Pendant longtemps, dans toute la Corse, la nuit du 31 juillet au 1er août était redoutée car elle était la nuit des mandrache pendant laquelle s'affrontaient les mazzeri. La pieve de Sorru-in-Sù était directement concernée par ces événements.
Les textes ci-dessous donnent une explication sur le sens de cette date. Les trois premières parties sont tirées du très utile "Almanach de la mémoire et des coutumes de la Corse" écrit par Claire TIÉVANT et Lucie DESIDERI (Albin Michel, 1986). La quatrième partie, consacrée à cette nuit dans notre canton, est inspirée de "Le mazzérisme: un chamanisme corse" de Roccu MULTEDO (Editions L'Originel, 1994).
Précision préalable: Les mazzeri sont des humains ayant une vie sociale et personnelle mais qui sont considérés par le village comme des êtres surnaturels liant l'au-delà au monde des vivants. Dans la vie courante, les mazzeri sont des êtres pacifiques. On les reconnait à leur regard: ils ne vous regardent pas, mais regardent à travers vous. Ils sont capables de dire quels seront les prochains morts de la communauté.
LE MOMENT DE LA CANICULE ET DES MAZZERI
"Consécutive au solstice d'été (la Saint-Jean), la canicule marque l'entrée du soleil dans la constellation du Lion (i sulleoni). C'est une période redoutable, porteuse de menaces mortelles pour les animaux, les hommes, les cultures. La nature tout entière est comme embrasée. Tout risque de brûler ou de sécher. Les incendies se déchaînent et, attisés par les vents, se répandent jusqu'à prendre des proportions terrifiantes. La canicule qui tue toute vie est à l'image même des morts, êtres desséchés, affamés, assoiffés, noirs. Cette période, néfaste et dangereuse entre toutes, entame son déclin à la fin du mois de juillet, lorsqu'on entre dans les Calendes d'août. C'est pourquoi cette date est en Corse une date rituelle, et la nuit qui fait passer de juillet à août est investie par des pratiques magico-religieuses destinées à éloigner ce fléau mortel.
Dans de nombreux villages, notamment dans le Centre et le Sud, on allume un feu devant le seuil de la maison. Ce feu est appelé focu di i mazzeri (feu des mazzeri). On pose aussi, sur les fenêtres, des ustensiles remplis d'eau. Car, comme à d'autres dates, cette nuit-là, les morts se rapprochent des vivants. Leur présence est redoutée et on s'en protégera de plusieurs manières. (...)"
LA FÊTE DES MORTS ESTIVALE
"Dans la liturgie, le 1er août est la fête de Saint Pierre-aux-Liens. Cette fête religieuse est venue se superposer à celle qui, à une époque lointaine, était celle des Macchabées. Le 1er août est donc une fête des morts. Elle est symétrique de celle du 1er novembre; elle en est le doublet estival.
C'est dans ce contexte de mort que prennent place les batailles des mazzeri (...).
La nuit du 31 juillet s'engage une bataille contre la mort et la mortalité. Les mazzeri d'un village se regroupent, montent sur le col, ou se rendent à la limite qui sépare leur territoire du territoire voisin, et là, se battent contre les mazzeri de la communauté limitrophe. Les armes qu'ils utilisent dans ces combats sont des tiges d'asphodèle. (...)
L'enjeu de ces guerres végétales est d'importance." (...)
Dans les villages des vainqueurs, la mortalité de l'année sera faible, et forte chez les vaincus.
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Photo de Joan Fontcuberta.
L'ASPHODÈLE, LA REINE DES BATAILLES
L'asphodèle, appelé en Corse taravucciu, arbucciu. taravellu, luminellu, etc..., est une plante bien connue dans les mythologies végétales, depuis l'antiquité grecque. C'est la plante des morts. Elle «pousse dans le royaume des Ombres ». Dans les Enfers et les Champs-Elysées où séjournent les Héros défunts, les asphodèles abondent. Dans les siècles passés, en de nombreuses régions d'Europe, on en plantait autour des tombeaux car, disait-on, les morts aimaient cette plante et se nourrissaient de ses racines. (...) Elle produit l'abondance et assure l'immortalité de l'âme.
