Les précipitations de ces derniers jours ont fait monter fortement le niveau des cours d'eau et leur débit.
La transformation du Fiume Grosso est impressionnante. Voici deux petits films de Nicolas MARTINI qui a pu réaliser ces vidéos depuis le pont de Guagno-les-Bains.
Mis sur la page Facebook de Poggiolo, le second a été vu plus de 700 fois en 24 heures.
Les importantes précipitations de lundi 10 février, s'ajoutant à celles des jours précédents, ont provoqué des inondations dans les zones de Porto et de Sagone.
A PORTO, le fleuve est sorti de son lit, inondant les berges du port.
Les premiers dégâts font état d'une dizaine de voitures, qui stationnées sur les berges à la sortie du port de plaisance, se sont retrouvées en partie noyées sous les eaux.
Surpris par l'importance du phénomène, une équipe de reportage de France 3 Corse Via Stella a dû abandonner son véhicule route de la plage, pour trouver refuge sur les hauteurs.
La passerelle enjambant la rivière entre la marine et la plage qui se situe habituellement à près de 2 mètres au-dessus de l'eau émergeait à peine.
Photo extraite de "Corse-Matin" (mardi 11 février)
SAGONE, coincée entre les crues du Liamone et du fleuve Sagone, est quasiment devenue une île. La station service Total a été inondée et des immeubles se trouvant en bord de mer étaient également menacés d’inondation en fin d'après-midi.
Un éboulement à la hauteur du Santana a coupé aux deux tiers la route du bord de mer.
De nombreux éboulements se sont également produits, sur la route du col de Vergio, à hauteur du Paesolu d’Aitone et dans les secteurs d’Ota, Marignana, ont indiqué les pompiers de Corse-du-Sud.
Les deux reportages ci-dessous, réalisés par les équipes de France 3 Corse Via Stella et de Corse-Matin, donnent une idée de ces inondations. Les habitués reconnaîtront facilement les lieux.
Nous y joignons l'article du quotidien d'aujourd'hui qui décrit la situation à Sagone.
Sur la page Facebook de Poggiolo, une petite vidéo montre un Liamone complètement métamorphosé:
Les pluies importantes qui se sont abattues sur le département de la Corse-du-Sud lundi ont fait sortir de nombreux fleuves et cours d'eau de leurs lits. Dans la région ajaccienne, la Gravona a ...
Un troupeau d'une quinzaine de bovins est pris au piège de la neige depuis plusieurs jours à Soccia en Corse-du-Sud. Pompiers-montagnards, gendarmes du PGHM et éleveurs vont essayer de le dégager ce vendredi matin.
C'est mercredi, en fin de journée, que les pompiers de Corse-du-Sud sont informés, par un éleveur, qu'un troupeau d'une quinzaine de bovins est pris au piège par la neige, sur les hauteurs de Soccia, dans le canton de Vico. Jeudi matin, les sauveteurs sont à nouveau contactés. On leur demande d'intervenir afin de venir en aide à ces animaux bloqués depuis plusieurs jours, sans nourriture.
L'idée est d'utiliser l'hélicoptère des sauveteurs pour héliporter une équipe composée de sauveteurs et d'éleveurs.
Mais l'utilisation de ce moyen de secours pour une telle mission n'aurait pas été accordée.
Jeudi soir le préfet de Corse-du-Sud a été alerté de la situation. On ignore s'il y a lien de cause à effet mais, ce qui est sûr, c'est que ce vendredi, le rendez-vous a été donné à une colonne composée de deux sapeurs-pompiers montagnards, trois gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne et un ou plusieurs éleveurs pour tenter de dégager les bovins.
Le départ de la colonne est prévu à 9 heures pour créer un chemin jusqu'au troupeau et le ramener à bon port.
(texte rédigé par Lydie Colonna et publié sur le site http://www.corsenetinfos.fr/)
Il est un moyen plus écologique et beaucoup moins cher pour contempler les villages de Sorru in Sù: le Tretorre.
