Finalement, avant la bénédiction du cimetière,
une messe sera bien célébrée à Poggiolo
demain samedi 31 octobre à 15 heures.
Voir le calendrier mis à jour des cérémonies du secteur
Photo Michel Franceschetti.
Finalement, avant la bénédiction du cimetière,
une messe sera bien célébrée à Poggiolo
demain samedi 31 octobre à 15 heures.
Voir le calendrier mis à jour des cérémonies du secteur
Photo Michel Franceschetti.
Au moment du 2 novembre, jour des Morts dans le calendrier chrétien, les cimetières sont visités par les familles qui vont fleurir les tombes de leurs parents. S'il est normal que chacun s'intéresse à l'endroit où se trouvent les restes de ceux qu'il a connus, d'autres sépultures méritent un intérêt particulier.
Antoine François LECA, qui participa à la guerre de 1870-1871 (voir article précédent), ne devrait pas être un inconnu pour tous ceux qui sont entrés au moins une fois dans le cimetière de Poggiolo.
Son nom est gravé sur la plaque métallique placée sur une croix près du mur en face de l'entrée du cimetière de Poggiolo. Mais qui lit encore ce texte émouvant?
ICI DORMENT DANS LE SEIGNEUR LECA MARTIN PÈRE 84 ANS LECA FRANÇOIS ANTOINE CAPORAL 25 ANS LECA PAUL 22 ANS ET LECA ANTOINE FRANÇOIS GARDE FORESTIER DOMAINIAL 37 ANS FILS EN ATTENDANT LE JOUR DE LA RÉUNION ÉTERNELLE.
VOUS QUI PASSEZ JETEZ UNE PRIÈRE SUR LA TERRE QUE LES LARMES ONT CONSACRÉE.
Les larmes mentionnées dans ce texte sont faciles à deviner quand on se rend compte que le père est mort à 84 ans alors que ses trois fils moururent bien plus jeunes.
Ce père de famille poggiolais est Giovan "Martino" LECA. Ses trois fils mentionnés sont ceux qu'il eut avec son épouse Angèle Marie DESANTI.
François Antoine, né le 27 juin 1846 et mourut le 9 janvier 1872, à 25 ans.
Antoine François naquit le 6 juillet 1850 et vécut jusqu'au 28 juillet 1887, soit 37 ans.
Paul, né le 16 septembre 1853, décéda 23 ans plus tard, le 6 septembre 1876.
Cette fratrie a été présentée dans le dernier article.
Si vous ne "jetez" pas "une prière sur la terre", si vous ne priez pas pour eux, ayez au moins une pensée pour cette famille en passant devant cette plaque.
Toutes nos félicitations.
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La Toussaint (1er novembre) et le jour des Trépassés (2 novembre) sont des moments importants où les familles pensent à leurs morts, particulièrement en Corse.
Pour nos villages, le calendrier des cérémonies a été publié. Comme le 1er est un dimanche et le 2 un lundi, un décalage a été nécessaire.
Attention, ce calendrier est celui affiché sur le site du couvent de Vico. Il comporte quelques différences avec le bulletin "Inseme" d'octobre.
On remarquera qu'il n'est pas prévu de messes à Poggiolo et Guagno-les-Bains mais seulement la bénédiction du cimetière.
Dommage !
Toussaint Samedi 31 octobre:
10h00 Bénédiction cimetière GUAGNO les BAINS
15h00 Messe à GUAGNO
16h00 Messe à ORTO
17h00 Bénédiction cimetière POGGIOLO
Toussaint Dimanche 1er novembre:
10h00 Messe à LETIA st MARTIN
11h00 Messe à VICO
11h00 Bénédiction cimetière LETIA st ROCH
15h00 Bénédiction cimetière MURZO
15h00 BALOGNA
Défunts Lundi 2 novembre:
11h00 Messe à SOCCIA
11h00 RENNO
11h00 Bénédiction cimetière ARBORI
Les messes des 31 octobre, 1er et 2 novembre seront suivies de la bénédiction du cimetière.
Fidèle (et critique) lecteur du blog des Poggiolais, Jacques Antoine MARTINI vient de remarquer le dossier de sept pages paru dans "La Gazette de Montpellier" du 1er octobre sous le titre provocateur: "Révélation! Saint Roch n'a jamais existé".
