Pour se moquer des cartes postales véhiculant des clichés éculés sur les Corses, comme celles du lac de Crena ou du col de Vergio vues dans l'article du 22 juillet, des jeunes de Soccia prirent l'initiative de réaliser une scène tout aussi "typique".
Avec les femmes entièrement couvertes de vêtements noirs et semblant complètement dévouées à l'homme à qui elles présentent ses armes, l'ensemble fut réussi.
Parmi nos lecteurs, certains pourront-ils identifier les membres de ce trio?
Photo publiée par Pierre Cannamelo le 24 août 2019 sur Facebook.
Les élections territoriales, qui ont une nouvelle fois montré l’importance du sentiment national corse, auraient fait plaisir à Petru ROCCA, le grand défenseur de l’identité insulaire.
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Décédé voici exactement cinquante-cinq ans, le 7 juin 1966, à Vico, Pierre, dit Petru, Rocca y était né le 28 septembre 1887.
Fils d’un boucher, il fut attiré très jeune par les lettres, sous l’influence de sa mère, née Pozzo di Borgo, qui descendait des imprimeurs Marchi.
Après une période d’engagement dans l’armée, il s’installa à Paris où il fut employé dans une imprimerie. Il commença à écrire, notamment dans la revue «A Tramuntana» de Santu Casanova.
Petru Rocca participa à la guerre de 1914-1918 et en sortit avec le grade d’officier et le titre de chevalier de la légion d’honneur.
A partir du 15 mai 1920, il publia la revue « A Muvra »pour défendre la langue et la culture corse. Son imprimerie, transférée à Ajaccio, publia de très nombreux ouvrages d’écrivains corses.
Extrait du site L'Histoire par l'image (https://histoire-image.org/de/etudes/autonomisme-corse-entre-deux-guerres-muvra)
Petru Rocca passa rapidement à la politique en créant en 1923 le Partitu Corsu d’Azione, devenu en 1927 le Partitu Corsu Autonomistu qui réclamait l’autonomisme de l’île, puis, progressivement, l’indépendance.
Le dynamisme et les talents de tribun de l’écrivain vicolais lui donnèrent une grande audience. Ainsi, il lança une souscription publique pour édifier la Croce di u ricordu à Ponte Novu. La bataille décisive de 1769 entre soldats français et corses, alors tombée dans l’oubli, fut célébrée pour la première fois le 3 août 1925 devant une foule considérable avec un discours historique du chef de « A Muvra ».
Petru Rocca voulait s’en tenir à l’action culturelle et refusa l’action directe. Mais son parti fut de plus en plus attiré par l’irrédentisme italien. En 1938, Petru Rocca fut exclu de l’ordre de la légion d’honneur. En septembre 1939, quand le conflit mondial débute, « A Muvra » fut interdite et son imprimerie fermée.
A la fin de la guerre, Petru Rocca fut condamné à plusieurs années de prison. Libéré, il continua à écrire des poésies et contribua à de nombreux journaux.
De Petru Rocca, décédé et enterré à Vico voici cinquante-cinq ans, on se souvient de son incroyable énergie et de l’ampleur de son œuvre littéraire qui est toujours admirée. Et combien de fois les militants régionalistes, autonomistes et nationalistes, et aussi les Corses non militants, n’ont-ils pas entonné U Culombu, l’hymne laïc et politique écrit par Petru Rocca en 1937 pour équilibrer l’hymne religieux Dio vi salvi regina ?
Qui ne vibre pas au son de ces vers ?
Un son di cornu da li monti
Stende lu volu cun furor
A stu cennu siamu pronti
Riscassi da lu patriu ardor
Svanisce la diminticanza
Cresce la nostra voluntà
Disceta la speranza
A voce di colombu
Chjama di u so ribombu
A santa libertà.
Le livre « Vico Sagone. Regards sur une terre et des hommes » (ed. Alain Piazzola), toujours disponible en librairie, contient un article de François-Aimé Arrighi sur la vie de Petru Rocca et une étude détaillée de Jean-Laurent Arrighi sur le poème « Scàlanu ».
Parmi les chansons d'autrefois qui n'étaient pas spécifiquement corses mais qui furent de très grands succès au "Son des guitares" d'Ajaccio et dans les bals de nos villages,"La vipère du trottoir" tient une grande place.
Les couples dansaient avec chaleur sur cette œuvre dont la musique fut composée par Vincent SCOTTO en 1919etdontles paroles, qui paraîtraient totalement inimaginables aujourd'hui, furent écrites par Jean RODOR.
A Poggiolo, quelques-uns se souviennent peut-être de l'interprétation qu'en donnait Visconti OLIVA (le père de François et de Madeleine) certains soirs d'été.
Embarquez sur le Sebasto avec Pascal Marcelli, accompagné par Antoine BONELLI et ses guitares. Extrait de l'album "Au son des guitares".
