Les réseaux sociaux sur internet sont devenus un élément essentiel de la communication. Beaucoup de Poggiolais, Socciais, Guagnais ou Vicolais ont des comptes Facebook ou Twitter.
Depuis quelque temps, le blog des Poggiolais a ouvert un page Facebook à l'adresse:
Chacun peut s'y connecter pour avoir connaissance des derniers articles parus sur le blog mais aussi des références sur des articles plus anciens et importants. Il est prévu des messages inédits par rapport au blog. Les commentaires sont évidemment possibles (et souhaités).
Il est un moyen plus écologique et beaucoup moins cher pour contempler les villages de Sorru in Sù: le Tretorre.
En grimpant sur les trois sommets de la montagne qui culmine à 1.510 mètres (contre 590 pour Poggiolo), on profite d'un magnifique panorama facile à photographier.
Vu de Poggiolo, le Tretorre ressemble à une bosse tranquille.
En réalité, il est formé de trois pains de sucre qui lui donnent son nom de tre torre (trois tours). Mais il faut être de côté, à Guagno par exemple, pour s'en rendre compte.
Malgré la quasi-verticalité de leurs parois, on peut grimper à leurs sommets.
Il est souvent dur, quand revient début novembre, de se souvenir des êtres que l'on a longtemps chéris et que l'on ne voit plus. Mais ils sont encore là. Pour les croyants comme pour les incroyants, leurs souvenirs reposent dans la terre, sous ces tombeaux.
A Poggiolo, ils ont une grande diversité: il y a des tombes de terre toutes simples, des dalles de marbre et des caveaux ainsi que des plaques, des vases et des images. Certaines sépultures sont bien entretenues, d'autres peu soignées.
Toutes sont les rappels de nos ancêtres et montrent quels liens nous rattachent au passé et à nos racines profondes.
Voici quelques images du cimetière communal.
Un article a déjà présenté le cimetière privé qui est également derrière Saint Siméon:
Pendant longtemps, les Poggiolais défunts ont été inhumés dans l'arca (voir l'étude détaillée publiée sur ce sujet). Quand le cimetière communal a été mis en service, certaines familles ...
En dehors de la messe et de la bénédiction des cimetières, le temps de Toussaint va être marqué par les bastelle.
Tous les habitants de Poggiolo et de Guagno-les-Bains sont invités à venir avec leurs amis pour cuire et partager ce plat typique de la Toussaint corse.
L'article suivant avait été publié le 1er novembre 2009, puis republié en 2012. Il l'est encore maintenant, car il est d'actualité chaque année, à la Toussaint. D'autre part, il est consulté très souvent pendant toute l'année.
Parmi les productions gastronomiques corses, on cite rarement la bastelle alors qu'elle est de consommation courante, notamment dans les Deux Sorrù. Une bastelle est un délicieux chausson aux oignons, aux blettes ou à la courge (il en existe aussi à la pomme de terre) et au brocciu.
Si la bastella se déguste maintenant toute l'année et se trouve facilement dans les deux boulangeries de VICO, la tradition est d'en fabriquer à la Toussaint. En dehors des Deux Sorru, elle est appelée scaccia et elle parsemée de raisins secs.
A Bastia, on confectionne pour la Toussaint un gâteau particulier, en forme de S (puisque c'est le gâteau d'I Santi), de 20 à 30 centimètres de long, la Salviata. Il est fait à base de farine de blé, d'œufs, de beurre, de liqueur d'anis et de sucre.
Pourquoi ces gâteaux de la Toussaint que l'on s'échange et que l'on mange en famille?
L'origine de ce "pain des morts" (bastella di i morti) est racontée dans la légende suivante (extraite de "L'almanach de la mémoire et des coutumes" de Claire TIEVANT et Lucie DESIDERI, Albin Michel, 1986):
Un soir du 2 novembre, un homme, passant à cheval près de la sépulture commune (l'arca) (1) d'un village, entendit les voix des défunts de sa famille. Ils se plaignaient de n'avoir eu que très peu comme repas: une corbeille de châtaignes, une gourde de vin, un croûton de pain noir... Arrivé à destination, le cavalier jura que chaque année, à cette date, il ne manquerait pas de donner aux pauvres et à chaque famille du village une belle fougace (scaccia). Ainsi, morts et vivants seraient rassasiés.
(1) l'arca a été l'objet d'un article particulier:
htmlhttp://poggiolo.over-blog.fr/article-a-la-recherche-de-l-arca-perdue-38617522.html
En 2008, les Poggiolais s'étaient regroupés pour préparer en commun les bastelle et pour les faire cuire dans le four de Philippe et Hélène DUBREUIL (un diaporama sur les fours poggiolais a été publié dans l'article "Du four au moulin".
Thierry CALDERONI avait saisi l'occasion pour réaliser un superbe reportage diffusé en deux films (un pour la fabrication et un pour la cuisson des bastelle) sur internet (films qui ont été cités sur plusieurs sites).
"Voyez toutes ces maisons. Il y en a une avec les fenêtres ouvertes. C'est tout. Tout le reste, c'est de l'indivis, c'est fermé. C'est tristounet".
Cette constatation a été faite par Francis le boulanger dans le reportage de TF1 consacré aux commerçants ambulants en mars 2009. Le film entier se trouve dans la vidéothèque poggiolaise (voir ci-dessous).