On comprend que, pour combattre la pénurie et la mort caniculaires, les mazzeri corses, la nuit du 31 juillet, brandissent l'arme la plus efficace en ce domaine.
LES MANDRACHE GUAGNAISES
D'après Rocco MULTEDO, qui reprend des travaux de Dorothy CARRINGTON, les assemblées de mazzeri ont lieu de préférence le samedi. La bataille annuelle qui se déroule dans la nuit du 31 juillet s'appelle une mandraca. Elle voit s'affronter deux groupes masqués en animaux et formés en milizie avec chacune un capitaine élu. Les deux camps viennent de deux communautés voisines et s'affrontent sur le col qui sépare celles-ci. Après avoir poussé des "cris effrayants", ils se battent à coup de tiges d'asphodèles jusqu'à la fuite d'un groupe ou l'arrivée du jour. Les asphodèles et les bâtons utilisés finissent dans un grand feu.
Notre canton étant quasiment enclavé dans la montagne, plusieurs mandrache se déroulent, ce qui laisse supposer que les batailles n'avaient pas toutes lieu la même nuit:
- Soccia contre Casamaccioli dans le Niolu
- Guagnu contre Vivario au col de Manganellu
- Guagnu contre Venacu et Corti au col de Virdiola, près d'un ancien cimetière
La plus importante était la confrontation entre Guagnu et Pastricciola, au col de Missicella, à 1.191 mètres d'altitude. Ce lieu, qui a longtemps permis aux bergers de passer de Sorru-in-Sù aux pièves de Cruzzini et Cinarca, est particulièrement stratégique pour les mazzeri.
N'allez surtout pas à Missicella les 31 juillet et 1er août. De toute façon, évitez de sortir cette nuit-là. Des esprits forts peuvent dire que les mazzeri ont quasiment disparu et que les mandrache ne sont plus organisées. Mais peut-on en être certain? On murmure quelques noms d'initiés à Poggiolo, Soccia, Orto et Guagno.
Il vaut mieux être très prudent.
Contre l'insécurité, il faut avoir la volonté de la combattre et s'en donner les moyens. Un exemple en fut fourni voici exactement deux cents ans.
Le ratage du guet-apens
Entre 1820 et 1827, le bandit Théodore Poli, de Guagno, faisait régner la terreur dans la région vicolaise. Le 29 juillet 1822, le trésorier-payeur Pozzo di Borgo se trouvait à Guagno-les-Bains et devait se rendre à Vico porteur d'une grosse somme. Mais il avait reçu plusieurs messages de plus en plus menaçants de Brusco, le principal lieutenant de Théodore, qui voulait le racketter (même si le mot n'existait pas encore).
Le maire de Poggiolo décida de faire escorter le fonctionnaire par une quarantaine de villageois armés.
Théodore et Brusco s'étaient postés derrière un rocher, sur la route de Sorru, à environ 4 kilomètres de la station thermale. En voyant arriver la troupe, les bandits renoncèrent à lancer l'assaut. Ils se contentèrent de tirer quatre balles qui tombèrent aux pieds des paysans et ils s'enfuirent en montrant le poing tandis que les Poggiolais se moquaient d’eux.
Il faut reconnaître que de tels actes furent rares et que Théodore poursuivit sa carrière jusqu'à sa mort cinq ans plus tard mais la réputation du maire en fut renforcée.
Pascal Paoli parrain d’un Poggiolais
L’édile courageux était Carlo Francescu Pasquale Pinelli et il était le filleul de Pascal Paoli.
Pour montrer leur attachement au Général de la Nation, plusieurs familles de notables lui demandèrent d’être le parrain de leurs fils. Jean-Laurent Arrighi a répertorié trois cas à Vico, entre 1756 et 1764, pendant la période de l’indépendance («Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes», ouvrage collectif, ed. Piazzola, 2016, pages 81 et 82).
Le cas poggiolais est particulier car le baptême eut lieu en l’église Saint Siméon le 30 septembre 1795. Depuis juin 1794, sous l’influence de Pascal Paoli, la rupture avec la France révolutionnaire avait été votée par la Consulte de Corte et le royaume anglo-corse avait été institué.