Oui, Jean-Mathieu CORRIERAS est l'un des six derniers muletiers corses, et aussi le plus jeune. Il est l'un des acteurs du magazine de TF1 "Reportage découverte" consacré aux jeunes qui travaillent pour faire battre le cœur de la Corse.
Sous le titre "Pour l'amour de la Corse", l'émission a été diffusée dimanche 13 juin mais elle est disponible sur le site MYTF1.
Jean-Mathieu a été filmé lors de deux missions de ravitaillement de refuges et à l'occasion du transport du matériel de débroussaillage pour la chapelle Saint Elysée.
De belles images et de beaux témoignages.
Comme l'émission est consacrée à plusieurs Corses, si vous ne voulez voir que Jean-Mathieu, il faut regarder du début jusqu'à 9 minutes 20, puis de 21 minutes 23 à 25 minutes et, enfin, de 38 minutes 40 à 43 minutes.
UNE SINGULARITÉ:
en plaçant sur une carte de Corse le lieu d'activité de Jean-Mathieu, TF1 a mis le nom de Poggiolo sur une vue de Soccia. Faut-il considérer que les Poggiolais ont annexé Soccia?
Un reportage de Laetitia PongiImages : Antoine Schmidt, Raphaël Licandro, Julien Diaz, Jérémie Vincent, Charlotte Lasalle Montage : Rodolphe ZagouryProduction : TF1 prodAvec plus de 1 000 kilom...
Patrice de PLUNKETT fut rédacteur en chef du "Figaro Magazine" de 1979 à 1987.Maintenant, il publie régulièrement des livres et rédige un blog très intéressant se réclamant du pape François. Nous pensons que sa réaction envers la récente décision du Conseil Constitutionnel contre les langues régionales pourrait intéresser nos lecteurs (article publié le 2 juin 2021).
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A quoi joue le Conseil constitutionnel quand il s'en prend au breton, au basque, à l'alsacien, au corse ou à l'occitan, alors que le bulldozer de l'américain est en train de disloquer le vocabulaire et la grammaire de la langue française... dans l'indifférence totale des pouvoirs publics ? Ma chronique à Radio Présence (Toulouse Midi-Pyrénées) et Radio Fidélité Mayenne :
<< Alors : le Conseil constitutionnel… On peut s’interroger à son sujet, quand on le voit, examinant une loi récente sur les langues régionales en France, censurer un article favorable à l’enseignement scolaire du corse, du basque, de l’alsacien ou du breton, et interdire l’usage de quelques signes orthographiques servant à prononcer certains mots de ces langues. Par exemple l’espèce d’accent circonflexe qu’on met sur des N pour les prononcer AN et non ANN. Il parait que l’usage de cet accent en breton mettrait en danger la République.
On a du mal à le croire quand on sait que le nom espagnol du préfet français coordinateur de l’antiterrorisme, Laurent Nuñez, s’écrit avec cet accent ! On voit mal en quoi ce préfet, dont la famille pied-noir est française depuis 130 ans, menacerait nos institutions par l’orthographe de son patronyme.
On le voit d’autant moins qu’en février 2020, le président de l’Assemblée nationale et la ministre de la Justice annonçaient que cette espèce de petit circonflexe, et tous les signes du même genre, dans les langues régionales ainsi reconnues comme “richesses de la République”, allaient bientôt être admises à l’état-civil et que le décret l’y autorisant était en cours de rédaction.
Le soudain zèle jacobin du Conseil constitutionnel apparaît d’autant plus bizarre que les “sages du Palais-Royal” (comme on croit devoir les surnommer) ne semblent pas du tout inquiets du véritable danger qui menace la langue française : notre vocabulaire et la construction même de nos phrases sont envahis massivement par la langue américaine, destruction propagée par le bulldozer de la publicité et de l’audiovisuel ; le langage officiel lui-même s’aligne sur l'invasion. Quand un mot français ressemble à un mot américain mais avec des sens différents, c’est le sens américain qui finit par l’emporter.
Il y en a des centaines d’exemples, plus nombreux chaque semaine. Je vous en cite un, constaté hier : au lieu de nous dire "remettez-vous en forme pour avoir un beau physique cet été", une pub française destinée à des Français nous dit : “travaillez votre summer body”. Que nous nous mettions à dire “body” au lieu de “corps”, ou “ma life” au lieu de ֧“ma vie”, etc, etc, c’est plus grave qu’on ne croit. Adopter le langage d’une superpuissance économique étrangère, donc progressivement la vision du monde qui va avec, c’est une attitude de colonisés. Et c’est une perte mentale. Le Conseil constitutionnel devrait s’occuper de ce problème-là, au lieu de reprocher à des parents de donner à leurs enfants des prénoms traditionnels, ou d’empêcher des écoliers français d’apprendre aussi leur langue régionale...
