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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:00

    Etait-ce parce que le président de la république française devait aller en voyage officiel en Algérie les 19 et 20 décembre ou était-ce un simple hasard?

   Toujours est-il que la chronique "Storia e storie" de Jean-Pierre GIROLAMI, dans "La Corse-Votre hedo" du 14 décembre, a pour titre "Louis XVI libère les Corses des barbaresques" et raconte comment le roi de France a fait libérer les Corses esclaves en Afrique du Nord..


    Pendant longtemps, la Corse a souffert de la piraterie et des raids barbaresques qui s'emparaient des habitants pour les vendre comme esclaves sur les marchés des ports du Maghreb.

http://web.ac-corse.fr/clg_porticcio/docs/histoire/barbaresques.jpg

    Les villages côtiers, trop exposés aux attaques, furent abandonnés du XVIème au XVIIIème siècle. A partir de 1569, l'évêque de Sagone dut même s'installer à Vico. Mais les pirates musulmans pouvaient parfois avancer loin à l'intérieur des terres, surtout à partir du golfe de Porto où ils préparaient leurs attaques avant la construction de la tour génoise. Des Poggiolais en furent peut-être victimes.

    Dans son étude sur "Letia et la région de Vico dans l'histoire de la Corse", François PAOLI donne des exemples bien précis sur les malheurs provoqués dans notre micro-région:

  "Cristinacce avait ainsi été la cible d'un raid terrible en 1550, à l'occasion duquel quatre-vingts personnes avaient été emmenées en captivité. En 1565, ce serait le tour d'Ambiegna, avec la prise de quarante-quatre habitants. Entre temps, en avril 1564, c'était au tour de Chidazzo et de Marignana de se trouver victimes d'une attaque. Celle-ci allait être victorieusement repoussée, grâce à l'alliance et l'intervention rapide des habitants des villages alentour, faisant plus d'une centaine de morts parmi les assaillants. Ceux-ci semblaient avoir été guidés par un renégat originaire de Renno, un certain Griscello. Il allait en être de même, au mois de mai suivant, à Appricciani, à côté de Vico.

A Letia, quand on étudie la liste des habitants établie pour le paiement des "tailles" en 1591, on ne trouve pas moins de deux "chefs de feu" prisonniers des Turcs."

 

 

    L'article de Jean-Pierre GIROLAMI raconte la fin de ces souffrances. En 1779, après http://www.visitvoltaire.com/images/louis_16_26k.jpgque le Roi de France eut payé une rançon de 250.000 livres au bey de Tunis et au dey d'Alger, un navire suédois ramena à Marseille cinquante-sept esclaves corses ainsi que vingt-quatre femmes et enfants provenant d'Alger et de Tunis. Ils avaient tous été capturés avant 1768, date du rattachement de  la Corse à la France. Un traité signé en 1770 obligeait les Tunisiens à rendre  immédiatement  les Corses capturés après ce rattachement.

    Le 19 août 1779, les Corses débarquèrent à Calvi, puis le 21 à Saint-Florent, puis à Bastia et les derniers, originaires du sud, arrivèrent le 2 septembre à Bonifacio et le 5 à Ajaccio. Ce retour fut accompagné de grandes cérémonies et d'acclamations qui en firent une excellente opération publicitaire pour le roi Louis XVI.

   Notre canton était concerné car deux des libérés, rachetés à Tunis, étaient originaires de Sagone:

- ROSSI (Georgio), capitaine, 47 ans, et "chef" du groupe des esclaves ramenés de Tunis (c'est lui qui a la liste de ses compagnons d'infortune). Accompagné de deux de ses filles. "Il fait part de son désir de servir sur mer, pour le roi, comme avant pour la nation corse"

- MARCHETTI (Sébastien), matelot, qui a 80 ans et qui détient le triste record de captivité au Maghreb: 41 ans!!!

 

   Si la Corse n'eut plus à en souffrir, la piraterie persista en Méditerranée jusqu'à la prise d'Alger par les troupes de Charles X en 1830.

 

   Mais tout cela est un passé très lointain...

 

   Renseignements complémentaires:

http://www.lafoliedix-huitieme.eu/les-lys-leur-eclat/topic2300.html

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:00

   Dans le "Corse-Matin" d'aujourd'hui, lundi 17 décembre, un dossier est consacré au recyclage des dossiers.

