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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 17:45

En dehors des guides touristiques, comme celui de MARCAGGI, vu récemment (voir l'article Une bonne pub pour Guagno-les-Bains), des images de notre micro-région se trouvent sous la forme de cartes postales qui ont été très nombreuses autrefois.

Mais, sur les sites internet de vente de ces objets, les clichés de Poggiolo sont bien plus rares que pour Guagno-les-Bains, Soccia ou Guagno.

Nous avons quand même réussi à trouver trois cartes postales. Si des lecteurs de ce blog en possèdent d'autres, nous serions heureux de les publier.

Cliquer sur les images suivantes permet de les agrandir.

Vieilles cartes postales et réalités d'aujourd'hui

Cette image est intitulée "Sur la route de Guagno". Elle a été prise à la fin de la descente du col de Sorru, peu avant la bifurcation, près de l'ancien hôpital militaire. On distingue, entre deux arbres, la croix de la chapelle St Antoine. Les villages de Poggiolo et de Soccia, mentionnés dans le titre, sont bien visibles.

La date du cliché n'y est pas mais la présence d'une voiture à chevaux prouve son ancienneté.

Vieilles cartes postales et réalités d'aujourd'hui

Aujourd'hui, les deux bâtiments de l'hôtel des Deux Sorru retiennent le regard. Et la route a été bien élargie.

Vieilles cartes postales et réalités d'aujourd'hui

D'après les timbres, cette carte postale aurait été utilisée entre 1924 et 1940.

Cette vue générale de Poggiolo a été prise depuis la route de Soccia. Les maisons occupent peu d'espace, paraissant coincées entre la montagne et les terrasses cultivées. Avec beaucoup d'attention (et une bonne loupe), on peut retrouver le clocher de St Roch, le monument aux morts et la fontaine.

Vieilles cartes postales et réalités d'aujourd'hui

Maintenant, avec cette photo prise en mai 2010 par Michel FRANCESCHETTI, on s'aperçoit que des cultures existent encore mais que la vue est gênée par les nouveaux bâtiments.

Ceux-ci sont apparus assez récemment, comme le montrent les deux photos ci-dessous qui comparent les alentours de Saint Roch à différents moments.

Vieilles cartes postales et réalités d'aujourd'hui

La photo prise en août 1972 par Michèle GENÊT ressemble tout à fait au village montré par la vieille carte postale.

Vieilles cartes postales et réalités d'aujourd'hui

Mais, en agrandissant la photo de 2010, la maison de Fosca se remarque tout de suite.

Vieilles cartes postales et réalités d'aujourd'hui

Cette carte postale est de la même série (et donc de la même date) que la première. Elle porte le numéro 203 (187 pour l'autre).

Prise depuis Saint Siméon, elle montre un autre côté du village. A gauche, la maison Franceschetti est imposante. Puis, on reconnaît facilement, en allant vers la droite, les maisons Ceccaldi, Pinelli et Bartoli.

Vieilles cartes postales et réalités d'aujourd'hui

Les mêmes maisons sont toujours là et de nouvelles habitations se sont ajoutées. La population poggiolaise a peut-être diminué depuis un siècle mais les constructions ont bien augmenté.

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 21:18

"L'horizon est borné".

Cette affirmation reprend l'idée d'enfermement qui est ressentie par le héros du roman "Têtes de maures" écrit par Didier DAENINCKX. Ce blog dénonçait cette idée dans l'article du 5 juillet:

http://poggiolo.over-blog.fr/guagno-les-bains-cadre-de-roman-3/3-l-enfermement

L'expression "horizon borné" est plus ancienne. Elle se trouve dans la revue "La Corse touristique" qui avait comme sous-titre "organe mensuel des intérêts insulaires: économique, historique et littéraire" et dont le directeur était François PIETRI.

Guagno-les-Bains: l'enfermement (suite)

Le numéro de juillet 1928 publia un article intitulé "Guagno-les-Bains" sous la signature de l'abbé Joseph FERRACCI, bien connu à l'époque pour ses nombreux poèmes, romans et articles.

La première partie du texte de l'ecclésiastique décrit le paysage dans lequel est logée la station thermale. L'auteur insiste sur l'enfermement et sur l'âpreté du relief mais il y trouve de nombreuses qualités.

Ainsi, l'exclamation "l'horizon est borné" est suivie par "mais repose la vue par la gamme de verts qui s'étage sur les pentes des montagnes".