On sait que les élites vivent loin des gens, mais il y a quand même des limites. >>
Mais oui! Des monuments de Guagno-les-Bains sont bien présents à Ajaccio par l'intermédiaire de deux baignoires provenant de l'établissement thermal. Ces deux blocs de marbre taillé décorent les jardins de la Préfecture, le palais Lantivy.
Ce n'est pas un secret. De nombreux Poggiolais se souviennent que, lors d'une rénovation (en 1973?), les baignoires ont été abandonnées de très longs mois au bord de la route, près du bâtiment de l'Indigence.
Une seule baignoire a été conservée pour décorer la façade des thermes.
Des particuliers ont pris certains de ces cuves pour eux. On trouve des exemplaires à Appietto et à la mairie de Levie.
On peut en être désolé mais c'est ainsi.
Pourtant, il y a plus curieux.
Dans la liste des monuments historiques de Corsepubliée par la CDC comme surla base Palissy du Ministère de la Culture, il est fait mention des deux baignoires de la Préfecture. Il est d'ailleurs précisé qu'elles viennent bien de "la station thermale de Guagno". Elles sont classées comme objets depuis le 2 mai 1984. Il est vrai qu'elles le méritent car le travail est soigné.
Pourquoi les autres baignoires rescapées ne sont-elles pas classées? Celle qui reste devant l'établissement thermal de Guagno-les-Bains est totalement identique à celle que le préfet que admirer. La présence de deux anneaux sur le côté montre bien que leur origine est la même. Cet oubli montre bien le peu de cas qui est fait d'un petit village éloigné de la grande ville.
La baignoire restante doit être reconnue comme monument historique. Ce ne serait que justice. Le principe d'égalité doit jouer aussi bien pour les vestiges d'Ajaccio que de Guagno-les-Bains.
La municipalité de Poggiolo et la CDC, à qui appartiennent les thermes, doivent agir, faire pression pour que notre village ait un nouveau monument historique. Le bon sens l'exige.
"L'entreprise spécialisée U Campanile, basée dans le Nebbiu, est intervenue dans le clocher de l'église paroissiale Santa Maria Assunta pour "soigner un malade" de plus d'une centaine d'années: le beffroi. Comme le souligne Natacha Cossa qui dirige la société U Campanile, la réparation était devenue une urgence. Raison pour laquelle la mairie a fait engager les travaux.
Le beffroi en chêne et de forme trapézoïdale possède certes une grande résistance à l'environnement humide mais il est livré aux vents, attaqué par les oiseaux, victime donc de la corrosion et, surtout, il porte trois cloches d'un poids conséquent. Santa Maria, 658 kg, Sant'Appianu et San Roccu, 454 kg chacune.
Le plancher au-dessus de la chambre des cloches et la dalle de béton située dessous étaient à refaire. Les battants ont été descendus; puis ce fut au tour des cloches et de la motorisation car le système est électrifié. L'éclairage intérieur du clocher a été remis aux normes. L'entreprise U Campanile s'est adjoint les services d'un spécialiste des métiers du bois, l'entreprise Pieri de Corte. La cloche qui, il y a un an, sonnait pour rendre hommage aux soignants de la Covid, héros du quotidien qui soutenaient les malades et leurs familles, peut reprendre du service pour le bonheur de tous."
Le 22 mai à Sorru, dans cette chapelle isolée au bord de la route, a lieu une messe qui est plus qu'une simple cérémonie. C'est aussi un moment de rencontre.
Parmi les traditions de notre micro-région, figure un anniversaire qui n'est célébré nulle partailleurs.
Il est tout simplement l'anniversaire de l'inauguration, le 22 mai 1887, de la chapelle située au col de Sorru.
Cette chapelle privée, construite par François PASTINELLI et entretenue par ses descendants, est un lieu de rassemblement des Sorrinesi deux fois par an (l'autre est le 8 septembre).
Cette année, la messe anniversaire de sa consécration aura lieu
SAMEDI 22 MAI à 10 h 30.
Vous êtes tous attendus.
Chacun aura une pensée pourJean CIPRIANI qui, pour la première fois, ne sera pas présent à cette réunion à laquelle il tenait tant.
Plus de renseignements sur la chapelle de Sorru dans l'article suivant:
Nombreux sont ceux qui passent au col de Sorrù sans faire attention à la bâtisse blanche qui est sur le bord de la route. Autrefois, chaque voyageur faisait au moins le signe de la croix en ...
Non, ce Mariani n'est pas celui qui dirige la liste RN aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il s'agit de l'apéritif corse au coca qui est attaqué par le géant américain Coca Cola (voir l'article du 1er mai).
Vendredi 7 mai, sur TF1, le journal de 13heures a consacré un reportage à ce combat.
C'est un élixir à base de feuille de coca, lancé en 1863 par l'apothicaire Angelo Mariani. Devenu un vin apéritif et relancé en 2014, le Coca Mariani est aujourd'hui attaqué en justice par le...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).