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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 08:00

 

Les Poggiolais viennent de démontrer que, comme les Gaulois du village d'Astérix,, ils étaient irréductibles et tenaient à leurs traditions.

 

Finalement, pour le 16 août, la statue de saint Roch est sortie. La procession a été très réduite,  se limitant à faire le tour de la chapelle en passant par la place Inghju, mais elle a eu lieu.

 

Merci à Jean-Pierre CHABROLLE pour le reportage photos de cette mini-procession.

 

Poggiolo a eu sa procession
Poggiolo a eu sa procession
Poggiolo a eu sa procession
Poggiolo a eu sa procession
Poggiolo a eu sa procession
Poggiolo a eu sa procession
Poggiolo a eu sa procession
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12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 18:00
Le 16 août à Poggiolo

 

LA FÊTE DE SAINT ROCH AURA LIEU

 

À POGGIOLO LUNDI 16 AOÛT.

 

 

MESSE CÉLÉBRÉE PAR LE PÈRE CHARLES EKO

 

À 18 HEURES

 

SUIVIE DE LA PROCESSION.

 

 

Les modalités pratiques dépendront des consignes sanitaires.

 

 

Photo Michel Franceschetti, août 2017.

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7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 18:00

 

Les marcheurs connaissent bien Camputile par lequel ils passent pour joindre les lacs de Crena et de Ninu.

 

Le plateau de Camputile a été présenté dans un article précédent pour avoir été le lieu d'un fait historique: une bataille entre Naziunali corses et Grecs pro-Génois en 1734 (voir l'article Les chaussures perdues des Grecs).

 

Il est également présent dans la Légende. Depuis de nombreuses générations, se transmet un récit se passant sur cet endroit proche du lac de Ninu et expliquant la particularité du Capo Tafunatu, montagne située à plusieurs kilomètres de Camputile.

 

Plateau de Campanile en juillet 1973 (photo Michel Franceschetti).

Plateau de Campanile en juillet 1973 (photo Michel Franceschetti).

 

 

Sur le site u-niolu.skyrock.com, est donnée l'explication suivante:

Le Tafunatu percé d'un énorme trou de 35 m de large et 10 de haut, véritable énigme géologique. Sa roche verte contraste avec les teintes orangées du levant et c'est un régal pour les yeux lorsque les nuages qui le traversent fond croire à la présence d'un volcan en activitéé.
Le trou aurait été fait, selon une légende, par la percussion du soc de la charrue du diable. En effet, Satan, pour faire opposition à St Martin, s'était forgé une charrue à toute épreuve et creusait avec des chaussées larges comme des vallées. St Martin reprocha alors au diable de ne pas savoir tracer un sillon droit. Humilié et énervé, le Diable jeta le soc vers la mer de toute ses forces et le soc rencontra l'échine du Tafunatu sur sa trajectoire. Les boeufs de la charrue furent eux pétrifiés sur place par St Martin et une fois de plus, le Bien triompha du Mal...

 

photo extraite du site https://www.camptocamp.org/

photo extraite du site https://www.camptocamp.org/

 

Il existe plusieurs versions de cette légende mais elles ne se passent pas toutes entièrement à Camputile; elles ont toutes comme protagonistes le Diable et Saint Martin, et le trou dans la montagne s'explique par le lancer d'un outil du Diable. Selon les cas, l'objet est une charrue ou un marteau.

 

L'œil du Diable (site Wild Corsica)

L'œil du Diable (site Wild Corsica)

 

 La version reproduite ici est extraite de l'article de Georges RAVIS-GIORDANI et intitulé "Organisation sociale et représentations fantasmatiques du travail et des conflits dans le cadre de la transhumance corse", paru dans "Mélanges de l'école française de Rome" en 1988.

 

 

Je voudrais pour cela comparer et analyser trois récits mythiques dont deux sont très connus dans l'île, et se présentent sous plusieurs versions. Je les résume rapidement : le premier est une légende qui vise à rendre compte d'une curiosité naturelle, une montagne trouée de part en part par un tunnel de 100 à 150 m de diamètre, u Capu Tafunatu; elle met en scène saint Martin et le Diable. Dans la version la plus longue que je connaisse, celle que Chanal a recueilli dans son voyage en Corse, en 1889, elle se subdivise en 4 temps : 

 

1er temps : le Diable est berger salarié chez saint Martin, éleveur niolin; il passe contrat avec lui, et d'après les termes du contrat, «per mezzu», il convainc saint Martin de partager le troupeau en mettant d'un côté les bêtes cornues qui iront à saint Martin, et de l'autre les bêtes non cornues («motine») qui iront au Diable. Or la plupart des bêtes étaient «motine»; quand saint Martin s'en aperçoit il est trop tard, il a déjà consenti aux termes du contrat. Mais dans la nuit Dieu fait pousser des cornes à presque toutes les bêtes du troupeau et le Diable ne reçoit qu'une paire de bœufs.