Même si la citation est un peu longue, la description de Sorru in Sù est intéressante à connaître. Il faudrait avoir ce texte en mains et le lire en tournant sur soi-même à partir de n'importe quel endroit de la piève.

Le village qui a donné son nom aux Bains, se voit à cinq ou six kilomètres plus en amont, sur les premiers contreforts de la chaîne, enfoui dans la sombre verdure des châtaigniers. Quelques toits rouges piquent leurs corolles de coquelicots dans cette mer verte... D'autres villages, Orto, Poggiolo et plus bas Soccia, bâtis sur le même plan, couronnent du côté du nord la vallée et dominent les Bains. Ces villages sont eux-mêmes dominés par des cimes tantôt arrondies et boisées, tantôt déchiquetées et rocheuses, comme au-dessus d'Orto, où l'on voit se profiler dans l'azur du ciel des aiguilles comparables à celles d'Asinao et de Bavella.
Des bois de châtaigniers, d'arbousiers et de bruyères couvrent les pentes, qui des villages aboutissent à la rivière.
Du côté du sud, le versant des monts qui séparent le bassin de Guagno de celui du Cruzzini, présente un aspect plus imposant. Sur les cimes court une ligne sombre dessinée par la frondaison des sapins et là où finit la zone des sapins commencent les pins qui descendent en rangs serrés jusqu'aux abords de la source. Rien de plus agréable que de se promener à l'ombre balsamique des pins tandis que la brise se jouant à travers les branches, vous berce de son chant monotone; d'errer, sans but précis, à travers les fûts des arbres séculaires, non sans éprouver une certaine angoisse, lorsqu'on a pénétré bien avant dans la forêt, à se sentir complètement isolé du monde...
Vers l'ouest, la vue est barrée par le col de Saint-Antoine et la montagne qui domine le village de Letia, accroché à ses flancs et qu'on aperçoit en partie des Bains.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406717h/f1000.image.r=.langFR

Dessin illustrant l'article de Joseph Ferracci

Dessin illustrant l'article de Joseph Ferracci

Finalement, comme l'écrit l'auteur, Guagno-les-Bains, "c'est la station estivale idéale, complétant la station thermale".

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 23:30

Toi, petite fourmi, tu fais lever lever mes yeux

Vers ces mondes géants qui roulent dans les cieux

Car je crois qu’en plein jour, à travers le bleu voile,

Tu sais prendre pour guide une lointaine étoile,

Tu as, comme autrefois le mage et le berger,

Ta boussole céleste quand tu dois voyager.

Oui, le ciel te conduit, diligente ouvrière,

Unie à l’astre d’or par un fil de lumière !

Et malgré cette gloire, au travail, ton ami,

Modestement tu vas, toi, petite fourmi !

 

Poggiolo, septembre 1922

 

Ainsi que l'indique la dernière ligne, ce poème a bien été écrit à Poggiolo mais pas par un Poggiolais ni par un écrivain. Il est l’œuvre d’un Suisse et d’un savant, Félix SANTSCHI, dont la découverte est exposée dans ces vers.

 

 

DE LA SUISSE À POGGIOLO

Né à Bex (canton de Vaud, en Suisse) en 1872 et mort à Lausanne en 1940, la carrière de Félix SANTSCHI est résumée ainsi par le «Dictionnaire historique de la Suisse» :

 

Sa famille s'installe à Menton, puis à Buenos Aires, avant de revenir à Lausanne. Aide-préparateur à l'université de Lausanne, engagé comme assistant d'anatomie par Edouard Frédéric Bugnion (1895-1897). En 1896, S. voyage en Colombie et au Venezuela avec Auguste Forel et Bugnion pour récolter des fourmis. Soutenu par celui-ci, il fait des études de médecine (1895-1900, doctorat), mais, n'ayant pas de maturité fédérale, il n'est pas autorisé à pratiquer. Il s'établit à Tunis en 1901, puis à Kairouan (premier médecin étranger autorisé à y ouvrir un cabinet). S. a décrit quelque 2000 espèces et variétés de fourmis, découvrant certaines de leurs capacités de navigation (d'après le soleil et les odeurs qu'elles sécrètent). Membre de la Société suisse d'entomologie. S. revient en Suisse en 1940. Une fondation créée à l'université de Zurich en 1985 porte son nom.

http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F41562.php

 

 

 

Les fourmis poggiolaises ont fait progresser la science

 

Observateur infatigable du monde des fourmis, il observa près de 2.000 types de fourmis et publia 188 articles ou ouvrages entre 1906 et 1939 (liste complète sur le site spécialisé: http://www.antcat.org/references pages 266 à 272). Les Tunisiens le surnommaient Tabib-en-neml, le docteur des fourmis.