   On y apprend ainsi que, dans l'Ile de Beauté, plus de 32 kilos d'emballages ménagers sont recyclés par habitant.

   François TATTI, président du Syvadec, répond à des questions sur les efforts menés par les communes et les grands projets qui seront mis en œuvre en 2013.

   Deux extraits significatifs:

"Quelle est la microrégion ou la commune la plus éco-citoyenne de l'île?

- C'est un classement difficile à faire car ce qui compte, c'est la dynamique, le progrès par rapport à la situation initiale. Je peux citer les belles performances de l'intercommunalité de Deux Sevi-Deux Sorru. Leur taux de recyclage est parmi les meilleurs de l'île alors qu'il y a seulement 3 ans leurs déchets finissaient dans des décharges sauvages."

(...)

"Le Syvadec ne fédère pas toutes les communes, pourquoi certaines font-elles de la résistance?

- Le syndicat fédère 232 communes représentant plus de 230.949 habitants. Cependant, nous travaillons avec l'ensemble des communes, même si elles ne sont pas toutes adhérentes, et, chaque année, nous enregistrons de nouvelles inscriptions".

 

   Rappel: la commune d'U PIGHJOLU ne fait pas partie de l'intercommunalité et, donc, pas du Syvadec, mais les déchets poggiolais sont traités par le Syvadec et comptés dans ses statistiques.


conteneurs Soccia

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 18:00

Comme chaque année, pendant la période de Noël, la mairie a fait installer des éclairages de fête à Poggiolo et à Guagno-les-Bains. Bonne initiative.

Pour mémoire, voici des photos des lumières de 2010.


illuminations 1


 

illuminations 2

 

illuminations 3

 

illuminations 4

Mais des particuliers sont capables de réaliser des décorations imposantes.

 

illuminations 5


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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 18:00

D'une saison à l'autre, les montagnes offrent des images toujours différentes. La végétation a plusieurs nuances. Le soleil n'a pas la même intensité ni la même inclinaison pour éclairer plantes et rochers.

Marthe POLI vient de le montrer encore en publiant un nouveau diaporama sur son village de Guagnu et sur les sommets qui l'entourent

Comme elle l'écrit sur son blog:


I nostre muntagne. Di U Broncu a U tritorre, pasendu pà Camputile
-Peut être en avez vous marre de voir ces montagnes au long de mon blog et de FBook...
Mais vous ne pouvez pas savoir ce qui se dégage de ces montagnes.. !..quand vous ne les connaissez pas..Quand vous n'avez pas vécu dedans...!
Une minute ne ressemble pas à l'autre...
Force un ghjornu un falaraghju più....!! .

 

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 18:00

Suite et fin des deux articles précédents consacrés à Gian Antonio PINELLI (article 1: cliquer ici; article 2: cliquer ici)

 

UN ACTEUR DE LA FRANCISATION

   Gian Antonio PINELLI avait bien défendu l'administration napoléonienne. Il aurait pu craindre beaucoup de la Restauration. Pourtant, écrit Eugène GHERARDI,

 

Gian Antonio sera l'un des rédacteurs du “Journal du département de la Corse”, parce qu'il est au nombre des rares Corses qui ont aussi bien la maîtrise de la langue italienne que de la langue française.


   Cet atout était important car ce journal, créé le 1er novembre 1817, fut bilingue jusqu’au 2 octobre 1824 (une colonne en français et une colonne en italien).

 

journal de la corse

 

   Destiné à faire connaître les lois, jugements et actes de l’administration, il était un véritable bulletin officiel et un instrument de la francisation de l’île. Il devint ensuite “Le Journal de la Corse” qui se fait une gloire d'être actuellement le doyen de la presse européenne.

 

Le Poggiolais continuait à servir l'administration française.


Pinelli fut l'un des conseillers du général Brenier de Montmorand, responsable d'une commission chargée d'évaluer les besoins de la Corse. Il est nommé conseiller général de Soccia le 11 mars 1818.


   Il fut président du comité cantonal de Sorro in Sù de 1821 à 1825.

 

LE DEUS EX MACHINA DE L'ÉCOLE EN CORSE?