En grimpant sur les trois sommets de la montagne qui culmine à 1.510 mètres (contre 590 pour Poggiolo), on profite d'un magnifique panorama facile à photographier.
Vu de Poggiolo, le Tretorre ressemble à une bosse tranquille.
En réalité, il est formé de trois pains de sucre qui lui donnent son nom de tre torre (trois tours). Mais il faut être de côté, à Guagno par exemple, pour s'en rendre compte.
Malgré la quasi-verticalité de leurs parois, on peut grimper à leurs sommets.
Les photos aériennes présentées dans l'article précédent montrent des vues obliques de Poggiolo. Un cliché pris à la verticale montrerait bien mieux les caractéristiques du village. Or, maintenant, chacun peut en admirer facilement.
Les très nombreux satellites artificiels qui tournent autour de la planète la filment sous toutes ses coutures et leur travail se retrouve sur internet, avec Google notamment. Ainsi, tout utilisateur d'un ordinateur peut se connecter sur Google Maps et obtenir instantanément la vue satellitaire de n'importe quel endroit de la planète.
Il en est ainsi pour Poggiolo.
Cliquer sur la photo pour l'agrandir.
Les toits de toutes les maisons sont bien visibles, ainsi que les différentes formes de végétation. Google a même ajouté les noms des diverses parties du village qui sont bordées par la route. Il en manque plusieurs.
Il ne faut pas se fier totalement aux photos de Google. Celle du village indique, dans la bordure qui est en bas à droite, qu'elle utilise des données cartographiques de 2013. Mais on peut se demander de quand date réellement la photo quand, en l'examinant, on se rend compte que certains éléments récents sont absents. Ainsi, trois piscines sont bien visibles par leur couleur bleue mais il manque les deux autres construites en 2012 et cette année.
Ce n'est pas parce que la photo est en noir et blanc que vous voyez ici une carte postale ancienne de Poggiolo.
Ce cliché est même tout récent puisqu'il date du 25 août 2013 et qu'il est l'œuvre de Nicolas MARTINI.
Mais il a tout à fait l'allure d'une de ces cartes postales commercialisées autrefois. Ne pourrait-on pas envisager de créer une gamme de quelques vues de Poggiolo qui pourraient mises en vente, au marché de Noël, pendant l'été, etc?
En tout cas, les amateurs de belles photos ne seront pas déçus en allant sur la page Facebook de Nico
En dehors des guides touristiques, comme celui de MARCAGGI, vu récemment (voir l'article Une bonne pub pour Guagno-les-Bains), des images de notre micro-région se trouvent sous la forme de cartes postales qui ont été très nombreuses autrefois.
Mais, sur les sites internet de vente de ces objets, les clichés de Poggiolo sont bien plus rares que pour Guagno-les-Bains, Soccia ou Guagno.
Nous avons quand même réussi à trouver trois cartes postales. Si des lecteurs de ce blog en possèdent d'autres, nous serions heureux de les publier.
Cliquer sur les images suivantes permet de les agrandir.
Cette image est intitulée "Sur la route de Guagno". Elle a été prise à la fin de la descente du col de Sorru, peu avant la bifurcation, près de l'ancien hôpital militaire. On distingue, entre deux arbres, la croix de la chapelle St Antoine. Les villages de Poggiolo et de Soccia, mentionnés dans le titre, sont bien visibles.
La date du cliché n'y est pas mais la présence d'une voiture à chevaux prouve son ancienneté.
Aujourd'hui, les deux bâtiments de l'hôtel des Deux Sorru retiennent le regard. Et la route a été bien élargie.
D'après les timbres, cette carte postale aurait été utilisée entre 1924 et 1940.
Cette vue générale de Poggiolo a été prise depuis la route de Soccia. Les maisons occupent peu d'espace, paraissant coincées entre la montagne et les terrasses cultivées. Avec beaucoup d'attention (et une bonne loupe), on peut retrouver le clocher de St Roch, le monument aux morts et la fontaine.