 

2e temps : le Diable, pour se venger de saint Martin, se fait laboureur, sur les hauteurs du Camputile, près du lac de Ninu, qui passe pour être l'ancienne cheminée de la forge du Diable, et il tente les Niolins en leur faisant miroiter les bienfaits du pain de froment. Il essaie de les détourner de la consommation de la pulenta de farine de châtaignes, mais saint Martin pétrifie ses bœufs, et ruine aussi le projet du Diable. 

 

3e temps : le Diable tente alors de séduire les Niolins en leur proposant de rompre leur isolement hivernal ; pour cela il leur propose de remplacer la mauvaise passerelle qui permettait l'hiver de franchir le Golo par un solide pont. Saint Martin réussit à persuader les Niolins d'exiger que ce pont soit construit en une nuit. Le Diable y parvient presque, mais le coq, réveillé par saint Martin chante avant que le pont ne soit terminé et les Niolins gardent le pont, sans perdre leur âme. 

 

4e temps : de rage le Diable remonte au lac de Ninu et, avant de s'y précipiter, jette son marteau à travers les airs ; celui-ci traverse la montagne dite depuis Capu Tufunatu et va s'enfoncer dans la «plage» de Galeria, où il servira pendant de nombreux siècles de bitte d'amarrage pour les navires barbaresques qui viendront ravager les côtes. Après la défaite des Sarrasins, le sable a recouvert le marteau, et le maquis a repoussé par dessus. 

 

 

Le Diable et St Martin (couverture de "Contes et légendes de Corse", édition 1953)

Le Diable et St Martin (couverture de "Contes et légendes de Corse", édition 1953)

Georges RAVIS-GIORDANI termine son article par l'analyse suivante:

"La victoire du saint Berger sur le Diable laboureur aboutit à l'ouverture symbolique de la route de transhumance (qui passe au pied du Capu Tafunatu); cette victoire s'inscrit bien entendu sur le fond de la lutte plus générale du Bien contre le Mal, des chrétiens contre les infidèles. La transhumance y apparaît comme un enjeu dérivé puisque les enjeux principaux sont tour à tour l'acquisition de la maîtrise du feu, de l'agriculture et des communications avec l'extérieur. D'autre part, cette victoire n'est pas sans contrepartie puisqu'elle expose les bergers transhumant aux incursions barbaresques."

Avec deux autres légendes citées dans cette étude, "ces trois récits mythiques nous disent, me semble-t-il, une même chose: la transhumance n'est pas une pratique naturelle, mais c'est néanmoins une exigence culturelle que seul un exploit miraculeux ou héroïque permet d'accomplir. En même temps, elle apparaît liée au renversement des valeurs, à la victoire des plus faibles, la femme, le berger, le paysan humilié comme si elle était - et je crois qu'elle l'est - dans le système pastoral du moment, ou un des moments, où les rapports des hommes entre eux et des hommes avec la nature pouvaient s'inverser."

 

Les 17 pages de l'article complet peuvent être consultées à l'adresse:  https://www.persee.fr/doc/mefr_0223-5110_1988_num_100_2_2989

 

Troupeau en transhumance à Guagno-les-Bains dans les années 1960 (photo Maryse Moretti)

Troupeau en transhumance à Guagno-les-Bains dans les années 1960 (photo Maryse Moretti)

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26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 17:59

 

 

Pour se moquer des cartes postales véhiculant des clichés éculés sur les Corses, comme celles du lac de Crena ou du col de Vergio vues dans l'article du 22 juillet, des jeunes de Soccia prirent l'initiative de réaliser une scène tout aussi "typique".

 

Avec les femmes entièrement couvertes de vêtements noirs et semblant complètement dévouées à l'homme à qui elles présentent ses armes, l'ensemble fut réussi.

 

Parmi nos lecteurs, certains pourront-ils identifier les membres de ce trio?

 

Photo publiée par Pierre Cannamelo le 24 août 2019 sur Facebook.

 

Corse typique: la réponse socciaise
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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 18:00

 

Les élections territoriales, qui ont une nouvelle fois montré l’importance du sentiment national corse, auraient fait plaisir à Petru ROCCA, le grand défenseur de l’identité insulaire.