   Même retiré dans son village d’origine, il continua à avoir une fort influence comme en témoigne l’abondante correspondance qu’il échangea, notamment sur les questions d’éducation.
   On peut en avoir une idée avec les documents conservés au Musée Requien d’Avignon et étudiés par Eugène GHERARDI sous le titre: "A cullana corsa d'Esprit Requien, anderinu avignunese (1788-1851)".
  http://www.horizon-provence.com/avignon-musees/musee-requien-avignon/photos/musee-requien-esprit.jpg Esprit REQUIEN était un naturaliste français, né le 6 mai 1788 à Avignon. Il se consacra très tôt à la botanique et réalisa le premier inventaire botanique de la Corse où il passa beaucoup de temps et où il mourut le 30 mai 1851 à Bonifacio. Plusieurs lettres de l’abbé PINELLI ou envoyées à celui-ci se trouvent dans les archives de REQUIEN sans que l’on sache très bien comment elles y sont arrivées.
   Les inspecteurs chargés de l’instruction publique en Corse écrivaient souvent à l'abbé PINELLI pour l’organisation de l’enseignement dans le canton ou dans l'ensemble de la Corse.

   Ainsi, en janvier 1821, MOURRE le félicita pour son travail mais ne trouvait pas utile “d’établir une nouvelle école dans une petite commune qui en possède déjà trois” (il s'agissait de Soccia!!!). Un an plus tard, COTTARD  l’informa qu’il acceptait la nomination du signor COLONNA comme instituteur à Guagno et en profitait pour lui demander des lettres de recommandation pour des villes italiennes où le gouvernement l’envoyait en mission.

   L’influence de  l’ecclésiastique vivant bien loin d’Ajaccio était donc toujours forte. D’ailleurs, MOURRE et COTTARD ne manquaient pas de l’informer de leur nomination, maladie et mutation !

 

UN PRÊTRE SOUCIEUX DES AUTRES

    Après avoir quitté ses fonctions à la Préfecture, Gian Antonio PINELLI devint curé de SOCCIA en 1821 ou 1822 et le resta jusqu’à sa mort.

   L’Almanach du clergé de France de 1823 précise qu’il était curé de deuxième classe et que sa fonction lui donnait autorité  sur les desservants de GUAGNO, ORTO et POGGIOLO.

clergé 1823

   BENCI observe que, “retiré enfin à Poggiolo, il se consacra assidument à conseiller et à faire s'accorder  les paroissiens, passant le reste du temps dans sa bibliothèque riche et choisie” (page 76 de “Piero d’Orezza”, traduite par Dominique ANTONINI-LIARD).
   L’écrivain italien ajoute: “Je me rappellerai toujours avec grand plaisir cette brève mais douce entrevue que j'eus avec le docteur Pinelli, parmi ses livres, en grignotant  en même temps une bonne omelette au brocciu que son bon cœur m'offrit.” Il promit à BENCI de lui donner des informations sur le fameux CIRCINELLU qui refusa  de se soumettre à la France de Louis XV. Il mourut avant de pouvoir se rendre à GUAGNO pour interroger lui-même des témoins. Mais son neveu, Carlo Francesco Pasquale PINELLI, notaire et maire de POGGIOLO de 1822 à 1847, accomplit la promesse faite par son oncle.
   Gian Antonio décéda le 26 décembre 1832 à POGGIOLO, à l’âge de 72 ans. Le décès fut déclaré devant Carlo Francesco Pasquale PINELLI par deux autres de ses neveux : Gioan Vincenzo, curé, et Gioan Antonio, cultivateur (voir le dépouillement des registres d'état-civil par Pierre LECCIA, disponible sur Généanet).

Acte de décès de Gian Antonio Pinelli

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/36/Pierre-Jean_Robiquet_vers_1830.jpg
La plupart de ses notes, notamment le manuscrit d'une monographie sur le département du Liamone, ont été confiées par ses héritiers à l'ingénieur Robiquet (image ci-contre), auteur d'un volumineux ouvrage sur l'île.


    Ce livre de 600 pages, "Recherches historiques et statistiques sur la Corse", eut un grand retentissement à l’époque et fut critiqué par les Corses. 