Dans ses listes de fourmis, il cite plusieurs variétés observées à Poggiolo. Il est difficile, dans l’état actuel de notre documentation, de préciser combien de séjours il fit dans le village mais il est certain qu’il y passa trois mois entre juillet et septembre ou octobre 1922.

 

L'entomologiste y fit une expérience fondamentale, dont il sera question ci-dessous, le 12 août 1922. Il nous fournit des indications sur la nature poggiolaise de cette époque, même sur les pluies de septembre de cette année-là en écrivant

«A Poggiolo (Corse), par 750 m. d’altitude, j’ai pu observer par les nuits étoilées mais fraîches du 17 au 26 septembre (il avait plu abondamment les jours précédents) les Crematogaster scutellaris dont j’ai déjà parlé, se presser nombreuses, alertes et actives, comme en plein jour, dans leurs longues files» («L’orientation sidérale des fourmis…», Mémoires de la Société Vaudoise des Sciences Naturelles, n°4, 1923, page 151).

 

Nous savons à quelle heure il commençait sa journée car il nota : «Poggiolo, 30 août 1922. Une seule femelle (de Bothriomyrmex meridionalis Rog., v. corsica), prise au vol pendant mon déjeuner à 7 ½ h du matin. Je n’ai pas pu trouver d’autres individus ni aucun nid durant trois mois de recherches.» («Note sur les fourmis paléoarctiques», Boletin de la Real Sociedad Espanola de Historia Natural, marzo 1923, page 136).

 

Ce spécimen était particulier par rapport à d’autres variétés proches car «elle diffère par ses antennes, surtout les scapes (partie des antennes), plus minces.». Félix SANTSCHI remarquait que de nombreuses fourmis poggiolaises ont des différences par rapport au modèle général, comme la Bothriomyrmex corsicus ou la Leptothorax tuberum, «découverte par moi-même sous l’écorce d’un abricotier» à Poggiolo et dont la reine est «plus robuste que le type» ( «Messor et autres fourmis paléarctiques» dans «Revue suisse de zoologie», vol. 30, n°12, septembre 1923, p. 331-332).

 

Il serait fastidieux d’énumérer toutes les observations faites dans notre village mais elles furent très nombreuses et fructueuses.

 

Ce spécialiste des fourmis ne dédaignait cependant pas les autres insectes puisque, dans «le compte-rendu de l’administration municipal de la ville de Genève pendant l’année 1922», il est fait mention d’un don de «une série d'Araignées de la Corse», effectuée par «M. le Dr F. SANTSCHI, à Poggiolo per Soccia (Corse)»

 

 

LA BOUSSOLE CÉLESTE

Mais la célébrité de ce savant et de Poggiolo vient de ses travaux sur la façon dont les fourmis pouvaient s’orienter.

L’article, déjà cité, sur «L’orientation sidérale des fourmis…», publié dans les "Mémoires de la Société Vaudoise des Sciences Naturelles, n°4, 1923", montre que, après avoir éliminé diverses hypothèses, SANTSCHI pensa que le soleil jouait un grand rôle dans les déplacements de ces animaux.

En utilisant un miroir, il fit déplacer l’image du soleil selon des angles différents et, chaque fois, les fourmis modifièrent leur déplacement. Les expériences décisives eurent lieu à Poggiolo le 12 août 1922. Les cobayes étaient des Aphaenogaster spinosa de fourmilières différentes et qui avaient été isolées de leur nid. Chaque fois, le reflet solaire artificiel entraîna une déviation. Le miroir retiré, les fourmis rejoignirent leurs congénères sans encombre. La figure reproduite ci-dessous décrit l’expérience.

 

Les fourmis poggiolaises ont fait progresser la science
Les fourmis poggiolaises ont fait progresser la science

 

L’énigme était résolue. L’émotion que ressentit alors Santschi se manifesta avec la composition du poème cité au début de cet article. Cet homme cultivé, ami du peintre Paul KLEE, rédigea ces vers à Poggiolo même.