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Décédé voici exactement cinquante-cinq ans, le 7 juin 1966, à Vico, Pierre, dit Petru, Rocca y était né le 28 septembre 1887.

 

Fils d’un boucher, il fut attiré très jeune par les lettres, sous l’influence de sa mère, née Pozzo di Borgo, qui descendait des imprimeurs Marchi.

 

Après une période d’engagement dans l’armée, il s’installa à Paris où il fut employé dans une imprimerie. Il commença à écrire, notamment dans la revue «A Tramuntana» de Santu Casanova.

 

Petru Rocca participa à la guerre de 1914-1918 et en sortit avec le grade d’officier et le titre de chevalier de la légion d’honneur.

 

A partir du 15 mai 1920, il publia la revue « A Muvra » pour défendre la langue et la culture corse. Son imprimerie, transférée à Ajaccio, publia de très nombreux ouvrages d’écrivains corses.

 

Extrait du site L'Histoire par l'image (https://histoire-image.org/de/etudes/autonomisme-corse-entre-deux-guerres-muvra)

Extrait du site L'Histoire par l'image (https://histoire-image.org/de/etudes/autonomisme-corse-entre-deux-guerres-muvra)

 

Petru Rocca passa rapidement à la politique en créant en 1923 le Partitu Corsu d’Azione, devenu en 1927 le Partitu Corsu Autonomistu qui réclamait l’autonomisme de l’île, puis, progressivement, l’indépendance.

 

Le dynamisme et les talents de tribun de l’écrivain vicolais lui donnèrent une grande audience. Ainsi, il lança une souscription publique pour édifier la Croce di u ricordu à Ponte Novu. La bataille décisive de 1769 entre soldats français et corses, alors tombée dans l’oubli, fut célébrée pour la première fois le 3 août 1925 devant une foule considérable avec un discours historique du chef de « A Muvra ».

 

Petru Rocca voulait s’en tenir à l’action culturelle et refusa l’action directe. Mais son parti fut de plus en plus attiré par l’irrédentisme italien. En 1938, Petru Rocca fut exclu de l’ordre de la légion d’honneur. En septembre 1939, quand le conflit mondial débute, « A Muvra » fut interdite et son imprimerie fermée.

 

A la fin de la guerre, Petru Rocca fut condamné à plusieurs années de prison. Libéré, il continua à écrire des poésies et contribua à de nombreux journaux.

 

SOUVENIR DE PETRU ROCCA

 

De Petru Rocca, décédé et enterré à Vico voici cinquante-cinq ans, on se souvient de son incroyable énergie et de l’ampleur de son œuvre littéraire qui est toujours admirée. Et combien de fois les militants régionalistes, autonomistes et nationalistes, et aussi les Corses non militants, n’ont-ils pas entonné U Culombu, l’hymne laïc et politique écrit par Petru Rocca en 1937 pour équilibrer l’hymne religieux Dio vi salvi regina ?

Qui ne vibre pas au son de ces vers ?

 

Un son di cornu da li monti

Stende lu volu cun furor

A stu cennu siamu pronti

Riscassi da lu patriu ardor

Svanisce la diminticanza

Cresce la nostra voluntà

Disceta la speranza

A voce di colombu

Chjama di u so ribombu

A santa libertà.

 

Le livre « Vico Sagone. Regards sur une terre et des hommes » (ed. Alain Piazzola), toujours disponible en librairie, contient un article de François-Aimé Arrighi sur la vie de Petru Rocca et une étude détaillée de Jean-Laurent Arrighi sur le poème « Scàlanu ».

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 18:00
La vipère d'autrefois

 

Parmi les chansons d'autrefois qui n'étaient pas spécifiquement corses mais qui furent de très grands succès au "Son des guitares" d'Ajaccio et dans les bals de nos villages, "La vipère du trottoir" tient une grande place.

 

Les couples dansaient avec chaleur sur cette œuvre dont la musique fut composée par Vincent SCOTTO en 1919 et dont les paroles, qui paraîtraient totalement inimaginables aujourd'hui, furent écrites par Jean RODOR.

 

A Poggiolo, quelques-uns se souviennent peut-être de l'interprétation qu'en donnait Visconti OLIVA (le père de François et de Madeleine) certains soirs d'été.

 

Embarquez sur le Sebasto avec Pascal Marcelli, accompagné par Antoine BONELLI et ses guitares. Extrait de l'album "Au son des guitares".

 

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 18:00
Jean-Mathieu, l'un des six derniers

 

Oui, Jean-Mathieu CORRIERAS est l'un des six derniers muletiers corses, et aussi le plus jeune. Il est l'un des acteurs du magazine de TF1 "Reportage découverte" consacré aux jeunes qui travaillent pour faire battre le cœur de la Corse. 