Maintenant, avec cette photo prise en mai 2010 par Michel FRANCESCHETTI, on s'aperçoit que des cultures existent encore mais que la vue est gênée par les nouveaux bâtiments.
Ceux-ci sont apparus assez récemment, comme le montrent les deux photos ci-dessous qui comparent les alentours de Saint Roch à différents moments.
La photo prise en août 1972 par Michèle GENÊT ressemble tout à fait au village montré par la vieille carte postale.
Mais, en agrandissant la photo de 2010, la maison de Fosca se remarque tout de suite.
Cette carte postale est de la même série (et donc de la même date) que la première. Elle porte le numéro 203 (187 pour l'autre).
Prise depuis Saint Siméon, elle montre un autre côté du village. A gauche, la maison Franceschetti est imposante. Puis, on reconnaît facilement, en allant vers la droite, les maisons Ceccaldi, Pinelli et Bartoli.
Les mêmes maisons sont toujours là et de nouvelles habitations se sont ajoutées. La population poggiolaise a peut-être diminué depuis un siècle mais les constructions ont bien augmenté.
Cette affirmation reprend l'idée d'enfermement qui est ressentie par le héros du roman "Têtes de maures" écrit par Didier DAENINCKX. Ce blog dénonçait cette idée dans l'article du 5 juillet:
L'expression "horizon borné" est plus ancienne. Elle se trouve dans la revue "La Corse touristique" qui avait comme sous-titre "organe mensuel des intérêts insulaires: économique, historique et littéraire" et dont le directeur était François PIETRI.
Le numéro de juillet 1928 publia un article intitulé "Guagno-les-Bains" sous la signature de l'abbé Joseph FERRACCI, bien connu à l'époque pour ses nombreux poèmes, romans et articles.
La première partie du texte de l'ecclésiastique décrit le paysage dans lequel est logée la station thermale. L'auteur insiste sur l'enfermement et sur l'âpreté du relief mais il y trouve de nombreuses qualités.
Ainsi, l'exclamation "l'horizon est borné" est suivie par "mais repose la vue par la gamme de verts qui s'étage sur les pentes des montagnes".
Même si la citation est un peu longue, la description de Sorru in Sù est intéressante à connaître. Il faudrait avoir ce texte en mains et le lire en tournant sur soi-même à partir de n'importe quel endroit de la piève.
Le village qui a donné son nom aux Bains, se voit à cinq ou six kilomètres plus en amont, sur les premiers contreforts de la chaîne, enfoui dans la sombre verdure des châtaigniers. Quelques toits rouges piquent leurs corolles de coquelicots dans cette mer verte... D'autres villages, Orto, Poggiolo et plus bas Soccia, bâtis sur le même plan, couronnent du côté du nord la vallée et dominent les Bains. Ces villages sont eux-mêmes dominés par des cimes tantôt arrondies et boisées, tantôt déchiquetées et rocheuses, comme au-dessus d'Orto, où l'on voit se profiler dans l'azur du ciel des aiguilles comparables à celles d'Asinao et de Bavella.
Des bois de châtaigniers, d'arbousiers et de bruyères couvrent les pentes, qui des villages aboutissent à la rivière.
Du côté du sud, le versant des monts qui séparent le bassin de Guagno de celui du Cruzzini, présente un aspect plus imposant. Sur les cimes court une ligne sombre dessinée par la frondaison des sapins et là où finit la zone des sapins commencent les pins qui descendent en rangs serrés jusqu'aux abords de la source. Rien de plus agréable que de se promener à l'ombre balsamique des pins tandis que la brise se jouant à travers les branches, vous berce de son chant monotone; d'errer, sans but précis, à travers les fûts des arbres séculaires, non sans éprouver une certaine angoisse, lorsqu'on a pénétré bien avant dans la forêt, à se sentir complètement isolé du monde...
Vers l'ouest, la vue est barrée par le col de Saint-Antoine et la montagne qui domine le village de Letia, accroché à ses flancs et qu'on aperçoit en partie des Bains.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).