Le boulanger prononçait ces phrases désolées en montrant les maisons qui sont derrière la chapelle Saint Roch et que l'on voit très bien depuis la route.
Mais il ne faut pas se convaincre de l'inéluctabilité de la fin des villages. La renaissance, même partielle, est possible. Dans ces bâtiments qui étaient abandonnés en 2009, l'un d'eux, celui connu comme étant "la maison de Lulu", est en train de revenir à la vie.
Nicolas MARTINI vient d'achever le nouveau toit. Les travaux intérieurs vont débuter. Au printemps prochain, Poggiolo aura ainsi le plaisir de voir l'installation d'une nouvelle famille.
Tous nos souhaits pour le bon accomplissement de ce projet.
je me permet de vous envoyer un petit mot, car ma maman, Marie Laurence BONICEL, née LECA, va avoir 90 ans le 8 Novembre.
Dernière de sa fratrie, elle a, malgré son grand âge et une sale maladie, gardé intact et présent le souvenir de tous les siens (d'avant): sa maman, ses frères, sa sœur, et surtout son village "Poggiolo", qui, si elle ne dit plus grand-chose, sort de sa bouche dès que la Corse est évoquée devant elle.
Pour l'amour de son village, elle re-naît , éphémère, mais présente.
Pour tout l'amour qu'elle nous a donnée et tout le reste, merci Maman et bon anniversaire.
Merci d'avance pour les personnes qui penseront à elle ce jour-là.
Voici exactement deux mois, le 24 août 2013, que Jules NICOLI est mort à l'âge de 85 ans et le blog des Poggiolais ne l'a pas encore évoqué.
Jules NICOLI n'était pas du tout de Poggiolo mais il y était venu plusieurs fois dans les années 50, 60 et 70 pour animer des bals d'été avec son accordéon et son orchestre.
Les jeunes d'aujourd'hui ne le connaissent pas. Pour la génération qui a eu 20 ans autour de 1968 et qui était marquée par le rock, il paraissait ringard avec ses tangos et ses inévitables paso doble. Mais il faisait partie de l'environnement estival.
Il se produisait dans d'autres villages du canton, souvent à Guagno.
Pour l'évoquer, voici une lettre publiée dans "La Corse Mon hebdo" du 13 septembre dernier.
Le piano à bretelles a le blues, il a perdu son Jules. Originaire de Rezza en Corse mais né à Paris, il est en admiration devant les accordéonistes Gus Viseur et Emile Prud'homme. Précoce, il est nommé chef d'orchestre à l'âge de 11 ans. Premier enregistrement sur 78 tours Columbia avec l'accordéoniste Jean Miranda, ils forment le duo Nicoli. Avec le chanteur Albert Préjean, il anime plusieurs tours de France à partir de 1946. Vers 1956, il tourne dans deux films. Il a été l'accompagnateur de Tino Rossi puis de Line Renaud et d'Annie Cordy.
Les bals du 14 juillet à la Bastille, c'était lui. La fête de la musique place du marché Sainte-Catherine, c'était toujours lui. Il a arpenté sur un demi-siède les bals populaires et les thés dansants, il a animé les compétitions de danse de salon internationales à la Mairie de Montrouge.
En Corse il a accompagné entre autres Charles Rocchi, Tony Toga ... Il a animé de nombreux bals dans la Corse profonde comme dans le Niolu. Il a organisé un célèbre match de football à Ajaccio composé d'accordéonistes célèbres. Largement reconnu parmi les grands de l'accordéon, Jules a toujours intégré dans son vaste répertoire des mélodies de son île qu'il reproduisait avec une émotion intense et sentimentale. C'était un ami. Je n'oublierais jamais: "Les Mouettes de Mykonos", "La Boudeuse », "Donnez-moi des roses", "Le Bateau de Tahiti", "Il a suffi que tu sois là" et son bouquet de chansons sur Tino Rossi, et bien d'autres encore. Ne l'oublions pas.
Alain BROCHET Saint-Maur-des-Fossés
De son côté, Charles ROCCHI est mort en février 2010. L'article cité ici lui a rendu hommage:
Nous l'avions oublié. Nous ne parlions plus de lui. Parfois, quelques notes et quelques mots de ses chansons nous revenaient aux lèvres mais nous avions du mal à tout retrouver et nous ne savion...
- Dimanche 27 octobre: rendez-vous pour les habitants de Poggiolo et Guagno-les-Bains à 9 h salle polyvalente pour aller chercher le bois destiné au four aux bastelle.
- Jeudi 31 octobre: à 15 h, messe à Poggiolo suivie de la bénédiction du cimetière.
- Vendredi 1er novembre: à Poggiolo, préparation des bastelle.
A 16 h 30, bénédiction du cimetière de Guagno-les-Bains.
- Samedi 2 novembre: à midi, cuisson et dégustation des bastelle salle polyvalente.
Toutes les aides sont les bienvenues pour la réussite de ce moment de convivialité.
Une semaine avant les Poggiolais, les Socciais vont avoir leur journée bastelle, comme l'annonce l'article paru dans "Corse-Matin" aujourd'hui 25 octobre.
Rappel du calendrier poggiolais:
Dimanche 27 octobre: rendez-vous à 9 h salle polyvalente pour aller chercher le bois destiné au four aux bastelle.
- Vendredi 1er novembre:à Poggiolo, préparation des bastelle.
- Samedi 2 novembre: cuisson et dégustation des bastelle salle polyvalente.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).