Le nouveau chrétien, fils de Gioan Natale Pinelli et de son épouse Maria Leca, reçut les prénoms de «Carlo francesco Pasquale».
Le dernier prénom est aussi celui du parrain que l'acte de baptême appelle «Sua Xccelonza il Signore Generale Pasquale de Paoli», formule mise en valeur car écrite avec des lettres plus grosses que les autres et avec de grandes boucles. Elle est encadrée en rouge dans la reproduction ci-dessous.
Le doute n’est pas permis: ce personnage est bien Pascal Paoli, u «Babbu di a Patria», le Père de la Patrie corse.
Le parrain n’était pas présent mais cette absence n’avait rien d’étonnant. Pascal Paoli n’était pas venu non plus aux baptêmes vicolais mentionnés ci-dessus. Il était remplacé par un mandataire.
Au moment de la cérémonie de Poggiolo, le vieux chef corse n’était d’ailleurs pas libre de ses mouvements. A Bastia, où il se trouvait alors, il était sous la surveillance constante des Anglais. Le 14 octobre, deux semaines après le baptême, il s’embarqua à Saint-Florent pour son exil en Angleterre où il finit sa vie.
L’homme le plus cultivé de Corse
Il est bon de savoir qui était l’homme qui représenta Pascal Paoli.
L’acte du baptême indique que la procuration avait été attribuée «nella persona del Signor Dottor Giovantonio pinelli».
Il est facile de reconnaître sous ces mots Gian Antonio Pinelli, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse».
Né le 6 septembre 1760, Gian Antonio était le grand-oncle du jeune baptisé. Dans le document, il est qualifié de «Signor Dottor» car, entré dans les ordres, il devint docteur en théologie (1785) et en droit (1789).
Au début de la Révolution Française, il fut élu à l’assemblée départementale puis à la consulte de 1794 qui désigna le roi d’Angleterre comme roi de Corse. Gian Antonio serait allé habiter Florence pendant la période du royaume anglo-corse. Mais il était pourtant bien présent au baptême de son petit-neveu. Sa signature est bien visible en bas du document, juste au-dessus de celle du curé Giovanni Bonifacy.
Le nom et la signature sont mis en évidence ici par un soulignage vert.
Une longue carrière
Le filleul de Pascal Paoli vécut à Poggiolo.
Carlo Francesco Pasquale devint greffier de justice de paix du canton de Soccia, peut-être avec l’aide de son grand-oncle Gian Antonio. Le représentant du Père de la Patrie lors du baptême était devenu un personnage important: dernier vicaire général du diocèse de Sagone, secrétaire général de la préfecture sous Napoléon Ier, invité au mariage de l’empereur avec Marie-Louise, il fut nommé sous la Restauration conseiller général du canton de Soccia, tout en étant curé de deuxième classe de Soccia avec autorité sur les desservants de Guagno, Orto et Poggiolo.
Il n’est pas interdit de penser qu’il ait permis à Carlo Francesco Pasquale de devenir maire de Poggiolo en été 1821 (à 26 ans!). A cette époque, les maires des petites communes n’étaient pas élus mais désignés par le préfet, donc avec l’accord du gouvernement.
«L’homme le plus cultivé de Corse», qui avait, disait-on, la plus grande bibliothèque de Corse, servit fidèlement l’administration, favorisant la diffusion de la langue française dans la presse et les écoles corses.
Le filleul de Paoli fit de même dans son domaine. A partir de 1824, tous ses actes d’état-civil furent rédigés en français. En revanche, dans les documents où il fut remplacé par son adjoint Antoine François Pinelli, le texte était entièrement en italien.
Rappelons que l'obligation de rédiger les actes d'état-civil dans la seule langue française date de 1852.
Le maire de Poggiolo n’utilisait chaque fois que son premier prénom sous la forme française de Charles, oubliant complètement Francesco et surtout Pasquale. Très souvent, il écrivait simplement: «Pinelli maire».
Sa fonction l’entraîna à enregistrer le décès de son grand-oncle Gian Antonio Pinelli, rappelé à Dieu le 26 décembre 1832 en la maison familiale de Poggiolo.
