Le patrimoine ancestral peut être aimé par les enfants si l'on sait comment le leur montrer. L'expérience réalisée par l'association "Crena Ortu", en accord avec la dynamique mairie d'Ortu, en est un bon exemple.
Article publié dans Corse-Matin le lundi 21 août 2023.
A la veille de la kermesse, une initiative originale est prévue pour les petits à Soccia.
En effet, les 18-19 Août sont placés sous le signe des enfants à Soccia.
Tous les enfants du village ont rendez-vous le vendredi 18 et le samedi 19 Août à partir de 10h à la salle des fêtes pour un atelier dessin dans le but de créer une magnifique fresque qui sera exposée à l'entrée du chemin de la rivière.
La fête de l'Assomption est un moment important de l'année à Soccia.
L'église Sainte Marie vient d'être entièrement nettoyée en perspective de la messe du 15 août (qui sera comme toujours accompagnée de la procession dans le village). Les gros bras ont sorti tous les bras tandis que les petites mains ont astiqué, avec Judith toujours infatigable. Voir ce diaporama réalisé à partir des photos publiées sur la page Facebook de Santa Maria Soccia.
Mais un 15 août socciais ne serait rien sans son bal dans la salle des fêtes de la mairie.
Et la semaine continuera par le tournoi de football avec les fameux matchs "mariés contre célibataires", équipes masculines et féminines, vendredi 18 et le retour de la kermesse samedi 19.
Les membres de l'association Letia-Catena poursuivent leur travail de mémoire et d'édition. En atteste, la parution du troisième volume de "Letia témoignages et documents" auquel 120 personnes ont participé.
Si cet excellent travail a été réalisé pour Letia, si un autre a été publié sur Figari (voir l'article "150 photographies racontent l'histoire du village" ), pourquoi un groupe ne pourrait-il pas s'organiser pour raconter Poggiolo?
Par ailleurs, Letia-Catena organise ses Scontri 2023 le samedi 12 août prochain: voir l'annonce publiée ici.
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Article paru dans Corse-Matin le 30 juillet sur le nouveau livre consacré à Letia:
Un ouvrage radieux
Entre archives, photos noir et blanc prises sur le vif et témoignages "bien vivants", les membres de l'association Letia-Catena présidée par Patrick Cerruti cultivent l'art de la réminiscence. Au point de transformer l'exercice en petite aventure collective. Car, c'est tous ensemble, acteurs associatifs et villageois que l'on brasse les siècles et que l'on fait revivre les scènes de jadis. Et, de volume en volume, le nombre de contributeurs locaux augmente dans des proportions importantes. "120 personnes ont participé à la réalisation du tome III de la série Letia, témoignages et documents, qui vient de paraître. Nous observons un petit engouement", se félicite-t-on au sein de Letia-Catena.
Des retrouvailles et une émotion vive
Les souvenirs se sont fait hommage, aux colporteurs, aux commerçants, aux tailleurs de pierre, aux médecins et autres figures marquantes d'autrefois. "Nous avons fait le choix d'insérer des chapitres qui tiennent lieu de biographie. Les gens retrouvent des visages familiers, des fragments de la vie d'avant. C'est très émouvant",admettent les rédacteurs.
Letia sépia ramène ainsi sur la place du Fondu à Saint-Roch, auprès de Patriziu Fella, le bancarottaitalien qui vendait aussi bien des peignes à puces que des coupons de tissus à carreaux et de l'eau de Cologne"extra pour les mouchoirs".
D'autres fois, c'est l'arrivée de Jean-Marie Fieschi, le canistrellaghju que l'on guette avec impatience. Toujours en bleu de chauffe, il vient de Renno, à dos d'âne et "parle fort comme tous les gens" de son village.
Dans la mémoire de Letia se nichent encore Ange-François Padrona, "Néné" qui "monte le pain deux fois par semaine et approvisionne les épiceries", puis Joseph Tidori, "le seul à avoir un CAP de boucher en Corse après guerre". Lorsqu'il n'organise pas des farandoles électorales, il vend sa viande "jusqu'à Muna, Salice et Pastricciola".
Surgissent les silhouettes d'Augustin Mosca, le facteur qui jusque dans les années 1960 faisait sa tournée sur son cheval roux, d'Antoine Nivaggioli, l'épicier dont les deux fils feront partie des morts de la Grande Guerre, ainsi que d'Andria Callegari sur le pas de la porte de sa boutique, "À la ville de Vico".
Les carnets intimes de Letia mettent aussi en lumière Feliciola - Félicie Raffalli -, l'épicière de Poghju à Botte qui offrait des friandises aux enfants, ou César Arrighi, qui chaque année à Pâques avait la responsabilité d'allumer le feu de la Résurrection.
Il y a 60 ans et plus, Sébastien Chiappini, construisait des murs de soutènement du côté de la maison Ragazzacci, de celle de Zia Filiciola ou de la route de Noce. Ils font toujours partie du paysage contemporain. "Lagate fà à Bastianu..."
Le mois d'août qui débute va être chargé en activités variées à Orto.
Les cérémonies religieuses traditionnelles vont côtoyer les animations de l'ACO (Associu Crena Ortu). Il y en aura pour tous les goûts.
8 Août:
à 11h: messe de la Saint Dominique
Paella avec animation musicale (ACO)
14 août:
à 22 heures, procession
15 août:
à 11 h, messe de l'Assomption.
17 août:
bénédiction des maisons
18 août:
fête des enfants (ACO)
23 août:
concours de boules (ACO)
29 août:
matin, procession de Sant' Eliseu
soir, bal (ACO)
L’Evêque de Corse sera présent cette année à San Liseu le 29 août. Les personnes ayant des difficultés à se déplacer auront la possibilité de s' y rendre en hélicoptère au départ d'Orto.
Plusieurs générations d'une même famille réunies sur un perron, un confirmant tenant fermement son cierge, voici deux photos qui évoquent le temps d'autrefois. Elle sont présentes dans un album de 150 photographies intitulé Fiuri sunori, véritable vitrine du patrimoine culturel de la commune.
Attention! Il ne s'agit pas de Poggiolo ou d'un des villages voisins. Ces clichés montrent les habitants de Figari.
La photographe Julie CANARELLI a travaillé plus d'un an et demi pour collecter et trier plus de 400 images de la fin du XIXe siècle aux années 1980. A partir du 15 juillet, les photographies choisies peuvent être admirer dans le livre et dans une exposition. De plus, une sélection de 200 clichés est diffusée sur Youtube.
Les familles de Figari pourront ainsi retrouver la mémoire de leur village et de leurs familles.
Ce projet a été expliqué le 27 juin par un très intéressant article de Corse-Matin.
Inévitablement, chacun pourra se dire que Poggiolo mériterait de bénéficier d'une semblable initiative.
En août 1999, une équipe dont Xavier PAOLI était la cheville ouvrière exposa des panneaux de vieilles photos en plein air près de la chapelle St Roch. Voir l'article "Quand les Poggiolais regardaient leurs ancêtres".
Il serait bon, et même nécessaire, de reprendre cette initiative et de réaliser l'œuvre patrimoniale que mérite Poggiolo.
Mais il faut des volontaires qui aient du temps et l'aide des familles et de la mairie...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).