 

SANTSCHI accomplit en Afrique du Nord d’autres essais qui donnèrent les mêmes résultats.

 

Ces travaux firent autorité pendant cinquante ans, jusqu’à ce que Karl von Frisch complète l'explication en apprenant que la lumière du Soleil est polarisée, et en vérifiant que les insectes peuvent le percevoir.

 

Les fourmis poggiolaises ont permis à la science de faire un pas important. Nous devons donc les respecter en souvenir de leur contribution.

Nous pouvons aussi sourire en imaginant le spectacle de ce Suisse moustachu et barbichu, armé de loupe, pinces, carnet de notes, miroir, etc., examinant les herbes, les mousses, les arbres et les pierres des murs du village sous les yeux de nos aïeux.

 

Précision: tous les documents cités sont en libre accès sur internet.

Ci-dessous: fourmis poggiolaises photographiées au village, la première à Piedi Pidocchio et la suivante à Vignarella.

 

Les fourmis poggiolaises ont fait progresser la science
Les fourmis poggiolaises ont fait progresser la science
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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 23:07

Encore une fois, le mois de juillet a fait des siennes dans les Deux-Sorru. Certains qui avaient voulu profiter du légendaire soleil corse ont été surpris par des orages et des pluies.

Le cas le plus spectaculaire, et qui, heureusement, n'a pas été dramatique, s'est produit au-dessus de Soccia.

Il était 18h11, dimanche 21 juillet, quand 22 personnes se sont retrouvées pris au piège en haut de la cascade du canyon de Zolicu, au-dessus de Soccia. Ayant voulu jouir des frissons du canyoning malgré une ondée tombée en début d'apès-midi, les personnes concernées étaient dans une situation délicate.

Hélitreuillage à Zoicu

Voici le compte-rendu de l'opération de secours publié sur la page Facebook du SDIS 2A:

https://www.facebook.com/pages/SDIS-2A-page-officielle-/290586891000087

Hier en fin d'après-midi, aux alentours de 17h30, nos équipes de secours en montagne ont été sollicitées pour une opération de sauvetage hors normes. Chaque été, les ruisseaux de montagne sont dangereux lorsque des orages éclatent en altitude. Ce fut le cas hier dans le ruisseau de Ziocu (commune de Soccia), où 22 canyoneurs ont été surpris par la crue de ce cours d'eau et se sont retrouvés en difficulté. D'importants moyens de secours ont été engagés : l'hélicoptère de la gendarmerie avec une équipe de secours en montagne des sapeurs-pompiers d'Ajaccio puis le renfort de l'hélicoptère de la sécurité civile avec une deuxième équipe de sauvetage des sapeurs-pompiers d'Ajaccio. Cette opération s'est révélée très complexe pour les équipages des aéronefs et les équipes de sapeurs-pompiers, tenant compte du relief encaissé, de la crue du ruisseau mais surtout du nombre de personnes à mettre en sécurité. Ils ont mené une opération très technique imposée par cette situation particulière. Les 22 personnes ont pu être dégagées et mises en sécurité (un seul traumatisme de la main à déplorer).

Une opération de secours de près de trois heures qui se termine bien mais une promenade qui aurait pu se révéler dramatique.

N'oublions pas que la Corse est aussi une vraie montagne avec les risques inhérents.

Hélitreuillage à Zoicu

La crue brutale est bien connue sous le nom de fiumara. Elle a déjà été présentée sur ce blog le 11 janvier 2012 dans un article à lire ou à relire.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-gare-a-la-fiumara-67644850.html

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 18:05

Une dernière remarque, concernant en fait tout Sorru in sù et pas seulement Guagno-les-Bains, concerne le roman "Têtes de maures" de Didier DAENINCKX.

Quand son héros quitte la station thermale, on peut lire:

Une fois le col franchi, l'impression d'enfermement que l'on ressent dans ce village de moyenne montagne qu'est Guagno-les-Bains s'estompe. L'horizon cesse de buter sur les sommets, ne se résume plus aux crêtes, mais s'ouvre à l'infini de la mer, du ciel.

Les lignes précédant cet extrait laissent à penser que le col n'est pas Sorru mais Saint Antoine.

Guagno-les-Bains, Poggiolo, Soccia, Orto, Guagno sont dans un monde bien à eux, dans une piève complètement encerclée, c'est exact. Depuis ces villages, le regard s'arrête sur les versants des montagnes.