Maintenu à la tête de la municipalité poggiolaise sous la Monarchie de Juillet, Charles signa son dernier acte d’état-civil le 2 juillet 1847. Il décéda le 14 avril 1849 à l’âge de 54 ans. Il ne s’était pas marié et n’avait pas d’enfant.
Paradoxalement, le filleul de Pascal Paoli fut un acteur docile de la francisation à Poggiolo.
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La vie de Gian Antonio PINELLI, l'homme le plus cultivé de Corse, a fait l'objet de trois articles de ce blog auxquels il est bon de se référer.
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L'homme le plus cultivé de Corse (1/3) - Le blog des Poggiolais
On croit que Poggiolo est un petit village où rien ne se passe jamais et où aucun personnalité n'a émergé. Pourtant, un enfant du village a eu une influence considérable en Corse pendant le P...
http://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-1-2-67214131.html
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L'homme le plus cultivé de Corse (2/3) - Le blog des Poggiolais
Suite de la biographie de Gian Antonio PINELLI (première partie: cliquer ICI) UNE RÉFÉRENCE DANS L'ENSEIGNEMENT La notice d'Eugène GHERARDI, dans le "Dictionnaire historique de la Corse", avait...
http://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-2-2-113061636.html
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L'homme le plus cultivé de Corse (3/3) - Le blog des Poggiolais
Suite et fin des deux articles précédents consacrés à Gian Antonio PINELLI (article 1: cliquer ici; article 2: cliquer ici) UN ACTEUR DE LA FRANCISATION Gian Antonio PINELLI avait bien défendu...
http://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-3-3-113062792.html
Depuis la fondation du Couvent Saint François d’Assise à VICO par les Franciscains en 1481 la fête de Notre Dame des Anges a toujours été célébrée, d’abord par les Franciscains (jusqu’à la Révolution Française) et ensuite à partir de 1835 par les Oblats de Marie Immaculée (sauf entre 1905 et 1935); c’est A PRIZIUNCULA qui a lieu chaque 2 août.
La Portioncule (Porziuncola en italien) est la chapelle qu’a reconstruite François d’Assise en 1209, après avoir reçu l'injonction "Va et répare mon église". C'est là qu'il a fondé son ordre des Frères mineurs, où se sont réunis les premiers chapitres généraux OFM et où il est mort.
Plusieurs habitants des communes où s'effectue le ramassage des déchets au porte à porte ont eu des surprises.
Alors qu'ils pensaient avoir bien trié leurs déchets, ils se sont vu refuser leurs sacs par les employés de la communauté de communes, sacs rejetés avec une bande collante marquée de l'inscription infamante: "Sac au contenu non conforme".
Pourtant, la procédure est simple: on met dans le sac noir les déchets correspondant à la catégorie noire (ordures ménagères), dans le sac vert la catégorie verte (biodéchets), dans le sac jaune la catégorie jaune (emballages), dans le sac gris la catégorie grise (verre), dans le sac bleu la catégorie bleue (papier).
Les dates des ramassages (on dit aussi planning) sont largement diffusées pour éviter les erreurs.
Bref, les consignes sont aussi précises que celles que doit appliquer Robert Lamoureux dans le film "On a retrouvé la 7e compagnie". Vous savez bien: "le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge sur le bouton rouge". Il suffit de les appliquer.
Aucune raison de se plaindre.
Sorru in Musica tient ses promesses. Le festival, animé par Bertrand CERVERA, a fourni une soirée de qualité pour son retour à Poggiolo dimanche 24 juillet.
La Piazza in Ghju, préparée pour recevoir les spectateurs, a été bien remplie.
Le programme était de choix.
La première partie était une lecture par Robin RENUCCI du texte de Jean GIONO "Que ma joie demeure", ponctuée par le violon de Bertrand CERVERA
En seconde partie, "La nuit transfigurée", d'Arnold SCHOENBERG, était interprétée par l'orchestre Paris Classik.
L'enregistrement vidéo de ces deux parties se trouve sur la page Facebook de Sorru in Musica.
Se prélasser dehors à l'ombre est un moyen de lutter contre la canicule, comme montré dans un article précédent. Mais la nature en fournit un autre.