    La réputation de grand intellectuel de l’abbé PINELLI et celle de la richesse de sa bibliothèque restèrent vives longtemps. Plusieurs livres et guides sur la Corse publiés au XIXème siècle en font mention. Par exemple, Jean-Ange GALLETTI, à la page 140 de son “Histoire illustrée de la Corse”, écrit en 1863: “POGGIOLO (...) a donné le jour à l’abbé PINELLI, ancien moine, et homme remarquable dans les belles-lettres”.
    Depuis cette époque, il ne reste plus rien des livres accumulés par l’homme le plus cultivé de Corse.


    Les souvenirs même de l'existence de Gian Antonio PINELLI, ce Poggiolais exceptionnel, se sont effacés. Dans le village, rien, pas même une petite inscription. Espérons que ce blog permettra de combler ce trou de la mémoire collective.

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 18:00

     Le 8e marché de Noël se prépare activement dans les Deux Sorru et constituera l'événement économique de ce 16 décembre dans la microrégion. Plus de 50 stands seront installés dans la salle polyvalente de Poggiolo pour protéger les visiteurs des intempéries éventuelles. Agro-alimentaire, métiers d'art et joaillerie seront à l'honneur. L'idée des organisateurs est que le public trouve en un même lieu, à des prix adaptés à chaque bourse, les cadeaux de son choix.


Paul silvani

    Une partie importante sera consacrée à la librairie, avec des livres cadeaux pour tous les âges. La librairie La Marge sera présente, de même que, parmi d'autres plumes, l'écrivain Paul Silvani qui dédicacera son livre à paraître ce mois-ci: "La Corse des Présidents". L'auteur, fin connaisseur des arcanes de la politique insulaire, offre, dans ce livre, une plongée absolument inédite dans l'histoire de la société corse.

    Les gourmets seront ravis. grâce à Marie-Louise et Fabienne Maestracci et leur excellent livre "A Cucina Tempi Fà", recueil de recettes et savoir-faire traditionnels de Corse. Soit plus de trois cents cinquante recettes représentant l'ensemble du patrimoine culinaire insulaire.

    Le marché de Noël ouvrira ses portes au public de 10 heures à 18 heures. Une animation musicale, avec un groupe de guitaristes réputé, est prévue dans l'après-midi, avant le tirage de la grande tombola, assortie de lots de qualité en fin de soirée.


(article de J.-M. F. paru dans "Corse-Matin" mercredi 5 décembre 2012)

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 18:00

  Suite de la biographie de Gian Antonio PINELLI (première partie: cliquer ICI

  

UNE RÉFÉRENCE DANS L'ENSEIGNEMENT

   La notice d'Eugène GHERARDI, dans le "Dictionnaire historique de la Corse", avait indiqué que le prêtre poggiolais Gian Antonio PINELLI avait jugé plus prudent d'aller habiter Florence à l'époque des troubles du royaume anglo-corse entre 1794 et 1796.

 

C'est au cours de cette période d'exil toscan que Gian Antonio PINELLI rédige un glossaire destiné à aider les lecteurs de l'Odyssée.
Gian Antonio PINELLI retourne en Corse en 1796 où il est promu par l'évêque GUASCO à la charge de vicaire général du diocèse de Sagone; on le retrouve en 1805 prêtre à Piana.

 

   Il doit s’agir de Matteu Francescu GUASCO, dernier évêque de Sagone de 1773 à 1801.


PINELLI entame par la suite une carrière dans l'enseignement. Bénéficiant de l'amitié de Letizia Bonaparte et du cardinal Fesch, Pinelli est tour à tour directeur, en 1806, de l'école secondaire communale d'Ajaccio puis proviseur lorsque l'école devient collège en 1818.

 


   La  “Revue encyclopédique” de 1819 permet d'apprendre qu'il fut aussi “régent de rhétorique” et développa, lors de la rentrée des classes du 25 octobre 1818, devant toutes les autorités religieuses, civiles et militaires de la Corse, “le plan d’enseignement prescrit pour ce collège, et la supériorité de la méthode d’enseignement actuelle”.

   Il avait donc la haute main sur l'enseignement en même temps qu'il dirigeait l'administration de l'île.

 

LE PILIER DE L'ADMINISTRATION NAPOLÉONIENNE

 

De 1810 à 1816, il est secrétaire général de la préfecture.

 

   Il exerça d’abord la fonction de secrétaire général du département du Liamone puis de toute la Corse quand celle-ci fut réunie en un seul département en 1811.