Se sent-on étouffé à cause de cela? Peut-être, si l'on a l'habitude d'être dans un port et d'avoir un panorama qui s'étend jusqu'à la ligne d'horizon. Et, quand la brume cache le Tretorre, elle nous transporte dans un monde magique.

Mais, au moins, les fracas du reste du monde arrivent amortis, même encore maintenant malgré internet et télévision satellitaire.

Nos ancêtres vivaient et travaillaient sans se sentir opprimés par le relief. Ils sortaient de la piève pour faire paître leurs bêtes dans la plaine de Sagone ou, plus tard, pour le service militaire. Le monde extérieur pouvait également se faire sentir brutalement, comme à l'occasion des guerres entre seigneurs de Leca et Génois.

Et, si l'on tourne sur soi-même, on voit bien la crête s'abaisser derrière le monument aux morts: le col de Sorru. Depuis la croix qui domine Soccia, on peut apercevoir du bleu de la mer.

Appréciez ces quelques photos de "l'enfermement".

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 18:00

A Poggiolo, comme dans toute la Corse, plusieurs moulins (à huile, blé ou châtaigne) fonctionnaient. Il n’en reste plus rien, sauf le nom de Fragnu (moulin à huile) donné à l’entrée du village.

 

 

Xavier PAOLI, qui est la personne connaissant le mieux l’histoire de la communauté poggiolaise, a écrit l'Histoire abrégée du village avant 1914, qui peut être lue sur une page de ce blog.

Il a rédigé sur les anciens moulins un texte, accompagné d’un croquis de sa main, qu’il a eu la gentillesse de confier au Blog des Poggiolais. Qu’il en soit vivement remercié.

 

 

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Le 7 juillet 1828, le maire Charles François PINELLI répond à une enquête économique de la préfecture :

« … il existe un moulin à farine sur le territoire de la commune sur le « Liamone » (sic) au lieu-dit « FANGO ». Il a été construit il y a environ cent ans. Il fonctionne avec un homme et appartient à Jules MARTINI. Les dépenses annuelles sont de 94 francs et les revenus de 141 francs… ».

Sur le cadastre de 1857, ce moulin est nommé : «Moulin du COTICCIO» et appartient à :

- MARTINI Pierre (de Paul) 2/6 – 12 francs

- FRANCESCHETTI François (maire) 1/6 – 6 francs

- MARTINI Jules César (meunier) 3/6 – 18 francs

Sa surface est de 37 m2.

Au début du XXème siècle, il sera transformé en scierie par Jean ARNAUD et son beau-frère PINO qui fournissaient Saint-Claude (dans le Jura) en ébauchons de pipes en bruyère.

 

En fait, il existait un autre moulin qui, en 1828, était déjà à l’état de ruine et devait l’être depuis longtemps.

Sur le cadastre, il est nommé «Moulin de LUCCIACCIA» et appartenait à :

- FRANCESCHETTI Antoine François – 6/16 – 10 m2

- PINELLI Antoine François – 2/16 – 5 m2

- FRANCESCHETTI Laurent Antoine – 3/16 – 6 m2

- FRANCESCHETTI Jean Charles – 5/16 – 8 m2

Sa surface totale était de 29 m2.

 

En se reportant au croquis, on s’aperçoit que nos ancêtres avaient très habilement utilisé un coude du Fiume Grosso et, de plus (ce qui n’apparaît pas sur le plan), le terrain à cet endroit est plat et donc facilement aménageable.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/11/des-russes-dans-les-deux-sorru.html

LES MOULINS POGGIOLAIS

 

Certains d’entre nous (de moins en moins nombreux) se souviendront que, il y a largement plus de cinquante ans, après la baignade au « LAVU A E CONCHE », se disputaient sur ce « PIANU A U FANGO », seul espace assez vaste, d’acharnées parties de football.

A l’époque, on y distinguait encore très nettement le canal d’amenée d’eau (« A madre ») construit avec de gros blocs agencés avec soin et qui ménageait une pente suffisante permettant aussi l’irrigation des jardins en terrasses qui jouxtaient la rivière.

Xavier Paoli

 

 

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Informations complémentaires :

LES MOULINS POGGIOLAIS

Sur cette carte, le terrain représenté par le croquis de Xavier est circonscrit par un trait rouge. L’espace plat est représenté par la distance séparant la rivière (d’altitude 460 mètres) et la courbe de niveau des 470 mètres.