Après le repas de midi, il est agréable de faire une petite sieste avec un journal ou un magazine dans les mains. Mais cette occupation est souvent mission impossible car le vent vient froisser les pages et les fait tourner avant que la lecture soit terminée.
La difficulté se constate uniquement dans les parties de Poggiolo qui ne sont pas protégées d’un éventuel vent venant de l’Ouest. En fait, au lieu du mot «éventuel», il faut écrire «habituel».
Tous les jours, en fin de matinée et pendant une partie plus ou moins longue de l’après-midi, l’air est en mouvement, pas forcément très fort mais fréquemment. On le constate notamment place Saint Roch qui est enfermée par des constructions sauf du côté de la mer.
Ce phénomène avait déjà été constaté par le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX, dans son "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno", publié en 1829. En page 5, il écrivait :
« En raison de l'élévation du sol et de l'entourage des makis (bois composés d'arbustes hauts de six à dix pieds, dont la majeure partie du territoire de la Corse est couverte); l'air y est vif, élastique, chargé d'humidité, surtout avant le lever et après le coucher du soleil. Sa température est de plusieurs degrés au-dessous de celle de l'air que l'on respire à Ajaccio; en Juillet de l’année dernière elle offrait de 5 à 4° de différence, c'est-à-dire que le thermomètre de Réaumur y étant à 28° (1), se maintenait entre 24 et 25° aux bains. Le mercure dans le baromètre oscillait alors entre 27 et 27 pouces 1/2.
(...)
Les vents dominans (sic) sont, comme à Ajaccio, les vents périodiques ou journaliers: le sud-ouest, dit vent du golfe ou brise de mer pendant le jour, et le nord-est ou brise de terre pendant la nuit.
Ils ne soufflent pas ordinairement avec une grande intensité; cependant il n'en est pas de même sur la côte orientale de l'île, et notamment à Bastia, où le sud-ouest est souvent très-incommode. Mais quelquefois à Saint-Antoine de Guagno, comme dans tout le département, le sud-est en été, et dans les autres saisons le vent du nord, ont une influence sensible: le premier produit une chaleur accablante; le second, quoique parfois très-fort, est presque toujours plus salutaire que nuisible. »
(1) 28° Réaumur sont équivalents à 35° Celsius, 24° R à 30° C et 25° R à 31,25° C.
Cette « brise de mer » provient du golfe de Sagone. Même si Poggiolo et Guagno-les-Bains sont dans un cirque de montagnes, il existe une ouverture constituée par le col de Sorru. L’air de la mer vient ainsi frapper directement nos villages, et plus particulièrement Poggiolo qui est en hauteur par rapport aux Bains.
Le passage est très visible du village, encore plus depuis St Siméon.
Le panorama vu depuis le chemin du lac de Creno le montre également.
La seule solution est d’édifier des cloisons face à l’ouest mais on peut aussi, tout simplement, en prendre son parti et profiter de l'air poggiolais!
L'hôpital militaire ouvert en 1822 fit la fortune de Guagno-les-Bains pendant une partie du XIXe siècle. Quand il ferma en 1883, le bâtiment fut abandonné mais sa présence domina longtemps le village.
Sa longue agonie peut être suivie en regardant de vieilles cartes postales. Le Marseillais Dominique PIAZZA ayant inventé la carte postale photographique en 1891, aucun document de cette sorte n'est antérieur à cette date.
Malheureusement, les cartes présentées ici n'ont pas de date précise. Elles ont été présentées en fonction de l'état des ruines visibles, ce qui n'est pas toujours facile. Cet ordre peut être critiqué.
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Les images peuvent être agrandies en cliquant sur elles.
Ces deux premières photos sont indéniablement les plus anciennes de la série car le bâtiment principal de l'hôpital est encore presque entier.
Sur celles-ci, les destructions sont plus importantes.
Les ruines n'existent plus du tout quand on regarde maintenant Guagno-les-Bains à partir de l'endroit d'où ces photos furent prises.
Une carte postale de la source de la Goscia montre qu'elle était dominée par des vestiges du bâtiment principal.
Cette publicité pour l'hôtel de l'établissement des Bains est importante car les restes de l'hôpital ont été représentés. Or, nous savons qu'elle est extraite d'une revue de 1926. La destruction était importante mais pas encore totale.