   Il assista donc Ghjacintu ARRIGHI de CASANOVA, préfet du Liamone depuis  1803 et ensuite de toute l’île. Le 15 mars 1814, le nouveau préfet fut  Francescu Saveriu GIUBEGA, neveu de Lorenzo GIUBEGA, parrain de Napoléon BONAPARTE. Le 5 septembre, Louis XVIII nomma François Louis Joseph de BOURCIER de MONTUREUX. Le 6 avril 1815, avec le retour de l’empereur, GIUBEGA revint... jusqu’au 14 juillet où le roi, de nouveau sur le trône, désigna Louis COURBON de SAINT GENEST.

 

nomination Giubega


   Pendant cette période troublée, PINELLI resta à son poste et assura la permanence de l’administration française. Il aurait été l'homme le plus puissant de Corse sans le général MORAND qui imposait un ordre despotique et qui lui l'humilia en 1810.


En 1810, il a l'honneur d'être choisi pour assister au mariage de Napoléon, mais la délégation ne peut s'y rendre à cause de l'opposition du général Morand qui gouverne l'île.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0a/Napoleon_Marie_Louise_Marriage.jpeg/400px-Napoleon_Marie_Louise_Marriage.jpeg

 

   Avec la réinstallation de la monarchie des lys en France, en 1815, la carrière de Gian Antonio PINELLI, tout entière placée sous la protection des Bonaparte, n'était-elle pas terminée?

(à suivre ici)

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 18:05

Même si le début officiel de l'hiver est officiellement fixé au 21 décembre, la nature fait ce qu'elle veut et, cette année, elle a décidé que la saison hivernale commencerait aujourd'hui 6 décembre. Les Poggiolais ont ainsi eu la surprise de voir ce matin une mince couche blanche sur le sol. Elle n'est pas dérangeante pour l'instant mais on devra surveiller l'évolution des jours prochains.

Des flocons en décembre, cela arrive parfois, comme le 18 décembre 2009 et le 18 décembre (également) 2010. Les difficultés arrivent plutôt, comme cette année, en janvier-février.

Pour être enneigé, le village est-il donc à une très grande altitude? Réponse dans l'article "C'est à combien Poggiolo?".

 

 neige 6/12/12 a

 

neige 6/12/12 b

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:00

   On croit que Poggiolo est un petit village où rien ne se passe jamais et où aucun personnalité n'a émergé. Pourtant, un enfant du village a eu une influence considérable en Corse pendant le Premier Empire et la Restauration. Il s'agit de Gian Antonio (Jean-Antoine) PINELLI. Il est d'ailleurs le seul Poggiolais à être mentionné dans le "Dictionnaire historique de la Corse" publié sous la direction d'Antoine-Laurent Serpentini voici quelques années.

   Pour le connaître, nous allons publier trois articles en partant de ce livre, en recopiant la notice rédigée par Eugène GHERARDI. Ce texte, publié ici sur fond bleu, sera coupé par des explications et des compléments s'appuyant sur des documents sérieux. Les intertitres ont été ajoutés par la rédaction du blog.

 

PINELLI, Gian Antonio (Jean-Antoine) (Poggiolo 6 sept. 1760 - id. 28 déc. 1832). Issu d'une famille originaire de Poggiolo,


   Il était le fils de Gioan Stefano PINELLI (1731-1786) et l’arrière-petit-fils de Natale (né vers 1690 et mort vers 1729), premier PINELLI connu. Voir dépouillement des registres d'état-civil par Pierre LECCIA, disponible sur Généanet.

 

LES ANNÉES DE FORMATION


c'est chez les frères du couvent de Vico qu'il effectue ses premières études,

   

  C’est à Vico qu’il entra dans les ordres et qu'il commença à se faire connaître. Il était qualifié de diacono (diacre) dans le rapport établi par le podestat et les “padre del comune” (dont un était son père) daté du 30 avril 1783 et destiné à l’intendant royal qui voulait connaître la situation des écoles primaires. Agé de 23 ans, Gian Antonio avait alors 16 élèves. Voir l'article sur L'école poggiolaise au XVIII ème siècle.

   On peut l'imaginer tel que "Le précis d'histoire de l'éducation en Corse" (édité par le CRDP de Corse) représente un autre enseignant, Petru CIRNEU.