Pour arriver à ce lieu, il faut bifurquer depuis le sentier joignant Poggiolo à Guagno et dont le point de départ principal est près du Fragnu, là où une barrière et une pancarte ont été installées voici quelques années.

LES MOULINS POGGIOLAIS
LES MOULINS POGGIOLAIS

Reste-t-il encore des vestiges de ces moulins?

Qui voudra bien aller jusque-là pour les photographier?

M. F.

 

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 18:06

Un article précédent (http://poggiolo.over-blog.fr/une-bonne-pub-pour-guagno-les-bains)

reproduisait ce qui était écrit sur Guagno-les-Bains dans le "Guide du touriste édité par le Syndicat d'Initiative de la Corse" de 1908.

Ce livre touristique était illustré de nombreuses photos. Voici celles qui correspondent aux Deux-Sorru. Elles étaient toutes de petites dimensions, la plus grande ayant 9 cm sur 6. Mais internet permet de les agrandir.

Depuis un siècle, les changements ont été indéniablement importants à Sagone. Mais ailleurs?

Des photos d'autrefois
Des photos d'autrefois
Des photos d'autrefois
Des photos d'autrefois
Des photos d'autrefois
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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 17:44

Poggiolo est de moins en moins désert. Le début, cahotique, du beau temps, incite des touristes, de plus en plus nombreux, à l'admirer en le traversant.

Ainsi, lundi 3 juin après-midi, cinq touristes à grandes oreilles sont restés très longuement à profiter des rues poggiolaises. Il paraît d'ailleurs qu'ils ne sont pas à leur premier séjour et qu'ils viennent régulièrement car ils n'ont pas une grande distance à franchir pour aller au village.

Ces touristes n'achètent rien mais leur présence est très profitable pour les jardiniers car ils peuvent ramasser de grandes quantités de crottin sur la voie publique.

Combien de fois ce groupe va-t-il encore nous rendre visite?

Les touristes à longues oreilles
Les touristes à longues oreilles
Les touristes à longues oreilles
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 23:39

Mathieu Louis Passoni aime bien réaliser des vidéos sur la région vicolaise. Nous avions déjà vu comment il avait montré la dernière chute de neige sur les Deux Sorru.

Il vient de publier un reportage sur la Festa di a Natura qui s'est déroulée dimanche 19 mai.

Les stands des diverses activités artisanales sont bien montrés et expliqués avec plusieurs interviews.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 18:00

   Le dernier des articles sur les croix poggiolaises montrait la croix du sentier joignant Poggiolo à Orto. Les deux villages étaient reliés uniquement par ce moyen jusqu'à la création de la route départementale, en contrebas.

    Cette RD 223 est étroite et tortueuse, à l'image de ce que furent les autres voies routières du canton jusqu'à ces dernières années où de grands travaux ont eu lieu pour fluidifier la circulation.

   - Pour voir l'amélioration entre Guagno-les-Bains et Poggiolo, cliquer ICI.

   - Pour voir les changements entre Poggiolo et Soccia, cliquer ICI.

   Le département, à la demande du conseiller général François COLONNA, a accédé à la demande du maire d'Orto, Nicolas RUTILY, de bénéficier à son tour d'une amélioration de l'infrastructure. Des travaux, à la hauteur de 483.126 euros, viennent de débuter pour une durée estimée à six mois, sur le tronçon Poggiolo-Orto.

 

   En attendant que les automobiles puissent rouler plus vite, les marcheurs pourront toujours profiter des joies de la nature en empruntant le vieux chemin dont voici quelques images.

sentier Orto

    Ce chemin pietonnier début, comme indiqué dans l'article précédent, à gauche de l'église Saint Siméon et commence par longer le mur du cimetière. Il côtoie par moments des murs dressés par nos ancêtres. On retrouve aussi des morceaux de chaussée et de marches taillées dans le roc. Le trajet est jalonné de marques de peinture bleue.

    Une partie du chemin est à couvert de l'ardeur du soleil estival mais on peut profiter de belles vues sur le Tretorre, Guagno et les impressionnants monts d'Orto.

    La promenade se termine au cimetière d'Orto où le sentier rejoint la route goudronnée.

Les photos datent de 2009.
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Pour le commander, suivre le lien:

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Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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