 

Sous le titre "Pour l'amour de la Corse", l'émission a été diffusée dimanche 13 juin mais elle est disponible sur le site MYTF1.


 

Jean-Mathieu, l'un des six derniers
Jean-Mathieu, l'un des six derniers

Jean-Mathieu a été filmé lors de deux missions de ravitaillement de refuges et à l'occasion du transport du matériel de débroussaillage pour la chapelle Saint Elysée.

 

De belles images et de beaux témoignages.

 

Comme l'émission est consacrée à plusieurs Corses, si  vous ne voulez voir que Jean-Mathieu, il faut regarder du début jusqu'à 9 minutes 20, puis de 21 minutes 23 à 25 minutes et, enfin, de 38 minutes 40 à 43 minutes.

 

 

UNE SINGULARITÉ:

en plaçant sur une carte de Corse le lieu d'activité de Jean-Mathieu, TF1 a mis le nom de Poggiolo sur une vue de Soccia. Faut-il considérer que les Poggiolais ont annexé Soccia?

 

Ces photos sont des copies d'écran de l'émission.

Ces photos sont des copies d'écran de l'émission.

 

 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 18:00
L'embrouille des langues régionales

 

Patrice de PLUNKETT fut rédacteur en chef du "Figaro Magazine" de 1979 à 1987. Maintenant, il publie régulièrement des livres et rédige un blog très intéressant se réclamant du pape François. Nous pensons que sa réaction envers la récente décision du Conseil Constitutionnel contre les langues régionales pourrait intéresser nos lecteurs (article publié le 2 juin 2021).

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A quoi joue le Conseil constitutionnel quand il s'en prend au breton, au basque, à l'alsacien, au corse ou à l'occitan, alors que le bulldozer de l'américain est en train de disloquer le vocabulaire et la grammaire de la langue française... dans l'indifférence totale des pouvoirs publics ? Ma chronique à Radio Présence (Toulouse Midi-Pyrénées) et Radio Fidélité Mayenne :

 

<< Alors : le Conseil constitutionnel… On peut s’interroger à son sujet, quand on le voit, examinant une loi récente sur les langues régionales en France, censurer un article favorable à l’enseignement scolaire du corse, du basque, de l’alsacien ou du breton, et interdire l’usage de quelques signes orthographiques servant à prononcer certains mots de ces langues. Par exemple l’espèce d’accent circonflexe qu’on met sur des N pour les prononcer AN et non ANN. Il parait que l’usage de cet accent en breton mettrait en danger la République. 

On a du mal à le croire quand on sait que le nom espagnol du préfet français coordinateur de l’antiterrorisme, Laurent Nuñez, s’écrit avec cet accent !  On voit mal en quoi ce préfet, dont la famille pied-noir est française depuis 130 ans, menacerait nos institutions par l’orthographe de son patronyme.

On le voit d’autant moins qu’en février 2020, le président de l’Assemblée nationale et la ministre de la Justice annonçaient que cette espèce de petit circonflexe, et tous les signes du même genre, dans les langues régionales ainsi reconnues comme “richesses de la République”, allaient bientôt être admises à l’état-civil et que le décret l’y autorisant était en cours de rédaction.

Le soudain zèle jacobin du Conseil constitutionnel apparaît d’autant plus bizarre que les “sages du Palais-Royal” (comme on croit devoir les surnommer) ne semblent pas du tout inquiets du véritable danger qui menace la langue française : notre vocabulaire et la construction même de nos phrases sont envahis massivement par la langue américaine, destruction propagée par le bulldozer de la publicité et de l’audiovisuel ; le langage officiel lui-même s’aligne sur l'invasion. Quand un mot français ressemble à un mot américain mais avec des sens différents, c’est le sens américain qui finit par l’emporter. 

Il y en a des centaines d’exemples, plus nombreux chaque semaine. Je vous en cite un, constaté hier : au lieu de nous dire "remettez-vous en forme pour avoir un beau physique cet été", une pub française destinée à des Français nous dit : “travaillez votre summer body”. Que nous nous mettions à dire “body” au lieu de “corps”, ou “ma life” au lieu de ֧“ma vie”, etc, etc, c’est plus grave qu’on ne croit. Adopter le langage d’une superpuissance économique étrangère, donc progressivement la vision du monde qui va avec, c’est une attitude de colonisés. Et c’est une perte mentale. Le Conseil constitutionnel devrait s’occuper de ce problème-là, au lieu de reprocher à des parents de donner à leurs enfants des prénoms traditionnels, ou d’empêcher des écoliers français d’apprendre aussi leur langue régionale... 