 

prêtre enseignant

 

Il ne resta pas longtemps


 avant de prendre le chemin de Rome où il se dote d'une solide formation en poursuivant des études de théologie à la Faculté Saint-Thomas-d'Aquin et des études de philosophie, de lettres et de droit à l'Archigymnasium Romanum. Il devient docteur «in teologia sacra» (20 déc. 1785) et docteur en droit (23 juil. 1789).


   Sa culture phénoménale fera l’admiration de tous ceux qui le fréquentèrent. Ainsi, à la fin de sa vie, il rencontra Antonio BENCI, écrivain toscan qui, partisan du Risorgimento (l’unité de l’Italie), s’exila en Corse de 1831 à 1834. Dans sa préface à son roman “Piero d’Orezza”, celui-ci écrivit, à la page 76, “Le docteur PINELLI lisait en plus de notre idiome (l’italien), le français, l’anglais, le latin, le grec, l’hébreu; et à l’érudition, il joignait l’étude des sciences physiques, économiques, du droit et je ne sais combien de fonctions et de charges il exerça!” (traduit de l’italien par Dominique ANTONINI-LIARD).

 

Destiné à faire une brillante carrière ecclésiastique dans la cité pontificale, Giao Antonio Pinelli accède à la charge de protonotaire apostolique (1er sept. 1789) et est accepté comme avocat de la curie romaine (11 juil. 1790). Ses activités sont aussi à caractère littéraire. Ainsi, le 11 mai 1790, est-il reçu “pastore” au sein du Sacro Collegio di Arcadia « col nome di Filelfo e con l'onore di pater recirare ne! Bosco Parrasio ».

 

UN DÉBUT DE VIE PUBLIQUE HÉSITANT

 

La Révolution Française, dont il semble approuver les principes, le ramène en Corse au printemps de 1790. Inscrit comme avocat au barreau de Bastia (25 juin 1790), il fait partie des trente-six membres de l'assemblée du département de la Corse. Il est élu par le district de Vico en même temps que Cittadella, Vincenzo Colonna et le chanoine Multedo. Opposé à la Constitution civile du clergé, Pinelli se retire dans son village où il s'occupe de sa très importante bibliothèque. S'il désapprouve le régime de terreur qui s'instaure en France, il n'accepte pas l'expérience du Royaume anglo-corse, et choisit de s'exiler à Florence.



armoiries anglo-corses   Cependant, il fut  bien présent à la consulte du 19 juin 1794 en tant que représentant de la Comunità de POGGIOLO  et signa l’Atto Costituzionale qui désigna le roi d’Angleterre comme roi de Corse, comme le montre la page 385 de "Pièces et documents divers pour servir à l'histoire de la Corse : pendant la Révolution française. T2 / recueillis et publiés par M. l'abbé Letteron".
   Il ne se présenta pas pour l’élection du Parlement anglo-corse dans lequel Sorro in sù sera représenté par le podestat Francesco FRANCESCHETTI (voir article "Contestation ortigaise").


Pourtant, son frère Gian Stefano sert comme capitaine au sein d'une compagnie indépendante au service du roi d'Angleterre.

 

    Giaon Stefano avait 10 ans de moins que Gian Antonio et mourut en 1857. Plusieurs milliers de Corses combattirent avec les Anglais contre la république française, certains même jusqu’à la fin du règne de Napoléon. Voir l'article très documenté sur ces troupes à l’adresse: https://sites.google.com/site/tirailleurscorses/home/les-troupes-du-royaume-anglo-corse.

Troupes anglo-Corses

Après un temps d'éloignement, le moment de s'affirmer allait arriver.

 

(à suivre ici)

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 23:01

Jean-Baptiste PAOLI, a été interviewé (en corse) pendant 1/2 heure pour l'émission "Par Battiun dettu" ("Pour ainsi dire") sur FR3 Corse Via Stella.

Dans ce magazine en langue corse, Pierre Leca reçoit des invités du monde culturel. L'objectif est de mettre en évidence leurs différentes facettes, leurs vécus, leurs influences, leurs aspirations ainsi que leurs avis.
Batti a évoqué la langue corse, son parcours personnel et, à la fin, il a chanté une chanson peu connue ailleurs que par chez nous :" l'histoire de la jeune fille et des voltigeurs."

D'après nos renseignements, l'émission doit être rediffusée mercredi 5 décembre à 21 h 30 et samedi 8 décembre à 17 h 05.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.