L'hebdomadaire se base sur les travaux de l'historien Pierre BOLLE qui doit publier un livre au premier semestre 2021. Pour lui, il n'y a pas eu de saint Roch de Montpellier au XIIIe siècle mais il a bien existé un saint Roch ou Raco évêque d'Autun au VIIIe siècle en Bourgogne. Le culte de de dernier se répandant en Languedoc, il aurait suscité la naissance d' un doublet hagiographique.
Dans l'article paru sur ce blog le 14 août dernier sous le titre "Qui était vraiment saint Roch?", le docteur Bernard ALLIEZ avait averti: "Sa biographie demeure aujourd'hui encore sujette à quelques controverses car les données historiques sont rares et peu précises quant à la chronologie".
Votre blog vous présentera bientôt une étude sur cette question.
«Inseme», le mensuel interparoissial des Deux Sorru et des Deux Sevi, vient de paraître sous forme électronique.
Les vols et les destructions sont de plus en plus importants dans les églises françaises. Nos villages espèrent en être protégés. Mais, voici quelques années, une partie de la décoration de l'église Saint Siméon a été enlevée. Certaines familles poggiolaises en possèdent des morceaux. Seulement, tout a eu lieu de façon légale et publique.
Les murs de l'église étaient ornés par les quatorze tableaux du chemin de croix qui est destiné à permettre aux fidèles de communier aux souffrances et à la mort du Christ.
Depuis 1897 où ils avaient été achetés par la fabrique (le conseil paroissial), des panneaux décoraient l'intérieur de l'église. Mais ce style très conventionnel, sulpicien, datait de plus en plus. La toile de ces tableaux se détériorait et partait parfois en lambeaux.
En voici un exemple avec, placée sur le mur d'un logement privé, une des dernières stations de la série.
Pendant les dernières années du XXe siècle, les Poggiolais rivalisaient de dynamisme et d'originalité pour trouver des financements afin de restaurer leurs églises.
Il fut décidé d'installer un chemin de croix plus moderne. Une partie des revenus des animations du 16 août permit de l'acquérir.
Et, intelligemment, au plus de jeter au rebut les anciens panneaux, ils furent distribués à l'occasion d'une tombola. Ainsi, depuis 1999 ou 2000, des familles poggiolaises en possèdent certains exemplaires.
Si vous en connaissez, pourriez-vous nous envoyer des photos de ces témoins d'un ancien temps?
Cette photo montre un élément de chemin de croix qui se trouve chez un particulier au lieu d'être accroché sur le mur d'une église. En l'occurrence, ce tableau se trouvait autrefois à l'intérieur de St Siméon.
Pourquoi cette station de chemin de croix
n'est-elle pas dans l'église?
Serait-ce le résultat d'un vol ou d'un vandalisme?
Réponse demain.
Pendant les journées du patrimoine, les bâtiments anciens peuvent être visités. Mais ils ne sont que les rescapés de ce que les générations anciennes ont pu édifier. De nombreux châteaux ou églises ont disparu. Il en reste parfois encore le souvenir et très peu de pierres.
Le docteur Bernard ALLIEZ raconte, dans le texte suivant, sa recherche, voici quelques semaines, d'une église pisane nommée Santa Anoria. Selon les documents, elle se nomme également Sant Anarilla, Santa Naria, Santa Nuria, Santa Noria ou Sannaria. la forme la plus courante est Santa Anaria, version celle utilisée par le cadastre de 1857. Ces orthographes extravagantes cachent simplement la déformation de Santa Maria.
Construite par les Pisans, cette construction était l’église-mère où se retrouvaient les habitants de Poggiolo, Aghja (premier emplacement de Soccia), Guagno, Orto, et Soccia. Elle était située près des Trois Chemins, où se rejoignent les sentiers venant de ces différents villages, sur le territoire de la commune de Soccia mais à la limite de celle de Poggiolo.
Dans sa thèse sur "Les églises romanes de Corse" parue en 1967, la célèbre archéologue Geneviève MORACCHINI-MAZEL avait signalé qu'il existait quelques pierres.