On sait que les élites vivent loin des gens, mais il y a quand même des limites. >>

http://www.radiopresence.com/IMG/mp3/02062021_chroeco_airtemps.mp3

 

 

 

 

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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 18:00

 

Mais oui! Des monuments de Guagno-les-Bains sont bien présents à Ajaccio par l'intermédiaire de deux baignoires provenant de l'établissement thermal. Ces deux blocs de marbre taillé décorent les jardins de la Préfecture, le palais Lantivy.

 

Solution de la devinette du mois: les monuments historiques ici mais pas là.
Solution de la devinette du mois: les monuments historiques ici mais pas là.

 

Ce n'est pas un secret. De nombreux Poggiolais se souviennent que, lors d'une rénovation (en 1973?), les baignoires ont été abandonnées de très longs mois au bord de la route, près du bâtiment de l'Indigence.

 

Une seule baignoire a été conservée pour décorer la façade des thermes.

 

Solution de la devinette du mois: les monuments historiques ici mais pas là.
Solution de la devinette du mois: les monuments historiques ici mais pas là.

 

Des particuliers ont pris certains de ces cuves pour eux. On trouve des exemplaires à Appietto et à la mairie de Levie.

On peut en être désolé mais c'est ainsi.

 

 

 Pourtant, il y a plus curieux.

 

Dans la liste des monuments historiques de Corse publiée par la CDC comme sur la base Palissy du Ministère de la Culture, il est fait mention des deux baignoires de la Préfecture. Il est d'ailleurs précisé qu'elles viennent bien de "la station thermale de Guagno". Elles sont classées comme objets depuis le 2 mai 1984. Il est vrai qu'elles le méritent car le travail est soigné.

 

Pourquoi les autres baignoires rescapées ne sont-elles pas classées? Celle qui reste devant l'établissement thermal de Guagno-les-Bains est totalement identique à celle que le préfet que admirer. La présence de deux anneaux sur le côté montre bien que leur origine est la même. Cet oubli montre bien le peu de cas qui est fait d'un petit village éloigné de la grande ville.

 

La baignoire restante doit être reconnue comme monument historique. Ce ne serait que justice. Le principe d'égalité doit jouer aussi bien pour les vestiges d'Ajaccio que de Guagno-les-Bains.

 

La municipalité de Poggiolo et la CDC, à qui appartiennent les thermes, doivent agir, faire pression pour que notre village ait un nouveau monument historique. Le bon sens l'exige. 

 

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 18:00
Le beffroi de Vico a été rénové

 

Pendant le mois de mai, de grands travaux ont rénové le clocher de l'église paroissiale de Vico. 

D. CAMPINCHI en a fait le résumé avec l'article paru lundi 24 mai dans "Corse-Matin".

La première photo accompagnait son texte dans le journal. Les autres se trouvent sur le site de la mairie de Vico.

 

 

"L'entreprise spécialisée U Campanile, basée dans le Nebbiu, est intervenue dans le clocher de l'église paroissiale Santa Maria Assunta pour "soigner un malade" de plus d'une centaine d'années: le beffroi. Comme le souligne Natacha Cossa qui dirige la société U Campanile, la réparation était devenue une urgence. Raison pour laquelle la mairie a fait engager les travaux.

Le beffroi en chêne et de forme trapézoïdale possède certes une grande résistance à l'environnement humide mais il est livré aux vents, attaqué par les oiseaux, victime donc de la corrosion et, surtout, il porte trois cloches d'un poids conséquent. Santa Maria, 658 kg, Sant'Appianu et San Roccu, 454 kg chacune.

Le plancher au-dessus de la chambre des cloches et la dalle de béton située dessous étaient à refaire. Les battants ont été descendus; puis ce fut au tour des cloches et de la motorisation car le système est électrifié. L'éclairage intérieur du clocher a été remis aux normes. L'entreprise U Campanile s'est adjoint les services d'un spécialiste des métiers du bois, l'entreprise Pieri de Corte. La cloche qui, il y a un an, sonnait pour rendre hommage aux soignants de la Covid, héros du quotidien qui soutenaient les malades et leurs familles, peut reprendre du service pour le bonheur de tous."

 

Le beffroi de Vico a été rénové
Le beffroi de Vico a été rénové
Le beffroi de Vico a été rénové
Le beffroi de Vico a été rénové
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Jeudi 13 août:

Grand bal animé par Sirocko.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.

 

Lundi 17 août:

- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.

- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alban Poggiolo.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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