Une photo impressionnante montre l'étendue de l'hôpital militaire avant qu'il soit totalement détruit. Selon certains récits, les lieux auraient servi de scierie pendant un temps. Des Russes réfugiés débarqués du "Rion" en 1921 y auraient même travaillé. Mais nous n'avons pas trouvé de preuves.
Les pierres ne furent pas perdues: elle furent réutilisées dans de nombreuses maisons du canton.
Cette carte postale montre, en dehors des poules et des cochons, le mur extérieur de l'hôpital près de la bifurcation de Saint Antoine.
Si la date n'est pas certaine, le lieu est bien reconnaissable, notamment avec la fontaine qui est à gauche.
L'arcade du premier plan indique qu'il restait l'enceinte alors que, sauf la chapelle, l'intérieur avait disparu. Les vêtements des fidèles sortant de l'office laissent supposer que l'image date de très peu de temps après la seconde guerre mondiale. Mais ce n'est qu'une supposition.
Le seul élément certain est qu'il ne reste plus aucune trace de ce qui fut une époque glorieuse de Guagno-les-Bains.
La réunion sur l'alimentation en eau de Poggiolo et Guagno-les-Bains a réuni une quarantaine de personnes vendredi 22 juillet.
Le maire et le premier adjoint, avec l'aide du bureau d'étude TPAES, ont présenté les projets concernant cette question si sensible.
Attention: les indications ci-dessous sont le résultat de notes prises à la volée pendant la réunion. Si elles comportent des erreurs, des approximations ou des oublis, veuillez nous le faire savoir et nous publierons les rectificatifs.
Le schéma directeur a déjà été rédigé. Des demandes de déclaration d'utilité publique pour l'adduction ont été déposées.
Travaux adduction et distribution:
Le réseau est en amio-ciment. Il doit être remplacé totalement en PVC. Des compteurs individuels seront posés. Réhabilitation du réservoir. Demandes de subvention: 90 % espérés.
Les Bains:
pas de souci de ressource mais de qualité. Deux nouveaux forages avec l'objectif d'abandonner le captage (recommandation de l'ARS) et réhabilitation du réservoir.
Montant des travaux:
Réhabilitation des ressources: 50.000 €
Adduction: 80.000€
Guagno-les-Bains: 106.000€
Distribution Poggiolo 380.000€
Total 800.000€
Demande de subvention.
Début des travaux fin 2023? Un an de travaux ou un peu moins?
Il faut savoir que 96.000 litres sont consommés par jour, ce que est équivalent à une agglomération de 650 habitants.
Classement comme ville thermale :
100.000€ à la Comcom pour l'étude de marché
Divers:
- Recherche des terrains sans maître avec la SAFER pour pouvoir les préempter.
Exemple: pouvoir faire un parking près de la salle des fêtes
- L'acquisition de la chapelle et du terrain des Bains sera finalisée le 27 juillet devant notaire.
- Enfouissement des lignes électriques en projet.
- Changement des luminaires du village dans les jours qui viennent.
Robin RENUCCI participe chaque année au Festival Sorru in Musica. Mais il n'était pas venu à Poggiolo depuis longtemps.
Le dimanche 24 juillet, il sera Piazza in Ghjiu pour lire "Que ma joie demeure" de Jean Giono. Un spectacle à ne manquer absolument pas, d'autant qu'il est dédié à Xavier et Marie-Ange, "les parents d'un ami, Batti PAOLI", comme l'a déclaré Bertrand CERVERA dans "Corse-Matin" du 21 juillet..
Il y a exactement onze ans, le dimanche 24 juillet 2011, le comédien, alors imberbe, avait lu des extraits de "La Promesse de l'aube" de Romain Gary, accompagné par Bertrand CERVERA au violon et Stéphane PETITJEAN au piano.
Voici quelques photos de la soirée de 2011.
Photos © Michel Franceschetti
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Dates à retenir:
Samedi 23 mai:
à 15 heures, à l'église de Soccia, cérémonie du dépôt de l'urne de Guiguite.
Vacances d'été:
à partir du samedi 4 juillet.
Messe et procession de saint Roch:
Dimanche 16 août après-midi.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.