En 2013, deux étudiantes d'origine guagnaise, MEDURIO Noelle et LECA Anna-Maria, avaient étudié le patrimoine bâti des Deux-Sorru. Elles avaient pu photographier une seule pierre de ce qu'elles ont nommé Santa Nuria. Bernard ALLIEZ en a trouvé deux en débroussaillant et a pu les prendre en photo.
Une chapelle oubliée entre Poggiolo et Soccia:
"Santa Anoria" ?
A cinq cents mètres au-delà du cœur du village de Poggiolo, sur la route de Soccia, dans un virage, au lieu-dit des 3 chemins, une allée bordée de chênes se dirige à gauche vers Guagno-les-Bains.
Empruntant ce chemin parfaitement tracé, on passe devant un dépôt de travaux puis une station d'énergie solaire et, après un portail à bestiaux ouvert, on atteint une esplanade utilisée comme dépôt de divers objets "encombrants". Au fond de cette surface en plateau d'environ 100m2, on distingue les restes d'un enclos à cochons et, à gauche de cet enclos, un amas de pierres gît sous des fagots de bois coupés dans un roncier très fourni et épais de plus de deux mètres de haut.
Il ne s'agit pas de gravats éparpillés comme dans le voisinage immédiat mais de pierres moussues, très anciennes, en partie taillées en biseau attirant la curiosité. Après quelques travaux d'approche au sécateur, on distingue des alignements de pierres évoquant l'arase d'anciens murs. A l'ouest de l'ensemble, on remarque deux grosses pierres taillées présentant des empreintes cupuliformes* comme il en existe sur les linteaux des portes des églises romanes.
Avec beaucoup d'imagination, on pourrait reconstituer l'ensemble de cette ruine comme les pauvres restes d'une très ancienne chapelle romane du XIIème ou XIIIème siècle. En témoignent l'orientation est/ouest de l'ensemble, la vue des ébauches d'alignements et l'appareillage visible, la taille de grosses pierres avec des empreintes cupuliformes.
Cette ruine est très dégradée. Elle est particulièrement vénérable car elle témoigne de la vie et du souvenir de nos lointains ancêtres. Elle est actuellement rescapée de l'agression d'un démaquisage "utilitaire" et de l'usage domestique de son voisinage immédiat.
Depuis ce lieu, la vue porte loin. On distingue les villages de Letia, Soccia, Guagno entre autres, et cela permet d'envisager une chapelle destinée à la réunion de plusieurs communautés à des fins religieuses mais également administratives, judiciaires ou politiques. Par ailleurs, jouxtant ce type d'édifice, il était d'usage d'ensevelir les morts, et, même si ces usages sont lointains, pourquoi les oublier?
Avant la disparition définitive de ces vestiges, une protection nous paraît s'imposer.
Les communautés de Poggiolo et/ou de Soccia pourraient s'intéresser à ces insignes vestiges et les sauver .
Ces pierres sont multiséculaires, elles recouvrent les restes et le souvenir des ancêtres des villageois actuels. Je suis certain qu'elles pourront être préservées et respectées.
Bernard Alliez/Mariotti
*Du latin cupula (petite cuve) et forma (forme), désigne toute chose ayant une forme de cupule, c'est-à-dire d'une petite coupe
Commune ou collectivité de Corse, quelle que soit l'administration, ces vestiges doivent être sauvées.
Intervenir est urgent.
Des travaux d'électricité viennent de débuter au couvent de Vico. Sa page Facebook le signale en l'accompagnant de photos:
Comme une vieille dame qui assume fièrement son âge et les réalités de l'usure qui vont avec, l'église du Couvent de Vico avait besoin de subir une réfection de son système d'éclairage pour mieux apprécier sa beauté.
Ce chantier coûteux a commencé lundi et déjà nous pouvons nous émerveiller devant les charmes de cette vieille dame. Merci de faire un tour pour, non seulement une visite, mais aussi une prière sur la tombe du Père Charles Dominique Albini.
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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:
Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.
Du 20 au 29 juillet:
Festival Sorru in musica.
La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.
Mardi 4 août:
bénédiction des maisons à Poggiolo.
Dimanche 16 août après-midi.
Messe et procession de saint Roch:
Mercredi 19 août:
Récital Diana di l'Alba
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.