud de la France (magnitude: 5,9 à 6) au cours du XXème siècle. Heureusement, l'épicentre était situé en mer, à 80 km au large de San Remo.
Michel FRANCESCHETTI se souvient:
"Vers 7 h du matin, alors que je venais à peine de me réveiller et que j'étais encore couché à l'étage de la maison de mes grands-parents, j'ai senti mon lit rouler d'avant en arrière et d'arrière en avant, et je vis les tableaux du salon où je couchais se balancer un bref instant. Tout cela dura peut-être deux ou trois secondes. Il n'y eut aucune casse et certains Poggiolais ne s'en aperçurent même pas. Par contre, Le Provençal Corse du lendemain écrivit que, à Evisa, "toute la population s'est retrouvée dans la rue centrale au même moment"".
Tous les renseignements sur ce séisme se trouvent dans les "Annales de l'Institut de Physique du Globe" de l'Université de Strasbourg (pages 35 et 36) qui peuvent être consultées ICI.
Dans le livre "Vico-Sagone. Regards sur une terre et des hommes" (ed. Piazzola, 2016), le professeur Jean-Dominique BERETTi a publié d'autres témoignages à la page 634:
-Joseph GINI: "On aurait dit les vibrations d'un gros camion".
-Un maçon sur un toit: "Aghju vistu u goudron chi facia l'onde" (j'ai vu le goudron de la route onduler).
A cette occasion, des anciens se souvinrent d'avoir senti un autre séisme en 1928 et en 1948.
La Corse a connu de fréquentes secousses, y compris dans notre canton. "Corse-Matin" avait publié le 24 février 2009 une note historique à ce sujet:
"Le premier signalement sismique dans l'histoire de l'île remonte à 1775. "On écrit de Vico, bourgade dans la partie occidentale de l'île de Corse, près de l'embouchure du Liamone, que le 6 octobre, à 7h35 du matin, on a ressenti une secousse de tremblement de terre assez violente pour faire abandonner tout à coup les maisons, mais elle ne dura que deux secondes et ne renversa que quelques pierres", indiquent les documents d'archive. D'autres secousses se produiront à la fin du mois dans la même région: "Une secousse a renversé une maison à Vico et une au village de Quillani (sic)". D'après les spécialistes, l'épicentre se trouvait alors au large du golfe de Sagone.
Il y a eu aussi des mouvements le 3 avril 1978 et le 7 juillet 2011, ce dernier ayant fait l'objet d'un article dans ce blog, dont le lien se trouve à la fin de ce texte.
Séisme de 2011.
Pourquoi les Deux Sorru sont-ils particulièrement touchés?
La raison a été fournie par l'abbé GIROLAMI-CORTONA qui, à la page 17 de sa "Géographie générale de la Corse" publiée en 1893, écrivit:
"La Corse a ressenti rarement ces phénomènes sismiques (...). On ne peut citer que trois mouvements d'oscillation et un ébranlement général. Le premier mouvement se fit remarquer à Vico, Appricciani et Guagno en 1775: ce qui prouve la corrélation des tremblements de terre avec l'origine volcanique des eaux thermales, Vico se trouvant à douze kilomètres des bains de Guagno et à environ cinq kilomètres des Caldanelle".
Hier soir, jeudi 7 juillet, à 21h 21, la terre a tremblé en Corse et en Provence. Selon le bureau central sismologique de Strasbourg, l'épicentre du séisme était situé en mer, à 100 km à l'...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).